EMV 154.3.4.6-7 · Tome 2, p. 501, 502, 504-505
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
154.3 – Salut, Maître ! Toi ici ? Tu me reconnais ?
– Que Dieu vienne à toi, Publius Quintilianus. Tu vois, je suis venu.
– Et justement ici, dans le quartier romain. Je n’espérais plus te voir, mais j’ai plaisir à t’entendre.
– Moi aussi. Il y a beaucoup de rameurs, sur cette galère ?
– Beaucoup. Des prisonniers de guerre en majeure partie. Ils t’intéressent ?
– Je voudrais m’approcher du bateau.
– Viens. Faites place, vous autres » ordonne le Romain aux quelques personnes qui s’étaient approchées et qui s’écartent rapidement en grommelant des injures.
« Laisse-les donc. Je suis habitué à être entouré de monde.
– Jusqu’ici, c’est possible, mais pas plus loin : galère militaire.
– Cela me suffit. Que Dieu t’en récompense ! »
Jésus reprend son discours pendant que Publius Quintilianus semble monter la garde à ses côtés, dans sa tenue magnifique. (...)
[Jésus commence son discours à l'attention des galériens et des prisonniers.]
De l’intérieur de la galère des hommes de la chiourme s’avancent et écoutent. Naturellement, les galériens ne sont pas avec eux. Mais certainement, les ouvertures par où passent les rames leur permettent d’entendre la voix puissante de Jésus qui se propage dans l’air serein à cette heure de marée basse. Publius Quintilianus, appelé par un soldat, est parti. (...)
[Le Maître continue et leur dit de supporter leur état. Il les encourage à avoir en vue le Ciel, leur céleste Patrie.]
154.4 Publius Quintilianus revient avec d’autres soldats et derrière lui arrive une litière portée par des esclaves et à laquelle les soldats font faire une place.
[Jésus continue son discours. Il parle de l'âme, de Dieu. Il encourage également les dirigeants de ces galères à être justes. Quand il fini, Publius Quintilianus réagit.]
154.6 La foule, en majeure partie romaine, s’est groupée autour de Jésus dont les idées nouvelles ont étonné tout le monde.
« Par Jupiter ! Tu m’as fait penser à des choses nouvelles. Je n’y avais jamais songé, mais je sens qu’elles sont vraies... »
Publius Quintilianus, à la fois pensif et enthousiaste, regarde Jésus.
« C’est comme ça, mon ami. Si l’homme prenait le temps de réfléchir, il n’en viendrait jamais à commettre le crime.
– Par Jupiter, par Jupiter ! Quelles paroles ! Il faut que je m’en souvienne ! Tu as dit : “ Si l’homme prenait le temps de réfléchir... ”
– ... il n’en viendrait jamais à commettre le crime.
– Mais c’est vrai ! Par Jupiter ! Mais sais-tu que tu es grand ?
– Tout homme qui le voudrait pourrait l’être comme moi, s’il ne faisait qu’un avec Dieu. »
Le Romain continue sa litanie des "par Jupiter", plus admiratifs les uns que les autres.
Mais Jésus lui dit :
« Pourrais-je apporter quelque réconfort à ces galériens ? J’ai de l’argent... Un fruit, une douceur pour qu’ils sachent que je les aime.
– Donne-le ici, je peux le faire. D’ailleurs, il y a là une dame qui a de grands pouvoirs. Je vais le lui demander. »
Publius s’avance vers la litière et parle près du rideau à peine entrouvert. Il revient :
« J’ai les pleins pouvoirs. Je vais surveiller moi-même la distribution pour que les argousins n’en profitent pas abusivement pour eux-mêmes. Et ce sera l’unique fois qu’un soldat de l’empire fera preuve de pitié envers des esclaves de guerre.
– La première fois, pas la seule. Il viendra un jour où il n’y aura plus d’esclaves ; mais auparavant mes disciples seront descendus parmi les galériens et les esclaves pour les appeler frères. »
Une autre série de "par Jupiter" traverse l’air paisible, pendant que Publius attend d’avoir suffisamment de fruits et de vin pour les galériens.
154.7 Puis, avant de monter sur la galère, il dit à l’oreille de Jésus :
« Là, à l’intérieur, se trouve Claudia Procula. Elle voudrait t’entendre encore mais, en attendant, elle veut t'interroger. Vas-y. »
Détail
Jésus est à Césarée Maritime et il a commencé à prêcher près de la mer, non loin d'une galère romaine où se trouvent de malheureux prisonniers. Il est interrompu par Quintilianus.
Annotation
Que Dieu vienne à toi, Publius Quintilianus. Tu vois, je suis venu. Leur première rencontre avait eu lieu dans la plaine d'Esdrelon, en septembre (cf. EMV 109.13) et Jésus lui avait promis sa visite.
Je n’espérais plus te voir, mais j’ai plaisir à t’entendre. Cela fait quatre mois que le centurion n'a pas revu Jésus.
Publius Quintilianus revient avec d’autres soldats et derrière lui arrive une litière portée par des esclaves et à laquelle les soldats font faire une place. C'est la litière de Claudia Procula, comme on le découvre un peu plus loin.
Je vais surveiller moi-même la distribution pour que les argousins n’en profitent pas abusivement pour eux-mêmes. Argousins : c'est-à-dire les gardes chiourme en charge des galériens.