EMV 104.5 · Tome 2
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
– (...) Me jures-tu sur le Dieu d’Abraham que ce que tu me dis est la vérité ?
– Je suis la Vérité et la Science. Qui croit en moi possèdera justice et sagesse, amour et paix.
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 104.5 · Tome 2
– (...) Me jures-tu sur le Dieu d’Abraham que ce que tu me dis est la vérité ?
– Je suis la Vérité et la Science. Qui croit en moi possèdera justice et sagesse, amour et paix.
EMV 104.6.8 · Tome 2
104.6 Voilà qu’arrive le berger Joseph, tout couvert de poussière comme après une longue marche.
« Toi ? Comment cela se fait-il ? demande Jésus après l’avoir embrassé pour le saluer.
– J’ai des lettres pour toi. Ta Mère me les a données. L’une vient d’elle. Les voici. »
Joseph présente trois petits rouleaux d’une espèce de fin parchemin, attachés par un ruban. Le plus volumineux a aussi un sceau pour le fermer. Un autre est seulement noué. Le troisième a un sceau brisé.
« Voilà celui de ta Mère » dit Joseph en indiquant celui qui a un noeud.
Jésus le déroule et le lit, tout bas d’abord, puis à haute voix.
« “ A mon Fils aimé, paix et bénédiction. Il m’est arrivé, à la première heure des calendes de la lune d’Ellul, un messager de Béthanie. C’était le berger Isaac auquel j’ai donné un baiser de paix et de réconfort en ton nom et pour lui prouver ma reconnaissance. Il m’a apporté ces deux lettres que je t’envoie, me disant verbalement que ton ami Lazare de Béthanie te prie de condescendre à sa prière. Jésus bien aimé, mon Fils béni et mon Seigneur, je voudrais moi aussi te demander deux choses : la première de te rappeler que tu m’as promis d’appeler ta pauvre Maman pour l’instruire dans ta Parole ; la seconde de ne pas venir à Nazareth sans m’en avoir d’abord parlé. ” »
Jésus arrête brusquement, se lève, et va se placer entre Jacques et Jude. Il les serre étroitement dans ses bras et termine en répétant par coeur ces mots :
« “ Alphée est retourné dans le sein d’Abraham à la dernière pleine lune, et grand a été le deuil de la cité... ” »
Les deux fils pleurent sur la poitrine de Jésus. Il termine :
« “ A sa dernière heure, il aurait voulu t’avoir auprès de lui, mais tu étais loin. C’est pourtant un réconfort pour Marie qui voit en cela l’assurance du pardon de Dieu, ce qui doit donner la paix même à mes neveux. ” Vous entendez ? C’est Elle qui le dit, et elle sait de quoi elle parle.
– Donne-moi la lettre, supplie Jacques.
– Non, cela te ferait du mal.
– Pourquoi ? Que peut-elle dire de plus pénible que la mort d’un père ?
– Qu’il nous a maudits, soupire Jude.
– Non, non pas cela, assure Jésus.
– Tu dis cela... pour ne pas nous affliger. Mais c’est la vérité.
– Lis, alors. »
Jude lit :
« “ Jésus, je te prie – et Marie t’en prie elle aussi – de ne pas venir à Nazareth avant la fin du deuil. L’affection des Nazaréens pour Alphée les rend injustes envers toi, et ta Mère en pleure. Notre bon ami Alphée, fils de Sarah, me console et calme le pays. Il y a eu beaucoup de bruit au sujet du récit d’Aser et d’Ismaël pour la femme de Kouza. Mais Nazareth est maintenant une mer agitée par des vents contraires. Je te bénis, mon Fils, et je te demande pour mon âme paix et bénédiction. Paix à mes neveux. Maman. ” »
Les apôtres font des commentaires et réconfortent les deux frères en pleurs. (...) [Jésus] est très soucieux, pensif. Il ne sort de sa méditation que pour dire :
« Donnez à dîner à Joseph, puis allons nous reposer. Je vais préparer une réponse pour Lazare... Isaac est encore à Nazareth ?
– Il m’attend.
– Nous nous y rendrons tous.
– Oh non ! Ta Mère dit... »
Tous sont en émoi.
« Silence. C’est ma volonté. Ma Mère laisse parler son coeur aimant. Moi, je juge avec ma raison. Je préfère effectuer cette démarche pendant que Judas n’est pas là, et tendre une main amie à mes cousins Simon et Joseph, pleurer avec eux avant la fin du deuil. Puis nous reviendrons à Capharnaüm, à Génésareth, sur le lac en somme, pour attendre la fin de la lune de Tisri. Nous prendrons les Marie avec nous. Votre mère a besoin d’amour, nous lui en donnerons. Et la mienne a besoin de paix. Je suis sa paix.
– Tu crois qu’à Nazareth... demande Pierre.
– Je ne crois rien.
– Ah bien ! Parce que, s’ils devaient lui faire du mal ou la faire souffrir !... Ils auraient à faire avec moi ! » dit Pierre tout ébouriffé.
Jésus lui fait une caresse, mais il est pensif ; je dirais même qu’il est triste. Puis il va s’asseoir entre Jude et Jacques et les tient dans ses bras pour les consoler.
Les autres parlent doucement pour ne pas troubler leur douleur.
EMV 104.8 · Tome 3, p. 131-132
Veillez à ce que cela ne tourne pas mal pour vous. Quand on est en très bonne condition physique, on n’est pas à l’abri des contagions, mais on les surmonte facilement. Si, au contraire, on est déjà malade et par conséquent affaibli, on périt presque certainement par toute nouvelle infection, et si l’on survit on est plus malade que la première fois, car on n’a pas dans le sang la force de détruire complètement les germes infectieux. C’est la même chose pour la partie supérieure de l’homme. Si quelqu’un est moralement et spirituellement sain et fort, croyez bien qu’il n’est pas exempt de la tentation, mais le mal ne s’enracine pas en lui.
EMV 105 · Tome 2
Jésus arrive à Nazareth, après la mort d'Alphée. Il y reçoit un mauvais accueil. Le Christ ne veut pas qu'on aille prévenir sa Mère et va directement à la maison de son oncle. Il y trouve l'hostilité de Simon et de Joseph d'Alphée, mais l'aîné, Simon est plus juste. Joseph, à l'inverse, est bien plus buté et ne veut pas pardonner le Seigneur. Jésus assure néanmoins qu'Alphée est mort dans la paix.
EMV 105.1 · Tome 2
105.1 Le soir descend sous un crépuscule rougeoyant qui, tel un feu qui s’éteint, devient toujours plus sombre jusqu’à prendre une couleur rubis violet. Une teinte splendide, rare, colore le couchant et s’estompe lentement jusqu’à s’évanouir dans le cobalt sombre du ciel, là où l’orient s’avance de plus en plus avec ses étoiles et le croissant de la lune qui arrive déjà à son second quartier. Les agriculteurs se hâtent de regagner leurs logis, où les foyers allumés répandent dans l’air des volutes de fumée au-dessus des basses maisons de Nazareth.
Jésus va arriver en ville et, contrairement à ce que les autres désireraient, il veut que personne n’aille prévenir sa Mère.
« Il n’arrivera rien. Pourquoi l’inquiéter d’avance ? » dit-il.
Le voici déjà au milieu des maisons. Ici un salut, là des chuchotements dans son dos, quelque grossier haussement d’épaules ou encore une porte qui claque quand passe le groupe des apôtres...
La mimique de Pierre est un vrai poème, mais les autres aussi sont un peu inquiets. Les fils d’Alphée ressemblent à deux condamnés. Ils avancent, tête basse, aux côtés de Jésus, mais en observant tout, et de temps à autre ils échangent des regards effrayés, pleins d’appréhension pour Jésus. Mais lui, comme si de rien n’était, répond aux salutations avec son amabilité coutumière et se penche pour caresser les enfants qui, dans leur simplicité, ne prennent pas parti pour celui-ci ou celui-là, et sont des amis indéfectibles de leur Jésus, toujours si affectueux avec eux.
EMV 105.2 · Tome 2
105.2 Isaac, chargé de brocs, arrive de la fontaine. Il voit Jésus, pose les brocs et s’écrie :
« Oh ! Mon Seigneur ! » en courant à sa rencontre. « Ta Mère vient de rentrer chez elle. Elle était chez sa belle-soeur. Mais... as-tu reçu la lettre ? demande-t-il.
– C’est pour cela que je suis ici. Ne dis rien à Maman pour l’instant. Je vais d’abord à la maison d’Alphée. »
Prudent, Isaac dit simplement : « Je t’obéirai », puis il prend ses amphores et rentre chez lui.
Jésus revient à Nazareth après la mort de son oncle, Alphée.
EMV 105.3 · Tome 2
Au-dessus de tout, il y a Dieu.
EMV 105.3 · Tome 2
Au-dessus du sang, il y a l’esprit.
EMV 105.3 · Tome 2
La mort est un lien qui resserre les vraies affections.
EMV 105.3 · Tome 2
« Ne m’a-t-il pas cherché ? C’est toi qui l’as dit.
– Je l’ai dit. C’est vrai. Il voulait Jésus, et il disait : “ Qu’au moins mon âme ne meure pas. Lui, il peut le faire. Je l’ai repoussé et il ne viendra plus. Ah ! Mourir sans Jésus ! Quelle horreur ! Pourquoi l’ai-je chassé ? ” Oui, il disait cela et il ajoutait : “ Il m’a demandé tant de fois : ‘ Dois-je m’en aller ? ’ et je l’ai renvoyé... Maintenant, il ne vient plus. ” Il désirait ta présence, il la désirait vraiment. Ta Mère a envoyé quelqu’un te chercher, mais ils ne t’ont pas trouvé à Capharnaüm et il a beaucoup pleuré. En rassemblant ses dernières forces, il a pris la main de ta Mère et l’a voulue auprès de lui. Il ne parlait que difficilement, mais il disait : “ La Mère, c’est un peu le Fils. Je tiens la main de la Mère pour avoir quelque chose de lui, car j’ai peur de la mort. ” Mon pauvre père ! »
Jésus parle de la mort d'Alphée, son oncle.