EMV 116.8 · Tome 2, p. 271
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
A moins de renaître, on ne peut voir le Royaume de Dieu, ni croire en son Roi.
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 116.8 · Tome 2, p. 271
A moins de renaître, on ne peut voir le Royaume de Dieu, ni croire en son Roi.
EMV 116.9 · Tome 2, p. 272-273
116.9 Chacun a sa méthode pour parvenir au port. N’importe quel vent convient pour celui qui sait se servir de la voile. Vous entendez souffler le vent, et vous pouvez vous baser sur sa direction pour diriger la manoeuvre. Mais vous ne pouvez dire d’où il vient, ni appeler celui qu’il vous faut. L’Esprit aussi appelle, il arrive en appelant et il passe. Mais seul celui qui est attentif peut le suivre. Comme un fils connaît la voix de son père, l’âme engendrée par l’Esprit connaît sa voix.
– Comment cela peut-il se faire ?
– Toi qui es maître en Israël, tu me le demandes ? Tu ignores ces choses ? On parle et on rend témoignage de ce qu’on sait et de ce qu’on a vu. Or je parle et je témoigne de ce que je sais. Comment pourras-tu jamais accepter ce que tu n’as pas vu, si tu n’acceptes pas le témoignage que je t’apporte ? Comment pourras-tu croire à l’Esprit, si tu ne crois pas à la Parole incarnée ? Je suis descendu pour remonter et entraîner à ma suite ceux qui sont ici-bas. Un seul est descendu du Ciel : le Fils de l’Homme. Et un seul montera au Ciel avec le pouvoir de l’ouvrir : moi, le Fils de l’Homme. Rappelle-toi Moïse. Il a élevé un serpent dans le désert pour guérir ceux qui étaient malades en Israël. Quand je serai élevé, ceux que maintenant la fièvre de la faute rend aveugles, sourds, muets, fous, lépreux, malades, seront guéris et quiconque croira en moi aura la vie éternelle. Même ceux qui auront cru en moi auront cette heureuse vie.
EMV 117.2 · Tome 2, p. 276-277
« A quoi dois-je la joie de te voir ?
– A la haine des membres du Sanhédrin.
– Ils t’ont fait du mal ? Encore ?
– Non, mais ils veulent m’en faire. Or l’heure n’en est pas encore venue. Tant que je n’aurai pas labouré toute la Palestine et répandu la semence, je ne dois pas être abattu.
– Tu dois aussi moissonner, bon Maître. Il est juste qu’il en soit ainsi.
– La moisson, ce sont mes amis qui la récolteront. Ils passeront la faux là où j’ai semé. Lazare, j’ai décidé de m’éloigner de Jérusalem. Je sais que cela ne me sert pas personnellement, je le sais d’avance. Mais cela me donnera la possibilité d’évangéliser, à défaut d’autre résultat. A Sion on m’a refusé même cela.
– Je t’avais envoyé dire par Nicodème d’aller dans une de mes propriétés. Personne n’ose les violer. Tu pourrais y exercer ton ministère sans ennuis. Et ma maison serait la plus heureuse de toutes mes maisons parce qu’elle serait sanctifiée par ton enseignement, puisque tu y respirerais ! Donne-moi la joie de t’être utile, mon Maître.
– Tu vois que je suis déjà en train de te la donner ; mais je ne puis rester à Jérusalem. On ne me ferait pas d’ennuis personnellement, mais on s’en prendrait à ceux qui viendraient. Je vais du côté d’Ephraïm, entre cette localité et le Jourdain. Là, j’évangéliserai et je baptiserai comme Jean-Baptiste.
EMV 117.5 · Tome 2, p. 278
117.5 – (...) De temps en temps tu viendras, n’est-ce pas ?...
– Je viendrai. J’en ai déjà parlé avec Simon. Et, comme il n’est pas raisonnable que j’envahisse la maison avec les disciples, j’irai dans la maison de Simon...
– Non, Maître. Pourquoi me faire de la peine ?
– Ne cherche pas à comprendre, Lazare, je sais que je fais bien.
– Mais alors...
– Mais alors, je serai toujours dans ton domaine. Ce que Simon ignore encore, moi je le sais. Celui qui a voulu acquérir, sans se montrer et sans discuter, simplement pour rester près de Lazare de Béthanie, c’était le fils de Théophile, le fidèle ami de Simon le Zélote et le grand ami de Jésus de Nazareth. La personne qui a doublé la somme pour le rachat de Jonas et n’a pas pris sur les biens de Simon pour donner à ce dernier le plaisir de pouvoir faire beaucoup pour le Maître qui est pauvre et pour les pauvres du Maître, porte le nom de Lazare. L’homme discret et attentif qui met en train, dirige, soutient tous les bons efforts pour me donner aide, réconfort et protection, c’est Lazare de Béthanie. Je le sais.
– Oh ! Ne le dis pas ! J’avais cru si bien faire, et en secret !
– Pour les hommes, c’est un secret. Mais pas pour moi. Moi, je lis dans les coeurs.
Intervention discrète de Lazare pour que Simon puisse garder ses maigres richesses et faire plaisir au Maître
EMV 118.3 · Tome 2, p. 283
Le Maître arrive. Il a fait un tour dans le village et les campagnes. Vous allez voir qu’il va être bientôt ici. Il a déjà guéri des yeux malades.
Isaac donne des nouvelles de Jésus aux apôtres et signale une guérison miraculeuse.
EMV 119.2-3 · Tome 2, p. 289-291
– Moi... moi, je voudrais avouer mon erreur... Je l’ai dite à Jean-Baptiste, mais je me suis sauvé, tant il m’a adressé de reproches. Je pense ne plus pouvoir être pardonné, ajoute un autre.
– Qu’as-tu donc fait ?
– Beaucoup de mal. C’est à lui que je le dirai. Qu’en pensez-vous ? Me maudira-t-il ?
– Non, je l’ai entendu parler à Bethsaïde. Je m’y trouvais par hasard. Quelles paroles ! Il parlait d’une pécheresse. Ah ! J’aurais presque voulu être elle pour les mériter, dit un imposant vieillard.
119.3 – Le voilà qui vient, crient plusieurs voix.
– Miséricorde ! J’ai honte ! Dit le coupable, prêt à s’enfuir.
– Où fuis-tu, mon fils ? As-tu le coeur si noir pour haïr la Lumière au point de devoir la fuir ? As-tu tellement péché que tu aies peur de moi, qui suis le Pardon ? Mais quel péché peux-tu avoir commis ? Même si tu avais tué Dieu, tu ne devrais pas craindre, si tu as en toi un repentir sincère. Ne pleure pas ! Ou plutôt, viens, pleurons ensemble. »
Jésus qui, en levant la main, a arrêté sa fuite, le serre maintenant contre lui. Puis il se tourne vers ceux qui attendent et leur dit :
« Un moment seulement, pour soulager ce coeur, puis je viens à vous. »
Il s’éloigne de la maison, mais, en tournant au coin, il se heurte à la femme voilée qui est à son poste d’écoute. Jésus la regarde un moment fixement, puis il fait encore une dizaine de pas et s’arrête :
« Qu’as-tu fait, mon fils ? »
L’homme tombe à genoux. C’est un homme d’une cinquantaine d’années. Un visage brûlé par les passions et dévasté par quelque tourment secret. Il tend les bras et s’écrie :
« Pour dépenser avec les femmes tout l’héritage paternel, j’ai tué ma mère et mon frère... Je n’ai plus eu de paix... Ma nourriture... du sang ! Mon sommeil... un cauchemar... Mon plaisir... Ah ! Sur le sein des femmes, dans leur cri luxurieux, je sentais le cadavre glacé de ma mère morte, j’entendais le râle de mon frère empoisonné. Maudites soient les femmes de plaisir, ces vipères, ces méduses, ces murènes insatiables, elles ont fait ma ruine, ma ruine, ma ruine !
– Ne maudis pas. Moi, je ne te maudis pas...
– Tu ne me maudis pas ?
– Non. Je pleure et je prends sur moi ton péché !... Comme il est lourd ! Il me brise les membres, mais je l’étreins étroitement, pour le consumer à ta place... et à toi, je donne mon pardon. Oui. Je te remets ton grand péché. »
Il étend les mains sur la tête de l’homme qui sanglote et prie :
« Père, c’est pour lui aussi que mon sang sera versé. En attendant, voici mes larmes et ma prière. Père, pardonne-lui car il s’est repenti. Ton Fils, au jugement duquel tout est remis, le veut !... »
Il reste encore quelques minutes dans cette position, puis il se penche, relève l’homme et lui dit :
« Ta faute est remise. A toi, maintenant, d’expier par une vie de pénitence ce qui reste de ton délit.
– Est-ce que Dieu m’a pardonné ? Et ma mère ? Et mon frère ?
– Ce que Dieu pardonne, tous le pardonnent. Va et ne pèche jamais plus. » (...)
[Plus tard, en commençant son discours, Jésus évoquera cet homme et dira : ]
« Une âme est revenue au Seigneur. Bénie soit sa toute-puissance qui arrache à l’emprise du démon les âmes qu’il a créées et les remet sur le chemin du Ciel. Pourquoi cette âme s’était-elle perdue ? Parce qu’elle avait perdu de vue la Loi. »
Un homme a gravement péché et vient trouver le Christ. Il a honte de ses actes, mais Jésus l'invite à ne pas le fuir et à aller à lui. C'est un exemple concret du sacrement de réconciliation dans l'Œuvre, et c'est une preuve qu'il faut bien remettre les péchés comme l'Eglise l'enseigne.
EMV 119.2.7 · Tome 2, p. 289-290 et 293-294
– Moi, je voudrais guérir. Tu vois ? J’ai une jambe gangrenée. J’ai souffert mille morts pour venir ici à dos d’âne, mais je l’avais cherché à Sion et il n’y était plus, dit quelqu’un.
– Ils l’ont menacé de mort, dit un autre.
– Quels chiens !
– Oui, d’où viens-tu ?
– De Lydda.
– Quelle longue route ! (...)
[Un autre confesse qu'il espère soulager son coeur auprès du Maître, car il a commis une grande faute. Il s'apprête à fuir quand Jésus arrive, mais le Seigneur le retient, puis il donne une prédication. Le malade parle alors à Jésus.]
« Guéris-moi, Maître. J’ai si mal ! Dit le malade qui a la gangrène.
– L’âme d’abord. L’âme d’abord. Fais pénitence...
– Donne-moi le baptême comme Jean. Je ne peux aller le trouver. Je suis malade.
– Viens. »
Jésus descend vers le Jourdain, qui coule au-delà de deux prés très grands et d’un bois qui le cache. Il se déchausse, de même que l’homme qui s’est traîné là avec ses béquilles. Ils descendent sur la rive et Jésus, faisant une coupe de ses deux mains réunies, répand l’eau sur la tête de l’homme, qui est dans l’eau jusqu’à mi-jambes.
« Maintenant, enlève les bandes » ordonne Jésus pendant qu’il remonte sur le sentier.
L’homme obéit. Sa jambe est guérie. La foule crie de stupeur.
« Moi aussi !
– Moi aussi.
– Moi aussi, le baptême de tes mains ! » crient bon nombre de personnes.
Jésus, qui est déjà à mi-chemin, se retourne :
« Demain. Maintenant, partez et soyez bons. Que la paix soit avec vous. »
Des hommes parlent ensemble en attendant l'arrivée de Jésus.
EMV 119.4 · Tome 2, p. 291
Le temps est arrivé où, sans foudre et sans limites, la Parole divine s’adresse à l’homme, pour donner à l’homme la grâce et la vie.
EMV 119.5 · Tome 2, p. 293
“ Je suis le Seigneur ton Dieu ”, le compagnon qui ne t’abandonne pas, l’hôte que tu ne peux chasser. Es-tu bon ? Alors ton hôte et compagnon est le bon ami. Es-tu pervers et coupable ? L’hôte et compagnon devient le Roi irrité et ne donne pas la paix. Mais il ne t’abandonne pas, non, il ne t’abandonne pas. Il n’est permis qu’aux damnés de se séparer de Dieu. Mais la séparation est un tourment implacable et éternel.
EMV 120.1.6 · Tome 2, p. 298 et 301-302
La voix de Jésus retentit dans la pièce comble, parce qu’il pleut et que tout le monde s’y est réfugié. Au premier rang, quatre malades : un aveugle que conduit une femme, un enfant tout couvert de croûtes, une femme qui a la jaunisse ou souffre de la malaria, et un quatrième que l’on porte sur un brancard.
(...) Il se dirige vers les malades. Il passe la main sur l’enfant malade, sur l’aveugle et sur la femme au teint jaune. Il se penche sur le paralytique et dit :
« Je le veux. »
L’homme le regarde et s’écrie :
« La chaleur est venue dans mon corps épuisé ! »
Et il se lève comme il se trouve, jusqu’à ce qu’on lui jette dessus la couverture du grabat. La mère soulève l’enfant qui n’a plus de croûtes, et l’aveugle se frotte les yeux à son premier contact avec la lumière. Des femmes crient :
« Dina n’est plus jaune comme les renoncules sauvages. »
L’émotion est à son comble. On crie, on bénit, on se bouscule pour voir, on tâche de sortir pour aller l’annoncer au village. Jésus est assailli de tous côtés.
Pierre voit qu’on l’écrase presque et s’écrie :
« Mes amis ! Ils étouffent le Maître ! Venez le dégager ! »
Et en jouant des coudes, et même en donnant quelques coups dans les tibias, les douze réussissent à faire de la place, à libérer Jésus et à l’amener à l’extérieur.
« Demain, c’est moi qui m’en occuperai, dit-il. Toi, tu seras à côté de la porte et les autres au fond. Ils t’ont fait du mal ?
– Non.
– Ils semblaient fous ! Quelles façons !
– Laisse-les faire. Ils étaient heureux… et moi avec eux. Allez baptiser ceux qui le demandent. Je rentre à la maison. Toi, Judas, avec Simon, donnez l’obole aux pauvres. Tout. Nous avons beaucoup plus qu’il ne faut pour des apôtres du Seigneur. Va, Pierre, va. Ne crains pas de trop faire. Je te justifie auprès du Père, puisque je te l’ordonne. Adieu, mes amis. »
Épuisé et en sueur, Jésus s’enferme alors dans la maison pendant que les disciples s’acquittent chacun de sa tâche auprès des pèlerins.