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Qui est Jésus ?

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EMV 90 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus a dormi à Nazareth. Marie prend soin de sa maison en toute discrétion. Elle fait le pain et est rejointe par Marie d'Alphée, qui a une unique préoccupation : prévenir Jude que son cousin est à Nazareth. Jésus arrive et lui prédit que son frère de sang va venir. Il parle un peu avec Marie, qui a remarqué son sommeil triste. Mais là, il est heureux, car il est avec sa Mère. Il va chercher les deux bergers - Lévi et Joseph - qui ont désiré voir Marie. Le Seigneur lui présente aussi Simon le Zélote, Jean et Judas. Puis Pierre arrive. Il est surpris, tétanisé en voyant Jésus, mais il est très très heureux de retrouver son Maître et ne souhaite plus le quitter. Il fait la rencontre pour la première fois avec les deux bergers, puis avec Judas et il commente l'âme du Zélote. Jésus les invite ensuite à aller ailleurs pour laisser les femmes faire leur travail. Lévi repartira et retrouvera Élie et Isaac. Simon le Zélote prépare à cet effet une lettre pour Lazare, en vue de la libération de Jonas.

EMV 90.2.3.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

90.2 Marie, femme d’Alphée, entre tout doucement :

« Déjà au travail ?

– Oui, je fais le pain et, regarde, les galettes au miel qu’il aime tellement.

– Occupe-toi d’elles. Il y a beaucoup de pâte pour le pain. Je vais te la pétrir. »

Marie, femme d’Alphée, robuste et d’allure plus populaire, pétrit énergiquement son pain, tandis que Marie mélange miel et beurre pour ses gâteaux et en fait des petits ronds qu’elle dépose sur une plaque.

« Je ne sais comment faire pour prévenir Jude... Jacques n’ose pas... et les autres... »

Marie, femme d’Alphée, soupire.

« Aujourd’hui viendra Simon Pierre. Il vient toujours le surlendemain du sabbat avec du poisson. Nous l’enverrons trouver Jude.

– S’il veut bien y aller...

– Oh ! Simon ne me dit jamais non.

(...) [Le Christ rejoint les deux femmes]

Jésus se penche pour donner un baiser à sa Mère.

Il caresse aussi l’autre Marie, qui rentre, toute rouge d’avoir allumé le four.

« Il faudra prévenir Jude. »

C’est la préoccupation de Marie, femme d’Alphée.

« Ce ne sera pas nécessaire, Jude sera ici, aujourd’hui.

– Comment le sais-tu ? »

Jésus sourit et se tait.

(...) Il se passe quelque temps et, pendant l’attente, Marie, femme d’Alphée, dit :

« Tu n’as pas fini ce travail à temps.

– Je l’aurai vite fini. Et mon Jésus y trouvera quelque fraîcheur sans avoir un poids sur la tête. » (...)

90.5 La voix rauque de Pierre se fait entendre de dehors :

« Voici le pauvre Simon qui apporte ses salutations et... »

Il est entré et est resté pétrifié.

Mais ensuite, il lance à terre le panier rond qu’il portait sur le dos et se jette lui-même par terre en disant :

« Ah ! Seigneur éternel ! Mais... Non, tu n’aurais pas dû me faire cela, Maître ! Etre ici... et ne rien faire savoir au pauvre Simon ! Que Dieu te bénisse, Maître ! Ah, comme je suis heureux ! Je n’en pouvais plus de rester sans toi ! »

Et il lui caresse la main, sans écouter Jésus qui lui dit :
« Relève-toi, Simon. Relève-toi donc !

– Je me lève, oui. Pourtant... Dis donc, toi, mon garçon ! (Le garçon, c’est Jean). Toi, au moins, tu pouvais courir m’avertir ! Maintenant, file tout de suite à Capharnaüm, pour l’apprendre aux autres... et d’abord dans la maison de Jude. Ton fils va arriver, femme. Vite ! Imagine-toi que tu es un lièvre avec des chiens à tes trousses. »

Jean part en riant.

EMV 90.3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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90.3 – Que la paix soit sur votre journée » dit Jésus, en apparaissant. Les deux femmes sursautent au son de sa voix.

« Déjà levé ? Pourquoi ? Je voulais que tu dormes...

– J’ai dormi d’un sommeil d’enfant, Maman. C’est toi qui n’as pas dû dormir...

– Je t’ai regardé dormir... C’est ce que je faisais quand tu étais bébé. En dormant, tu souriais toujours... et toute la journée ton sourire me restait comme une perle sur le coeur... Mais, cette nuit, tu ne souriais pas, mon Fils. Tu soupirais comme lorsqu’on est affligé... »

Marie le regarde avec tristesse.

« J’étais fatigué, Maman. Et le monde n’est pas cette maison où tout est honnêteté et amour. Toi... toi, tu sais qui je suis et tu peux comprendre ce qu’est pour moi le contact avec le monde. C’est comme un homme qui marche sur une route puante et boueuse. Même s’il fait attention, un peu de boue rejaillit sur lui, et la puanteur pénètre même s’il essaie de ne pas respirer... et si cet homme aime la propreté et l’air pur, tu peux imaginer combien cela lui est désagréable...

– Oui, mon Fils. Je comprends. Mais cela me fait de la peine que tu souffres...

– En ce moment, je suis avec toi et je ne souffre pas. C’est le souvenir... mais il sert à rendre plus belle ma joie d’être avec toi. »

Détail

Jésus est à Nazareth. Il a dormi chez lui et il va retrouver Marie d'Alphée et sa Mère.

EMV 91 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus est avec Pierre, André, Jean, Jacques, Philippe, Thomas, Barthélemy, Jude, Simon et Judas ainsi que le berger Joseph. Il manque donc Jude et Matthieu parmi les Douze. Jésus a décidé de les envoyer dans le monde, mais pour cela, il doit les former. Il leur dit donc de s'aimer, de rester unis. Il faut qu'ils ne fassent qu'un et qu'ils ne méprisent pas les âmes qui ne connaissent pas Dieu. Ils doivent donc tous se considérer comme frères, comme membres d'une même famille. Pour illustrer ses propos, Jésus s'inspire des fourmis qui travaillent ensemble pour le bien de leur fourmilière. Quand il a fini son enseignement, Judas boude : il a l'impression que le Maître privilégie sa Galilée à Kérioth et la Judée. Il dévoile ainsi le mauvais accueil reçu que le Christ a reçu là-bas et que le Seigneur voulait cacher. Jésus lui énonce de multiples raisons pour lesquelles il n'a pas méprisé la terre de Judas. Pierre bouillonne évidemment et demande à ce que l'Iscariothe s'excuse, mais Jésus coupe court. Il leur réitère sa demande de ne pas parler du mauvais accueil qu'il a reçu en Judée à sa Mère.

EMV 91.4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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91.4 N’avez-vous aucune question ?

– Je voudrais te demander : nous n’allons plus revenir en Judée ? demande Judas.

– Qui prétend cela ?

– Toi, Maître. Tu as dit que tu prépares Joseph pour qu’il instruise les autres en Judée ! On t’y a fait trop de mal pour que tu y retournes ?

– Que t’ont-ils fait en Judée ? » demande Thomas, curieux ; en même temps, Pierre s’exclame avec véhémence :

« Ah ! Alors, j’avais raison de dire que tu en étais revenu fatigué. Que t’ont-ils fait, les “ parfaits ”, en Israël ?

– Rien, mes amis. Rien de plus que ce que je trouverai encore ici. Si je faisais tout le tour de la terre, je trouverais partout un mélange d’amis et d’ennemis. Mais, Judas, je t’avais prié de te taire...

– C’est vrai, mais... je ne puis me taire quand je vois que tu préfères la Galilée à ma patrie. Tu es injuste, voilà ! Même là-bas tu avais eu droit à des honneurs...

– Judas ! Judas... oh ! Judas ! Tu me fais un reproche injuste ! Et tu t’accuses toi-même en te laissant gagner par la colère et la jalousie. J’avais fait mon possible pour ne faire connaître que le bien reçu dans ta Judée et, sans mentir, j’avais pu, avec joie, parler de ce bien pour vous faire aimer, vous de Judée. Avec joie. Car, pour le Verbe de Dieu, il n’existe ni frontières, ni régions, ni antagonismes, ni inimitiés, ni différences. Je vous aime tous, vous les hommes. Tous... Comment peux-tu dire que je préfère la Galilée, alors que j’ai voulu accomplir mes premiers miracles et me manifester d’abord sur le sol sacré du Temple et de la Cité sainte, chère à tout israélite ? Comment peux-tu me traiter de partial si, des onze que vous êtes – ou plutôt dix car, pour mon cousin, il n’est pas question d’amitié mais de parenté –, quatre sont judéens ? Et si j’y ajoute les bergers, tous judéens, tu vois de combien de Judéens je suis l’ami. Comment peux-tu dire que je ne vous aime pas si, moi qui sais, j’ai organisé le voyage de façon à donner mon nom à un bébé d’Israël et à recueillir le dernier soupir d’un juste d’Israël ? Comment peux-tu dire que je ne vous aime pas, vous les Judéens si, pour faire connaître le lieu de ma naissance et celui de ma préparation à la mission j’ai voulu deux Judéens contre un seul Galiléen ? Tu me reproches de me montrer injuste. Mais examine-toi, Judas, et vois si l’injuste ce n’est pas toi. »

Détail

A propos des disciples et des Douze, ainsi que de la Judée en général.

Mes premiers miracles : comprendre ceux des premières manifestations publiques de Jésus, qui excluent le miracle - le premier dans l'absolu - accompli aux noces de Cana en Galilée pour manifester la puissance de la Mère (comme c'est précisé en 52.9).

EMV 91.4-5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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91.4 N’avez-vous aucune question ?

– Je voudrais te demander : nous n’allons plus revenir en Judée ? demande Judas.

– Qui prétend cela ?

– Toi, Maître. Tu as dit que tu prépares Joseph pour qu’il instruise les autres en Judée ! On t’y a fait trop de mal pour que tu y retournes ?

– Que t’ont-ils fait en Judée ? » demande Thomas, curieux ; en même temps, Pierre s’exclame avec véhémence :

« Ah ! Alors, j’avais raison de dire que tu en étais revenu fatigué. Que t’ont-ils fait, les “ parfaits ”, en Israël ?

– Rien, mes amis. Rien de plus que ce que je trouverai encore ici. Si je faisais tout le tour de la terre, je trouverais partout un mélange d’amis et d’ennemis. Mais, Judas, je t’avais prié de te taire...

– C’est vrai, mais... je ne puis me taire quand je vois que tu préfères la Galilée à ma patrie. Tu es injuste, voilà ! Même là-bas tu avais eu droit à des honneurs...

– Judas ! Judas... oh ! Judas ! Tu me fais un reproche injuste ! Et tu t’accuses toi-même en te laissant gagner par la colère et la jalousie. J’avais fait mon possible pour ne faire connaître que le bien reçu dans ta Judée et, sans mentir, j’avais pu, avec joie, parler de ce bien pour vous faire aimer, vous de Judée. Avec joie. Car, pour le Verbe de Dieu, il n’existe ni frontières, ni régions, ni antagonismes, ni inimitiés, ni différences. Je vous aime tous, vous les hommes. Tous... Comment peux-tu dire que je préfère la Galilée, alors que j’ai voulu accomplir mes premiers miracles et me manifester d’abord sur le sol sacré du Temple et de la Cité sainte, chère à tout israélite ? Comment peux-tu me traiter de partial si, des onze que vous êtes – ou plutôt dix car, pour mon cousin, il n’est pas question d’amitié mais de parenté –, quatre sont judéens ? Et si j’y ajoute les bergers, tous judéens, tu vois de combien de Judéens je suis l’ami. Comment peux-tu dire que je ne vous aime pas si, moi qui sais, j’ai organisé le voyage de façon à donner mon nom à un bébé d’Israël et à recueillir le dernier soupir d’un juste d’Israël ? Comment peux-tu dire que je ne vous aime pas, vous les Judéens si, pour faire connaître le lieu de ma naissance et celui de ma préparation à la mission j’ai voulu deux Judéens contre un seul Galiléen ? Tu me reproches de me montrer injuste. Mais examine-toi, Judas, et vois si l’injuste ce n’est pas toi. »

Jésus a parlé avec majesté et douceur. Mais, même s’il n’avait rien dit de plus, les trois façons dont il a dit : “ Judas ” au commencement de son discours auraient suffi à donner une grande leçon. Le premier “ Judas ” était dit par le Dieu majestueux qui rappelle au respect, le second par le Maître qui donne un enseignement déjà tout paternel, le troisième était la prière d’un ami attristé par l’attitude d’un ami.

Judas a baissé la tête, humilié, encore en colère, enlaidi par la manifestation de ses bas sentiments.

91.5 Pierre ne peut se contenir :

« Demande au moins pardon, mon garçon ! Si j’étais à la place de Jésus, je ne t’aurais pas remis en place par des mots ! C’est bien autre chose que de l’injustice ! C’est un manque de respect, mon beau monsieur ! C’est comme ça qu’on vous éduque, au Temple ? Ou peut-être n’es-tu pas éducable ? Parce que, si ce sont eux...

– Cela suffit, Pierre. J’ai dit, moi, ce qu’il y avait à dire. Demain je vous instruirai sur ce thème.

Détail

Judas est jaloux et croit que Jésus privilégie la Galilée à la Judée.

EMV 92 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Jésus est toujours à Nazareth. Il est avec Pierre, André, Jean, Jacques, Philippe, Thomas, Barthélemy, Jude, Simon et Judas ainsi que le berger Joseph. Il leur enseigne que tout ce qui est caché sera connu un jour et qu'il faut agir par bonté sans chercher à être remarqué par les hommes. C'est Dieu qui donne la récompense. Ensuite, le Seigneur encourage à ne pas juger sur les apparences. Il donne brièvement le cas d'un père de famille qui parle durement à son fils : soit il fait ça pour susciter à son enfant des élans de repentir, soit il fait cela par paresse et c'est un péché. Enfin, Jésus parle du fait que le disciple se travaille lui-même avec l'aide de son maître, mais que la réussite dépend de notre bonne volonté. Il finit par parler de sa Mère qui est prête à le suivre, mais qui a conscience de la souillure du monde autour d'elle. On en vient à citer la Genèse avec Caïn et Abel, et du Crime qui aura lieu avec la mort de Jésus.

EMV 92.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

92.5 Voyez ma Mère : pouvez-vous imaginer qu’il puisse y avoir en elle la moindre tendance au mal ? Eh bien, étant donné que l’amour la pousse à me suivre, elle quittera sa maison quand mon amour le voudra. Ce matin, elle m’en a encore prié ; alors que c’est elle qui m’a instruit, elle me disait : “ Au nombre de tes disciples, fais qu’il y ait aussi ta Mère, mon Fils. Je veux apprendre ta doctrine. ” Elle, qui a possédé cette doctrine en son sein et d’abord en son esprit, par un don de Dieu à la future Mère de son Verbe incarné, elle me disait : “ Cependant... c’est à toi de juger si je puis venir sans risquer de perdre l’union à Dieu, sans que ce monde, dont tu me dis qu’il pénètre partout avec ses puanteurs, puisse corrompre mon coeur, qui a été, est, et ne veut être qu’à Dieu. Je m’examine et, autant que je sache, il me semble pouvoir le faire, parce que... (et là, elle s’est fait le plus grand éloge sans même y penser), parce que je ne trouve pas de différence entre la paix candide de l’époque où j’étais une fleur du Temple et celle que je possède en moi, maintenant que cela fait plus de trente ans que je suis la maîtresse de la maison. Mais je suis une indigne servante qui connaît mal et juge plus mal encore des choses de l’esprit. Toi, tu es le Verbe, la Sagesse, la Lumière et tu peux être lumière pour ta pauvre Maman qui accepte de ne plus te voir plutôt que de n’être pas agréable au Seigneur. ” Et moi, j’ai dû lui dire, le coeur tremblant d’admiration : “ Maman, je te l’affirme : ce n’est pas le monde qui pourra te corrompre, mais c’est lui qui sera embaumé par toi. ”

Ma Mère, vous l’entendez, a su voir les dangers de la vie au milieu du monde. Même pour elle, ce sont des dangers, même pour elle. Et vous, hommes, vous ne les voyez pas ?