Aller au contenu

Notes du thème

Autres lieux de Palestine

Confort de lecture

Aa

EMV 4.6 · Tome 1, p. 32

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

En avril, la terre de Palestine ressemblait à un immense jardin où parfums et couleurs faisaient les délices du coeur des hommes.

EMV 174.1 · Tome 3, p. 124-125

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

C’est une matinée splendide où la pureté de l’air est encore plus vive qu’à l’ordinaire. Ce qui est éloigné paraît plus proche et on croit voir les choses à travers une loupe qui en révèle clairement les moindres détails. La foule se dispose à écouter le Maître.

De jour en jour, la nature embellit et se drape dans le vêtement opulent du cœur du printemps qui, en Palestine, me semble se situer exactement entre mars et avril, après quoi il prend déjà un aspect estival, avec les moissons mûres et les frondaisons touffues et bien fournies.

Actuellement, ce n’est qu’une fleur. Du haut de la montagne qui, d’elle-même, s’est revêtue de fleurs même aux endroits qui s’y prêtent le moins, on aperçoit la plaine et la houle de ses blés encore souples que le vent fait ondoyer en vagues d’un vert glauque à peine teinté d’or pâle à la cime des épis qui forment leurs grains au milieu de leur barbe. Au-dessus des moissons qui ondulent sous une brise légère, se dressent les arbres fruitiers vêtus de pétales. On dirait autant de gigantesques houppes de poudre ou bien des boules de gaze blanche, ou d’un rose soit très léger soit plus soutenu, ou encore rouge vif. Recueillis dans leurs vêtements d’ascètes pénitents, les oliviers prient, et leur prière se transforme en une neige, encore incertaine, de petites fleurs blanches.

L’Hermon a une cime d’albâtre rose que le soleil caresse et d’où descendent deux fils de diamant – d’ici, on dirait des fils –. Le soleil y suscite un scintillement presque irréel, puis ils disparaissent sous les galeries vertes des bois et on ne les voit plus que dans les vallées, où ils forment des cours d’eau qui se dirigent sûrement vers le lac de Mérom, invisible d’ici. Ils en ressortent avec les belles eaux du Jourdain pour ensuite plonger de nouveau dans le saphir clair de la mer de Galilée qui n’est qu’un scintillement d’éclats précieux dont le soleil tient lieu de chatons et de flammes. On dirait que les voiles qui défilent sur ce miroir, tranquille et resplendissant dans son cadre de jardins et de campagnes merveilleuses, sont guidées par les nuages légers qui sillonnent cette autre mer qu’est le ciel.

La création est vraiment riante en cette journée de printemps et à cette heure matinale.

Annotation

[Le printemps] en Palestine, me semble se situer exactement entre mars et avril. Plus de 70 indices chronologiques sur cette période prouvent que c'est alors le 18 février 28. Mais quand Maria Valtorta se fie à ses impressions personnelles, elle est parfois trompée par la précocité du printemps en Palestine.

Les oliviers prient, et leur prière se transforme en une neige, encore incertaine, de petites fleurs blanches. Autour du lac, la végétation a environ deux mois d'avance par rapport à l'Italie ou au sud de la France.

Le lac de Méron, invisible d'ici. Exact : Le lac de Méron est caché par les collines de Corozaïn et de Bethsaïde.

EMV 215.2 · Tome 3, p. 443-444

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Ils ont atteint le sommet de la montagne. Un vaste panorama s’ouvre à cet endroit, et il est beau de le regarder en se tenant à l’ombre des arbres touffus qui en couronnent la cime : c’est tout un enchevêtrement de chaînes de montagnes variées et ensoleillées qui vont en tous sens comme les lames pétrifiées d’un océan battu par des vents contraires ; puis, comme dans une baie tranquille, tout s’apaise dans une luminosité sans limite, prélude à une vaste plaine où s’élève, solitaire comme un phare à l’entrée d’un port, une petite montagne.

« Voici : ce pays qui s’étend ainsi sur la crête comme pour profiter pleinement du soleil, et où nous séjournerons, sert de pivot à tout un éventail de lieux historiques. Approchez : là (au nord), se trouve Gerimot. Vous souvenez-vous de Josué ? C’est le lieu de la défaite des rois qui voulurent assaillir le camp d’Israël, renforcé par son alliance avec les Gabaonites. Et, tout près, Bet-Shémesh, la cité sacerdotale de Juda, où les Philistins rendirent l’Arche avec l’offrande en or, imposée au peuple par les devins et les prêtres pour être libérés des fléaux qui tourmentaient les Philistins coupables. Et voilà là-bas Çoréa, en plein soleil, la patrie de Samson et, un peu plus à l’est, Timna, où il se maria et où il fit tant de prouesses, mais aussi de sottises. Et là, Azeqa et Soko, alors camp philistin. Plus bas encore, voici Zanuah, une des villes de Judée. Et ici – tournez-vous – voici la vallée du Térébinthe où David battit Goliath. Là, c’est Maqqeda, où Josué défit les Amorrites. Tournez-vous encore. Vous voyez cette montagne solitaire au milieu de la plaine qui appartenait autrefois aux Philistins ? Là se trouve Gat, patrie de Goliath et lieu de refuge pour David auprès d’Akish pour fuir la folle colère de Saül. Ce sage roi y feignit la folie, car le monde défend les fous contre les sages. Cet horizon ouvert, ce sont les plaines de la terre très fertile des Philistins. Nous irons par là jusqu’à Ramlé. Maintenant, entrons à Bet-Ginna. Toi, oui toi, Philippe, qui me regardes avec des yeux implorants, tu traverseras le village avec André. Pendant ce temps, nous resterons près de la fontaine ou sur la place du village.

– Oh ! Seigneur ! Ne nous y envoie pas seuls ! Viens, toi aussi ! Disent les deux apôtres d’un ton suppliant.

– Je vous ai dit d’y aller. L’obéissance vous aidera davantage que ma présence muette. »

Détail

Près de Bet-Ginna. Pour ce qui est de la défense de l'oeuvre, voir l'annotation avec les commentaires de Jean-François Lavère.

Annotation

Approchez : là (au nord), se trouve Gerimot. Vous souvenez-vous de Josué ? C’est le lieu de la défaite des rois qui voulurent assaillir le camp d’Israël, renforcé par son alliance avec les Gabaonites. Gerimot, Jarmout, Yarmouth : La description fournie est parfaitement cohérente avec les découvertes archéologiques récentes, qui ont permis de retrouver des traces de fortifications à Khirbit el Yarmuk, à 27 km à l'ouest-sud-ouest de Jérusalem, et à moins de deux kilomètres de Beth Shemesh. Pourtant à l'époque de Maria Valtorta, la localisation supposée était indiquée plus à l’est – Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l’Évangile d’après Maria Valtorta et l’Enigme Valtorta tome 1, page 101.     

C’est le lieu de la défaite des rois qui voulurent assaillir le camp d’Israël, renforcé par son alliance avec les Gabaonites Josué 10,1-14. : Adonisédec, roi de Jérusalem, apprit que Josué s’était emparé d’Haï et l’avait dévouée par anathème, qu’il avait traité Haï et son roi comme il avait traité Jéricho et son roi, et que les habitants de Gabaon, ayant fait la paix avec Israël, étaient au milieu d’eux. Il eut alors une grande crainte ; car Gabaon était une grande ville, comme une des villes royales, plus grande même qu’Haï, et tous ses hommes étaient vaillants. Adonisédec, roi de Jérusalem, envoya dire à Oham, roi d’Hébron, à Pharam, roi de Jérimoth, à Japhia, roi de Lachis, et à Dabir, roi d’Eglon : « Montez vers moi et venez à mon aide, afin que nous frappions Gabaon, car elle a fait la paix avec Josué et avec les enfants d’Israël. » Ainsi cinq rois des Amorrhéens, le roi de Jérusalem, le roi d’Hébron, le roi de Jérimoth, le roi de Lachis et le roi d’Eglon, se rassemblèrent et montèrent avec toutes leurs armées ; ils établirent leur camp près de Gabaon et l’assiégèrent. Les gens de Gabaon envoyèrent dire à Josué, au camp de Galgala : « Ne refuse pas ta main à tes serviteurs, hâte-toi de monter vers nous, délivre-nous, donne-nous du secours ; car tous les rois des Amorrhéens qui habitent la montagne se sont ligués contre nous. » Josué monta de Galgala, lui et tous les gens de guerre avec lui, et tous les vaillants guerriers. Yahweh dit à Josué : « Ne les crains point, car je les ai livrés entre tes mains, et pas un d’eux ne tiendra devant toi. » Josué vint sur eux subitement ; il avait monté de Galgala toute la nuit. Et Yahweh jeta sur eux le trouble devant Israël ; Israël leur infligea une grande défaite près de Gabaon, les poursuivit sur le chemin qui monte à Béthoron, et les battit jusqu’à Azéca et Macéda. Comme ils fuyaient devant Israël, à la descente de Béthoron, Yahweh fit tomber du ciel sur eux de grosses pierres jusqu’à Azéca, et ils moururent ; ceux qui moururent par les pierres de grêle furent plus nombreux que ceux qui furent tués par l’épée des enfants d’Israël. Alors Josué parla à Yahweh, le jour où Yahweh livra les Amorrhéens aux enfants d’Israël, et il dit à la vue d’Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, et toi, lune, sur la vallée d’Ajalon ! Et le soleil s’arrêta, et la lune se tint immobile, jusqu’à ce que la nation se fut vengée de ses ennemis. Cela n’est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Et le soleil s’arrêta au milieu du ciel, et ne se hâta point de se coucher, presque un jour entier. Il n’y eut pas, ni avant ni après, de jour comme celui-là, où Yahweh obéit à la voix d’un homme ; car Yahweh combattait pour Israël.  

Et, tout près, Bet-Shémesh, la cité sacerdotale de Juda, où les Philistins rendirent l’Arche avec l’offrande en or, imposée au peuple par les devins et les prêtres pour être libérés des fléaux qui tourmentaient les Philistins coupables. 1 Samuel 6,1-15 : L’arche de Yahweh fut sept mois dans le pays des Philistins. Et les Philistins appelèrent les prêtres et les devins et leur dirent : « Que ferons-nous de l’arche de Yahweh ? Faites-nous connaître comment nous devons la renvoyer en son lieu. » Ils répondirent : « Si vous renvoyez l’arche du Dieu d’Israël, ne la renvoyez pas à vide, mais ne manquez pas de lui faire une offrande de réparation ; vous guérirez alors et vous saurez pourquoi sa main ne s’est pas retirée de vous. Les Philistins dirent : « Quelle offrande de réparation lui feront-nous ? » Ils répondirent : « Cinq tumeurs d’or et cinq souris d’or, selon le nombre des princes des Philistins, car une même plaie a été sur vous et sur vos princes. Faites donc des figures de vos tumeurs et des figures de vos souris qui ravagent le pays, et donnez ainsi gloire au Dieu d’Israël : peut-être cessera-t-il d’appesantir sa main sur vous, sur vos dieux et sur votre pays. Pourquoi endurciriez-vous votre cœur, comme l’Égypte et Pharaon ont endurci le leur ? N’ont-il pas, lorsqu’il eut exercé ses châtiments sur eux, laissé partir les enfants d’Israël ? Maintenant donc faites un chariot neuf, et prenez deux vaches qui allaitent et qui n’aient point porté le joug ; attelez les vaches au chariot, et ramenez loin d’elles leurs petits à l’étable. Vous prendrez l’arche de Yahweh et vous la mettrez sur le chariot ; puis, ayant placé à côté d’elle, dans un coffret, les objets d’or que vous aurez donnés en offrande de réparation, vous la renverrez et elle s’en ira. Suivez-la du regard : si elle monte par le chemin de sa frontière, vers Beth-Samès, c’est Yahweh qui nous a fait ce grand mal ; sinon, nous saurons que ce n’est pas sa main qui nous a frappés, et que cela nous est arrivé par hasard. »

Ces gens firent ainsi ; ayant pris deux vaches qui allaitaient, ils les attelèrent au chariot et ils enfermèrent leurs petits dans l’étable. Ils mirent sur le chariot l’arche de Yahweh, et le coffret avec les souris d’or et les figures de leurs tumeurs. Les vaches prirent tout droit le chemin de Beth-Samès ; elles suivirent toujours la même route en marchant et en mugissant, sans se détourner ni à droite ni à gauche. Les princes des Philistins allèrent derrière elles jusqu’à la frontière de Beth-Samès. Les gens de Beth-Samès étaient à moissonner le blé dans la vallée. Levant les yeux, ils aperçurent l’arche, et se réjouirent en la voyant. Le chariot arriva dans le champ de Josué le Bethsamite et s’y arrêta. Il y avait là une grosse pierre. On fendit le bois du chariot et l’on offrit les vaches en holocauste à Yahweh. Les Lévites, après avoir descendu l’arche de Yahweh, et le coffret qui était auprès, renfermant les objets d’or, posèrent le tout sur la grosse pierre. Les gens de Beth-Samès offrirent en ce jour-là des holocaustes et des sacrifices à Yahweh.

Et voilà là-bas Çoréa, en plein soleil, la patrie de Samson. Saràa, Sar’a, Tsor’ah, Tsorea, Çoréa, Soréa. Cf. Juges 13,2 : Il y avait un homme de Saraa, de la famille des Danites, nommé Manué ; sa femme était stérile, et n’avait pas enfanté.

Et, un peu plus à l’est, Timna, où il se maria et où il fit tant de prouesses, mais aussi de sottises.  Timnata, Timnatha, Timna. D'après Maria Valtorta, Timnatah se situerait donc un peu à l'est de Saara, ce qui reste tout à fait compatible avec le contexte biblique Juges 13,1-6 | Juges 14,1-5 | Josué 15,10-57 | Josué 19,43 | 2 Chroniques 28,18. Ce qui inciterait à la rechercher à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Bethléem. (Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l’Évangile d’après Maria Valtorta).        

Où il se maria et où il fit tant de prouesses, mais aussi de sottises   Juges 14,1-20 : Samson descendit à Thamna, et il vit à Thamna une femme d’entre les filles des Philistins. Lorsqu’il fut remonté, il le déclara à son père et à sa mère, en disant : « J’ai vu à Thamna une femme d’entre les filles des Philistins ; prenez-la maintenant pour être ma femme. » Son père et sa mère lui dirent : « N’y a-t-il point de femme parmi les filles de tes frères et dans tout notre peuple, que tu ailles prendre une femme chez les Philistins, qui sont incirconcis ? » Et Samson dit à son père : « Prends celle-là pour moi, car elle me plaît. » Son père et sa mère ne savaient pas que cela venait de Yahweh ; car il cherchait une occasion de querelle venant des Philistins. — En ce temps-là les Philistins dominaient sur Israël. Samson descendit avec son père et sa mère à Thamna. Lorsqu’ils arrivèrent aux vignes de Thamna, voici qu’un jeune lion rugissant vint à sa rencontre. L’Esprit de Yahweh saisit Samson ; et, sans avoir rien à la main, Samson déchira le lion comme on déchire un chevreau. Et il ne raconta pas à son père et à sa mère ce qu’il avait fait.

Il descendit et parla à la femme, et elle lui plut. Quelque temps après, s’étant rendu de nouveau à Thamna pour la prendre, il fit un détour pour voir le cadavre du lion, et voici qu’il y avait un essaim d’abeilles et du miel dans le corps du lion. Il en prit dans ses mains et en mangea chemin faisant ; et lorsqu’il fut arrivé près de son père et de sa mère, il leur en donna et ils en mangèrent ; mais il ne leur dit pas qu’il avait pris le miel dans le corps du lion. Le père de Samson descendit chez la femme ; et là, Samson donna un festin, car c’était la coutume des jeunes gens. Dès qu’on le vit, on invita trente compagnons pour être avec lui.

Samson leur dit : « Je vais vous proposer une énigme. Si vous me l’expliquez pendant les sept jours du festin et si vous la devinez, je vous donnerai trente tuniques et trente vêtements de rechange ; mais si vous me pouvez pas me l’expliquer, c’est vous qui me donnerez trente tuniques et trente vêtements de rechange. » Ils lui dirent : « Propose ton énigme, que nous l’entendions. » Il leur dit : « De celui qui mange est sorti ce qui se mange, du fort est sorti le doux. » Pendant trois jours, ils ne purent expliquer l’énigme. Le septième jour, ils dirent à la femme de Samson : « Persuade à ton mari de nous expliquer l’énigme ; sinon, nous te brûlerons, toi et la maison de ton père. C’est pour nous dépouiller que vous nous avez invités, sans doute ? » La femme de Samson pleurait auprès de lui et disait : « Tu n’as pour moi que de la haine, et tu me m’aimes pas. Tu as proposé une énigme aux fils de mon peuple, et tu ne me l’as pas expliquée ! » Il lui répondit : « Je ne l’ai expliquée ni à mon père ni à ma mère, et je te l’expliquerais ! » Elle pleura ainsi devant lui pendant les sept jours que dura le festin ; le septième jour, comme elle le tourmentait, il lui expliqua l’énigme, et elle l’expliqua aux enfants de son peuple. Les gens de la ville dirent à Samson, le septième jour, avant le coucher du soleil : « Quoi de plus doux que le miel, et quoi de plus fort que le lion ? » Et il leur dit : « Si vous n’aviez pas labouré avec ma génisse, vous n’auriez pas deviné mon énigme. »

L’Esprit de Yahweh le saisit, et il descendit à Ascalon. Il y tua trente hommes et, ayant pris leurs dépouilles, il donna les vêtements de rechange à ceux qui avaient expliqué l’énigme. Puis, enflammé de colère, il monta à la maison de son père. La femme de Samson fut donnée à l’un de ses compagnons qu’il s’était choisi pour ami.

Et là, Azeqa et Soko, alors camp philistin. 1 Samuel 17,1 : Les Philistins, ayant rassemblé leurs armées pour faire la guerre, se réunirent à Socho, qui appartient à Juda ; ils campèrent entre Socho et Azéca, à Ephès-Dommim.

Plus bas encore, voici Zanuah, une des villes de Judée. Szanoé, Zanuah, Zanoah, Zano’akh. Citée en Josué 15,56 : « Jezraël, Jucadam, Zanoé »  

Et ici – tournez-vous – voici la vallée du Térébinthe où David battit Goliath. Cf. 1 Samuel 17,2-54 : Saül et les hommes d’Israël se rassemblèrent aussi et campèrent dans la vallée de Térébinthe ; ils se rangèrent en bataille en face des Philistins. Les Philistins étaient postés sur la montagne d’un côté, et Israël était posté sur la montagne de l’autre côté : la vallée était entre eux. Alors sortit des camps des Philistins un champion ; il se nommait Goliath, il était de Geth, et sa taille était de six coudées et un palme. Un casque d’airain couvrait sa tête, et il portait une cuirasse à écailles ; et le poids de la cuirasse était de cinq mille sicles d’airain. Il avait aux pieds une chaussure d’airain et un javelot d’airain entre ses épaules. Le bois de sa lance était comme une ensouple de tisserand, et la pointe de sa lance pesait six cents sicles de fer ; celui qui portait son bouclier marchait devant lui. Goliath s’arrêta et, s’adressant aux bataillons d’Israël, il leur cria : « Pourquoi êtes-vous sortis pour vous ranger en bataille ? Ne suis-je pas le Philistin, et n’êtes-vous pas les esclaves de Saül ? Choisissez un homme qui descende contre moi. S’il l’emporte en se battant avec moi et qu’il me tue, nous vous serons assujettis ; mais si je l’emporte sur lui et que je le tue, vous nous serez assujettis et vous nous servirez. »

Le Philistin ajouta : « Je jette aujourd’hui ce défi à l’armée d’Israël : Donnez-moi un homme, et nous nous battrons ensemble. » En entendant ces paroles du Philistin, Saül et tout Israël furent effrayés et saisis d’une grande crainte. Or David était fils de cet Ephratéen de Bethléem de Juda nommé Isaï, qui avait huit fils ; cet homme, au temps de Saül, était vieux, avancé en âge. Les trois fils aînés d’Isaï étaient allés suivre Saül à la guerre ; et les noms de ces trois fils qui étaient allés à la guerre étaient Eliab l’aîné, Abinadab le second, et Samma le troisième. David était le plus jeune. Les trois aînés suivaient Saül, et David allait et venait d’auprès de Saül, pour paître les brebis de son père à Bethléem. Le Philistin s’avançait matin et soir, et il se présenta pendant quarante jours. Isaï dit à David, son fils : « Prends pour tes frères cet épha de grain rôti et ces dix pains, et cours au camp vers tes frères. Et ces dix fromages, porte-les au chef de leur millier. Tu visiteras tes frères pour voir s’ils se portent bien, et tu prendras d’eux un gage. Saül et eux, et tous les hommes d’Israël, sont dans la vallée de Térébinthe, faisant la guerre aux Philistins. »

David se leva de bon matin et, laissant les brebis à un gardien, il prit les provisions et partit, comme Isaï le lui avait commandé. Quand il arriva au campement, l’armée sortait du camp pour se ranger en bataille et on poussait des cris de guerre. Israélites et Philistins se rangèrent en ligne, troupe contre troupe. David déposa ses bagages entre les mains du gardien des bagages, et courut vers la troupe. Aussitôt arrivé, il demanda à ses frères comment ils se portaient. Pendant qu’il s’entretenait avec eux, voici que le champion, — il se nommait Goliath, le Philistin de Geth, — s’avança hors des rangs des Philistins, tenant les mêmes discours et David l’entendit. En voyant cet homme, tous ceux d’Israël se retirèrent devant lui, saisis d’une grande crainte. Un Israélite dit : « Voyez-vous cet homme qui s’avance ? C’est pour défier Israël qu’il s’avance. Celui qui le tuera, le roi le comblera de grandes richesses, il lui donnera sa fille et il affranchira de toute charge la maison de son père en Israël. » David dit aux hommes qui se tenaient près de lui : « Que fera-t-on à celui qui tuera ce Philistin et qui ôtera l’opprobre de dessus Israël ? Qui est donc ce Philistin, cet incirconcis, pour insulter les troupes du Dieu vivant ? » Le peuple lui répéta les mêmes paroles, en disant : « Voilà ce qu’on fera à celui qui le tuera. » Eliab, son frère aîné, l’entendit parler aux hommes, et la colère d’Eliab s’enflamma contre David, et il dit : « Pourquoi es-tu descendu, et à qui as-tu laissé ce petit nombre de brebis dans le désert ? Je connais ton orgueil et la malice de ton cœur ; c’est pour voir la bataille que tu es descendu. »

David répondit : « Qu’ai-je fait maintenant ? N’est-ce pas une simple parole ? » Et, se détournant de lui pour s’adresser à un autre, il tint le même langage ; et le peuple lui répondit comme la première fois. Lorsqu’on eut entendu les paroles prononcées par David, on les rapporta à Saül, qui le fit venir. David dit à Saül : « Que le cœur ne défaille à personne ! Ton serviteur ira combattre contre ce Philistin. » Saül dit à David : « Tu ne peux aller contre ce Philistin pour combattre avec lui, car tu es un enfant, et il est un homme de guerre depuis sa jeunesse. » David dit à Saül : « Lorsque ton serviteur faisait paître les brebis de son père, et qu’un lion ou un ours venait et enlevait une brebis du troupeau, je me mettais à sa poursuite, je le frappais et j’arrachais la brebis de sa gueule ; s’il se dressait contre moi, je le saisissais à la mâchoire, je le frappais et je le tuais. Ton serviteur a tué le lion comme l’ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis, comme de l’un d’eux, car il a insulté les troupes du Dieu vivant. » David ajouta : « Yahweh qui m’a délivré du lion et de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin. » Et Saül dit à David : « Va, et que Yahweh soit avec toi ! »

Saül fit revêtir David de ses habits, mit sur sa tête un casque d’airain et l’endossa d’une cuirasse ; puis David ceignit l’épée de Saül par-dessus son armure, et il essaya de marcher, car il n’avait jamais essayé d’armure. David dit à Saül : « Je ne puis marcher avec ces armes, je n’y suis point accoutumé. » Et, s’en étant débarrassé, David prit en main son bâton, choisit dans le torrent cinq cailloux polis et les mit dans son sac de berger, dans sa gibecière. Puis, sa fronde à la main, il s’avança vers le Philistin. Le Philistin s’approcha peu à peu de David, précédé de l’homme qui portait le bouclier. Le Philistin regarda, vit David et le méprisa, car il était très jeune, blond et beau de visage. Le Philistin dit à David : « Suis-je un chien, que tu viennes à moi avec un bâton ? » Et le Philistin maudit David par ses dieux. Et le Philistin dit à David : « Viens à moi, que je donne ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs. » David répondit au Philistin : « Tu viens à moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi je viens à toi au nom de Yahweh des armées, du Dieu des bataillons d’Israël, que tu as insulté. Aujourd’hui Yahweh te livrera entre mes mains, je te frapperai et j’enlèverai ta tête de dessus toi ; aujourd’hui je donnerai les cadavres de l’armée des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre ; et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu ; et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ou par la lance que Yahweh sauve, car à Yahweh appartient la guerre, et il vous a livrés entre nos mains. »

Le Philistin, s’étant levé, se mit en marche et s’avança au-devant de David, et David se hâta de courir, vers le front de la troupe, à la rencontre du Philistin. David mit la main dans sa gibecière, en retira une pierre et la lança avec sa fronde ; il frappa le Philistin au front, et la pierre s’enfonça dans son front, et il tomba le visage contre terre. Ainsi David, avec une fronde et une pierre, fut plus fort que le Philistin, il frappa à mort le Philistin. Et il n’y avait pas d’épée dans la main de David. David courut, s’arrêta près du Philistin et, s’étant saisi de son épée qu’il tira du fourreau, il le tua et lui coupa la tête avec elle. Voyant leur héros mort, les Philistins prirent la fuite. Et les hommes d’Israël et de Juda se levèrent, en poussant des cris, et poursuivirent les Philistins jusqu’à l’entrée de Geth et jusqu’aux portes d’Accaron. Les cadavres des Philistins jonchèrent le chemin de Saraïm jusqu’à Geth et jusqu’à Accaron. À leur retour de la poursuite des Philistins, les enfants d’Israël pillèrent leur camp. David prit la tête du Philistin et la fit porter à Jérusalem, et il mit dans sa tente les armes du Philistin.

Là, c’est Maqqeda, où Josué défit les Amorrites. Macéda, Makkedah, Maqqeda. Cf. Josué 10,10-41 | Josué 15,41.  Josué 10, 10-41 : Et Yahweh jeta sur eux le trouble devant Israël ; Israël leur infligea une grande défaite près de Gabaon, les poursuivit sur le chemin qui monte à Béthoron, et les battit jusqu’à Azéca et Macéda. Comme ils fuyaient devant Israël, à la descente de Béthoron, Yahweh fit tomber du ciel sur eux de grosses pierres jusqu’à Azéca, et ils moururent ; ceux qui moururent par les pierres de grêle furent plus nombreux que ceux qui furent tués par l’épée des enfants d’Israël. Alors Josué parla à Yahweh, le jour où Yahweh livra les Amorrhéens aux enfants d’Israël, et il dit à la vue d’Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, et toi, lune, sur la vallée d’Ajalon ! Et le soleil s’arrêta, et la lune se tint immobile, jusqu’à ce que la nation se fut vengée de ses ennemis. Cela n’est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Et le soleil s’arrêta au milieu du ciel, et ne se hâta point de se coucher, presque un jour entier. Il n’y eut pas, ni avant ni après, de jour comme celui-là, où Yahweh obéit à la voix d’un homme ; car Yahweh combattait pour Israël.   

Josué, et tout Israël avec lui, passa de Lebna à Lachis ; il établit son camp devant elle et l’attaqua. Et Yahweh livra Lachis entre les mains d’Israël, qui la prit le second jour, et la frappa du tranchant de l’épée, elle et tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, comme il avait fait pour Lebna. — Alors Horam, roi de Gaser, monta pour secourir Lachis ; Josué le battit, lui et son peuple, sans laisser échapper personne. Josué, et tout Israël avec lui, passa de Lachis à Eglon ; ils établirent leur camp devant elle et l’attaquèrent. Ils la prirent le même jour, et la frappèrent du tranchant de l’épée ; tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, Josué les dévoua par anathème ce jour-là, selon tout ce qu’il avait fait pour Lachis.

Josué, et tout Israël avec lui, monta d’Églon à Hébron, et ils l’attaquèrent. L’ayant prise, ils la frappèrent du tranchant de l’épée, elle, son roi, toutes les villes de sa dépendance et tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, sans laisser échapper personne, comme Josué avait fait pour Eglon ; et il la dévoua par anathème, avec tous les êtres vivants qui s’y trouvaient. Josué, et tout Israël avec lui, se tourna vers Dabir, et il l’attaqua. Il la prit, elle, son roi et toutes les villes de sa dépendance ; et ils les frappèrent du tranchant de l’épée, et ils dévouèrent par anathème tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, sans laisser échapper personne. Josué traita Dabir et son roi comme il avait traité Hébron, et comme il avait traité Lebna et son roi. Josué frappa tout le pays : la Montagne, le Négéb, le bas pays et les coteaux, avec tous leurs rois, sans laisser échapper personne, dévouant par anathème tout ce qui avait vie, comme l’avait ordonné Yahweh, le Dieu d’Israël. Josué les battit de Cadès-Barné à Gaza, et tout le pays de Gosen jusqu’à Gabaon.

Josué 15, 41 : Gideroth, Beth-Dagon, Naama et Macéda : seize ville et leurs villages.

Tournez-vous encore. Vous voyez cette montagne solitaire au milieu de la plaine qui appartenait autrefois aux Philistins ? Là se trouve Gat, patrie de Goliath et lieu de refuge pour David auprès d’Akish pour fuir la folle colère de Saül. Get, Gath, Tel es-Safieh. Plusieurs fois mentionnée dans la Bible (dont 1 Samuel 17,4). Le site fut identifié en 1887 mais c’est seulement en 2001 que des fouilles ont confirmé les hypothèses antérieures. La description de Maria Valtorta n’en est que plus remarquable (Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l’Évangile d’après Maria Valtorta).         

Là se trouve Gat, patrie de Goliath et lieu de refuge pour David auprès d’Akish pour fuir la folle colère de Saül. Cf. 1 Samuel 27,1-4 : David se dit à lui-même : « Je périrai un jour par la main de Saül ; il n’y a rien de mieux pour moi que de me réfugier promptement au pays des Philistins, afin que Saül renonce à me chercher encore dans tout le territoire d’Israël ; j’échapperai ainsi à sa main. » Et David s’étant levé, lui et les six cents hommes qui étaient avec lui, ils passèrent chez Achis, fils de Maoch, roi de Geth. David demeura auprès d’Achis, à Geth, lui et ses gens, chacun avec sa famille, et David avec ses deux femmes, Achinoam de Jezraël, et Abigaïl de Carmel, femme de Nabal. On annonça à Saül que David s’était enfui à Geth, et il ne recommença pas à le poursuivre.    

Cet horizon ouvert, ce sont les plaines de la terre très fertile des Philistins. Nous irons par là jusqu’à Ramlé. Ramlé, Ramla, Ramleh. Ramlé est présentée par les historiens comme la seule cité de Palestine fondée par les arabes, bâtie vers 705-715 par le calife Suleiman ibn Abed al-Malik. Le fait que le nom soit «cité par Jésus» semble indiquer une existence bien antérieure au 8e siècle (Jean-François Lavère, Dictionnaire géographique de l’Évangile d’après Maria Valtorta).          

________________________________________________________________________________________________

Livre de Josué 10, 1-51 (Gérimot | Maggeda)

Jos 10,1-51 : Adonisédec, roi de Jérusalem, apprit que Josué s’était emparé d’Haï et l’avait dévouée par anathème, qu’il avait traité Haï et son roi comme il avait traité Jéricho et son roi, et que les habitants de Gabaon, ayant fait la paix avec Israël, étaient au milieu d’eux. Il eut alors une grande crainte ; car Gabaon était une grande ville, comme une des villes royales, plus grande même qu’Haï, et tous ses hommes étaient vaillants. Adonisédec, roi de Jérusalem, envoya dire à Oham, roi d’Hébron, à Pharam, roi de Jérimoth, à Japhia, roi de Lachis, et à Dabir, roi d’Eglon : « Montez vers moi et venez à mon aide, afin que nous frappions Gabaon, car elle a fait la paix avec Josué et avec les enfants d’Israël. » Ainsi cinq rois des Amorrhéens, le roi de Jérusalem, le roi d’Hébron, le roi de Jérimoth, le roi de Lachis et le roi d’Eglon, se rassemblèrent et montèrent avec toutes leurs armées ; ils établirent leur camp près de Gabaon et l’assiégèrent. Les gens de Gabaon envoyèrent dire à Josué, au camp de Galgala : « Ne refuse pas ta main à tes serviteurs, hâte-toi de monter vers nous, délivre-nous, donne-nous du secours ; car tous les rois des Amorrhéens qui habitent la montagne se sont ligués contre nous. » Josué monta de Galgala, lui et tous les gens de guerre avec lui, et tous les vaillants guerriers. Yahweh dit à Josué : « Ne les crains point, car je les ai livrés entre tes mains, et pas un d’eux ne tiendra devant toi. » Josué vint sur eux subitement ; il avait monté de Galgala toute la nuit. Et Yahweh jeta sur eux le trouble devant Israël ; Israël leur infligea une grande défaite près de Gabaon, les poursuivit sur le chemin qui monte à Béthoron, et les battit jusqu’à Azéca et Macéda. Comme ils fuyaient devant Israël, à la descente de Béthoron, Yahweh fit tomber du ciel sur eux de grosses pierres jusqu’à Azéca, et ils moururent ; ceux qui moururent par les pierres de grêle furent plus nombreux que ceux qui furent tués par l’épée des enfants d’Israël. Alors Josué parla à Yahweh, le jour où Yahweh livra les Amorrhéens aux enfants d’Israël, et il dit à la vue d’Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, et toi, lune, sur la vallée d’Ajalon ! Et le soleil s’arrêta, et la lune se tint immobile, jusqu’à ce que la nation se fut vengée de ses ennemis. Cela n’est-il pas écrit dans le livre du Juste ? Et le soleil s’arrêta au milieu du ciel, et ne se hâta point de se coucher, presque un jour entier. Il n’y eut pas, ni avant ni après, de jour comme celui-là, où Yahweh obéit à la voix d’un homme ; car Yahweh combattait pour Israël.

Josué, et tout Israël avec lui, passa de Lebna à Lachis ; il établit son camp devant elle et l’attaqua. Et Yahweh livra Lachis entre les mains d’Israël, qui la prit le second jour, et la frappa du tranchant de l’épée, elle et tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, comme il avait fait pour Lebna. — Alors Horam, roi de Gaser, monta pour secourir Lachis ; Josué le battit, lui et son peuple, sans laisser échapper personne. Josué, et tout Israël avec lui, passa de Lachis à Eglon ; ils établirent leur camp devant elle et l’attaquèrent. Ils la prirent le même jour, et la frappèrent du tranchant de l’épée ; tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, Josué les dévoua par anathème ce jour-là, selon tout ce qu’il avait fait pour Lachis.

Josué, et tout Israël avec lui, monta d’Églon à Hébron, et ils l’attaquèrent. L’ayant prise, ils la frappèrent du tranchant de l’épée, elle, son roi, toutes les villes de sa dépendance et tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, sans laisser échapper personne, comme Josué avait fait pour Eglon ; et il la dévoua par anathème, avec tous les êtres vivants qui s’y trouvaient. Josué, et tout Israël avec lui, se tourna vers Dabir, et il l’attaqua. Il la prit, elle, son roi et toutes les villes de sa dépendance ; et ils les frappèrent du tranchant de l’épée, et ils dévouèrent par anathème tous les êtres vivants qui s’y trouvaient, sans laisser échapper personne. Josué traita Dabir et son roi comme il avait traité Hébron, et comme il avait traité Lebna et son roi. Josué frappa tout le pays : la Montagne, le Négéb, le bas pays et les coteaux, avec tous leurs rois, sans laisser échapper personne, dévouant par anathème tout ce qui avait vie, comme l’avait ordonné Yahweh, le Dieu d’Israël. Josué les battit de Cadès-Barné à Gaza, et tout le pays de Gosen jusqu’à Gabaon.

Livre de Josué 15, 41 (Macéda)

Js 15, 41 : Gideroth, Beth-Dagon, Naama et Macéda : seize ville et leurs villages.

Livre de Josué 15, 56 (Zanuah)

Js 15,56 : « Jezraël, Jucadam, Zanoé »

Premier Livre de Samuel 6, 1-15 (Bet-Shémesh - L'Arche rendue par les Philistins)

1 S 6,1-15 : L’arche de Yahweh fut sept mois dans le pays des Philistins. Et les Philistins appelèrent les prêtres et les devins et leur dirent : « Que ferons-nous de l’arche de Yahweh ? Faites-nous connaître comment nous devons la renvoyer en son lieu. » Ils répondirent : « Si vous renvoyez l’arche du Dieu d’Israël, ne la renvoyez pas à vide, mais ne manquez pas de lui faire une offrande de réparation ; vous guérirez alors et vous saurez pourquoi sa main ne s’est pas retirée de vous. Les Philistins dirent : « Quelle offrande de réparation lui feront-nous ? » Ils répondirent : « Cinq tumeurs d’or et cinq souris d’or, selon le nombre des princes des Philistins, car une même plaie a été sur vous et sur vos princes. Faites donc des figures de vos tumeurs et des figures de vos souris qui ravagent le pays, et donnez ainsi gloire au Dieu d’Israël : peut-être cessera-t-il d’appesantir sa main sur vous, sur vos dieux et sur votre pays. Pourquoi endurciriez-vous votre cœur, comme l’Égypte et Pharaon ont endurci le leur ? N’ont-il pas, lorsqu’il eut exercé ses châtiments sur eux, laissé partir les enfants d’Israël ? Maintenant donc faites un chariot neuf, et prenez deux vaches qui allaitent et qui n’aient point porté le joug ; attelez les vaches au chariot, et ramenez loin d’elles leurs petits à l’étable. Vous prendrez l’arche de Yahweh et vous la mettrez sur le chariot ; puis, ayant placé à côté d’elle, dans un coffret, les objets d’or que vous aurez donnés en offrande de réparation, vous la renverrez et elle s’en ira. Suivez-la du regard : si elle monte par le chemin de sa frontière, vers Beth-Samès, c’est Yahweh qui nous a fait ce grand mal ; sinon, nous saurons que ce n’est pas sa main qui nous a frappés, et que cela nous est arrivé par hasard. »

Ces gens firent ainsi ; ayant pris deux vaches qui allaitaient, ils les attelèrent au chariot et ils enfermèrent leurs petits dans l’étable. Ils mirent sur le chariot l’arche de Yahweh, et le coffret avec les souris d’or et les figures de leurs tumeurs. Les vaches prirent tout droit le chemin de Beth-Samès ; elles suivirent toujours la même route en marchant et en mugissant, sans se détourner ni à droite ni à gauche. Les princes des Philistins allèrent derrière elles jusqu’à la frontière de Beth-Samès. Les gens de Beth-Samès étaient à moissonner le blé dans la vallée. Levant les yeux, ils aperçurent l’arche, et se réjouirent en la voyant. Le chariot arriva dans le champ de Josué le Bethsamite et s’y arrêta. Il y avait là une grosse pierre. On fendit le bois du chariot et l’on offrit les vaches en holocauste à Yahweh. Les Lévites, après avoir descendu l’arche de Yahweh, et le coffret qui était auprès, renfermant les objets d’or, posèrent le tout sur la grosse pierre. Les gens de Beth-Samès offrirent en ce jour-là des holocaustes et des sacrifices à Yahweh.

Premier livre de Samuel 17, 1-54 (Gat | Soco | Azéqa | Vallée de Tébérinthe | David et Goliath)

1 S 17,1 : Les Philistins, ayant rassemblé leurs armées pour faire la guerre, se réunirent à Socho, qui appartient à Juda ; ils campèrent entre Socho et Azéca, à Ephès-Dommim.

1 S 17,2-54 : Saül et les hommes d’Israël se rassemblèrent aussi et campèrent dans la vallée de Térébinthe ; ils se rangèrent en bataille en face des Philistins. Les Philistins étaient postés sur la montagne d’un côté, et Israël était posté sur la montagne de l’autre côté : la vallée était entre eux. Alors sortit des camps des Philistins un champion ; il se nommait Goliath, il était de Geth, et sa taille était de six coudées et un palme. Un casque d’airain couvrait sa tête, et il portait une cuirasse à écailles ; et le poids de la cuirasse était de cinq mille sicles d’airain. Il avait aux pieds une chaussure d’airain et un javelot d’airain entre ses épaules. Le bois de sa lance était comme une ensouple de tisserand, et la pointe de sa lance pesait six cents sicles de fer ; celui qui portait son bouclier marchait devant lui. Goliath s’arrêta et, s’adressant aux bataillons d’Israël, il leur cria : « Pourquoi êtes-vous sortis pour vous ranger en bataille ? Ne suis-je pas le Philistin, et n’êtes-vous pas les esclaves de Saül ? Choisissez un homme qui descende contre moi. S’il l’emporte en se battant avec moi et qu’il me tue, nous vous serons assujettis ; mais si je l’emporte sur lui et que je le tue, vous nous serez assujettis et vous nous servirez. »

Le Philistin ajouta : « Je jette aujourd’hui ce défi à l’armée d’Israël : Donnez-moi un homme, et nous nous battrons ensemble. » En entendant ces paroles du Philistin, Saül et tout Israël furent effrayés et saisis d’une grande crainte. Or David était fils de cet Ephratéen de Bethléem de Juda nommé Isaï, qui avait huit fils ; cet homme, au temps de Saül, était vieux, avancé en âge. Les trois fils aînés d’Isaï étaient allés suivre Saül à la guerre ; et les noms de ces trois fils qui étaient allés à la guerre étaient Eliab l’aîné, Abinadab le second, et Samma le troisième. David était le plus jeune. Les trois aînés suivaient Saül, et David allait et venait d’auprès de Saül, pour paître les brebis de son père à Bethléem. Le Philistin s’avançait matin et soir, et il se présenta pendant quarante jours. Isaï dit à David, son fils : « Prends pour tes frères cet épha de grain rôti et ces dix pains, et cours au camp vers tes frères. Et ces dix fromages, porte-les au chef de leur millier. Tu visiteras tes frères pour voir s’ils se portent bien, et tu prendras d’eux un gage. Saül et eux, et tous les hommes d’Israël, sont dans la vallée de Térébinthe, faisant la guerre aux Philistins. »

David se leva de bon matin et, laissant les brebis à un gardien, il prit les provisions et partit, comme Isaï le lui avait commandé. Quand il arriva au campement, l’armée sortait du camp pour se ranger en bataille et on poussait des cris de guerre. Israélites et Philistins se rangèrent en ligne, troupe contre troupe. David déposa ses bagages entre les mains du gardien des bagages, et courut vers la troupe. Aussitôt arrivé, il demanda à ses frères comment ils se portaient. Pendant qu’il s’entretenait avec eux, voici que le champion, — il se nommait Goliath, le Philistin de Geth, — s’avança hors des rangs des Philistins, tenant les mêmes discours et David l’entendit. En voyant cet homme, tous ceux d’Israël se retirèrent devant lui, saisis d’une grande crainte. Un Israélite dit : « Voyez-vous cet homme qui s’avance ? C’est pour défier Israël qu’il s’avance. Celui qui le tuera, le roi le comblera de grandes richesses, il lui donnera sa fille et il affranchira de toute charge la maison de son père en Israël. » David dit aux hommes qui se tenaient près de lui : « Que fera-t-on à celui qui tuera ce Philistin et qui ôtera l’opprobre de dessus Israël ? Qui est donc ce Philistin, cet incirconcis, pour insulter les troupes du Dieu vivant ? » Le peuple lui répéta les mêmes paroles, en disant : « Voilà ce qu’on fera à celui qui le tuera. » Eliab, son frère aîné, l’entendit parler aux hommes, et la colère d’Eliab s’enflamma contre David, et il dit : « Pourquoi es-tu descendu, et à qui as-tu laissé ce petit nombre de brebis dans le désert ? Je connais ton orgueil et la malice de ton cœur ; c’est pour voir la bataille que tu es descendu. »

David répondit : « Qu’ai-je fait maintenant ? N’est-ce pas une simple parole ? » Et, se détournant de lui pour s’adresser à un autre, il tint le même langage ; et le peuple lui répondit comme la première fois. Lorsqu’on eut entendu les paroles prononcées par David, on les rapporta à Saül, qui le fit venir. David dit à Saül : « Que le cœur ne défaille à personne ! Ton serviteur ira combattre contre ce Philistin. » Saül dit à David : « Tu ne peux aller contre ce Philistin pour combattre avec lui, car tu es un enfant, et il est un homme de guerre depuis sa jeunesse. » David dit à Saül : « Lorsque ton serviteur faisait paître les brebis de son père, et qu’un lion ou un ours venait et enlevait une brebis du troupeau, je me mettais à sa poursuite, je le frappais et j’arrachais la brebis de sa gueule ; s’il se dressait contre moi, je le saisissais à la mâchoire, je le frappais et je le tuais. Ton serviteur a tué le lion comme l’ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis, comme de l’un d’eux, car il a insulté les troupes du Dieu vivant. » David ajouta : « Yahweh qui m’a délivré du lion et de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin. » Et Saül dit à David : « Va, et que Yahweh soit avec toi ! »

Saül fit revêtir David de ses habits, mit sur sa tête un casque d’airain et l’endossa d’une cuirasse ; puis David ceignit l’épée de Saül par-dessus son armure, et il essaya de marcher, car il n’avait jamais essayé d’armure. David dit à Saül : « Je ne puis marcher avec ces armes, je n’y suis point accoutumé. » Et, s’en étant débarrassé, David prit en main son bâton, choisit dans le torrent cinq cailloux polis et les mit dans son sac de berger, dans sa gibecière. Puis, sa fronde à la main, il s’avança vers le Philistin. Le Philistin s’approcha peu à peu de David, précédé de l’homme qui portait le bouclier. Le Philistin regarda, vit David et le méprisa, car il était très jeune, blond et beau de visage. Le Philistin dit à David : « Suis-je un chien, que tu viennes à moi avec un bâton ? » Et le Philistin maudit David par ses dieux. Et le Philistin dit à David : « Viens à moi, que je donne ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs. » David répondit au Philistin : « Tu viens à moi avec l’épée, la lance et le javelot ; et moi je viens à toi au nom de Yahweh des armées, du Dieu des bataillons d’Israël, que tu as insulté. Aujourd’hui Yahweh te livrera entre mes mains, je te frapperai et j’enlèverai ta tête de dessus toi ; aujourd’hui je donnerai les cadavres de l’armée des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre ; et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu ; et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ou par la lance que Yahweh sauve, car à Yahweh appartient la guerre, et il vous a livrés entre nos mains. »

Le Philistin, s’étant levé, se mit en marche et s’avança au-devant de David, et David se hâta de courir, vers le front de la troupe, à la rencontre du Philistin. David mit la main dans sa gibecière, en retira une pierre et la lança avec sa fronde ; il frappa le Philistin au front, et la pierre s’enfonça dans son front, et il tomba le visage contre terre. Ainsi David, avec une fronde et une pierre, fut plus fort que le Philistin, il frappa à mort le Philistin. Et il n’y avait pas d’épée dans la main de David. David courut, s’arrêta près du Philistin et, s’étant saisi de son épée qu’il tira du fourreau, il le tua et lui coupa la tête avec elle. Voyant leur héros mort, les Philistins prirent la fuite. Et les hommes d’Israël et de Juda se levèrent, en poussant des cris, et poursuivirent les Philistins jusqu’à l’entrée de Geth et jusqu’aux portes d’Accaron. Les cadavres des Philistins jonchèrent le chemin de Saraïm jusqu’à Geth et jusqu’à Accaron. À leur retour de la poursuite des Philistins, les enfants d’Israël pillèrent leur camp. David prit la tête du Philistin et la fit porter à Jérusalem, et il mit dans sa tente les armes du Philistin.

Premier livre de Samuel 27, 1-4 (Gat, Geth | David, Akish, Saül)

1 S 27,1-4 : David se dit à lui-même : « Je périrai un jour par la main de Saül ; il n’y a rien de mieux pour moi que de me réfugier promptement au pays des Philistins, afin que Saül renonce à me chercher encore dans tout le territoire d’Israël ; j’échapperai ainsi à sa main. » Et David s’étant levé, lui et les six cents hommes qui étaient avec lui, ils passèrent chez Achis, fils de Maoch, roi de Geth. David demeura auprès d’Achis, à Geth, lui et ses gens, chacun avec sa famille, et David avec ses deux femmes, Achinoam de Jezraël, et Abigaïl de Carmel, femme de Nabal. On annonça à Saül que David s’était enfui à Geth, et il ne recommença pas à le poursuivre.

Livre des Juges 13, 2 (Corea)

Jg 13,2 : Il y avait un homme de Saraa, de la famille des Danites, nommé Manué ; sa femme était stérile, et n’avait pas enfanté.

Livre des Juges 14, 1-20 (Samsom - Timna)

Jg 14,1-20 : Samson descendit à Thamna, et il vit à Thamna une femme d’entre les filles des Philistins. Lorsqu’il fut remonté, il le déclara à son père et à sa mère, en disant : « J’ai vu à Thamna une femme d’entre les filles des Philistins ; prenez-la maintenant pour être ma femme. » Son père et sa mère lui dirent : « N’y a-t-il point de femme parmi les filles de tes frères et dans tout notre peuple, que tu ailles prendre une femme chez les Philistins, qui sont incirconcis ? » Et Samson dit à son père : « Prends celle-là pour moi, car elle me plaît. » Son père et sa mère ne savaient pas que cela venait de Yahweh ; car il cherchait une occasion de querelle venant des Philistins. — En ce temps-là les Philistins dominaient sur Israël. Samson descendit avec son père et sa mère à Thamna. Lorsqu’ils arrivèrent aux vignes de Thamna, voici qu’un jeune lion rugissant vint à sa rencontre. L’Esprit de Yahweh saisit Samson ; et, sans avoir rien à la main, Samson déchira le lion comme on déchire un chevreau. Et il ne raconta pas à son père et à sa mère ce qu’il avait fait.

Il descendit et parla à la femme, et elle lui plut. Quelque temps après, s’étant rendu de nouveau à Thamna pour la prendre, il fit un détour pour voir le cadavre du lion, et voici qu’il y avait un essaim d’abeilles et du miel dans le corps du lion. Il en prit dans ses mains et en mangea chemin faisant ; et lorsqu’il fut arrivé près de son père et de sa mère, il leur en donna et ils en mangèrent ; mais il ne leur dit pas qu’il avait pris le miel dans le corps du lion. Le père de Samson descendit chez la femme ; et là, Samson donna un festin, car c’était la coutume des jeunes gens. Dès qu’on le vit, on invita trente compagnons pour être avec lui.

Samson leur dit : « Je vais vous proposer une énigme. Si vous me l’expliquez pendant les sept jours du festin et si vous la devinez, je vous donnerai trente tuniques et trente vêtements de rechange ; mais si vous me pouvez pas me l’expliquer, c’est vous qui me donnerez trente tuniques et trente vêtements de rechange. » Ils lui dirent : « Propose ton énigme, que nous l’entendions. » Il leur dit : « De celui qui mange est sorti ce qui se mange, du fort est sorti le doux. » Pendant trois jours, ils ne purent expliquer l’énigme. Le septième jour, ils dirent à la femme de Samson : « Persuade à ton mari de nous expliquer l’énigme ; sinon, nous te brûlerons, toi et la maison de ton père. C’est pour nous dépouiller que vous nous avez invités, sans doute ? » La femme de Samson pleurait auprès de lui et disait : « Tu n’as pour moi que de la haine, et tu me m’aimes pas. Tu as proposé une énigme aux fils de mon peuple, et tu ne me l’as pas expliquée ! » Il lui répondit : « Je ne l’ai expliquée ni à mon père ni à ma mère, et je te l’expliquerais ! » Elle pleura ainsi devant lui pendant les sept jours que dura le festin ; le septième jour, comme elle le tourmentait, il lui expliqua l’énigme, et elle l’expliqua aux enfants de son peuple. Les gens de la ville dirent à Samson, le septième jour, avant le coucher du soleil : « Quoi de plus doux que le miel, et quoi de plus fort que le lion ? » Et il leur dit : « Si vous n’aviez pas labouré avec ma génisse, vous n’auriez pas deviné mon énigme. » L’Esprit de Yahweh le saisit, et il descendit à Ascalon. Il y tua trente hommes et, ayant pris leurs dépouilles, il donna les vêtements de rechange à ceux qui avaient expliqué l’énigme. Puis, enflammé de colère, il monta à la maison de son père. La femme de Samson fut donnée à l’un de ses compagnons qu’il s’était choisi pour ami.