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Entourage de Jésus

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EMV 98.6-12 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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98.6 Jésus met fin à la discussion qu’il a affecté de ne pas entendre, en demandant à Pierre :

« C’est Tibériade ?

– Oui, Maître. Je vais bientôt accoster.

– Attends, peux-tu te mettre dans cette anse paisible ? Je voudrais vous parler, à vous seulement.

– Je sonde le fond et je vais te le dire. »

Pierre enfonce une longue perche et se dirige lentement vers la rive.

« Oui, je peux, Maître. Puis-je approcher encore davantage ?

– Le plus possible. Il y a de l’ombre et de la solitude. Cela me plaît. »

Pierre pousse jusqu’aux abords du rivage. La terre n’est plus qu’à une quinzaine de mètres, au maximum.

« Maintenant je toucherais le fond.

– Arrête, et vous, venez le plus près possible et écoutez-moi. »

Jésus quitte sa place et vient s’asseoir au centre de l'embarcation sur une banquette qui va d’un bord à l’autre. Il a en face de lui l’autre barque, et autour de lui les disciples de sa propre barque.

« Ecoutez-moi. Il peut vous paraître que je m’abstrais parfois de vos conversations et que je suis donc un maître paresseux qui ne surveille pas ses élèves. Sachez que mon âme ne vous quitte pas un instant. Avez-vous jamais observé un médecin qui étudie un malade dont la maladie n’est pas encore déterminée et qui présente des symptômes contradictoires ? après l’avoir examiné, il ne le quitte pas des yeux, qu’il dorme ou qu’il veille, le matin comme le soir, qu’il se taise ou qu’il parle, car tout peut être symptôme et indication pour déceler le mal caché et indiquer un traitement. J’en fais autant avec vous. Vous m’êtes reliés par des fils invisibles, mais très sensibles, qui me sont rattachés et me transmettent jusqu’aux plus légères vibrations de votre être. Je vous laisse croire à votre liberté, pour que vous manifestiez toujours plus ce que vous êtes. C’est ce qui arrive quand un écolier ou un maniaque se croit perdu de vue par le surveillant.

98.7 Vous êtes un groupe de personnes, mais vous constituez un noyau, c’est-à-dire une seule chose. Car vous êtes un ensemble complexe qui débute et dont on étudie toutes les caractéristiques, plus ou moins bonnes, pour le former, l’amalgamer, en arrondir les angles, en développer les tendances multiples, et en faire un tout parfait. C’est pour cela que je vous étudie et que je fais sur vous des observations, même pendant votre sommeil.

Qu’êtes-vous ? Que devez-vous devenir ? Vous êtes le sel de la terre. Voilà ce que vous devez devenir : le sel de la terre. Le sel sert à préserver de la corruption les viandes et aussi beaucoup d’autres denrées. Mais le sel pourrait-il saler s’il n’était pas salé ? C’est avec vous que je veux saler le monde pour lui donner une saveur céleste. Mais comment pouvez-vous saler si vous perdez toute saveur ?

Qu’est-ce qui vous fait perdre la saveur céleste ? Ce qui est humain. L’eau de mer, de la vraie mer, n’est pas bonne à boire, tant elle est salée, n’est-ce pas ? Et pourtant, si quelqu’un prend une coupe d’eau de mer et la verse dans une cruche d’eau douce, alors on peut la boire, parce que l’eau de mer est tellement diluée qu’elle a perdu son mordant. L’humanité est comme l’eau douce qui se mélange à votre salinité céleste. Et encore : en supposant qu’il soit possible de dériver un ruisseau de la mer et de l’envoyer dans ce lac, pourriez-vous l’y retrouver ? Non. Il serait perdu dans une trop grande masse d’eau douce. Ainsi en est-il de vous quand vous diluez votre mission – ou plutôt la noyez –, dans tant d’humanité.

Vous êtes des hommes. Je le sais. Mais, moi-même, qui suis-je ? Je suis celui qui a en lui toute force. Et qu’est-ce que je fais ? Je vous communique cette force puisque je vous ai appelés. Mais à quoi sert-il de vous la communiquer si vous la dispersez sous des avalanches de sensations et de sentiments humains ?

Vous êtes et devez être la lumière du monde. Je vous ai choisis, moi, la Lumière de Dieu, pour continuer d’éclairer le monde quand je serai retourné au Père. Mais pouvez-vous donner la lumière si vous êtes des lanternes éteintes ou fumantes ? Non, la fumée incertaine d’un lumignon est pire que sa mort totale et par votre fumée vous obscurciriez cette lueur de lumière que les coeurs peuvent encore garder. Ah ! Malheureux ceux qui, cherchant Dieu, se tournent vers des apôtres qui n’ont, au lieu de lumière, que de la fumée ! Ils en recevront le scandale et la mort. Mais les apôtres indignes subiront malédiction et châtiment.

98.8 Grande est votre destinée ! Mais aussi : grande et redoutable est votre mission ! Rappelez-vous que celui à qui on a donné davantage est tenu de fournir davantage. Et à vous, c’est le maximum qui sera donné en fait d’instruction et de don. Vous êtes instruits par moi, le Verbe de Dieu, et vous recevez de Dieu le don d’être “ les disciples ”, autrement dit les continuateurs du Fils de Dieu. Je voudrais que vous ne cessiez de méditer sur le choix dont vous êtes l’objet, que vous vous examiniez, que vous vous soupesiez... Et si l’un d’entre vous se sent capable d’être seulement fidèle, mais ne trouve pas en lui l’énergie d’un apôtre, qu’il se retire — je ne veux pas même dire : s’il se sent pécheur et endurci, mais simplement : s’il se sent incapable d’être plus que fidèle —.

Pour qui l’aime, le monde est bien vaste, beau, suffisant, varié ! Il offre toutes les fleurs et tous les fruits dont les sens peuvent jouir. Moi, je n’offre rien d’autre que la sainteté. Sur la terre, c’est la voie la plus étroite, la plus pauvre, la plus escarpée, la plus épineuse, la plus persécutée qui soit. Au Ciel, son étroitesse se change en immensité, sa pauvreté en richesse, ses épines en un tapis de roses, son escarpement en un sentier facile et agréable, sa persécution en paix et béatitude. Mais ici-bas, c’est un effort héroïque que d’être saint. Moi, je ne vous offre que cela.

Voulez-vous rester avec moi ? Ne vous sentez-vous pas le courage de le faire ? Oh ! Ne vous regardez pas avec cet air étonné et affligé ! Vous m’entendrez encore souvent vous poser cette question. Et quand vous l’entendrez, pensez que mon coeur pleure, parce qu’il est blessé de vous trouver sourds à mon appel. Examinez-vous alors, puis jugez honnêtement et sincèrement, et prenez votre décision. Faites-le pour n’être pas des réprouvés. Dites : “ Maître, mes amis, je me rends compte que je ne suis pas fait pour suivre cette voie. Je vous donne un baiser d’adieu, et je vous dis : priez pour moi. ” Cela vaut mieux que de trahir. Cela vaut mieux...

Que dites-vous ? Trahir qui ? Qui ? Moi. Ma cause, c’est-à-dire la cause de Dieu – car je suis un avec le Père –. De plus, vous vous trahiriez aussi vous-mêmes. Vous trahiriez votre âme en la donnant à Satan. Vous voulez rester juifs ? Moi, je ne vous force pas à changer. Mais ne trahissez pas. Ne trahissez pas votre âme, le Christ et Dieu. Je vous jure que ni moi, ni ceux qui me sont fidèles ne vous critiquerons, ne vous désignerons au mépris des foules fidèles. Il y a peu de temps, un de vos frères a dit une grande parole : “ Nous cherchons à tenir cachées nos plaies et celles des proches que nous aimons. ” Or celui qui se séparerait serait comme une plaie, une gangrène survenue au sein de notre organisme apostolique. Il se détacherait à cause de sa gangrène inguérissable, laissant une cicatrice douloureuse que nous tiendrions cachée avec le plus grand soin.

98.9 Non, ne pleurez pas, vous les meilleurs. Ne pleurez pas. Je n’ai envers vous aucune rancoeur et je ne suis pas irrité de vous voir si lents. Je viens de vous appeler et ne puis prétendre à ce que vous soyez déjà parfaits. Je ne le prétendrai même pas après des années, après vous avoir répété des centaines de fois les mêmes choses en vain. Au contraire, écoutez : dans plusieurs années vous serez moins ardents qu’à cette heure où vous êtes néophytes. La vie est ainsi faite... l’humanité également... On perd l’élan après le premier bond. Mais (Jésus s’est brusquement levé) je vous jure que, moi, je vaincrai. Purifiés par une sélection naturelle, fortifiés par un breuvage surnaturel, vous, les meilleurs, deviendrez mes héros, les héros du Christ, les héros du Ciel. La puissance des Césars sera poussière en comparaison de la royauté de votre sacerdoce. Vous, pauvres pêcheurs de Galilée, vous, juifs inconnus, vous, qui n’êtes que des numéros dans la masse des hommes qui vous entourent, vous serez plus connus, acclamés, respectés que des Césars et que tous les Césars que la terre a portés et portera. Vous serez connus, vous serez bénis dans un très proche avenir comme dans les siècles les plus reculés, jusqu’à la fin du monde.

98.10 C’est pour cette sublime destinée que je vous ai choisis. Vous qui avez une honnête volonté et qui avez la capacité de la suivre, je vous donne les lignes essentielles de votre caractère d’apôtres.

Soyez toujours vigilants et prêts. Ayez toujours la ceinture aux reins et vos lampes allumées, comme des gens qui doivent partir d’un moment à l’autre ou courir à la rencontre de quelqu’un qui arrive. En fait, vous êtes, vous serez jusqu’à ce que la mort vous arrête, d’inlassables pèlerins à la recherche de ceux qui errent ; et jusqu’à ce que la mort vous arrête, vous devez tenir votre lampe haute et allumée pour indiquer la route aux égarés qui viennent vers le bercail du Christ.

Vous devez être fidèles au Maître qui vous a préposés à ce service. Le serviteur que le maître trouvera toujours vigilant et que la mort surprend en état de grâce sera récompensé. Vous ne pouvez pas, vous ne devez pas dire : “ Je suis jeune, j’ai le temps de faire ceci et cela ; plus tard, je penserai au Maître, à la mort, à mon âme. ” Les jeunes meurent comme les vieux, les forts comme les faibles. Et les vieux comme les jeunes, les forts comme les faibles, sont également exposés à l’assaut de la tentation. Sachez que l’âme peut mourir avant le corps et que, sans le savoir, vous pouvez porter en votre sein une âme en putréfaction. C’est tellement insensible, la mort d’une âme ! C’est comme la mort d’une fleur. Sans un cri, sans convulsion... elle laisse baisser sa flamme comme une corolle flétrie et elle s’éteint. Après, longtemps après parfois, immédiatement pour un autre, le corps s’aperçoit qu’il porte en lui un cadavre plein de vers. Il devient fou d’épouvante et se tue pour échapper à cette union... Oh, il n’y échappe pas ! Il tombe, vraiment, avec son âme vermineuse sur un grouillement de serpents dans la géhenne.

Ne soyez pas malhonnêtes comme des courtiers ou des avocats qui ménagent deux clients ennemis. Ne soyez pas faux comme des politiciens qui appellent “ ami ” telle ou telle personne, pour s’en montrer ensuite l’ennemi. N’essayez pas de suivre deux manières de faire. On ne se moque pas de Dieu et on ne le trompe pas. Agissez avec les hommes comme vous agissez avec Dieu, car toute offense aux hommes est une offense à Dieu. Ayez le souci que Dieu vous voie tels que vous voulez être vus par les hommes.

98.11 Soyez humbles. Vous ne pouvez reprocher à votre Maître de ne pas l’être. Je vous donne l’exemple. Imitez-moi. Soyez humbles, doux, patients. C’est ainsi que l’on conquiert le monde, non par la violence et la force. Mais soyez forts et violents contre vos vices. Déracinez-les, même s’il vous faut déchirer votre coeur. Je vous ai dit, il y a quelques jours, de veiller sur vos regards. Mais vous ne savez pas le faire. Je vous l’affirme : mieux vaudrait devenir aveugles en vous arrachant des yeux pleins de convoitises, que de devenir luxurieux.

Soyez sincères. Je suis la Vérité. Dans ce qui est spirituel comme dans les réalités humaines. Je veux que vous soyez francs, vous aussi. Pourquoi user de tromperie avec moi, avec des frères, ou avec votre prochain ? Pourquoi s’amuser à tromper ? Quoi ? Orgueilleux comme vous l’êtes, n’avez-vous pas la fierté de dire : “ Je ne veux pas qu’on me découvre menteur ” ? Et soyez francs avec Dieu. Pensez-vous pouvoir le tromper par de longues prières en public ? Ah ! Mes pauvres fils ! Dieu voit le coeur !

Soyez discrets en faisant le bien, et même en faisant l’aumône. Un publicain a su l’être avant sa conversion. Et vous, vous ne sauriez pas l’être ? Oui, je te loue, Matthieu, de ta discrète offrande de chaque semaine que le Père et moi étions seuls à connaître, et je te cite en exemple. Cette réserve est aussi une forme de chasteté, mes amis. Ne découvrez pas votre bonté, comme vous ne découvririez pas une toute jeune fille aux yeux d’une foule. Soyez vierges quand vous faites le bien. Une bonne action est virginale quand elle ne s’allie pas à quelque arrière-pensée de louange ou d’estime, ou à des sentiments d’orgueil.

Soyez des époux fidèles à votre vocation à Dieu. Vous ne pouvez servir deux maîtres. Le lit nuptial ne peut accueillir deux épouses à la fois. Dieu et Satan ne peuvent se partager vos étreintes. L’homme ne peut pas – pas plus que Dieu ou Satan – partager une triple étreinte entre trois êtres en opposition l’un avec l’autre.

Opposez-vous au désir de l’or comme au désir de la chair, au désir charnel comme au désir de puissance. C’est ce que Satan vous offre. Ah ! Ses richesses trompeuses ! Honneurs, réussite, pouvoir, argent : ce sont autant de marchandises impures que vous achetez au prix de votre âme.

Contentez-vous de peu. Dieu vous procure le nécessaire. Cela suffit. Il vous le garantit, comme il le garantit à l’oiseau de l’air, et vous valez beaucoup plus que des oiseaux. Mais il attend de vous confiance et tempérance. Si vous avez confiance, lui ne vous décevra pas. Si vous êtes tempérants, son don quotidien vous suffira.

98.12 Ne soyez pas païens, tout en appartenant de nom à Dieu. Sont païens ceux qui préfèrent l’or et la puissance à Dieu, pour paraître des demi-dieux. Soyez saints et vous serez semblables à Dieu pour l’éternité.

Ne soyez pas intransigeants. Tous pécheurs, il vous faut vous comporter avec les autres comme vous voudriez que les autres se comportent avec vous : c’est-à-dire en étant compatissants et prêts à pardonner.

Ne jugez pas. Oh ! Ne jugez pas ! Cela fait peu de temps que vous êtes avec moi, et pourtant vous voyez combien de fois moi, qui suis innocent, j’ai été à tort mal jugé et accusé de péchés inexistants. Mal juger, c’est offenser. Or seul celui qui est vraiment saint ne répond pas à l’offense par l’offense. Abstenez-vous donc d’offenser pour n’être pas offensés. Vous ne manquerez ainsi ni à la charité, ni à la sainte, chère et douce humilité, cette ennemie de Satan avec la chasteté.

Pardonnez, pardonnez toujours. Dites : “ Je pardonne, Père, pour être pardonné par toi de mes péchés sans nombre. ”

Améliorez-vous sans cesse, avec patience, avec fermeté, héroïquement. Qui vous dit que devenir bon n’est pas pénible ? Je vous l’affirme même : c’est l’effort le plus difficile de tous. Mais le Ciel en est la récompense et il vaut la peine de s’épuiser dans cet effort.

98.13 Enfin, aimez. Ah ! Quels mots, quels mots dois-je trouver pour vous inculquer l’amour ? Aucun n’est capable de vous convertir à l’amour, pauvres hommes que Satan excite ! Alors voilà ce que je dis : “ Père, hâte l’heure de la purification. Cette terre est aride, et ce troupeau, ton troupeau, est malade. Mais il y a une rosée qui peut tout adoucir et purifier. Ouvre, ouvre la source de cette rosée. C’est moi que tu dois ouvrir, moi. Voici, Père. Je brûle d’accomplir ton désir qui est aussi le mien et celui de l’Amour éternel. Père, Père, Père ! Regarde ton Agneau et sois son sacrificateur. ” »

Jésus est réellement inspiré. Debout, les bras en croix, le visage tourné vers le ciel, il se détache avec son blanc vêtement de lin sur le fond bleu du lac comme un archange en prière.

Là-dessus, la vision s’évanouit

EMV 98.9-10 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ne pleurez pas, vous les meilleurs. Ne pleurez pas. Je n’ai envers vous aucune rancoeur et je ne suis pas irrité de vous voir si lents. Je viens de vous appeler et ne puis prétendre à ce que vous soyez déjà parfaits. Je ne le prétendrai même pas après des années, après vous avoir répété des centaines de fois les mêmes choses en vain. Au contraire, écoutez : dans plusieurs années vous serez moins ardents qu’à cette heure où vous êtes néophytes. La vie est ainsi faite... l’humanité également... On perd l’élan après le premier bond. Mais (Jésus s’est brusquement levé) je vous jure que, moi, je vaincrai. Purifiés par une sélection naturelle, fortifiés par un breuvage surnaturel, vous, les meilleurs, deviendrez mes héros, les héros du Christ, les héros du Ciel. La puissance des Césars sera poussière en comparaison de la royauté de votre sacerdoce. Vous, pauvres pêcheurs de Galilée, vous, juifs inconnus, vous, qui n’êtes que des numéros dans la masse des hommes qui vous entourent, vous serez plus connus, acclamés, respectés que des Césars et que tous les Césars que la terre a portés et portera. Vous serez connus, vous serez bénis dans un très proche avenir comme dans les siècles les plus reculés, jusqu’à la fin du monde.

98.10 C’est pour cette sublime destinée que je vous ai choisis.

Détail

Jésus encourage les disciples à s'examiner pour qu'ils aient la force de se retirer s'ils se sentent pas capables d'être des apôtres. Il vaut mieux se retirer que de trahir et il promet que celui qui se retirera ne sera pas pointé du doigt par Jésus et ses disciples.

EMV 98.11 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Soyez discrets en faisant le bien, et même en faisant l’aumône. Un publicain a su l’être avant sa conversion. Et vous, vous ne sauriez pas l’être ? Oui, je te loue, Matthieu, de ta discrète offrande de chaque semaine que le Père et moi étions seuls à connaître, et je te cite en exemple. Cette réserve est aussi une forme de chasteté, mes amis. Ne découvrez pas votre bonté, comme vous ne découvririez pas une toute jeune fille aux yeux d’une foule. Soyez vierges quand vous faites le bien. Une bonne action est virginale quand elle ne s’allie pas à quelque arrière-pensée de louange ou d’estime, ou à des sentiments d’orgueil.

EMV 99 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus est à Tibériade. Il est guidé par le berger Simon jusqu'à la demeure de Kouza. Il est bien accueilli, mais Jeanne est mourante et Jonathas, dans un dernier effort désespéré, l'a conduite sur les monts du Liban. Elise, la nourrice de Jeanne, pleure et Jésus l'encourage à avoir foi. Il signale qu'il sera à Nazareth et que si Jonathas revient d'ici les six jours, il faut envoyer sa maîtresse dans sa ville natale.

EMV 99.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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99.2 – Maître, nous sommes arrivés » dit le berger Joseph. « C’est la maison de l’intendant d’Hérode. »

Ils se sont arrêtés au bout d’une rue coupée par un carrefour à partir duquel elle devient la seconde avenue, et les villas sont édifiées entre elle et le lac. La maison qu’il indique est la première, magnifique, tout entourée d’un jardin fleuri. Les parfums et les parterres de jasmins et de roses s’étendent jusqu’au lac.

« C’est ici qu’habite Jonathas ?

– Oui, à ce que l’on m’a dit. C’est l’intendant de l’intendant. Il est bien tombé : Kouza n’est pas mauvais et il sait reconnaître les mérites de son intendant. C’est un des rares personnages de la Cour qui soit honnête. Dois-je l’appeler ?

– Vas-y. »

Joseph va au grand portail et frappe. Le portier accourt. Ils discutent. Je vois Joseph faire une moue de désappointement. Le portier sort sa tête grise, regarde Jésus puis pose une question à laquelle Joseph acquiesce. Ils parlent encore.

Joseph vient ensuite trouver Jésus qui attend patiemment à l’ombre d’un arbre.

« Jonathas n’est pas là. Il est sur le Haut-Liban. Il est allé conduire Jeanne, femme de Kouza, très malade, dans un air frais et pur. Le serviteur dit que c’est lui qui y est allé parce que Kouza est à la cour et ne peut en sortir depuis le scandale de la fuite de Jean-Baptiste. L’état de la malade s’aggravait et le médecin disait qu’ici elle serait morte.

99.3 Néanmoins le serviteur te propose d’entrer pour te reposer. Jonathas a parlé du Messie enfant et, même ici, on te connaît de nom et on t’attend.

– Allons. »

Détail

Joseph, le berger de Bethléem, est présent quand Jésus va chez Kouza.

EMV 99.2-5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

99.2 – Maître, nous sommes arrivés » dit le berger Joseph. « C’est la maison de l’intendant d’Hérode. »

Ils se sont arrêtés au bout d’une rue coupée par un carrefour à partir duquel elle devient la seconde avenue, et les villas sont édifiées entre elle et le lac. La maison qu’il indique est la première, magnifique, tout entourée d’un jardin fleuri. Les parfums et les parterres de jasmins et de roses s’étendent jusqu’au lac.

« C’est ici qu’habite Jonathas ?

– Oui, à ce que l’on m’a dit. C’est l’intendant de l’intendant. Il est bien tombé : Kouza n’est pas mauvais et il sait reconnaître les mérites de son intendant. C’est un des rares personnages de la Cour qui soit honnête. Dois-je l’appeler ?

– Vas-y. »

Joseph va au grand portail et frappe. Le portier accourt. Ils discutent. Je vois Joseph faire une moue de désappointement. Le portier sort sa tête grise, regarde Jésus puis pose une question à laquelle Joseph acquiesce. Ils parlent encore.

Joseph vient ensuite trouver Jésus qui attend patiemment à l’ombre d’un arbre.

« Jonathas n’est pas là. Il est sur le Haut-Liban. Il est allé conduire Jeanne, femme de Kouza, très malade, dans un air frais et pur. Le serviteur dit que c’est lui qui y est allé parce que Kouza est à la cour et ne peut en sortir depuis le scandale de la fuite de Jean-Baptiste. L’état de la malade s’aggravait et le médecin disait qu’ici elle serait morte.

99.3 Néanmoins le serviteur te propose d’entrer pour te reposer. Jonathas a parlé du Messie enfant et, même ici, on te connaît de nom et on t’attend.

– Allons. »

Le groupe s’ébranle. Après avoir jeté un coup oeil, le portier hèle d’autres serviteurs. Il ouvre tout grand le portail – qui n’était qu’entrouvert – et court à la rencontre de Jésus avec un véritable respect.

« Répands, Seigneur, ta bénédiction sur nous et sur cette triste maison. Entre. Ah ! Comme Jonathas regrettera de n’être pas ici ! Il espérait tellement te voir ! Entre, entre, et tes amis avec toi. »

Dans l’atrium, il y a des serviteurs et des servantes de tout âge, tous respectueusement empressés pour le saluer, un peu curieux aussi. Une petite vieille pleure dans un coin.

Jésus entre, fait un geste de bénédiction et donne son salut de paix. Un goûter est offert. Jésus prend place sur un siège et tout le monde l’entoure.

« Je vois que je ne vous suis pas inconnu, constate Jésus.

– Oh non ! Jonathas nous a élevés dans le souvenir de ton histoire. Il est bon, Jonathas. Lui dit que c’est grâce au baiser qu’il t’a donné. Mais c’est aussi sa nature.

– J’ai donné et reçu des baisers... mais, comme tu dis, il n’y a que chez les bons qu’ils ont fait croître la bonté. Alors il est absent ? C’est pour lui que j’étais venu.

– Comme je te l’ai dit, il est sur le Mont Liban. Il a des amis, là-bas... C’est le dernier espoir pour notre jeune maîtresse, et si cela ne réussit pas... »

99.4 La petite vieille, dans son coin, pleure plus fortement. Jésus la regarde d’un air interrogateur.

« C’est Esther, la nourrice de la maîtresse. Elle pleure car elle ne peut se résigner à la perdre. »

Jésus l’invite à s’approcher :

« Viens, mère, ne pleure pas ainsi. Viens près de moi. Maladie ne signifie pas obligatoirement mort !

– Oh ! C’est la mort ! La mort ! Depuis son unique et malheureux accouchement, elle meurt ! Les adultères enfantent en cachette mais elles vivent, et elle, elle qui est bonne, honnête, chère, si chère, doit mourir !

– Mais qu’est-ce qu’elle a ?

– Une fièvre qui la consume... C’est comme une lampe qui brûle en plein vent... dans un vent toujours plus fort et elle est toujours plus faible. Moi, je voulais l’accompagner, mais Jonathas a préféré des servantes jeunes, car elle est sans force, c’est un corps inerte qu’il faut déplacer, et moi je ne suis plus bonne à rien... Pas bonne à cela... mais pour l’aimer, oui... Je l’ai recueillie sur le sein de sa mère... J’étais servante, mariée moi aussi, et j’avais eu un enfant un mois auparavant. Je l’ai allaitée car sa mère, trop faible, ne le pouvait pas... Je lui ai servi de mère quand elle devenue orpheline, alors qu’elle savait à peine dire “ maman ”. Mes cheveux ont blanchi et mon front s’est ridé, à force de la veiller lors de ses maladies... je lui ai fait ses vêtements d’épouse, je l’ai conduite au mariage... J’ai souri à ses espoirs maternels... j’ai pleuré avec elle sur son enfant, mort... J’ai recueilli tous les sourires et toutes les larmes de sa vie... Je lui ai donné tous les sourires et les réconforts de mon amour... et à présent elle se meurt et elle ne m’a pas près d’elle... »

La vieille femme fait de la peine à voir. Jésus lui fait une caresse, mais cela ne sert à rien.

« Ecoute, mère, as-tu la foi ?

– En toi ? Oui.

– En Dieu, femme. Peux-tu croire que Dieu peut tout ?

– Je le crois, et je crois que toi, son Messie, tu le peux. On parle déjà en ville de ta puissance ! Il y a quelque temps, cet homme (elle désigne Philippe) a parlé de tes miracles près de la synagogue. Et Jonathas lui a demandé : “ Où est le Messie ? ” et il lui a répondu : “ Je ne sais pas. ” Jonathas m’a dit alors : “ S’il était ici, je te le jure, elle guérirait. ” Mais tu n’étais pas ici... et il est parti avec elle... et maintenant elle va mourir...

– Non. Aie foi ! Dis-moi vraiment ce que tu as dans le coeur. Peux-tu croire qu’elle ne mourra pas, grâce à ta foi ?

– Grâce à ma foi ? Oh, si tu la veux, la voilà. Prends aussi ma vie, ma vieille vie... il me suffit de la voir guérie.

– Je suis la Vie. Je donne la vie et pas la mort. Tu lui as donné la vie autrefois avec le lait de ton sein, et c’était une pauvre vie qui pouvait finir. Maintenant, par ta foi, donne-lui une vie sans fin. Souris, mère.

– Mais elle n’est pas ici... »

La vieille femme est partagée entre l’espoir et la crainte.

« Elle est absente mais tu es ici...

– Aie foi. Ecoute. Je vais maintenant à Nazareth pour quelques jours. Là aussi j’ai des amis malades... Puis j’irai au Liban. Si Jonathas revient dans les six jours, envoie-le à Nazareth chez Jésus, fils de Joseph. S’il ne vient pas, c’est moi qui irai le voir.

– Comment le trouveras-tu ?

– L’archange de Tobie me guidera. Quant à toi, fortifie-toi dans la foi. Je ne te demande que cela. Ne pleure plus, mère. »

La vieille, au contraire, pleure plus fortement. Elle est aux pieds de Jésus et pose sa tête sur les genoux divins, baisant la main bénie qu’elle mouille de ses larmes.

Jésus, de l’autre main, lui fait une caresse et, comme les autres serviteurs la réprimandent de continuer à pleurer, il dit :

« Laissez-la faire. Maintenant ce sont des pleurs de soulagement. Cela lui fait du bien. Etes-vous tous contents que votre maîtresse puisse recouvrer la santé ?

– Ah, elle est si bonne ! Une telle maîtresse est une amie, et on l’aime. Nous l’aimons. Tu peux en être sûr.

– Je le lis dans vos coeurs. Vous aussi, soyez meilleurs. Je pars. Je ne puis attendre. La barque est là. Je vous bénis.

– Reviens, Maître, reviens encore !

– Je reviendrai souvent. Adieu. Que la paix soit sur cette maison et sur vous tous. »

Jésus sort avec ses disciples, accompagné des serviteurs qui l’acclament.

99.5 « Tu es plus connu ici qu’à Nazareth, observe tristement son cousin Jacques.

– Cette maison est préparée par quelqu’un qui a eu foi dans le Messie. Pour Nazareth, je suis le menuisier... Rien de plus.

– Et... et nous, nous n’avons pas la force de te prêcher pour ce que tu es...

– Vous ne l’avez pas ?

– Non, mon cousin, nous n’avons pas l’héroïsme de tes bergers...

– Tu le crois, Jacques ? »

Jésus regarde en souriant son cousin qui ressemble tellement à son père putatif dont il a les yeux et les cheveux châtains, et le visage légèrement brun, tandis que Jude a un visage pâle encadré dans une barbe très noire et des cheveux frisés, avec des yeux d’un bleu qui tire sur le violet et qui rappellent vaguement ceux de Jésus.

« Eh bien, je te dis que tu ne te connais pas. Jude et toi, vous êtes deux forts. »

Les cousins hochent la tête.

« Vous verrez que je ne me trompe pas.

EMV 99.4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Ecoute, mère, as-tu la foi ?

– En toi ? Oui.

– En Dieu, femme. Peux-tu croire que Dieu peut tout ?

– Je le crois, et je crois que toi, son Messie, tu le peux. On parle déjà en ville de ta puissance ! Il y a quelque temps, cet homme (elle désigne Philippe) a parlé de tes miracles près de la synagogue. Et Jonathas lui a demandé : “ Où est le Messie ? ” et il lui a répondu : “ Je ne sais pas. ” Jonathas m’a dit alors : “ S’il était ici, je te le jure, elle guérirait. ”.

Détail

Jésus demande à Esther, la nourrice de Jeanne de Kouza :

EMV 99.4-5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Jésus sort avec ses disciples [de la maison de Jeanne de Kouza, évangélisée par le berger Jonathas], accompagné des serviteurs qui l’acclament.

99.5 « Tu es plus connu ici qu’à Nazareth, observe tristement son cousin Jacques.

– Cette maison est préparée par quelqu’un qui a eu foi dans le Messie. Pour Nazareth, je suis le menuisier... Rien de plus.

– Et... et nous, nous n’avons pas la force de te prêcher pour ce que tu es...

– Vous ne l’avez pas ?

– Non, mon cousin, nous n’avons pas l’héroïsme de tes bergers...

– Tu le crois, Jacques ? »

Jésus regarde en souriant son cousin qui ressemble tellement à son père putatif dont il a les yeux et les cheveux châtains, et le visage légèrement brun, tandis que Jude a un visage pâle encadré dans une barbe très noire et des cheveux frisés, avec des yeux d’un bleu qui tire sur le violet et qui rappellent vaguement ceux de Jésus.

« Eh bien, je te dis que tu ne te connais pas. Jude et toi, vous êtes deux forts. »

Les cousins hochent la tête.

« Vous verrez que je ne me trompe pas. »

EMV 99.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

– Nous allons vraiment à Nazareth ?

– Oui. Je veux parler à ma Mère et... et faire quelque chose d’autre. Que celui qui veut venir vienne. »

Tous le désirent. Les plus contents sont les cousins :

« C’est pour nos parents, comprends-tu ?

– Je comprends. Nous passerons par Cana et puis nous irons là-bas.

– Par Cana ? Alors, nous irons chez Suzanne. Elle nous donnera des oeufs et des fruits pour notre père, Jacques.

– Et sûrement aussi de son bon miel. Il l’aime tant !

– Et puis ça le nourrira.

– Pauvre père ! Il souffre tant ! C’est comme une plante déracinée, qui sent que la vie lui échappe... et il ne voudrait pas mourir... »

Jacques regarde Jésus en une muette prière... Mais Jésus ne paraît pas le voir.

« Joseph aussi a eu une mort douloureuse, n’est-ce pas ?

– Oui, répond Jésus. Mais il souffrait moins car il était résigné.

– Et puis, il t’avait, toi.

– Alphée aussi pourrait m’avoir... »

Les cousins soupirent, affligés, et tout se termine.

EMV 100 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Le groupe apostolique arrive à Nazareth. Philippe veut céder son lit à Matthieu, qui refuse, et c'est finalement Thomas qui gagne la partie : c'est lui qui donnera son lit à l'ancien percepteur d'impôts. Les fils d'Alphée s'en vont voir leur père en premier. Jésus parle d'eux avec Pierre.

Le Christ croise ensuite Alphée, le petit ami d'Anne aujourd'hui devenu adulte. Il lui présente son fils qu'il a appelé Joseph. Le nazaréen apprend ensuite au Messie que sa Mère est chez Alphée. Quand le Christ apprend que le vieux père pourrait maltraiter Jude et Jacques, il quitte son compagnon de route pour aller à la maison des Alphée. On est alors devant une scène injuste et Jésus apaise le vieillard, mais celui-ci ne veut pas pardonner ses fils d'avoir rejoint le Sauveur, et il chasse Jésus. Le Seigneur le quitte en lui laissant sa paix, et il va consoler Jude et Jacques, qui sont véritablement affligés. Pierre aussi dit des choses réconfortantes et Marie finit par le rejoindre...