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Miracles de Jésus-Christ

Thème : Qui est Jésus ? · Page 4 sur 8

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EMV 115.1-3 · Tome 2, p. 257-260

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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115.1 Je vois l’intérieur du Temple. Jésus et ses disciples se tiennent près du Temple proprement dit, à savoir aux abords du Lieu saint où seuls les prêtres peuvent entrer. C’est une très belle cour à laquelle on accède par un atrium ; par un autre, encore plus richement décoré, on passe à la haute terrasse sur laquelle se trouve le cube du Saint.

C’est inutile ! J’aurais beau avoir vu mille fois et décrit deux mille fois le Temple, ma description de cet endroit somptueux, un vrai labyrinthe, sera toujours incomplète, tant en raison de la complexité du lieu qu’à cause de mon ignorance des termes et de mon incapacité à en établir un plan...

A ce qu’il me semble, ils sont en prière. Il y a beaucoup d’autres juifs, des hommes seulement, qui prient chacun pour son compte. C’est le soir précoce d’une sombre journée de novembre.

Un brouhaha dans lequel retentit la voix de stentor mais inquiète d’un homme qui jure aussi en latin, se mêle aux vociférations stridentes et aiguës de juifs. Cela ressemble au tumulte d’une rixe et une femme crie sur un ton perçant :

« Ah ! Laissez-le aller. Il dit que lui, il le sauvera. »

Le recueillement de la somptueuse cour est rompu. Beaucoup de têtes se tournent vers l’endroit d’où arrivent les voix. Judas, qui se trouve là avec les disciples, se retourne lui aussi. Sa haute taille lui permet de voir et il dit :

« C’est un soldat romain qui se débat pour entrer ! Il viole, il a déjà violé le Lieu saint ! Quelle horreur ! »

Beaucoup lui font écho.

« Laissez-moi passer, chiens de juifs ! Jésus est ici. Je le sais ! C’est lui que je veux ! Je n’ai que faire de vos pierres stupides. L’enfant meurt et lui, il le sauvera. Fichez-moi le camp, hyènes hypocrites... »

Lorsque Jésus comprend que c’est lui qu’on demande, il se dirige aussitôt vers l’atrium sous lequel a lieu ce remue-ménage. A peine arrivé, il s’écrie :

« Paix et respect à ce lieu et à l’heure de l’offrande.

– Oh ! Jésus ! Salut ! Je suis Alexandre. Ecartez-vous, chiens ! »

Ce à quoi Jésus répond paisiblement :

« Oui, écartez-vous. Je conduirai ailleurs le païen qui ignore ce qu’est ce lieu pour nous. »

Le cercle se fend et Jésus rejoint le soldat dont la cuirasse est ensanglantée.

« Tu es blessé ? Viens. On ne peut pas rester ici. » Et il le conduit plus loin en passant par l’autre cour.

« Ce n’est pas moi qui suis blessé, c’est un enfant... Mon cheval, près de l’Antonia, m’a échappé et l’a renversé. Les sabots lui ont ouvert la tête. Procule a dit : “ Il n’y a plus rien à faire ! ” Moi... ce n’est pas ma faute... mais c’est par moi que c’est arrivé et sa mère est désespérée. Je t’avais vu passer... venir ici... J’ai dit : “ Le médecin n’y peut rien, mais lui, si. ” J’ai ajouté : “ Femme, viens. Jésus le guérira. ” Ces idiots m’ont retenu... peut-être l’enfant est-il mort.

– Où est-il ? demande Jésus.

– Sous ce portique, sur le sein de sa mère, répond le soldat que j’ai déjà vu à la Porte des Poissons.

– Allons-y. »

Jésus hâte le pas, suivi des siens et d’un cortège de gens.

115.2 Sur les marches, à l’entrée du portique, adossée à une colonne, se tient une femme déchirée par la douleur qui pleure sur son enfant mourant. Ce dernier a le teint terreux, les lèvres violacées à demi ouvertes par le râle caractéristique de ceux qui ont une blessure au cerveau. Une bande lui enserre la tête, rouge de sang sur la nuque et sur le front.

« Il a la tête ouverte, devant et derrière. On voit le cerveau. C’est tendre, la tête à cet âge, et le cheval était fort et venait d’être ferré » explique Alexandre.

Jésus se tient auprès de la femme qui, elle non plus, ne parle pas ; elle est à l’agonie elle aussi, près de son fils mourant. Il lui pose la main sur la tête.

« Ne pleure pas, femme, dit Jésus avec toute la douceur dont il est empreint, une douceur infinie. Aie foi. Donne-moi ton petit. »

La femme le regarde, hébétée. La foule s’en prend aux Romains et plaint le mourant et sa mère. Alexandre se débat entre les sentiments de colère que lui font éprouver ces accusations injustes, de pitié et d’espoir.

Jésus s’assied à côté de la femme quand il se rend compte qu’elle ne peut plus faire un geste. Il se penche, prend dans ses longues mains la petite tête blessée, se penche encore davantage, s’ap­proche du minois de cire, souffle sur la petite bouche qui râle... Un instant se passe. Puis il a un sourire que l’on voit à peine à travers les mèches de cheveux qui pendent sur le front. Il se redresse. L’enfant ouvre les yeux et essaie de s’asseoir. Sa mère craint que ce ne soit son suprême effort et hurle en le tenant sur son coeur.

« Laisse-le aller, femme. Mon enfant, viens vers moi » dit Jésus – toujours assis à côté de la femme – en lui tendant les bras avec un sourire. Rassuré, l’enfant se jette dans ses bras. Il pleure non pas de douleur, mais sous l’effet de la peur que lui rappelle le souvenir de la scène.

« Il n’y a plus de cheval. Il n’y en a plus, dit Jésus pour le rassurer. Tout est fini. Ça te fait encore mal ici ?

– Non. Mais j’ai peur, j’ai peur !

– Tu le vois, femme, il n’y a plus que de la peur, mais elle est en train de passer. Apportez-moi de l’eau. Le sang et la bande l’impressionnent. Donne-moi l’une de tes pommes, Jean... Prends, mon petit. Mange. C’est bon... »

On apporte de l’eau. C’est même le soldat Alexandre qui l’apporte, dans son casque. Jésus s’apprête à détacher la bande.

Alexandre et la mère disent :

« Non ! Il revient bien à la vie... mais sa tête est ouverte ! »

Jésus sourit et enlève la bande. Un tour, deux, trois, huit tours. Il retire le linge ensanglanté. Du milieu du front à la nuque, à droite, il y a un seul caillot de sang encore mou dans les cheveux du bambin. Jésus trempe une bande et lave.

« Mais au-dessous il y a la blessure... si tu enlèves le caillot, elle va se remettre à saigner » insiste Alexandre.

La mère ferme les yeux pour ne pas voir.

Jésus lave à plusieurs reprises, jusqu’à ce que le caillot se détache... voici les cheveux nettoyés. Ils sont humides, mais au-dessous il n’y a pas de blessure. Le front aussi est guéri. Il reste juste une petite marque rouge là où la cicatrice s’est formée.

Les gens crient de stupeur. La femme ose regarder et, quand elle voit, elle ne se retient plus. Elle s’écroule sur Jésus, l’embrasse en même temps que son enfant, et pleure. Jésus supporte cet épanchement et cette pluie de larmes.

« Je te remercie, Jésus, dit Alexandre. Je souffrais d’avoir tué cet innocent.

– Tu as fait preuve de bonté et de confiance. Adieu, Alexandre. Retourne à ton service. »

EMV 116.1 · Tome 2, p. 263

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

116.1 Jésus dîne dans la cuisine de la maisonnette de l’Oliveraie avec ses disciples. Ils parlent des événements de la journée. Cependant, il ne s’agit pas de celle que j’ai racontée plus haut car je constate qu’on parle d’autres faits, parmi lesquels la guérison d’un lépreux survenue près des tombeaux sur la route de Bethphagé.

« Il y avait aussi un centurion romain qui regardait » dit Barthélemy, qui ajoute : « Il m’a demandé du haut de son cheval : “ L’homme que tu suis fait souvent des choses semblables ? ” et, à ma réponse affirmative, il s’est écrié : “ Alors, il est plus grand qu’Esculape et il deviendra plus riche que Crésus. ” J’ai répondu : “ Il sera toujours pauvre aux yeux du monde, car il ne reçoit pas, mais il donne, et ne veut que des âmes pour les conduire au Dieu vrai. ” Le centurion m’a regardé avec surprise, puis il a éperonné son cheval et est parti au galop.

Détail

Concernant Publius Quintilianus, voir l'annotation ci-dessous.

Annotation

Comme le souligne www.maria-valtorta.org, "il y avait jusqu'à 6 centuries en garnison à Jérusalem, (donc 6 centurions) pendant les fêtes. Alexandre avaient forcement raconté le miracle du bébé guéri [dans l'EMV 115]. Ici il peut s'agir de Publius Quinctillianus, car on apprend plus loin que Claudia est là, et Publius l'escorte".

EMV 118.3 · Tome 2, p. 283

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Le Maître arrive. Il a fait un tour dans le village et les campagnes. Vous allez voir qu’il va être bientôt ici. Il a déjà guéri des yeux malades.

Détail

Isaac donne des nouvelles de Jésus aux apôtres et signale une guérison miraculeuse.

EMV 119.2-3 · Tome 2, p. 289-291

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Moi... moi, je voudrais avouer mon erreur... Je l’ai dite à Jean-Baptiste, mais je me suis sauvé, tant il m’a adressé de reproches. Je pense ne plus pouvoir être pardonné, ajoute un autre.

– Qu’as-tu donc fait ?

– Beaucoup de mal. C’est à lui que je le dirai. Qu’en pensez-vous ? Me maudira-t-il ?

– Non, je l’ai entendu parler à Bethsaïde. Je m’y trouvais par hasard. Quelles paroles ! Il parlait d’une pécheresse. Ah ! J’aurais presque voulu être elle pour les mériter, dit un imposant vieillard.

119.3 – Le voilà qui vient, crient plusieurs voix.

– Miséricorde ! J’ai honte ! Dit le coupable, prêt à s’enfuir.

– Où fuis-tu, mon fils ? As-tu le coeur si noir pour haïr la Lumière au point de devoir la fuir ? As-tu tellement péché que tu aies peur de moi, qui suis le Pardon ? Mais quel péché peux-tu avoir commis ? Même si tu avais tué Dieu, tu ne devrais pas craindre, si tu as en toi un repentir sincère. Ne pleure pas ! Ou plutôt, viens, pleurons ensemble. »

Jésus qui, en levant la main, a arrêté sa fuite, le serre maintenant contre lui. Puis il se tourne vers ceux qui attendent et leur dit :

« Un moment seulement, pour soulager ce coeur, puis je viens à vous. »

Il s’éloigne de la maison, mais, en tournant au coin, il se heurte à la femme voilée qui est à son poste d’écoute. Jésus la regarde un moment fixement, puis il fait encore une dizaine de pas et s’arrête :

« Qu’as-tu fait, mon fils ? »

L’homme tombe à genoux. C’est un homme d’une cinquantaine d’années. Un visage brûlé par les passions et dévasté par quelque tourment secret. Il tend les bras et s’écrie :

« Pour dépenser avec les femmes tout l’héritage paternel, j’ai tué ma mère et mon frère... Je n’ai plus eu de paix... Ma nourriture... du sang ! Mon sommeil... un cauchemar... Mon plaisir... Ah ! Sur le sein des femmes, dans leur cri luxurieux, je sentais le cadavre glacé de ma mère morte, j’entendais le râle de mon frère empoisonné. Maudites soient les femmes de plaisir, ces vipères, ces méduses, ces murènes insatiables, elles ont fait ma ruine, ma ruine, ma ruine !

– Ne maudis pas. Moi, je ne te maudis pas...

– Tu ne me maudis pas ?

– Non. Je pleure et je prends sur moi ton péché !... Comme il est lourd ! Il me brise les membres, mais je l’étreins étroitement, pour le consumer à ta place... et à toi, je donne mon pardon. Oui. Je te remets ton grand péché. »

Il étend les mains sur la tête de l’homme qui sanglote et prie :

« Père, c’est pour lui aussi que mon sang sera versé. En attendant, voici mes larmes et ma prière. Père, pardonne-lui car il s’est repenti. Ton Fils, au jugement duquel tout est remis, le veut !... »

Il reste encore quelques minutes dans cette position, puis il se penche, relève l’homme et lui dit :

« Ta faute est remise. A toi, maintenant, d’expier par une vie de pénitence ce qui reste de ton délit.

– Est-ce que Dieu m’a pardonné ? Et ma mère ? Et mon frère ?

– Ce que Dieu pardonne, tous le pardonnent. Va et ne pèche jamais plus. » (...)

[Plus tard, en commençant son discours, Jésus évoquera cet homme et dira : ]

« Une âme est revenue au Seigneur. Bénie soit sa toute-puissance qui arrache à l’emprise du démon les âmes qu’il a créées et les remet sur le chemin du Ciel. Pourquoi cette âme s’était-elle perdue ? Parce qu’elle avait perdu de vue la Loi. »

Détail

Un homme a gravement péché et vient trouver le Christ. Il a honte de ses actes, mais Jésus l'invite à ne pas le fuir et à aller à lui. C'est un exemple concret du sacrement de réconciliation dans l'Œuvre, et c'est une preuve qu'il faut bien remettre les péchés comme l'Eglise l'enseigne.

EMV 119.2.7 · Tome 2, p. 289-290 et 293-294

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Moi, je voudrais guérir. Tu vois ? J’ai une jambe gangrenée. J’ai souffert mille morts pour venir ici à dos d’âne, mais je l’avais cherché à Sion et il n’y était plus, dit quelqu’un.

– Ils l’ont menacé de mort, dit un autre.

– Quels chiens !

– Oui, d’où viens-tu ?

– De Lydda.

– Quelle longue route ! (...)

[Un autre confesse qu'il espère soulager son coeur auprès du Maître, car il a commis une grande faute. Il s'apprête à fuir quand Jésus arrive, mais le Seigneur le retient, puis il donne une prédication. Le malade parle alors à Jésus.]

« Guéris-moi, Maître. J’ai si mal ! Dit le malade qui a la gangrène.

– L’âme d’abord. L’âme d’abord. Fais pénitence...

– Donne-moi le baptême comme Jean. Je ne peux aller le trouver. Je suis malade.

– Viens. »

Jésus descend vers le Jourdain, qui coule au-delà de deux prés très grands et d’un bois qui le cache. Il se déchausse, de même que l’homme qui s’est traîné là avec ses béquilles. Ils descendent sur la rive et Jésus, faisant une coupe de ses deux mains réunies, répand l’eau sur la tête de l’homme, qui est dans l’eau jusqu’à mi-jambes.

« Maintenant, enlève les bandes » ordonne Jésus pendant qu’il remonte sur le sentier.

L’homme obéit. Sa jambe est guérie. La foule crie de stupeur.

« Moi aussi !

– Moi aussi.

– Moi aussi, le baptême de tes mains ! » crient bon nombre de personnes.

Jésus, qui est déjà à mi-chemin, se retourne :

« Demain. Maintenant, partez et soyez bons. Que la paix soit avec vous. »

Détail

Des hommes parlent ensemble en attendant l'arrivée de Jésus.

EMV 120.1.6 · Tome 2, p. 298 et 301-302

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La voix de Jésus retentit dans la pièce comble, parce qu’il pleut et que tout le monde s’y est réfugié. Au premier rang, quatre malades : un aveugle que conduit une femme, un enfant tout couvert de croûtes, une femme qui a la jaunisse ou souffre de la malaria, et un quatrième que l’on porte sur un brancard.

(...) Il se dirige vers les malades. Il passe la main sur l’enfant malade, sur l’aveugle et sur la femme au teint jaune. Il se penche sur le paralytique et dit :

« Je le veux. »

L’homme le regarde et s’écrie :

« La chaleur est venue dans mon corps épuisé ! »

Et il se lève comme il se trouve, jusqu’à ce qu’on lui jette dessus la couverture du grabat. La mère soulève l’enfant qui n’a plus de croûtes, et l’aveugle se frotte les yeux à son premier contact avec la lumière. Des femmes crient :

« Dina n’est plus jaune comme les renoncules sauvages. »

L’émotion est à son comble. On crie, on bénit, on se bouscule pour voir, on tâche de sortir pour aller l’annoncer au village. Jésus est assailli de tous côtés.

Pierre voit qu’on l’écrase presque et s’écrie :

« Mes amis ! Ils étouffent le Maître ! Venez le dégager ! »

Et en jouant des coudes, et même en donnant quelques coups dans les tibias, les douze réussissent à faire de la place, à libérer Jésus et à l’amener à l’extérieur.

« Demain, c’est moi qui m’en occuperai, dit-il. Toi, tu seras à côté de la porte et les autres au fond. Ils t’ont fait du mal ?

– Non.

– Ils semblaient fous ! Quelles façons !

– Laisse-les faire. Ils étaient heureux… et moi avec eux. Allez baptiser ceux qui le demandent. Je rentre à la maison. Toi, Judas, avec Simon, donnez l’obole aux pauvres. Tout. Nous avons beaucoup plus qu’il ne faut pour des apôtres du Seigneur. Va, Pierre, va. Ne crains pas de trop faire. Je te justifie auprès du Père, puisque je te l’ordonne. Adieu, mes amis. »

Épuisé et en sueur, Jésus s’enferme alors dans la maison pendant que les disciples s’acquittent chacun de sa tâche auprès des pèlerins.

EMV 122.6.13 · Tome 2, p. 315 et 321-322

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Qu’a-t-elle, cette femme ? »

Ils sont déjà dans la cour et Jésus remarque une femme qui pleure.

« Je ne le sais pas. Elle était là déjà hier, et hier aussi elle pleurait. Quand tu parlais avec Manahen, elle a failli venir à ta rencontre, puis elle s’en est allée. Elle doit habiter au village ou dans le voisinage, puisqu’elle est revenue. Elle ne paraît pas malade...

– Que la paix soit avec toi, femme », dit Jésus, en passant auprès d’elle.

Elle répond doucement : « Et avec toi. » Rien d’autre.

Il doit y avoir au moins trois cents personnes. Sous l’appentis il y a des estropiés, des aveugles, des muets ; il y en a un qui est tout agité par un tremblement ; il y a un tout jeune garçon, manifestement hydrocéphale, qu’un homme tient par la main. Il ne fait que geindre, baver, remuer la tête, l’air hébété.

« C’est peut-être le fils de cette femme ? demande Jésus.

– Je l’ignore. Simon s’occupe des pèlerins et il est au courant. »

On appelle Simon le Zélote et on l’interroge. Mais l’homme n’est pas avec la femme. Elle est seule.

« Elle ne fait que pleurer et prier. Elle m’a demandé, il y a peu de temps : “ Est-ce que le Maître guérit aussi les coeurs ? ” explique Simon.

– Ce sera quelque femme trahie » commente Pierre.

Pendant que Jésus se dirige vers les malades, Barthélemy et Matthieu se rendent à la purification avec de nombreux pèlerins.

La femme pleure dans son coin et ne bouge pas. (...)

[Le Christ donne un discours à la Belle-Eau sur le Commandement : "Tu honoreras ton père et ta mère. Il parle également de la maladie peu avant son discours. Ensuite, il congédie tous ceux qui sont présents.]

122.13 Ceux qui partent s’en vont rapidement. Ceux qui restent entrent dans la troisième pièce. Ils mangent leur pain ou celui que les disciples leur offrent au nom de Dieu. On a disposé des planches et de la paille sur des chevalets rudimentaires et les pèlerins peuvent y dormir.

La femme voilée s’en va d’un pas rapide. Celle qui pleurait auparavant et a continué de pleurer pendant que Jésus parlait, tourne sur place, incertaine, puis se décide à partir.

Jésus entre dans la cuisine pour prendre sa nourriture, mais à peine a-t-il commencé de manger que l’on frappe à la porte.

André, qui en est le plus près, se lève et sort dans la cour. Il parle, puis rentre :

« Maître, une femme, celle qui pleurait, te demande. Elle dit qu’elle doit partir et qu’elle doit te parler.

– Mais si c’est comme ça, comment et quand va manger le Maître ? s’exclame Pierre.

– Il fallait lui dire de revenir plus tard, dit Philippe.

– Silence. Je mangerai après. Continuez, vous autres. »

Jésus sort. La femme est là, dehors.

« Maître... un mot... Tu as dit... Oh ! Viens derrière la maison ! Il m’est pénible de parler de ma souffrance ! »

Jésus la satisfait sans mot dire. C’est seulement quand il arrive derrière la maison qu’il demande :

« Que désires-tu de moi ?

– Maître... je t’ai écouté d’abord quand tu parlais parmi nous... et puis je t’ai écouté quand tu as prêché. On dirait que tu as parlé pour moi. Tu as dit que dans toute maladie physique ou morale, il y a Satan... J’ai un fils qui a le coeur malade. S’il t’avait entendu quand tu parlais des parents ! C’est mon tourment. Il s’est fourvoyé avec de mauvais camarades et il est... il est exactement comme tu dis... un voleur... il l’est à la maison pour l’instant, mais... Il aime les rixes... il veut dominer... Jeune comme il est, il se ruine en débauche et en ripailles. Mon mari veut le chasser. Moi... moi, je suis sa mère... et je souffre à en mourir. Tu vois comme je suis angoissée ? Mon coeur se brise sous tant de douleur. C’est depuis hier que je veux te parler car... j’espère en toi, mon Dieu. Mais je n’osais rien dire. C’est si pénible pour une mère d’avouer : “ Mon fils est un vaurien ” ! »

La femme pleure, courbée et douloureuse, devant Jésus.

« Ne pleure plus. Il va guérir de son mal.

– S’il pouvait t’entendre, oui. Mais il ne veut pas t’écouter. Ah ! Il ne guérira jamais !

– Mais as-tu de la foi pour lui ? Le veux-tu pour lui ?

– C’est à moi que tu le demandes ? Je suis venue de Haute-Pérée pour te prier en sa faveur...

– Alors, va ! Quand tu arriveras chez toi, ton fils viendra à ta rencontre, repenti.

– Mais comment ?

– Comment ? Crois-tu que Dieu ne puisse faire ce que je lui demande ? Ton fils est là-bas. Je suis ici. Mais Dieu est partout. Je dis à Dieu : “ Père, pitié pour cette mère. ” Et Dieu fera retentir son appel dans le coeur de ton fils. Va, femme. Un jour je passerai dans la région de ton village et toi, fière de ton garçon, tu viendras à ma rencontre avec lui. Quand il pleurera sur tes genoux en te demandant pardon et en te racontant la lutte mystérieuse d’où il est sorti avec une âme nouvelle, et qu’il te demandera comment cela est arrivé, dis-lui : “ C’est par Jésus que tu es né une seconde fois, au bien, cette fois. ” Parle-lui de moi. Si tu es venue vers moi, cela veut dire que tu sais. Fais en sorte que lui, il sache et pense à moi pour trouver en lui la force qui sauve. Adieu. Paix à la mère qui a eu foi, au fils qui revient, au père joyeux, à la famille rassemblée. Va. »

La femme s’en va vers le village et tout prend fin.

Détail

Une mère accablée a un fils perverti et mauvais, Philippe d'Arbela. Elle est broyée et pleure beaucoup. Après le discours de Jésus, sur le Commandement "Tu honoreras ton père et ta mère", la femme vient le trouver pour parler de son fils.

EMV 122.6.7 · Tome 2, p. 315-317

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Il doit y avoir au moins trois cents personnes. Sous l’appentis il y a des estropiés, des aveugles, des muets ; il y en a un qui est tout agité par un tremblement ; il y a un tout jeune garçon, manifestement hydrocéphale, qu’un homme tient par la main. Il ne fait que geindre, baver, remuer la tête, l’air hébété. (...)

Jésus ne refuse le miracle à personne. Comme il est beau, celui du simplet à qui, par son souffle, il infuse l’intelligence, en tenant sa grosse tête entre ses longues mains. Tout le monde se presse autour d’eux. Même la femme voilée – peut-être parce qu’il y a beaucoup de monde – ose s’approcher un peu et se tient auprès de la femme en pleurs.

Jésus dit au simple d’esprit :

« Je veux en toi la lumière de l’intelligence pour qu’elle te conduise à la lumière de Dieu. Ecoute : dis avec moi : “ Jésus. ” Dis-le, je le veux. »

Le pauvret qui auparavant geignait comme une bête, et rien d’autre, bredouille avec peine : « Jésus », ou plutôt : « Jegiu. »

« Encore, ordonne Jésus en tenant toujours entre ses mains la tête difforme et en le maîtrisant du regard.

– Jés-sus.

– Encore !

– Jésus ! » dit finalement le simplet.

Son oeil n’est plus inexpressif, sa bouche a un sourire différent.

« Homme, dit Jésus au père. Tu as eu la foi, ton fils est guéri. Interroge-le. Le nom de Jésus est miraculeux contre les maladies et les passions. »

L’homme dit à son fils :

« Qui suis-je ? »

Et le garçon :

« Mon père. »

L’homme serre son fils sur son coeur et explique :

« Il est né comme ça. Ma femme est morte en le mettant au monde et lui, il était handicapé mental et ne parlait pas. Maintenant, voyez. J’ai eu la foi, oui. Je viens de Joppé. Que dois-je faire pour toi, Maître ?

– Etre bon, et ton fils avec toi. Rien de plus.

– Et t’aimer. Oh ! Allons tout de suite le dire à la mère de ta mère. C’est elle qui m’a décidé à venir. Qu’elle soit bénie ! »

Les deux hommes repartent, tout heureux. Il ne reste de l’infirmité passée du garçon que sa grosse tête. L’expression et la parole sont normales.

122.8 « Mais c’est par ta volonté qu’il est guéri, ou par la puissance de ton nom ? demandent plusieurs.

– Par la volonté du Père, toujours bienveillant pour le Fils. Mais mon nom aussi est salut. Vous le savez : Jésus veut dire Sauveur. Il y a la santé de l’âme et celle du corps. Celui qui invoque le nom de Jésus avec une vraie foi se relève des maladies et du péché car, dans toute maladie spirituelle ou physique, il y a la griffe de Satan. Il crée les maladies physiques pour amener à la révolte et au désespoir par la souffrance de la chair, et les maladies morales ou spirituelles pour conduire à la damnation.

– Alors, selon toi, dans toutes les afflictions du genre humain, Belzébuth n’est pas étranger.

– Il n’y est pas étranger. C’est par lui que la maladie et la mort sont entrées dans le monde. C’est par lui également que sont entrés dans le monde le crime et la corruption. Quand vous voyez une personne tourmentée par quelque malheur, pensez que c’est par Satan qu’elle souffre. Quand vous voyez qu’une personne est cause de malheur, pensez aussi qu’elle est un instrument de Satan.

– Mais les maladies viennent de Dieu.

– Les maladies sont un désordre dans l’ordre. Dieu, en effet, a créé l’homme en bonne santé et parfait. Le désordre amené par Satan dans l’ordre donné par Dieu a suscité les infirmités de la chair et les conséquences qui en découlent, à savoir la mort ou bien les hérédités funestes. L’homme a hérité d’Adam et d’Eve le péché originel, mais pas cela seulement. Et le péché s’étend toujours plus, embrassant les trois branches de l’homme : la chair toujours plus vicieuse et par là faible et malade, le moral toujours plus orgueilleux et par là plus corrompu, l’âme toujours plus incrédule, c’est-à-dire toujours plus idolâtre. A cause de cela, il faut, comme je l’ai fait avec ce simple d’esprit, enseigner le nom qui met Satan en fuite, le graver dans l’esprit et dans le coeur, le mettre sur le moi comme un sceau de propriété.

– Mais est-ce que tu nous possèdes ? Qui es-tu, pour te croire aussi grand ?

– S’il en était ainsi ! Mais non. Si je vous possédais, vous seriez déjà sauvés. Et ce serait mon droit. Car moi, je suis le Sauveur et je devrais posséder ceux que j’ai sauvés. Mais je sauverai ceux qui auront foi en moi.

Détail

Jésus guérit un handicapé mental de naissance en lui faisant répéter son Nom : "Jésus". Le nom de Jésus est salut.

EMV 125.1.4-5 · Tome 2, p. 338-339 et p. 341-343

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Jésus, à l’écart, écoute deux ou trois personnes qui ont des choses importantes à lui dire et qui regagnent ensuite leurs places, rassérénées.

Il bénit aussi un petit enfant qui souffre de fractures des jambes et qu’aucun médecin ne veut soigner. Ils disent :

« C’est inutile. La fracture s’étend tout en haut jusque vers la colonne vertébrale. »

Sa mère, tout en larmes, explique :

« Il courait avec sa petite soeur dans la rue du village. Un hérodien est arrivé au galop avec son char et l’a écrasé. J’ai cru qu’il était mort. Mais c’est pire, comme tu vois. Je l’allonge sur cette planche car... il n’y a rien d’autre à faire. Et il souffre, il souffre, car l’os perce. Mais ensuite, quand l’os ne percera plus, il souffrira car il ne pourra que rester allongé sur le dos.

– Tu as très mal ? demande avec compassion Jésus à l’enfant qui pleure.

– Oui.

– Où ?

– Ici... et là. »

Il touche d’une main hésitante les deux os iliaques.

« Et puis ici et là, et il touche ses reins et ses épaules. La planche est dure, et je veux bouger, moi... »

Désespéré, il fond en larmes.

« Veux-tu venir dans mes bras à moi ? Tu viens ? Je t’emmène là haut. Tu vas voir tout le monde pendant que je parle.

– Oh oui... ! (son oui est plein de désir). Le pauvre petit tend des bras suppliants.

– Alors viens !

– Mais il ne peut pas, Maître, c’est impossible ! Il a trop mal... Je ne peux même pas le bouger pour le laver.

– Je ne lui ferai aucun mal.

– Le médecin...

– Le médecin, c’est le médecin, mais moi, c’est moi. Pourquoi es-tu venue ?

– Parce que tu es le Messie, répond la femme qui pâlit et rougit, prise entre l’espérance et le désespoir.

– Et alors ? Viens, mon petit. »

Jésus passe un bras sous ses jambes inertes, l’autre bras sous les petites épaules, prend l’enfant et lui demande :

« Est-ce que je te fais mal ? Non ? Alors, dis au revoir à ta maman et allons-y. »

Et il traverse avec son fardeau la foule qui s’ouvre. Il va jusqu’au fond, sur l’espèce d’estrade qu’on lui a faite pour que tout le monde le voie, même de la cour. Il se fait donner un petit banc, s’y assied, installe le petit garçon sur ses genoux et lui demande :

« Ça te plaît ? Maintenant, tiens-toi tranquille et écoute toi aussi. »

Puis il commence à parler. Il ne fait les gestes que de la main droite car, de la gauche, il soutient l’enfant qui regarde les gens, heureux de voir quelque chose, et sourit à sa maman qui se tient là-bas, au fond, le coeur battant d’espoir. Il joue avec le cordon du vêtement de Jésus et aussi avec la barbe soyeuse et blonde du Maître, et même avec une mèche de ses longs cheveux.

[Jésus parle de la sanctification du sabbat, du travail honnête, de l'amour du prochain. Puis il enjoint à avoir une foi d'enfant, même quand on tombe dans le péché.]

« (...) Si vous arrivez à avoir foi dans le Père, tout vous réussira. Une foi – faites bien attention – comme celle d’un tout petit. Le petit enfant croit tout possible. Il ne se demande pas comment tel fait peut se produire. Il n’en mesure pas la profondeur. Il croit en celui qui lui inspire confiance et fait ce qu’il lui dit. Soyez comme de petits enfants auprès du Très-Haut. Comme il les aime, ces petits anges égarés sur notre terre et qui en font la beauté ! Il aime également les âmes qui deviennent simples, bonnes, pures comme un enfant.

Voulez-vous voir la foi d’un enfant, pour apprendre à avoir la foi ? Regardez bien. Vous avez tous eu pitié de ce petit garçon que je tiens sur ma poitrine. Contrairement à ce que déclaraient les médecins et sa maman, il n’a pas pleuré quand je l’ai assis sur mon sein. Vous voyez ? Lui, qui depuis longtemps ne faisait que pleurer nuit et jour sans trouver de repos, il n’a pas pleuré et s’est endormi paisiblement sur mon coeur. A ma question : “ Veux-tu venir dans mes bras ? ”, il a répondu : “ Oui ” sans réfléchir à son misérable état, à la douleur que probablement il aurait pu ressentir, aux conséquences d’un déplacement. Sur mon visage il a vu l’amour, il a dit : “ oui ”, et il est venu. Il n’a pas ressenti de douleur. Il s’est réjoui d’être ici, tout en haut, et de voir, lui qui était cloué sur cette planche ; il a été heureux d’être placé sur la douceur de la chair, plutôt que sur la dureté du bois. Il a souri, il a joué et s’est endormi en tenant encore une mèche de mes cheveux dans ses petites mains. 125.5 Maintenant, je vais l’éveiller par un baiser... » et Jésus dépose un baiser sur les cheveux châtains du bambin, jusqu’à ce qu’il l’éveille en lui souriant.

« Comment t’appelles-tu ?

– Jean.

– Ecoute, Jean. Veux-tu marcher ? Aller voir ta maman et lui dire : “ Le Messie te bénit en raison de ta foi ” ?

– Oui ! Oui ! »

Le petit garçon bat des mains et lui demande :

« Tu vas me faire marcher ? Sur les prés ? je n’aurai plus cette méchante planche si dure ? Plus de médecins qui font mal ?

– Plus jamais.

– Ah, comme je t’aime ! »

Il jette ses bras au cou de Jésus et l’embrasse et, pour être plus à l’aise pour le faire, il saute à genoux sur les genoux de Jésus, et une grêle de baisers innocents tombe sur le front, les yeux, les joues de Jésus.

Dans sa joie, l’enfant ne s’est pas même aperçu qu’il pouvait remuer, lui qui était jusqu’alors brisé. Mais le cri de sa mère et ceux de la foule le secouent et le font se retourner avec étonnement. Ses yeux innocents dans son visage amaigri se font interrogateurs. Toujours à genoux, le bras droit passé autour du cou de Jésus, il lui demande confidentiellement – en désignant la foule tumultueuse, sa mère qui, au fond, l’appelle en unissant son nom à celui de Jésus : « Jean ! Jésus ! Jean ! Jésus ! » – :

« Pourquoi est-ce que les gens crient, et maman aussi ? Qu’est-ce qu’ils ont ? Est-ce toi, Jésus ?

– C’est moi. La foule crie parce qu’elle est contente que tu puisses marcher. Adieu, mon petit Jean (Jésus lui donne un baiser et le bénit). Va voir ta maman et sois gentil. »

Le petit garçon descend tranquillement des genoux de Jésus, puis par terre. Il court vers sa maman, saute à son cou et lui dit :

« Jésus te bénit. Pourquoi pleures-tu, alors ? »

Quand les gens redeviennent un peu plus silencieux, Jésus dit d’une voix de tonnerre :

« Faites comme le petit Jean, vous qui tombez dans le péché et vous blessez. Ayez foi en l’amour de Dieu. Que la paix soit avec vous. »

Détail

Un enfant a été renversé par un char romain et est immobilisé. Jésus le prend dans ses bras. À la fin de son discours, il guérit.