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EMV 3.5-10 · Tome 1, p. 25-27

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Anne et Joachim possédaient la Sagesse

3.5 Jésus dit :

« Les justes sont toujours des sages : amis de Dieu, ils vivent en sa compagnie et il les instruit, lui qui est la Sagesse infinie.

Mes grands-parents étaient des justes et possédaient donc la sagesse. C’est en toute vérité qu’ils pouvaient répéter ce que dit le Livre quand il chante les louanges de la Sagesse dans le livre du même nom : “ C’est elle que j’ai chérie et recherchée dès ma jeunesse ; j’ai cherché à la prendre pour épouse. ”

Anne, fille d’Aaron, était la femme forte dont parle notre aïeul.

Et Joachim, descendant du roi David, recherchait moins le charme et la richesse que la vertu. Anne possédait une grande vertu. En elle, toutes les vertus s’unissaient en un bouquet parfumé de fleurs pour former une réalité unique, la plus belle de toutes : la Vertu. Une vertu réelle, digne de se tenir devant le trône de Dieu.

Joachim avait donc deux fois épousé la sagesse “ en l’aimant plus qu’une autre femme ” : la sagesse de Dieu contenue dans le coeur de la femme juste. Anne n’avait rien cherché d’autre qu’à unir sa vie à celle d’un homme droit, avec la certitude que la droiture fait la joie de la famille.

3.6 Et pour être l’emblème de la “ femme forte ”, il ne lui manquait que d’être couronnée d’enfants, car c’est la gloire d’une épouse, la justification du mariage, dont parle Salomon. Il ne manquait à son bonheur que ces enfants, ces fleurs de l’arbre qui s’est uni à l’arbre voisin et porte de nouveaux fruits en abondance, où les deux bontés se fondent en une, car son époux ne lui avait jamais causé la moindre déception.

3.7 Devenue une vieille femme, épouse de Joachim depuis des dizaines d’années, elle restait pour lui “ l’épouse de sa jeunesse, sa joie, sa biche bien-aimée, sa gracieuse gazelle ”, dont les caresses conservaient la fraîcheur et l’enchantement de leur première soirée nuptiale et charmaient doucement son amour ; celui-ci restait aussi frais qu’une fleur humide de rosée et ardent comme un feu qu’une main ne cesse d’alimenter. C’est pourquoi, dans leur tristesse d’être sans enfant, ils se disaient l’un à l’autre des “ mots de réconfort dans leurs soucis et leurs malheurs ”.

3.8 Quand l’heure fut venue, la Sagesse, après les avoir instruits tout au long de leur vie, les éclaira par des songes nocturnes comme on sonne la diane du poème glorieux qui devait naître d’eux et serait Marie, la toute sainte, ma Mère. Si, dans leur humilité, ils n’imaginèrent pas cela, leur coeur pourtant trembla d’espoir à la première annonce de la promesse de Dieu. Les paroles de Joachim révèlent déjà cette certitude : “ Espère, espère... Nous vaincrons Dieu par la fidélité de notre amour. ” Ils rêvaient d’un fils : ils eurent la Mère de Dieu.

3.9 Les paroles du livre de la Sagesse paraissent avoir été écrites pour eux : “ J’aurai à cause d’elle gloire parmi les foules... J’aurai à cause d’elle l’immortalité et je laisserai un souvenir éternel à ceux qui viendront après moi. ” Mais, pour obtenir tout cela, il leur fallait acquérir la royauté d’une vertu véritable, durable, qu’aucun événement ne saurait atteindre. Vertu de foi, vertu de charité, vertu d’espérance, vertu de chasteté. La chasteté des époux ! Ils la possédèrent, car il n’est pas nécessaire d’être vierge pour être chaste. Les ménages chastes sont gardés par les anges et ils engendrent de bons enfants, qui font de la vertu de leurs parents la norme de leur propre vie.

3.10 Mais à présent, où sont-ils ? Actuellement, on ne veut plus d’enfant, mais on ne veut pas davantage de la chasteté. C’est pourquoi je vous dis que l’amour et la chambre nuptiale sont profanés. ».

Annotation

C’est en toute vérité qu’ils pouvaient répéter ce que dit le Livre quand il chante les louanges de la Sagesse dans le livre du même nom : Voir Sg 8,2 ci-dessous.

Anne, fille d’Aaron, était la femme forte dont parle notre aïeul. Salomon, d’où descend Jésus. Auteur des "Proverbes de Salomon, fils de David, roi d’Israël" (Proverbes 1,1). Pour la citation, voir Proverbes 31,10-27

Joachim avait donc deux fois épousé la sagesse “ en l’aimant plus qu’une autre femme ” : la sagesse de Dieu contenue dans le coeur de la femme juste. Voir Sg 8, 9 ci-dessous.

Pour être l’emblème de la “femme forte”, il ne lui manquait que d’être couronnée d’enfants, car c’est la gloire d’une épouse, la justification du mariage, dont parle Salomon. Voir Pr 31, 28.

Devenue une vieille femme, épouse de Joachim depuis des dizaines d’années, elle restait pour lui “ l’épouse de sa jeunesse, sa joie, sa biche bien-aimée, sa gracieuse gazelle ”. Voir Pr 5, 18-19. La tradition quasi unanime rapporte qu'Anne était mariée depuis plus de 20 ans, (soit 4 lustres) (cf P.V. Charland, Les trois légendes de Madame Saincte Anne, volume 1 1898, page 11), et qu'elle eut Marie dans sa vieillesse. Cette tradition est également confirmée par Marie d'Agreda (La Cité mystique de Dieu – Livre 1, Chapitre 15, § 209, page 518), comme par Anne-Catherine Emmerich (La Vie de la Vierge Marie, Presses de la Renaissance, 2006, page 45).

Dans leur tristesse d’être sans enfant, ils se disaient l’un à l’autre des “mots de réconfort dans leurs soucis et leurs malheurs" : voir Sg 8, 9 ci-dessous.

Les paroles du livre de la Sagesse paraissent avoir été écrites pour eux : “ J’aurai à cause d’elle gloire parmi les foules... J’aurai à cause d’elle l’immortalité et je laisserai un souvenir éternel à ceux qui viendront après moi. ” Voir Sg 8, 9-10.

Livre de la Sagesse 8, 2 et 8, 9-10

Sg 8, 2 : Je l'aimai et la recherchai dès ma jeunesse; je cherchai à l'avoir pour épouse, et j'étais épris de sa beauté.

Sg 8, 9-10 : Aussi ai-je résolu de la prendre pour compagne de ma vie, sachant qu'elle serait pour moi une conseillère de tout bien, et une consolation dans mes soucis et mes peines. Par elle, me disais-je, j'aurai de la gloire dans les assemblées, et, jeune encore, de l'honneur auprès des vieillards.

Livre des Proverbes 5, 18-19

Pr 5, 18-19 : Que ta source soit bénie, et mets ta joie dans la femme de ta jeunesse. Biche charmante, gracieuse gazelle, — que ses charmes t'enivrent en tout temps, sois toujours épris de son amour !

Livre des Proverbes 31, 10-31

Pr 31, 10-31 :

LA FEMME FORTE.

ALEPH. Qui peut trouver une femme forte ? Son prix l'emporte de loin sur celui des perles.

BETH. Le cœur de son mari a confiance en elle, et les profits ne lui feront pas défaut.

GHIMEL. Elle lui fait du bien, et non du mal, tous les jours de sa vie.

DALETH. Elle recherche de la laine et du lin, et travaille de sa main joyeuse.

HÉ. Elle est comme le vaisseau du marchand, elle apporte son pain de loin.

VAV. Elle se lève lorsqu'il est encore nuit, et elle donne la nourriture à sa maison, et la tâche à ses servantes.

ZAĂŹN. Elle pense Ă  un champ, et elle l'acquiert ; du fruit de ses mains, elle plante une vigne.

HETH. Elle ceint de force ses reins, et elle affermit ses bras.

TETH. Elle sent que son gain est bon ; sa lampe ne s'éteint pas pendant la nuit. YOD. Elle met la main à la quenouille, et ses doigts prennent le fuseau.

CAPH. Elle tend la main au malheureux, elle ouvre la main Ă  l'indigent.

LAMED. Elle ne craint pas la neige pour sa maison, car toute sa maison est vĂŞtue de cramoisi.

MEM. Elle se fait des couvertures, le byssus et la pourpre sont ses vĂŞtements.

NUN. Son époux est bien connu aux portes de la ville, lorsqu'il siège avec les anciens du pays.

SAMECH. Elle fait des chemises et les vend, et elle livre des ceintures au marchand.

AÏN. La force et la grâce sont sa parure, et elle se rit de l'avenir.

PHÉ. Elle ouvre la bouche avec sagesse, et les bonnes paroles sont sur sa langue.

TSADÉ. Elle surveille les sentiers de sa maison, et elle ne mange pas le pain d'oisiveté.

QOPH. Ses fils se lèvent et la proclament heureuse ; son époux se lève et lui donne des éloges :

RESCH. « Beaucoup de filles se sont montrées vertueuses ; mais toi, tu les surpasses toutes. »

SCHIN. Trompeuse est la grâce, et vaine est la beauté ; la femme qui craint Yahweh est celle qui sera louée.

THAV. Donnez-lui du fruit de ses mains, et que ses œuvres disent sa louange aux portes de la ville.

EMV 4 · Tome 1, p. 27 à 33

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Titre du chapitre : Anne annonce sa maternité par un cantique. Son sein porte l’âme immaculée de Marie.

Date de la vision et de la dictée : Jeudi 24 août 1944.

Calendrier : Dimanche 23 décembre de l'an -22 selon Valtorta.fr. Fin mars de l'an -21 selon maria-valtorta.org (calendrier juif : Nisan 3740)

Lieux (carte) : Nazareth

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : A Nazareth, Anne chante un cantique, que Maria retranscrit. Sur ces entrefaites, Joachim rentre et s'étonne de l'entendre fredonner ces parole. Il lui demande de le lui répéter et quand Anne arrive à un certain passage, qui annonce qu'elle porte enfin un enfant en son sein, sa voix se brise et elle révèle à son époux sa maternité. Ils s'embrassent et se partagent leur très grande joie. Anne raconte quand la grâce d'être mère lui a été donnée : au Temple, elle a vu une lumière descendre sur elle. Ils parlent du nom qu'ils donneront à l'enfant et sa mère pressent déjà qu'elle sera une fille.

Ensuite vient une dictée sur la conception de Marie et sur la sagesse des justes qu'étaient les grands-parents du Christ.

Contenu du chapitre : 4.1 : À son métier Anne chante, prie et sourit. 4.2 : Elle annonce sa maternité à Joachim. 4.3 : Au Temple un feu était venu vers moi. 4.4 : Nous l’appellerons Marie. Étoile de notre mer, perle, bonheur. 4.5 : La Parole agit sur Anne. 4.6 : L'âme immaculée de Marie. 4.7 : Ce qu'auraient été les premiers parents.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 5 et 6

EMV 4.3 · Tome 1, p. 29-30

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

J’espérais : le dernier jour, pendant que je priais au Temple [lors de la fête des Tentes], le plus près possible de la maison de Dieu qu’il soit permis à une femme, il se faisait tard... tu te souviens que j’ai dit : “ Encore, encore un peu. ” Je ne pouvais m’arracher à ce lieu sans avoir obtenu cette grâce ! Eh bien, dans l’ombre qui descendait déjà de l’intérieur du lieu sacré, vers lequel mon âme se sentais fortement attirée pour y arracher un “ oui ” du Dieu qui y est présent, j’ai vu jaillir une lumière, une merveilleuse étincelle de lumière. Claire et douce comme la lumière de la lune, elle renfermait pourtant l’éclat de toutes les perles et joyaux de la terre. On aurait dit qu’une des étoiles précieuses du Voile, ces étoiles placées sous les pieds des chérubins, se détachait et prenait la splendeur d’une lumière surnaturelle... J’avais l’impression qu’un feu partait de derrière le Voile sacré, de la Gloire même, qu’il venait rapidement sur moi et que, en traversant l’air, il chantait d’une voix céleste : “ Que t’arrive ce que tu as demandé ! ” C’est pour cela que je chante : “ Une étoile viendra vers toi ”. Quel enfant sera donc le nôtre, pour se manifester ainsi comme la lumière d’une étoile dans le Temple et dire : “ Je suis ” pendant la fête des Lumières ? Aurais-tu vu juste en voyant en moi une nouvelle Anne d’Elqana ?

Détail

Conception de Marie. Anne, la mère de Marie, raconte quand son voeu a été exaucé :

Annotation

Aurais-tu vu juste en voyant en moi une nouvelle Anne d’Elqana ? Joachim avait en effet parlé de la mère du prophète Samuel dans l'EMV 3.

Sous les pieds des chérubins : Les chérubins (Kéroubim) abondaient dans la décoration du Temple de Salomon (Par exemple : 1 Rois 6,23-35). Les étoiles sont sans doute les étoiles de David ou sceau de Salomon.

J’avais l’impression qu’un feu partait de derrière le Voile sacré, de la Gloire même, qu’il venait rapidement sur moi et que, en traversant l’air, il chantait d’une voix céleste : “ Que t’arrive ce que tu as demandé ! ” C’est la voix du Rédempteur, comme il l'est indiqué en EMV 4.5 : "La Sagesse descendit elle-même (...) et se fit parole pour la femme stérile" (p. 31).

Quel enfant sera donc le nôtre, pour se manifester ainsi comme la lumière d’une étoile dans le Temple et dire : “ Je suis ” pendant la fête des Lumières ? L’étoile fait partie de la prophétie de Balaam. Nb 24, 17-19. : "Je le vois, mais non comme présent ; je le contemple, mais non de près. Un astre sort de Jacob, un sceptre s'élève d'Israël. Il brise les deux flancs de Moab, il extermine tous les fils du tumulte. Edom est sa possession ; Séïr, son ennemi, est sa possession, et Israël déploie sa vaillance. De Jacob sort un dominateur, il fait périr dans les villes ce qui reste d'Edom."

« Je suis » : le nom même de Dieu tel que défini à Moïse, selon l'Exode 3,14-15. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : « Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS ». Voir la fiche sur le Nom divin.

EMV 4.4 · Tome 1, p. 30

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Comment l’appellerons-nous, notre enfant que je sens doucement me parler en mon sein par les battements de son petit coeur, comme le murmure d’un ruisseau, comme une tourterelle que l’on tient au creux de la main ?

– Si c’est un garçon, nous l’appellerons Samuel. Si c’est une fille, Etoile. Notre étoile, le mot qui a terminé ton cantique pour me donner la joie de me savoir père, et la forme qu’elle a prise pour se manifester dans l’ombre sacré du Temple.

– Etoile, notre étoile. Je ne sais pas, mais je pense, je pense que ce sera une fille. Il me semble que des caresses aussi douces ne peuvent venir que d’une très douce petite fille. Car je ne la porte pas, je n’en éprouve aucune souffrance. C’est elle qui me porte sur un sentier d’azur et de fleurs, comme si j’étais soutenue par les anges et que la terre était déjà loin... J’ai toujours entendu les femmes dire que concevoir et porter un enfant était douloureux. Mais moi, je ne souffre pas. Je me sens forte, jeune, fraîche plus que lorsque je t’ai donné ma virginité à l’époque lointaine de ma jeunesse. Fille de Dieu – car cet enfant éclos sur un tronc desséché appartient plus à Dieu qu’à nous –, elle ne cause aucune peine à sa maman. Elle ne lui apporte que paix et bénédiction, c’est-à-dire les fruits de Dieu, son véritable Père.

– Alors nous l’appellerons Marie. Etoile de notre mer, perle, bonheur. C’est le nom de la première grande femme d’Israël. Mais celle-ci n’offensera jamais le Seigneur. C’est à lui seul qu’elle adressera son cantique, car elle lui est offerte comme une hostie avant même de naître.

– Elle lui est offerte, oui. Garçon ou fille, lorsque notre enfant aura fait notre joie pendant trois ans, nous l’offrirons au Seigneur. Ainsi serons-nous, nous aussi, des hosties avec elle, pour la gloire de Dieu. »

Détail

Le choix du prénom de Marie. C'est Anne, sa mère, qui parle.

EMV 4.5-7 · Tome 1, p.31-33

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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4.5 Jésus dit :

« Après les avoir éclairés par les songes de la nuit, la Sagesse descendit elle-même, en “ effluve de la puissance de Dieu, une émanation toute pure de la gloire du Tout-Puissant ” et se fit Parole pour la femme stérile. Moi, le Christ, le petit-fils d’Anne, qui voyais désormais s’approcher le temps de la rédemption par la Parole – près de cinquante ans plus tard –, j’accomplirai des miracles sur les personnes stériles ou malades, possédées, affligées, sur toutes les misères de la terre.

En attendant, tout à la joie d’avoir une mère, je murmure une parole cachée dans l’ombre du Temple qui renfermait les espérances d’Israël, ce Temple qui atteignait désormais la fin de son existence puisqu’un Temple nouveau et véritable allait appa­raître sur la terre, un Temple qui ne renfermerait plus les espérances d’un peuple, mais l’assurance du Paradis pour la population de la terre entière, pour les siècles des siècles jusqu’à la fin du monde. Et cette Parole accomplit ce miracle de rendre fécond le sein stérile. Elle me donne une mère qui n’avait pas seulement une perfection naturelle, comme ce devait être le cas en naissant de deux saints ; elle n’allait pas avoir seulement une âme bonne comme beaucoup d’autres, pas seulement un développement continu de cette bonté grâce aux excellentes dispositions de sa volonté, pas seulement un corps immaculé : seule entre toutes les créatures, elle eut une âme immaculée.

4.6 Tu as vu la génération continuelle des âmes par Dieu. Imagine donc quelle devait être la beauté de cette âme que le Père avait désirée dès avant l’existence du temps, de cette âme qui faisait les délices de la Trinité qui brûlait de l’orner de ses dons pour s’en faire don à elle-même. Ô femme toute sainte que Dieu créa pour lui-même et, en second lieu, pour le salut des hommes ! Parce que tu devais porter le Sauveur, tu fus l’origine du salut. Paradis vivant, par ton sourire tu as commencé à sanctifier la terre.

L’âme créée pour être celle de la Mère de Dieu ! Lorsque cette étincelle de vie jaillit d’un tressaillement vivant de l’Amour trinitaire, les anges en éprouvèrent une joie extraordinaire, car jamais le Paradis n’avait vu une lumière aussi vive. Comme un pétale de rose céleste, un pétale immatériel et précieux qui était joyau et flamme, qui descendait animer une chair bien autrement que pour les autres et dont le feu était si puissant que le péché originel ne put l’atteindre, elle traversa les espaces et alla s’enfermer dans un sein sanctifié.

Sans le savoir encore, la terre possédait sa fleur, la vraie, la fleur unique qui fleurit éternellement : lys et rose, violette et jasmin, hélianthe et cyclamen réunis, et avec eux toutes les fleurs de la terre fondues en une seule Fleur, Marie, en qui s’unissent toutes vertus et toutes grâces.

En avril, la terre de Palestine ressemblait à un immense jardin où parfums et couleurs faisaient les délices du coeur des hommes. Mais la plus belle rose était encore ignorée. Déjà elle fleurissait pour Dieu dans le secret du sein maternel, car ma mère aima dès le premier instant de sa conception. C’est seulement au moment où la vigne donne son sang pour qu’on en fasse du vin, où l’odeur sucrée et forte du moût emplit les cours de ferme et les narines qu’elle allait sourire, d’abord à Dieu puis au monde, et dire avec son sourire innocent : “ Voilà, la Vigne est parmi vous, la Vigne qui vous donnera la Grappe destinée à être foulée au pressoir pour devenir le remède éternel de votre mal. ”

J’ai dit : “ Ma Mère aima dès le premier instant de sa conception. ” Qu’est-ce qui donne à l’esprit lumière et connaissance ? La grâce. Qu’est-ce qui la fait disparaître ? Le péché originel et le péché mortel. Marie, l’Immaculée, ne fut jamais privée du souvenir de Dieu, de sa proximité, de son amour, de sa lumière, de sa sagesse. Il s’ensuit qu’elle put comprendre et aimer quand elle n’était encore qu’une chair qui se formait autour d’une âme immaculée qui continuait à aimer.

4.7 Plus tard, je te ferai contempler en esprit la profondeur de la virginité de Marie. Tu en éprouveras un vertige céleste comme lorsque je t’ai fait considérer notre éternité. En attendant, considère comment le fait de porter en son sein un être exempt de la faute originelle – qui prive de Dieu – peut procurer à sa mère qui l’a seulement conçu naturellement, humainement, une intelligence supérieure et en fait un prophète : le prophète de sa fille, qu’elle appelle “ Fille de Dieu ”. Imagine également ce qu’il en aurait été si vos premiers parents innocents avaient engendré des enfants innocents, selon la volonté de Dieu.

Voilà, ô hommes qui prétendez approcher du “ surhomme ” mais qui, par vos vices, approchez uniquement du “ super démon ”, quel était le moyen d’arriver au “ surhomme ” : vous aviez là le moyen d’échapper à l’influence néfaste de Satan pour laisser à Dieu l’administration de la vie, de la connaissance, du bien, sans rien désirer de plus – et c’était à peine moins que l’infini – que ce que Dieu vous avait donné, pour pouvoir engendrer, en une continuelle évolution vers la perfection, des enfants qui soient physiquement des hommes et spirituellement des fils de l’Intelligence ; ils auraient ainsi été triomphants, c’est-à-dire forts, des géants contre Satan, qui aurait été cloué à terre des milliers de siècles avant l’heure où il le sera, et avec lui tout le mal qui est en lui. »

Annotation

« Après les avoir éclairés par les songes de la nuit, la Sagesse descendit elle-même, en “ effluve de la puissance de Dieu, une émanation toute pure de la gloire du Tout-Puissant ” et se fit Parole pour la femme stérile. Extrait du livre de la Sagesse.

Livre de la Sagesse 7, 25

Sg 7, 25 : Elle est le souffle de la puissance de Dieu, une pure émanation de la gloire du Tout-puissant; aussi rien de souillé ne peut tomber sur elle.

Seule entre toutes les créatures, elle eut une âme immaculée. Cf. Le Dogme de l'Immaculée Conception proclamée le 8 décembre 1854 par le Pape Pie IX dans la constitution apostolique Ineffabilis Deus. La proclamation dogmatique est en fin de document

Tu as vu la génération continuelle des âmes par Dieu. Dans la vision du 25 mai 1944. Voir Les cahiers de 1944.

Comme un pétale de rose céleste, un pétale immatériel et précieux qui était joyau et flamme, qui descendait animer une chair bien autrement que pour les autres. Dans l'ancienne édition, il est écrit : Comme un pétale de rose céleste, un pétale immatériel et précieux qui était joyau et flamme, qui était le souffle de Dieu, qui descendait animer une chair bien autrement que pour les autres. A propos de la partie "Souffle de Dieu" (alito di Dio). L'expression a été corrigée par Maria Valtorta sur une copie dactylographiée. Dans un premier temps, elle avait écrit "Partie de Dieu" (parte di Dio).

Marie, en qui s’unissent toutes vertus et toutes grâces. "Marie, plaine de grâces". À rapprocher de ce qu'indique St Alphonse de Liguori :"Selon saint Bernardin, tous les dons, toutes les vertus et toutes les grâces, sont dispensés par les mains de Marie, à qui elle veut, quand elle veut, et comme elle veut." (Saint Alphonse-Marie de Liguori, Les Gloires de Marie, chapitre 5).

En avril, la terre de Palestine ressemblait à un immense jardin où parfums et couleurs faisaient les délices du cœur des hommes. Mais la plus belle rose était encore ignorée. Déjà elle fleurissait pour Dieu dans le secret du sein maternel. En avril, Marie était conçue depuis 4 mois

C’est seulement au moment où la vigne donne son sang pour qu’on en fasse du vin, où l’odeur sucrée et forte du moût emplit les cours de ferme et les narines qu’elle allait sourire, d’abord à Dieu puis au monde, Confirmation que la naissance de Marie eut lieu en septembre (voir le EMV 5).

EMV 4.5 · Tome 1, p. 31

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Moi, le Christ, le petit-fils d’Anne, qui voyais désormais s’approcher le temps de la rédemption par la Parole – près de cinquante ans plus tard –, j’accomplirai des miracles sur les personnes stériles ou malades, possédées, affligées, sur toutes les misères de la terre.

Détail

Jésus parle de sa grand-mère et énonce ses miracles futurs.

EMV 5 · Tome 1, p. 33-48

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Titre du chapitre : Naissance de la Vierge Marie. Sa virginité dans la pensée éternelle du Père.

Date de la vision : Samedi 26 août 1944 (EMV 5.1-6)

Date de la dictée : Dimanche 27 août 1944 (EMV 5.7-15)

Calendrier : Samedi 6 septembre de l'an -21

Ancien calendrier julien : Samedi 8 septembre -21.

Calendrier juif : 10 Tishri 3741.

Lieux (carte) : Nazareth

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : Il y a la sécheresse à Nazareth. Joachim travaille dans le jardin et Anne le rejoint. Elle souffre de la chaleur, et ils parlent de l'état de la végétation. Un orage s'apprête à éclater donc ils rentrent. Anne s'apprête à mettre au monde son enfant, et Joachim est inquiet car son épouse n'a pas mal lors de l'accouchement. Outre cela, l'orage impressionne tout le monde par sa violence. Puis, Marie naît et vagit, et tout s'arrête : un splendide arc-en-ciel naît dans le ciel. Anne et Joachim donnent à leur fille le prénom de Marie.

Une longue dictée est ensuite donnée par le Christ. Il parle de l'Immaculée Conception et de la virginité de sa Mère. Il cite ainsi le Livre des Proverbes et l'applique à Marie. Puis, il parle de l'homme, qui était destiné à être le roi de la Création et pour qui Dieu a tout fait : astres et planètes, mers et océans, plantes et arbres, animaux. L'homme a cepentant été déchu par Satan. Dieu, qui sait tout, connaissait d'avance son péché et avait déjà prévu le moyen d'y remédier : en envoyant son Fils, par Marie. Il s'arrête ainsi sur la naissance de cette dernière, puis enchaine sur la victoire de l'Immaculée face à Satan. Il finit la dictée en parlant de la procréation avant la Faute, du fait que les hommes en état de grâce n'aurait pas dû connaître la mort ni connaître la souffrance lors des accouchements, à l'image de Marie. Puis, il clôture en parlant de la virginité de la Toute-Belle.

Contenu du chapitre : 5.1 : Le jardin souffre d'une grave sécheresse. 5.2 : Anne confie sa grande paix à l’approche du terme. 5.3 : Un violent orage. 5.4 : Un gigantesque arc-en-ciel, une étoile, une lune anticipée, saluent la naissance. 5.5 : Le portrait détaillé de l'enfant. 5.6 : Marie est remise à Anne qui prophétise sur elle. 5.7 : Parler de l’immaculée conception de Marie, c’est plonger dans l’amour. 5.8 : Dans la pensée de Dieu à l'origine des êtres. 5.9 : La consolation et la joie de Dieu. 5.10 : La création faite pour l'homme, son roi. 5.11 : Dieu savait ce que serait l'homme. 5.12 : Dieu créa l’Épouse pour être la Mère du Dieu incarné. 5.13 : L’enfantement voulu par Dieu et celui voulu par l’Homme. 5.14 : Satan, cette petite fille t'a vaincu. C’est la revanche de Dieu. 5.15 : La virginité de Marie.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 7 et 8

EMV 5.5 · Tome 1, p. 37-39

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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5.5 Les femmes surviennent, toutes joyeuses, tenant un poupon rose dans des linges blancs.

C’est Marie, la Mère de Jésus ! Une Marie toute petite qui pourrait dormir dans les bras d’un enfant, une Marie pas plus longue que le bras, une petite tête d’ivoire teinté de rose pâle et des lèvres rouges qui déjà ne pleurent plus, mais tentent instinctivement de téter, si petites qu’on ne voit pas comment elles pourront saisir l’extrémité du sein, un petit bout de nez entre deux bonnes joues bien rondes ; et quand on la chatouille pour lui faire ouvrir les yeux, deux morceaux de ciel apparaissent, deux points bleus et innocents qui regardent sans voir, entre de fins cils d’un blond presque rose à force d’être blond. Sur sa petite tête ronde, les cheveux eux-mêmes ont la teinte rose-blond de certains miels ambrés.

Pour oreilles, deux petites coquilles roses et transpa­rentes, parfaites. Et comme mains... qu’est-ce que ces deux petites choses qui s’agitent en l’air puis vont à la bouche ? Fermées, comme en ce moment, elles ressemblent à deux boutons d’églantine qui ont fendu les sépales verts et présentent leur soie de rose pâle ; ouvertes, comme maintenant, on dirait deux joyaux d’ivoire ou d’albâtre à peine rosés, avec cinq ongles grenat clair. Comment feront donc ces mains pour essuyer tant de larmes ?

Quant aux pieds... où sont-ils ? Pour l’instant, ce ne sont que deux petits petons cachés dans les langes. Mais voilà que la parente s’assied et les découvre... Oh, les petits pieds ! Ils ont quatre centimètres de long, leur plante est une coquille couleur de corail, le dessus en est une autre couleur de neige veinée de bleu, les orteils sont des chefs-d’oeuvre de sculpture lillipu­tienne, couronnés eux aussi de petites écailles grenat clair. Comment trouvera-t-on des sandalettes quand ces pieds de poupée feront leurs premiers pas ? Comment se tenir debout sur de si petits pieds ? Et comment permettront-ils de faire un chemin si rude et de soutenir une telle douleur sous une croix ?

Mais aujourd’hui, on l’ignore encore, et on rit, on sourit en regardant s’agiter et gigoter de belles jambettes bien tournées, des cuisses minuscules potelées au point de faire des fossettes et des replis, un petit ventre, une nuque renversée en arrière, un petit thorax parfait. Sous la soie blanche, on voit le mouvement de la respiration et si, comme l’heureux père le fait maintenant, on y pose la bouche pour faire un bisou, on entend sûrement y battre un petit coeur..., le plus beau que la terre ait porté au cours des siècles, l’unique coeur humain immaculé.

Et le dos ? On la retourne, et on peut voir la courbure de ses reins, puis ses épaules potelées et sa nuque rose ; elle a déjà de la force car voilà que la petite tête se lève sur l’arc des minuscules vertèbres : on dirait la tête d’un oiseau qui scrute le monde nouveau qu’il découvre ; elle pousse un petit cri pour protester qu’on la montre ainsi aux yeux de plusieurs personnes, elle, la toute-pure et chaste, elle qu’aucun homme ne verra plus jamais nue, la toute vierge, sainte et immaculée. Recouvrez, recouvrez ce bouton de lys qui ne s’ouvrira jamais sur terre, mais qui produira une Fleur plus belle encore qu’elle, tout en restant bourgeon. Ce n’est qu’au Ciel que le lys du Dieu trine ouvrira tous ses pétales car il n’existe plus, là-haut, aucune poussière de faute susceptible de profaner involontairement cette pureté. Car il faudra accueillir là-haut, à la vue du Ciel entier, le Dieu trine qui, dans quelques années à peine, habitera en elle, Père, Fils et Epoux.

La voilà de nouveau enveloppée de linges et dans les bras de son père de la terre, à qui elle ressemble. Pas maintenant. Pour le moment, elle n’est qu’une ébauche d’être humain. Je veux dire qu’elle lui ressemblera une fois devenue femme. Elle n’a rien de sa mère. De son père, elle tient la couleur de la peau et des yeux, et sûrement aussi des cheveux qui, s’ils sont blancs aujourd’hui, devraient être blonds, comme l’indiquent les sourcils. Elle a les traits de son père, en plus parfait et plus fin puisqu’elle est femme, et cette femme-là. Elle en a encore le sourire, le regard, les gestes et la taille. En pensant à Jésus, comme je le vois, je trouve qu’Anne a donné sa taille à son petit-fils ainsi que son teint plus ivoire foncé. En revanche, si Marie n’a pas la prestance d’Anne – un grand palmier souple –, elle a la grâce de son père.

Détail

Description de Marie qui vient tout juste de naître.