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L'Eglise catholique

Page 35 sur 274

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EMV 35.8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ma Mère a poussé un cri de joie quand, près de quatre ans plus tard, elle est retournée à Nazareth et est rentrée dans sa maison, puis elle a embrassé les murs où son “ oui ” a ouvert son sein pour recevoir le Germe de Dieu. Joseph a salué avec joie sa parenté et ses neveux, plus nombreux et grandis ; il s’est réjoui de constater que ses concitoyens se souvenaient de lui et faisaient aussitôt appel à lui pour sa compétence. Moi, j’ai été sensible aux amitiés et j’ai souffert de la trahison de Judas comme d’une crucifixion morale. Pour autant, ni ma Mère ni Joseph n’ont fait passer leur amour pour leur maison et leur famille avant la volonté de Dieu.

EMV 35.10-11 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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35.10 La dernière vision – puisque je veux en parler et ne pas m’arrêter sur un autre sujet qu’il serait inutile de proposer à un monde qui ne veut pas entendre la vérité qui le concerne –, cette dernière vision éclaire un point particulier cité à deux reprises dans l’évangile de Matthieu, une phrase répétée deux fois : “ Lève-toi, prends l’enfant et sa Mère et pars en Egypte ” (2,13) ; “ Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa Mère et mets-toi en route pour la terre d’Israël ” (2,20). Et tu as vu que Marie était seule, dans sa chambre, avec le Bébé.

La virginité de Marie après l’enfantement et la chasteté de Joseph sont très combattues par ceux qui, étant fange et pourriture n’admettent pas qu’une créature humaine, comme eux, puisse être aile et lumière. Leur âme est tellement corrompue, leur esprit tellement prostitué avec la chair, qu’ils en sont devenus incapables de penser qu’un homme comme eux puisse respecter sa femme en voyant en elle l’âme et non la chair et s’élever au point de vivre dans une atmosphère surnaturelle, désirant non ce qui est charnel, mais ce qui est divin.

Eh bien ! à ces négateurs de la beauté suprême, à ces larves incapables de devenir papillons, à ces reptiles souillés par la bave de leurs passions, incapables de comprendre la beauté d’un lys, moi, je dis que Marie fut et demeura vierge, et que seule son âme fut mariée à Joseph, comme son esprit ne fut uni qu’à l’Esprit de Dieu et c’est par son opération qu’elle conçut l’Unique qu’elle porta : moi, Jésus Christ, Fils unique de Dieu et de Marie.

Ce n’est pas une tradition qui a fleuri par la suite à cause d’un respect plein d’amour pour la bienheureuse Femme que fut ma Mère. C’est une vérité connue dès les premiers temps.

Matthieu n’est pas né dans les siècles suivants. Il était contemporain de Marie. Matthieu n’était pas un pauvre ignorant, un sauvage crédule et susceptible de croire à n’importe quelle faribole. C’était un receveur, diriez-vous aujourd’hui, un gabelou, disions-nous à l’époque. Il savait voir, entendre, com­prendre, distinguer la vérité de l’erreur. Matthieu n’a pas appris les choses par ouï-dire, par des personnes interposées. Il a recueilli ses renseignements de la bouche même de Marie à qui son amour pour le Maître et pour la vérité l’avait engagé à demander des renseignements.

Je ne pense pas que ces négateurs de l’inviolabilité de Marie imaginent qu’elle ait pu mentir. Ma parenté elle-même aurait pu la démentir si elle avait eu d’autres enfants. Jacques, Jude, Simon et Joseph étaient disciples avec Matthieu. Il était donc facile à ce dernier de confronter les versions s’il en avait existé plusieurs. Or Matthieu ne dit jamais : “ Lève-toi et prends ta femme. ” Il dit : “ Prends sa Mère. ” Il dit d’abord : “ Vierge mariée à Joseph ”, “ Joseph son époux ”.

35.11 Qu’ils ne viennent pas me dire, ces négateurs, que c’était une façon de parler des Hébreux, comme si le terme de “ femme ” eût été infâmant. Non, négateurs de la pureté. Dès les premières paroles de la Bible, on lit : “ ... et il s’unira à sa femme ”. Avant la consommation du mariage, on l’appelle “ compagne ” et ensuite “ femme ” à diverses reprises et dans plusieurs chapitres. Il en est ainsi pour les épouses des fils d’Adam. De même, Sarah est appelée “ femme ” d’Abraham : “ Sarah, ta femme. ” Et il est dit à Lot : “ Prends ta femme et tes deux filles. ” Dans le livre de Ruth il est écrit : “ La Moabite, femme de Mahlôn. ” Dans le premier livre des Rois, on trouve : “ Elqana eut deux femmes ” ; et plus loin : “ Puis Elqana connut sa femme Anne ”, et encore “ Eli bénit Elqana et la femme de celui-ci ”. Toujours au Livre des Rois, il est dit : “ Bethsabée, femme d’Urie le Hittite, devint la femme de David et lui donna un fils. ” Et que lit-on dans le livre de Tobie, livre d’azur que l’Eglise vous chante à vos noces pour vous conseiller d’être saints dans le mariage ? On y lit : “ Or quand Tobie accompagné de sa femme et de son fils arriva... ” et encore : “ Tobie réussit à s’enfuir avec son fils et sa femme. ”

Et dans les Evangiles, c’est-à-dire à l’époque du Christ où par conséquent on écrivait en langage moderne – moderne pour ce temps-là – et où il n’y avait donc pas lieu de suspecter des erreurs de retranscription, il est dit précisément dans Matthieu au cha­pitre 22 : “ ... et le premier, ayant pris femme, mourut et laissa sa femme à son frère. ” Et Marc au chapitre 10 : “ Celui qui répudie sa femme... ” Enfin, Luc appelle Elisabeth, femme de Zacharie, quatre fois de suite et au chapitre 8 : “ Jeanne, femme de Kouza ”.

Comme vous le voyez, ce mot n’était pas un terme proscrit par ceux qui suivaient les chemins du Seigneur, un terme impur qu’il ne fallait pas proférer et encore moins écrire, là où il était question de Dieu et de ses oeuvres admirables. Donc, en disant : “ l’Enfant et sa Mère ”, l’ange vous montre que Marie fut la vraie Mère de Jésus sans être la femme de Joseph. Elle restera toujours : la Vierge, épouse de Joseph.

Voilà le dernier enseignement de ces visions. C’est une auréole qui resplendit sur la tête de Marie et de Joseph. La Vierge inviolée. L’homme chaste et juste. Ce sont les deux lys au milieu desquels j’ai grandi, ne respirant que le parfum de la pureté.

Détail

Matthieu 2, 13 : Après leur départ, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. »

Matthieu 2, 19-20 : Après la mort d’Hérode, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et pars pour le pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. »

EMV 35.10 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La virginité de Marie après l’enfantement et la chasteté de Joseph sont très combattues par ceux qui, étant fange et pourriture n’admettent pas qu’une créature humaine, comme eux, puisse être aile et lumière. Leur âme est tellement corrompue, leur esprit tellement prostitué avec la chair, qu’ils en sont devenus incapables de penser qu’un homme comme eux puisse respecter sa femme en voyant en elle l’âme et non la chair et s’élever au point de vivre dans une atmosphère surnaturelle, désirant non ce qui est charnel, mais ce qui est divin.

Eh bien ! à ces négateurs de la beauté suprême, à ces larves incapables de devenir papillons, à ces reptiles souillés par la bave de leurs passions, incapables de comprendre la beauté d’un lys, moi, je dis que Marie fut et demeura vierge, et que seule son âme fut mariée à Joseph, comme son esprit ne fut uni qu’à l’Esprit de Dieu et c’est par son opération qu’elle conçut l’Unique qu’elle porta : moi, Jésus Christ, Fils unique de Dieu et de Marie.

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EMV 35.10 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Matthieu n’est pas né dans les siècles suivants. Il était contemporain de Marie. Matthieu n’était pas un pauvre ignorant, un sauvage crédule et susceptible de croire à n’importe quelle faribole. C’était un receveur, diriez-vous aujourd’hui, un gabelou, disions-nous à l’époque. Il savait voir, entendre, com­prendre, distinguer la vérité de l’erreur. Matthieu n’a pas appris les choses par ouï-dire, par des personnes interposées. Il a recueilli ses renseignements de la bouche même de Marie à qui son amour pour le Maître et pour la vérité l’avait engagé à demander des renseignements.

EMV 36 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Maria voit une maison très pauvre en Egypte. Elle aperçoit l'Enfant Jésus jouer à terre, à l'âge de deux ans, deux ans et demi maximum. Marie travaille à son métier à tisser tout en surveillant l'enfant. A un moment, elle va lui remettre ses sandales, lui donne un baiser, puis range son métier à tisser. Elle revient, donne la main à l'Enfant, et ils sortent de la maison pour aller dans la rue. Finalement, elle s'arrête près d'un puits. Joseph arrive sur ces entrefaites et il accélère le pas en voyant son épouse et son Fils. Arrivé près d'eux, Joseph se penche pour donner un fruit à l'Enfant et il y a une douce étreinte remplie d'affection entre Jésus et son père putatif. Joseph se relève en prenant Jésus dans son bras droit, puis ils rentrent tous les trois dans la maison. Maria les vois préparer le souper et manger ensemble très simplement, après avoir prié.

Jésus donne ensuite une dictée, en insistant sur l'humilité, la résignation, la parfaite entente de la Sainte Famille. Joseph et Marie sont les gardiens de la Sainte Famille, mais ils n'en tirent aucun avantage matériel pour autant. Ils vivent pauvrement, ils sont en exil, dans un monde où on se méfie deux car il s'agit de personnes étrangères. Pourtant, il existe la paix, la sérénité, la concorde.

Dans cette maison, "il n'y a pas de gens nerveux, susceptibles, des visages fermés ni des reproches réciproques, et encore moins des reproches envers Dieu qui ne les comble pas de bien-être matériel." Dans cette maison, dit encore Jésus, on prie, on est frugal, on aime le travail. L'humilité règne dans la Sainte Famille, et on respecte l'ordre surnaturel, moral et matériel. On respecte Dieu (ordre surnaturel), on respecte Joseph comme père et chef de famille (ordre moral), on remercie Dieu pour les bien qu'on possède, même s'ils sont pauvres (ordre matériel).

Jésus termine en nous offrant de méditer cette vision.

EMV 36.3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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36.3 Marie se tient un peu à l’écart, elle aussi à l’ombre de l’arbre. Elle tisse sur un métier rustique et surveille le Bébé. Je vois ses mains fines et blanches aller et venir en lançant la navette sur la trame et son pied chaussé d’une sandale qui actionne la pédale. Elle porte une tunique mauve, ou plutôt violet rosé comme certaines améthystes. Elle a la tête nue de sorte que je peux remarquer que ses cheveux blonds sont séparés en deux, coiffés simplement en deux tresses qui forment un beau chignon sur la nuque. Les manches de son vêtement sont longues, plutôt é­troites. Pas d’autre ornement que sa beauté et la très douce expression de son visage. Son teint, la couleur des cheveux et des yeux, la forme du visage, tout est comme je la vois d’ordinaire. Ici, elle paraît très jeune, je lui donne plus ou moins vingt ans.

A un moment, elle se lève et se penche vers le Bébé, lui remet ses sandales et les lui lace soigneusement. Puis elle le caresse et lui dépose un baiser sur la tête et sur les yeux. Le Bébé gazouille et elle répond, mais je ne comprends pas les paroles. Elle revient alors à son métier ; elle étend un linge sur la toile et sur la trame, prend le tabouret sur lequel elle était assise, et le porte à la maison. Le Bébé la suit du regard, sans l’importuner quand elle le laisse seul.

On voit que son travail est fini et que le soir arrive. En effet, le soleil descend sur les sables nus et, au loin derrière la pyramide, un véritable incendie envahit le ciel tout entier.

Marie revient, prend Jésus par la main et le fait se lever de sa natte. Le Bambin obéit sans résistance. Pendant que sa Maman ramasse les jouets et la natte, et les rentre à la maison, il court, trottinant de ses petites jambes vers la chevrette, et lui met les bras au cou. La chevrette bêle et frotte son museau contre les épaules de Jésus.

Marie revient. Elle porte maintenant un long voile sur la tête et une amphore dans les mains. Elle prend Jésus par sa menotte et ils font ensemble le tour de la maison pour aller vers l’autre façade.

Je les suis en admirant la grâce du tableau. La Vierge règle son pas sur celui du Bambin qui trottine à son côté. Je vois les talons roses qui se lèvent et se posent avec la grâce spéciale de la démarche des enfants, dans le sable du sentier. Je note que sa petite tunique ne descend pas jusqu’aux pieds, mais arrive seulement à mi-mollet. Elle est très propre, toute simple, retenue à la taille par un cordon, blanc lui aussi.

Je vois que, sur le devant de la maison, la haie est interrompue par une grille rustique que Marie ouvre pour sortir dans la rue. C’est une pauvre rue à l’extrémité d’une ville ou d’un village quelconque, là où il fait place à la campagne. C’est un chemin de sable bordé de quelques autres maisonnettes comme celle-ci avec un pauvre jardinet.

Je ne vois personne. Marie regarde du côté du centre, pas vers la campagne, comme si elle attendait quelqu’un, puis elle se dirige vers un bassin ou un puits qui se trouve à dix mètres environ plus haut et au-dessus duquel des palmiers forment un cercle d’ombre. Je vois que le terrain à cet endroit est couvert d’herbes verdoyantes.

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La Sainte Famille est à Matarea. Maria donne une description physique de Marie au tout premier paragraphe.

EMV 36.4-6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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36.4 C’est alors que je vois un homme pas trop grand, mais robuste arriver sur la route. Je reconnais Joseph, qui sourit. Il est plus jeune que quand je l’avais vu dans la vision du Paradis. Il paraît avoir quarante ans tout au plus. Sa barbe et ses cheveux sont épais et noirs, sa peau plutôt bronzée, ses yeux foncés. C’est un visage honnête et agréable, un visage qui inspire confiance.

A la vue de Jésus et de Marie, il hâte le pas. Il porte sur l’é­paule gauche une espèce de scie et une sorte de rabot, et à la main il tient d’autres outils de son métier, pas tellement différents de ceux d’aujourd’hui. Manifestement, il revient d’être allé travailler chez quelqu’un.

Il porte un vêtement de couleur entre noisette et marron, pas très long – il lui arrive un peu au-dessus de la cheville – et les manches s’arrêtent au coude. A la taille, une ceinture de cuir, me semble-t-il. C’est une vraie tenue de travailleur. Aux pieds il porte des sandales avec des courroies qui s’entrecroisent aux chevilles.

Marie sourit. L’Enfant pousse des cris de joie et lui tend son bras libre. Quand les trois se rencontrent, Joseph se penche pour offrir à l’Enfant un fruit qui, par la forme et la couleur, semble être une pomme. Puis il lui tend les bras et, laissant sa Mère, l’enfant se blottit dans les bras de Joseph et pose la tête dans le creux de l’épaule de Joseph qui lui donne et en reçoit des baisers, en un mouvement tout plein de gracieuse affection.

J’oubliais de dire que Marie s’était empressée de prendre les outils de Joseph pour le laisser libre d’embrasser l’Enfant.

Puis Joseph, qui s’était accroupi pour se mettre au niveau de Jésus, se relève, reprend de la main gauche ses outils et, du bras droit, tient le petit Jésus serré sur sa robuste poitrine. Il se dirige vers la maison pendant que Marie va à la fontaine remplir son amphore.

Une fois entré dans l’enceinte de la maison, Joseph pose l’Enfant à terre, prend le métier de Marie et le rentre, puis trait la chèvre. Jésus observe attentivement ces opérations et regarde Joseph enfermer la chèvre dans un petit réduit construit sur un côté de la maison.

Le soir tombe. J’observe le rouge du crépuscule qui prend une teinte violacée au-dessus des sables où la chaleur semble faire vibrer l’air. La pyramide paraît plus sombre.

Joseph entre dans la maison, dans une pièce qui doit être tout à la fois atelier, cuisine et salle à manger. Je me rends compte que l’autre est réservée au repos, mais je n’y entre pas. Au niveau du sol, il y a un foyer allumé et, toujours dans cette pièce, un établi de menuisier, une petite table, des tabourets, des étagères portant quelques pièces de vaisselle et deux lampes à huile. Dans un coin, le métier de Marie. Il y a beaucoup, beaucoup d’ordre et de propreté. C’est une demeure très pauvre, mais fort bien tenue.

Quelque chose me frappe : dans toutes les visions rela­tives à la vie humaine de Jésus, j’ai remarqué que lui, tout comme Marie et Joseph, ainsi que Jean ont toujours des vêtements en bon état et propres, une chevelure soignée, sans recherche, des habits modestes, une coiffure simple, mais d’une netteté qui leur donne de la distinction.

36.5 Marie revient avec l’amphore et l’on ferme la porte sur la nuit qui tombe rapidement. La pièce est éclairée par une lampe que Joseph a allumée et qu’il a placée sur son établi, où il se penche pour travailler encore à des bricoles pendant que Marie prépare le souper. Le feu lui aussi éclaire la pièce. Jésus, les mains appuyées à l’établi et la tête dressée, observe ce que fait Joseph.

Puis ils s’asseyent à table après avoir prié. Naturellement, ils ne font pas le signe de croix, mais ils prient. C’est Joseph qui commence et Marie répond. Mais je ne comprends rien. Ce doit être un psaume, mais il est récité dans une langue qui m’est totalement inconnue.

Ils se mettent alors à table. Cette fois, la lampe se trouve sur la table. Marie a Jésus sur son sein et lui fait boire le lait de la chevrette. Elle y trempe des morceaux de pain coupés dans une miche ronde dont la croûte est noire, et l’intérieur aussi. Il doit s’agir d’un pain de seigle ou d’orge. C’est la grande quantité de son qui le rend gris. Joseph mange en même temps du pain et du fromage, un petit morceau de fromage pour beaucoup de pain. Puis Marie assied Jésus sur un petit tabouret à côté d’elle. Elle pose sur la table des légumes cuits – ils me semblent être cuits à l’eau et assaisonnés comme nous avons nous aussi l’habitude de le faire – puis elle en mange, elle aussi, après que Joseph s’est servi. Jésus grignote tranquillement sa pomme et sourit, découvrant de petites dents blanches. Le repas se termine par des olives ou des dattes, je ne sais pas trop : pour des olives elles sont trop claires, pour des dattes elles sont trop dures. Pas de vin, c’est un repas de pauvres gens.

Pourtant, la paix que l’on respire dans cette pièce est si grande, que la vue d’un somptueux palais royal ne pourrait rien me présenter d’aussi charmant. Et quelle harmonie !

36.6 Ce soir, Jésus ne parle pas. Il ne m’explique pas la scène. Il m’enseigne par la vision qu’il me donne, et cela suffit. Qu’il en soit toujours et pareillement béni !

Détail

Description physique de Joseph au début de l'EMV 36.4