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EMV 42 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Maria voit l'Ă©tabli de charpentier Ă  Nazareth. JĂ©sus y travaille. Marie arrive et appelle son Fils : ils vont alors dans une piĂšce oĂč se trouve Joseph mourant. JĂ©sus va tout prĂšs de son pĂšre, cherche Ă  le ranimer e fait asseoir sa MĂšre. Puis, il prie prĂšs du mourant et le rĂ©conforte. Joseph meurt paisiblement dans ses bras entourĂ© de son Fils et de sa trĂšs sainte Epouse.

Jésus donne ensuite une dictée et insiste sur la souffrance de Marie à cet instant, car elle aimait réellement son Joseph. Pour trouver la force dans cette épreuve, et donner son fiat, elle se serre contre Jésus. Elle se serre toujorus contre Dieu à l'heure de l'épreuve.

JĂ©sus nous invite Ă  faire de mĂȘme et Ă  l'appeler Ă  l'heure de notre mort, car entre ses bas, celle-ci perd toute son ĂąpretĂ©. JĂ©sus a dit pour tous: "Seigneur entre tes mains je remets mon esprit", pour tous ceux qui meurent en pensant Ă  lui, afin que nos agonies en soient adoucies.

EMV 42.1-7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

42.1 Tandis que je suis en train de corriger le fascicule et plus prĂ©cisĂ©ment cette dictĂ©e sur les fausses religions de l’heure actuelle, voilĂ  que pĂ©nĂštre en moi cette vision, de façon impĂ©rieuse. Je l’écris pendant que je la vois.

Je vois l’intĂ©rieur d’un atelier de menuisier. J’ai l’impression que deux des murs sont formĂ©s de parois rocheuses, comme si on avait profitĂ© de grottes naturelles pour en faire les piĂšces d’une maison. Plus prĂ©cisĂ©ment, ce sont les cĂŽtĂ©s nord et ouest qui se prĂ©sentent ainsi, tandis que les deux autres, sud et est, sont enduits de plĂątre comme les nĂŽtres.

Au nord, on a profitĂ© d’une excavation dans la roche pour y crĂ©er un foyer rudimentaire oĂč se trouve une petite marmite avec du vernis ou de la colle, je ne vois pas bien. Le bois, qui a brĂ»lĂ© pendant des annĂ©es Ă  cet endroit, a tellement noirci la paroi qu’elle en paraĂźt goudronnĂ©e. Un trou dans la muraille, surmontĂ© d’une sorte de grosse tuile courbe, essaie de faire office de cheminĂ©e pour aspirer la fumĂ©e du bois. Mais elle doit avoir du mal Ă  jouer son rĂŽle car les autres parois sont aussi noircies par la fumĂ©e et, mĂȘme en ce moment, un nuage Ă©pais a envahi la piĂšce.

42.2 JĂ©sus travaille Ă  un Ă©tabli de menuisier. Il est en train de raboter des planches qu’il dresse contre le mur derriĂšre lui. En­suite il attrape une sorte de tabouret serrĂ© entre les deux mĂąchoires d’un Ă©tau, le dĂ©gage, regarde si le travail est au point, le mesure Ă  l’équerre dans tous les sens. Puis il va Ă  la cheminĂ©e, prend la marmite, y plonge un bĂątonnet ou un pinceau, je ne sais. Je n’en vois que la partie qui dĂ©passe et ressemble Ă  un bĂątonnet.

Le vĂȘtement de JĂ©sus est couleur noisette foncĂ©e. Sa tunique est assez courte et les manches sont retroussĂ©es au-dessus du coude. Il porte, par-devant, une sorte de tablier sur lequel il s’essuie les doigts aprĂšs avoir touchĂ© la marmite.

Il est seul. Il travaille activement mais avec calme. Aucun mouvement dĂ©sordonnĂ©, aucune impatience. Il est prĂ©cis et appliquĂ© Ă  son travail. Il ne s’énerve de rien : ni d’un noeud dans le bois qui ne se laisse pas raboter, ni d’un tournevis (me semble-t-il) qui tombe deux fois de l’établi, ni de la fumĂ©e qui doit lui irriter les yeux.

De temps en temps, il lĂšve la tĂȘte et regarde vers la paroi sud, oĂč il y a une porte fermĂ©e, comme s’il Ă©coutait. A un certain moment, il va ouvrir une porte qui se trouve dans le mur vers l’est et donne sur la rue. Je vois un bout de ruelle poussiĂ©reuse. On dirait qu’il attend quelqu’un. Puis il retourne au travail. Il n’est pas triste mais sĂ©rieux. Il referme la porte et se remet Ă  son Ă©tabli.

42.3 Pendant qu’il est occupĂ© Ă  façonner quelque chose qui me semble ĂȘtre des piĂšces de cercle d’une roue, sa MĂšre entre par une porte qui se trouve sur le mur au sud. Elle arrive en toute hĂąte et court vers JĂ©sus. Elle porte un vĂȘtement bleu foncĂ© et rien sur la tĂȘte. Une simple tunique serrĂ©e Ă  la taille par un cordon de mĂȘme couleur. Elle appelle son Fils d’une voix anxieuse, et lui pose les deux mains sur le bras en un geste de supplication douloureuse. JĂ©sus la caresse en lui mettant le bras sur l’épaule et la rĂ©con­forte puis, abandonnant aussitĂŽt son travail et enlevant son tablier, il part avec elle.

Je pense que vous voudriez savoir aussi les paroles échangées. Bien peu de la part de Marie :

« Oh ! Jésus ! Viens, viens. Il se sent mal ! »

Elle le dit avec un tremblement des lÚvres, et des larmes brillent dans ses yeux rougis et fatigués. Jésus ne répond que : « Maman ! », mais ce mot contient tout.

Ils entrent dans une piĂšce voisine toute riante du soleil qui pĂ©nĂštre par une porte entrouverte sur un jardinet baignĂ© de lu­miĂšre et rempli de verdure. Des colombes volent au milieu des claquements du linge Ă©tendu Ă  sĂ©cher. C’est une piĂšce pauvre mais bien rangĂ©e. Il y a une couche basse couverte de petits matelas (je dis petits matelas, car c’est quelque chose d’épais et de doux, mais ce n’est pas un lit comme le nĂŽtre). Joseph y est Ă©tendu, la tĂȘte appuyĂ©e sur plusieurs oreillers. Il est mourant. On le voit clairement Ă  son visage d’une pĂąleur livide, Ă  son oeil Ă©teint, Ă  sa poitrine haletante et Ă  l’abandon de tout le corps.

42.4 Marie se place Ă  sa gauche, prend sa main calleuse et livide jusqu’aux ongles. Elle la frotte, la caresse, l’embrasse, essuie avec une serviette la sueur qui forme des raies brillantes aux tempes qui se creusent, la larme qui luit au coin de l’oeil. Elle lui humidifie les lĂšvres avec un linge humectĂ© d’un liquide qui paraĂźt ĂȘtre du vin blanc.

JĂ©sus se met Ă  droite. Il lui soulĂšve avec agilitĂ© et prĂ©caution le corps qui s’affaisse, le redresse sur les oreillers avec l’aide de Marie. Il caresse l’agonisant sur le front et cherche Ă  le ranimer.

Marie pleure doucement, sans bruit, mais elle pleure. Ses larmes coulent sur ses joues pĂąles et jusque sur son vĂȘtement bleu foncĂ©. On dirait des saphirs Ă©tincelants.

Joseph se ranime tant soit peu et regarde fixement JĂ©sus. Il lui donne la main, comme pour dire quelque chose et trouver dans ce contact divin la force d’affronter l’ultime Ă©preuve. JĂ©sus se penche sur cette main et y dĂ©pose un baiser. Joseph sourit. Puis il se tourne pour chercher Marie du regard et il lui sourit Ă  elle aussi. Marie s’agenouille prĂšs du lit, essayant de sourire, mais elle y rĂ©ussit mal et incline la tĂȘte. Joseph lui pose la main sur la tĂȘte en une chaste caresse qui ressemble Ă  une bĂ©nĂ©diction.

On n’entend que le vol et le roucoulement des colombes, le bruissement des feuilles, le clapotis de l’eau et, dans la piùce, la respiration du mourant.

JĂ©sus tourne autour du lit, prend un tabouret et fait asseoir Marie en lui disant encore et uniquement : « Maman. » Puis il retourne Ă  sa place et reprend dans ses mains la main de Joseph. La scĂšne est si vraie que la peine de Marie m’arrache des larmes.

42.5 Puis JĂ©sus, se penchant sur la tĂȘte du mourant, lui murmure un psaume ; je sais que c’est un psaume, mais Ă  prĂ©sent, je ne peux dire lequel. Il commence ainsi :

« “ Garde-moi, mon Dieu, j’ai fait de toi mon refuge...

Pour le bien des saints qui sont sur sa terre, il a accompli admirablement mes désirs...

Je bénis le Seigneur qui me conseille...

Je garde le Seigneur devant moi sans relùche ; il est à ma droite, je suis inébranlable.

Mon coeur exulte, mon Ăąme est en fĂȘte, ma chair elle-mĂȘme repose en confiance : tu ne peux m’abandonner Ă  la mort ni laisser ton ami voir la corruption.

Tu m’apprends le chemin de la Vie : devant ta face dĂ©bordement de joie. ” »

Joseph se ranime tout Ă  fait, il sourit Ă  JĂ©sus avec un regard plus vif et lui serre les doigts. JĂ©sus rĂ©pond par un sourire au sourire de Joseph et par une caresse Ă  l’étreinte de ses doigts. PenchĂ© sur son pĂšre putatif, il continue doucement :

« “ De quel amour sont aimĂ©es tes demeures, Seigneur, Dieu de l’univers !

Mon Ăąme s’épuise Ă  dĂ©sirer les parvis du Seigneur...

L’oiseau lui-mĂȘme s’est trouvĂ© une maison, et l’hirondelle un nid pour abriter sa couvĂ©e : tes autels, Seigneur de l’univers, mon Roi et mon Dieu !

Heureux les habitants de ta maison... Heureux les hommes dont tu es la force. Il a disposĂ© dans leur coeur de monter de la vallĂ©e de larmes au lieu d’élection.

Seigneur, Dieu de l’univers, entends ma priùre...

Dieu, vois notre bouclier, regarde le visage de ton Messie. ” »

Avec un sanglot, Joseph regarde Jésus et remue les lÚvres comme pour le bénir. Mais ça lui est impossible. Manifestement, il comprend mais ne peut parler. Pourtant, il est heureux et regarde Jésus avec des yeux vifs et avec confiance.

Jésus poursuit :

« “ Tu as aimĂ©, Seigneur, cette terre, tu as fait revenir les dĂ©portĂ©s de Jacob...

Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut.

J’écoute. Que dira le Seigneur Dieu ? Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidĂšles. Son salut est proche de ceux qui le craignent, et la gloire habitera notre terre.

Amour et vĂ©ritĂ© se rencontrent, justice et paix s’embrassent ; la vĂ©ritĂ© germera de la terre, et du Ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits et notre terre donnera son fruit. La justice marchera devant lui et ses pas traceront le chemin. ”

Tu l’as vue, cette heure, mon pĂšre, et tu t’es dĂ©pensĂ© pour elle. Tu as contribuĂ© Ă  l’arrivĂ©e de cette heure et le Seigneur t’en rĂ©compensera. Je te l’assure » ajoute JĂ©sus en essuyant une larme de joie qui descend lentement sur la joue de Joseph.

Puis il reprend :

« “ Souviens-toi, Seigneur, de David et de sa grande soumission, quand il fit au Seigneur un serment, une promesse au Puissant de Jacob :

‘ Jamais je n’entrerai sous ma tente, et jamais ne m’étendrai sur mon lit, j’interdirai tout sommeil Ă  mes yeux et tout rĂ©pit Ă  mes paupiĂšres, avant d’avoir trouvĂ© un lieu pour le Seigneur, une demeure pour le Puissant de Jacob ! ’...

Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos, toi et l’arche de ta force ! ” (Marie comprend et fond en larmes).

“ Que tes prĂȘtres soient revĂȘtus de justice, que tes fidĂšles crient de joie !

Pour l’amour de David, ton serviteur, ne repousse pas la face de ton Messie.

Le Seigneur l’a jurĂ© Ă  David, et jamais il ne reprendra sa parole : ‘ C’est un homme issu de toi que je placerai sur ton trĂŽne... ’

Car le Seigneur a fait choix de Sion...

LĂ , je ferai germer la force de David, pour mon Messie j’ai allumĂ© une lampe. ”

42.6 Merci, mon pĂšre, en mon nom et en celui de ma MĂšre. Tu as Ă©tĂ© pour moi un pĂšre juste et l’Eternel t’a confiĂ© la garde de son Christ et de son Arche sainte. Tu as Ă©tĂ© le flambeau allumĂ© pour lui, et pour le fruit d’un sein sanctifiĂ©, tu as eu des entrailles de charitĂ©. Va en paix, mon pĂšre. Ta veuve ne restera pas sans secours. Le Seigneur a tout disposĂ© pour qu’elle ne reste pas seule. Je te le dis, pars en paix au lieu de ton repos. »

Marie pleure, le visage penchĂ© sur les couvertures (on dirait des manteaux) Ă©tendues sur le corps de Joseph qui se refroidit. JĂ©sus s’empresse de lui rendre les derniers services car sa respiration se fait plus difficile et son regard se voile.

« “ Heureux qui craint le Seigneur, qui aime entiĂšrement sa volontĂ© !...

A jamais se maintiendra sa justice.

LumiĂšre des coeurs droits, il s’est levĂ© dans les tĂ©nĂšbres, homme de justice, de tendresse et de pitiĂ©...

Toujours on fera mĂ©moire du juste... Ă  jamais se maintiendra sa justice, sa puissance grandira, et sa gloire ! ”

Tu l’auras, cette gloire, mon pĂšre. Je viendrai bientĂŽt t’amener, en compagnie des patriarches qui t’ont prĂ©cĂ©dĂ©, Ă  la gloire qui t’attend. Que ton esprit exulte Ă  ma parole.

“ Quand je me tiens sous l’abri du Trùs-Haut et repose à l’ombre du Puissant... ”

C’est là que tu te trouves, mon pùre.

“ C’est lui qui te sauve des filets du chasseur et de la peste malĂ©fique ; il te couvre et te protĂšge. Tu trouves sous son aile un refuge, sa fidĂ©litĂ© est une armure, un bouclier.

Tu ne craindras pas les terreurs de la nuit...

Le malheur ne pourra te toucher... il donne mission Ă  ses anges de te garder sur tous tes chemins.

Ils te porteront sur leurs mains pour que ton pied ne heurte pas les pierres.

Tu marcheras sur la vipÚre et le scorpion, tu écraseras le lion et le dragon.

Puisqu’il s’attache Ă  moi, je le dĂ©livre... il m’appelle et moi je lui rĂ©ponds, je suis avec lui dans son Ă©preuve. Je veux le libĂ©rer, le glorifier, de longs jours je veux le rassasier et je ferai qu’il voie mon salut.»

Et il te fera entrer dans l’autre vie par le salut qui maintenant te rĂ©conforte et qui viendra rapidement, je te le rĂ©pĂšte, te serrer en une Ă©treinte divine et t’emporter avec lui, Ă  la tĂȘte de tous les patriarches, lĂ  oĂč est prĂ©parĂ©e la demeure du Juste de Dieu qui fut pour moi un pĂšre bĂ©ni.

PrĂ©cĂšde-moi pour annoncer aux patriarches que le salut est venu en ce monde et que le Royaume des Cieux leur sera bientĂŽt ouvert. Va, mon pĂšre, et que ma bĂ©nĂ©diction t’accompagne. »

42.7 JĂ©sus a Ă©levĂ© la voix pour atteindre l’esprit de Joseph qui s’enfonce dans les nuĂ©es de la mort. La fin est imminente. Le vieillard ne respire plus qu’avec effort. Marie le caresse. JĂ©sus s’assied sur le bord du lit. Il entoure et attire Ă  lui le mourant, qui s’affaisse et s’éteint paisiblement.

La scĂšne est emplie d’une paix solennelle. JĂ©sus recouche le patriarche et embrasse Marie qui, au moment suprĂȘme, s’était approchĂ©e de JĂ©sus avec une angoisse dĂ©chirante.

Détail

Mort de saint Joseph.

EMV 42.8-10 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Jésus est la paix de ceux qui souffrent et de ceux qui meurent

42.8 Jésus dit :

« A toutes les femmes que frappe une douleur torturante, j’enseigne Ă  imiter la maniĂšre dont Marie a vĂ©cu son veuvage en s’unissant Ă  JĂ©sus.

Ceux qui s’imaginent que Marie n’a pas souffert de peines de coeur sont dans l’erreur. Ma MĂšre a souffert. Sachez-le bien. Saintement, puisqu’en elle tout Ă©tait saint, et profondĂ©ment.

Ceux qui s’imaginent que l’amour de Marie pour son Ă©poux Ă©tait relativement tiĂšde sous prĂ©texte qu’il s’agissait entre eux d’une union spirituelle et non charnelle sont pareillement dans l’erreur. Marie aimait intensĂ©ment son Joseph. Elle lui avait consacrĂ© trente annĂ©es d’une vie fidĂšle. Joseph avait Ă©tĂ© pour elle un pĂšre, un Ă©poux, un frĂšre, un ami, un protecteur.

Elle se sentait seule, dĂ©sormais, comme un sarment de vigne que l’on a coupĂ© du cep dont il tient la vie. Sa maison Ă©tait comme frappĂ©e par la foudre. Elle se lĂ©zardait. Auparavant rĂ©gnait l’unitĂ© oĂč chaque membre de la famille s’appuyait sur les autres. DĂ©sormais, le mur principal venait Ă  manquer : ce fut le premier des coups portĂ©s Ă  cette famille, en guise d’annonce de la trĂšs proche sĂ©paration d’avec son JĂ©sus bien-aimĂ©.

La volontĂ© de l’Eternel qui l’avait voulue Ă©pouse et mĂšre, lui imposait maintenant le veuvage et l’abandon de son Fils. Au milieu de ses larmes, Marie dit l’un de ses sublimes “ Oui ”. “ Oui, Seigneur, qu’il soit fait de moi selon ta parole. ” Et, Ă  cette heure, pour trouver la force nĂ©cessaire, elle se serre contre moi.

Marie s’est toujours serrĂ©e contre Dieu aux heures les plus graves de sa vie. Au Temple, appelĂ©e au mariage, Ă  Nazareth, appelĂ©e Ă  la maternitĂ©, Ă  Nazareth encore, dans les larmes de son veuvage, Ă  Nazareth lors de ce supplice que fut la sĂ©paration d’avec son Fils, sur le Calvaire devant la torture du spectacle de ma mort.

42.9 Retenez cette leçon, vous qui pleurez, vous qui mourez, vous qui vivez pour mourir. TĂąchez de mĂ©riter les paroles que j’ai dites Ă  Joseph. Elles seront votre paix dans votre agonie. A l’heure de votre mort, soyez dignes d’avoir JĂ©sus Ă  vos cĂŽtĂ©s pour vous soutenir. Et mĂȘme si vous ne l’avez pas mĂ©ritĂ©, osez Ă©galement m’appeler auprĂšs de vous. Je viendrai, les mains pleines de grĂąces et de rĂ©confort, le coeur dĂ©bordant de pardon et d’amour, et sur les lĂšvres des paroles d’absolution et d’encouragement.

La mort perd toute ĂąpretĂ© lorsqu’elle survient entre mes bras, sachez-le bien. Je ne puis abolir la mort, mais je la rends douce Ă  ceux qui meurent en se confiant Ă  moi.

Le Christ l’a dit, pour vous tous, sur sa croix : “ Seigneur, je remets mon esprit entre tes mains. ” Dans sa propre agonie, il l’a dit en pensant Ă  vos agonies, Ă  vos terreurs, Ă  vos erreurs, Ă  vos craintes, Ă  vos dĂ©sirs de pardon. Il l’a dit, le coeur dĂ©chirĂ©, avant que la lance ne le perce, d’un dĂ©chirement spirituel plus que physique, pour que les agonies de ceux qui meurent en pensant Ă  lui soient adoucies par le Seigneur et que l’esprit passe de la mort Ă  la Vie, de la douleur Ă  la joie Ă©ternelle.

42.10 VoilĂ , mon petit Jean, la leçon d’aujourd’hui. Sois bonne et ne crains rien. Ma paix ne cessera de s’écouler en toi par le biais de mes entretiens et la contemplation. Viens. Mets-toi Ă  la place de Joseph qui a pour oreiller la poitrine de JĂ©sus et pour infirmiĂšre Marie. Repose-toi parmi nous, comme un bĂ©bĂ© dans son berceau. »

EMV 42.8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Marie s’est toujours serrĂ©e contre Dieu aux heures les plus graves de sa vie. Au Temple, appelĂ©e au mariage, Ă  Nazareth, appelĂ©e Ă  la maternitĂ©, Ă  Nazareth encore, dans les larmes de son veuvage, Ă  Nazareth lors de ce supplice que fut la sĂ©paration d’avec son Fils, sur le Calvaire devant la torture du spectacle de ma mort.

EMV 42.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

A l’heure de votre mort, soyez dignes d’avoir JĂ©sus Ă  vos cĂŽtĂ©s pour vous soutenir. Et mĂȘme si vous ne l’avez pas mĂ©ritĂ©, osez Ă©galement m’appeler auprĂšs de vous. Je viendrai, les mains pleines de grĂąces et de rĂ©confort, le coeur dĂ©bordant de pardon et d’amour, et sur les lĂšvres des paroles d’absolution et d’encouragement.

EMV 43 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Marie donne une leçon Ă  Maria et revient sur l'Evangile de l'Enfance. Elle s'arrĂȘte sur les miracles discrets qui ont Ă©maillĂ©s la vie cachĂ©e. La Vierge revient aussi sur l'Ă©volution spiirtuelle de son Ă©poux, puis dĂ©clare que les visions ont Ă©tĂ© donnĂ©es en fonction des besoins de Maria, car elle n'aurait pas supportĂ© de voir certaines choses, et le Ciel n'est pas cruel : il agit de maniĂšre Ă  nous rĂ©conforter et non de maniĂšre Ă  nous affoler.

Marie s'arrĂȘte sur les cadeaux des Rois Mages qui se sont Ă©vanouis comme la neige en Egypte, et qui leur permis Ă  peine de rĂ©tablir la maison et l'atelier de Nazareth. La Sainte Famille ne gagna pas de biens matĂ©riels grĂące Ă  JĂ©sus, mais tout ce qui importe Ă  Joseph et Marie, c'est de garder leur trĂ©sor qu'est le Christ.

La Vierge encourage ensuite Maria car elle vit de grandes souffrances, et elle déclare que le marture "ne réside pas dans la forme de la torture, mais dans la constance avec laquelle le martyr la supporte". Il faut le vivre en Dieu et lui demander son aide, car ce qu'on ne peut faire, il le fera en nous...

EMV 43.1-7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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43.1 Marie dit :

« Avant que tu ne remettes ces cahiers, j’y joins ma bĂ©nĂ©diction.

Maintenant, si vous voulez faire preuve d’un peu de patience, vous pouvez avoir un ensemble complet de la vie intime de mon JĂ©sus. De l’Annonciation jusqu’au moment oĂč il quitte Nazareth pour annoncer l’Evangile, vous avez non seulement les dictĂ©es, mais aussi l’illustration des faits qui accompagnĂšrent la vie en famille de JĂ©sus.

Les premiĂšres annĂ©es, l’enfance, l’adolescence et la jeunesse de mon Fils ne constituent que quelques brefs Ă©pisodes dans le vaste cadre de sa vie que dĂ©crivent les Ă©vangiles. LĂ , il est le MaĂźtre. Ici, c’est l’Homme, le Dieu qui s’humilie pour l’amour de l’homme.

43.2 Il y opĂšre pourtant des miracles, mĂȘme dans l’anonymat d’une vie ordinaire. Il les accomplit en moi, qui sens mon Ăąme portĂ©e Ă  la perfection par le contact avec le Fils qui se forme en mon sein. Il les accomplit dans la maison de Zacharie en sanctifiant Jean-Baptiste, en facilitant l’accouchement d’Elisabeth, en rendant la parole et la foi Ă  Zacharie. Il les accomplit en Joseph, en lui ouvrant l’esprit Ă  la lumiĂšre d’une vĂ©ritĂ© tellement Ă©levĂ©e qu’il ne pouvait la comprendre par ses seuls moyens bien qu’il fĂ»t un juste. 43.3 AprĂšs moi, c’est Joseph qui s’est le plus rĂ©joui de cette pluie de bienfaits divins.

Remarque quel cheminement spirituel il parcourt entre le moment oĂč il arrive dans ma maison et celui de la fuite en Egypte. Au dĂ©but, c’était seulement un homme juste de son temps. Puis, par des Ă©tapes successives, il est devenu le juste de l’ùre chrĂ©tienne. Il a acquis la foi au Christ et s’abandonne paisiblement Ă  cette foi certaine. Pensez Ă  cette phrase au dĂ©but du voyage de Nazareth Ă  BethlĂ©em : “ Comment allons-nous faire ? ” L’homme s’y rĂ©vĂšle tout entier, avec ses craintes humaines et ses soucis humains. Puis il arrive Ă  l’espĂ©rance. Dans la grotte, avant la naissance de JĂ©sus, il dit : “ Cela ira mieux demain. ” JĂ©sus qui vient le fortifie dĂ©jĂ  par cette espĂ©rance qui est l’un des plus beaux dons de Dieu. Une fois sanctifiĂ© par le contact de JĂ©sus, il passe de l’espĂ©rance Ă  la hardiesse. Il s’était toujours laissĂ© guider par moi en raison de la vĂ©nĂ©ration qu’il nourrissait Ă  mon Ă©gard. Maintenant, c’est lui qui dirige les choses matĂ©rielles tout comme les plus importantes : c’est lui qui, comme chef de la sainte Famille, prend les dĂ©cisions qui conviennent. Non seulement cela, mais Ă  l’heure pĂ©nible de la fuite, aprĂšs que des mois d’union avec le Fils de Dieu l’eurent saturĂ© de saintetĂ©, c’est lui qui me rĂ©conforte de ma peine et qui me dit : “ MĂȘme si nous devions tout perdre, nous possĂ©derons toujours tout, parce que nous l’aurons, Lui. ”

43.4 Mon JĂ©sus accomplit ses miracles de grĂące chez les bergers. L’ange se rend lĂ  oĂč se trouve le berger, que sa rencontre passagĂšre avec moi prĂ©dispose Ă  la grĂące, et il le porte Ă  Celui qui est la GrĂące mĂȘme pour qu’il le sauve pour l’éternitĂ©.

Il opĂšre des miracles, lĂ  oĂč il passe, exilĂ© ou revenu dans sa petite patrie de Nazareth. Car, lĂ  oĂč il Ă©tait, la saintetĂ© se rĂ©pandait comme une tache d’huile sur un linge ou le parfum des fleurs dans l’air. A moins que ce ne soient des dĂ©mons, ceux qu’il touchait le quittaient avec un ardent dĂ©sir de devenir saint. LĂ  oĂč se trouve cette ardeur, elle est racine de vie Ă©ternelle parce que celui qui veut ĂȘtre bon le devient ; or la bontĂ© fait accĂ©der au Royaume de Dieu.

43.5 Vous avez eu maintenant, par des dĂ©tails qui en Ă©clairent les diverses pĂ©riodes, l’évocation de la sainte humanitĂ© de mon Fils, de l’aube de sa vie Ă  son crĂ©puscule. Et, si ton directeur le juge bon, il peut en faire un ensemble ordonnĂ© qui formera un tableau complet.

Nous aurions pu vous donner le tout Ă  la fois, mais la Providence a jugĂ© bon de procĂ©der ainsi. Dans ton intĂ©rĂȘt, ma chĂšre Ăąme, car chaque dictĂ©e que tu as reçue te procurait le remĂšde contre les blessures que tu devais recevoir. Nous te l’avons donnĂ© Ă  l’avance pour que tu ne sois pas prise au dĂ©pourvu. Pendant la grĂȘle, on a l’impression que rien ne peut nous abriter, mais ce n’est pas exact. La tempĂȘte fait apparaĂźtre l’humanitĂ© qui dort, ensevelie sous les eaux spirituelles, mais elle ramĂšne aussi Ă  la surface les semences d’une doctrine surnaturelle tombĂ©es dans votre coeur et qui attendent justement cette heure de tempĂȘte pour germer, apparaĂźtre Ă  nouveau et vous dire : “ Nous sommes lĂ  aussi, nous. Pensez Ă  nous. ”

De plus, ma chĂšre Ăąme, il y a eu (en ce qui concerne l’ordre de succession des visions) une raison de bienveillance, en mĂȘme temps que de mĂ©nagement providentiel. Comment aurais-tu pu, dans ton accablement actuel, voir certaines visions et entendre certains exposĂ©s ? Tu en aurais Ă©tĂ© blessĂ©e, au point de te rendre incapable de remplir ta mission de “ porte-parole ”. C’est pourquoi nous t’avons donnĂ© ces communications au dĂ©but, pour Ă©viter de te briser le coeur et nous l’avons fait par bontĂ©. Nous avons Ă©vitĂ© de te donner des visions et des entretiens qui s’accordaient mal avec ta souffrance et qui auraient eu pour effet de l’exaspĂ©rer. Nous ne sommes pas cruels, Maria. Nous agissons toujours de maniĂšre Ă  vous rĂ©conforter et non pas Ă  vous affoler et Ă  accroĂźtre votre souffrance. Il suffit que vous nous fassiez confiance. Il vous suffit de dire avec Joseph : “ S’il me reste JĂ©sus, tout me reste ” pour que nous venions rassurer votre Ăąme par des dons cĂ©lestes.

43.6 Je ne te promets pas des grĂąces et des consolations humaines. Je te promets les mĂȘmes consolations que celles qu’a eues Joseph : des consolations surnaturelles. Car – que tout le monde le sache – Ă  cause des usuriers qui serrent Ă  la gorge le pauvre rĂ©fugiĂ©, les cadeaux des mages disparurent Ă  la vitesse de l’éclair, dans l’acquisition d’un toit, du minimum de mobilier nĂ©cessaire Ă  la vie, de la nourriture qui Ă©tait indispensable. Nous n’avions que cette ressource, en attendant de trouver du travail.

La communautĂ© juive est toujours prĂȘte Ă  s’entraider, mais la communautĂ© que nous trouvions en Egypte n’était composĂ©e que de rĂ©fugiĂ©s persĂ©cutĂ©s, pauvres donc comme nous, qui venions nous y joindre. Une partie des ressources que nous voulions garder pour JĂ©sus, pour notre JĂ©sus adulte, que nous avions sauvĂ©es des frais de l’établissement en Egypte, dut servir Ă  notre rapatriement et fut Ă  peine suffisante pour remettre en Ă©tat la maison et l’atelier de Nazareth, Ă  notre retour. Les temps changent, mais l’aviditĂ© des hommes est toujours la mĂȘme et elle profite de la dĂ©tresse d’autrui pour l’exploiter d’une maniĂšre indigne.

Non : avoir JĂ©sus avec nous ne nous procura pas de biens matĂ©riels. Beaucoup d’entre vous prĂ©tendent Ă  ces biens quand ils sont Ă  peine un peu unis Ă  JĂ©sus. Ils oublient qu’il a dit : “ Cherchez les richesses spirituelles. ” Tout le reste est donnĂ© par surcroĂźt. Dieu pourvoit aussi Ă  la nourriture, pour les hommes comme pour les oiseaux, car il sait que cela vous est nĂ©cessaire puisque votre chair sert de carapace Ă  votre Ăąme. Mais demandez-lui d’abord sa grĂące. Demandez d’abord ce dont votre Ăąme a besoin. Le reste vous sera donnĂ© par surcroĂźt.

Ce que Joseph retira de son union avec JĂ©sus, humainement parlant, ce fut embarras, fatigues, persĂ©cutions, faim, et rien d’autre. Mais comme il s’attachait Ă  JĂ©sus seul, tout s’est changĂ© en paix spirituelle, en joie surnaturelle. Je voudrais vous amener au point oĂč en Ă©tait mon Ă©poux quand il disait : “ MĂȘme si nous ne devions plus rien avoir, nous possĂ©derions toujours tout, car nous avons JĂ©sus. ”

43.7 Je le sais, le coeur se brise. Je le sais, l’esprit s’entĂ©nĂšbre. Je le sais, la vie se consume. Mais, Maria... appartiens-tu Ă  JĂ©sus ? Veux-tu ĂȘtre Ă  lui ? Au point de mourir comme JĂ©sus est mort ? Ma petite, qui m’es si chĂšre, pleure, mais reste forte et persé­vĂšre. Le martyre ne rĂ©side pas dans la forme de la torture, mais dans la constance avec laquelle le martyr la supporte. Le martyre peut venir par une arme, mais aussi bien par une souffrance morale, si le but auquel on vise est le mĂȘme. Tu le supportes par amour pour mon Fils. Ce que tu fais pour tes frĂšres, tu le fais pour l’amour du Christ qui veut leur salut. C’est lĂ  ton martyre. Restes-y fidĂšle. Ne dĂ©sire pas tout faire par toi-mĂȘme. Comme l’étreinte est trop forte pour que tu puisses encore trouver la force de te conduire toute seule et de dominer ta nature humaine en retenant tes larmes, il suffit que tu laisses la souffrance te torturer sans te rĂ©volter. Il suffit que tu dises Ă  JĂ©sus : “ Aide-moi ! ” Ce que tu ne peux faire, lui le fera en toi. Reste en lui, toujours. Ne cherche pas Ă  en sortir et mĂȘme si la souffrance, tant elle est grande, t’empĂȘche de voir oĂč tu es, tu seras toujours en JĂ©sus.

Je te bĂ©nis. Dis avec moi : “ Gloire au PĂšre et au Fils et Ă  l’Esprit Saint. ” Que ce soit toujours ton cri, jusqu’au moment oĂč tu le diras au Ciel. Que la grĂące du Seigneur soit toujours avec toi. »

EMV 43.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Pendant la grĂȘle, on a l’impression que rien ne peut nous abriter, mais ce n’est pas exact. La tempĂȘte fait apparaĂźtre l’humanitĂ© qui dort, ensevelie sous les eaux spirituelles, mais elle ramĂšne aussi Ă  la surface les semences d’une doctrine surnaturelle tombĂ©es dans votre coeur et qui attendent justement cette heure de tempĂȘte pour germer, apparaĂźtre Ă  nouveau et vous dire : “ Nous sommes lĂ  aussi, nous. Pensez Ă  nous. ”