EMV 49.7 · Tome 1
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
« Et toi, André, tu ne dis rien ?
– J’écoute, Maître.
– Mon frère est timide.
– Il deviendra un lion.
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 49.7 · Tome 1
« Et toi, André, tu ne dis rien ?
– J’écoute, Maître.
– Mon frère est timide.
– Il deviendra un lion.
EMV 50 · Tome 1
Jésus part de Capharnaüm et va à Bethsaïde. Pierre l'accueille et lui propose de résider dans sa maison. Le Christ accepte, et Simon de Jonas en est bien heureux. Jésus se retire pour prier, et plus tard, il va dehors. Il y rencontre quelques enfants, dont un qui ne veut pas jouer à la guerre. Jésus appuie son point de vue, en expliquant que la guerre est un châtiment de Dieu. Quand les gamins lui font remarquer que le môme refuse parce qu'il perd toujours, Jésus sourit et déclare qu'il ne faut pas refuser quelque chose quand elle nous fait du tort : c'est de l'égoïsme. Il faut refuser quelque chose quand elle fait du tort à tous, et cela même si on est sûr d'en ressortir vainqueur. La conversation continue et Jésus leur parle un instant du Jugement Dernier et de l'approche de la Rédemption, en s'appuyant sur le livre de Néhémie. Les enfants reconnaissent que c'est le Messie, et il leur promet de les prendre avec lui s'ils sont bons et obéissants envers leurs parents.
Philippe vient à lui et Jésus l'invite à le suivre. L'apôtre accepte, et Jésus lui parle de Nathanaël. Le vieil homme va chercher Barthélémy et tout se passe comme le raconte l'Evangile.
Jésus va ensuite prêcher à Bethsaïde. Le Sauveur vient rapeler la loi du Décalogue, qui était simple au commencement. Il ne faut pas autre chose et le Messie enjoint avant tout à aimer. Il encourage même à aimer ses ennemis.
La prédication finie, Jésus dit qu'il va aller à Jérusalem. Pierre est tiraillé mais se décide à suivre le Maître. Jacques de Zébédée, André, Philippe et Nathanaël embraient. Jésus les accepte, et le groupe prie ensemble. Après quoi le Christ les renvoie et leur explique que pendant ce temps, il continuera à prier. Le Fils de l'Homme a en effet besoin de la prière pour continuer à être le Rédempteur.
EMV 50.2 · Tome 1
– Maître, veux-tu te reposer ? Ici, c’est ma chambre, là, celle d’André, choisis. Nous ne ferons pas de bruit pendant ton repos.
– As-tu aussi une terrasse ?
– Oui, avec de la vigne ; bien qu’elle n’ait pas encore beaucoup de feuilles, elle fait un peu d’ombre.
– Conduis-moi. Je préfère me reposer là-haut. Je réfléchirai et je prierai.
– Comme tu veux. Viens. »
Depuis le jardinet, un petit escalier monte jusqu’au toit qui est une terrasse bordée d’un petit muret. On y voit là aussi filets et cordages, mais quelle lumière vient du ciel et comme le lac est bleu !
Jésus s’assied sur un tabouret et s’appuie le dos au muret. Pierre se saisit d’une voile qu’il étend au-dessus et à côté de la vigne pour faire un abri contre le soleil. Il n’y a que la brise et le silence. Jésus en jouit visiblement.
« Je m’en vais, Maître.
– Va. Allez dire, Jean et toi, qu’au coucher du soleil, je parlerai ici. »
Jésus reste seul et prie longuement. A part deux couples de colombes qui vont et viennent autour de leurs nids et un gazouillement de passereaux, on n’entend aucun bruit, rien qui vive autour de Jésus en prière. Les heures passent, calmes et paisibles.
EMV 50.3-4 · Tome 1
50.3 Plus tard, Jésus se lève, fait un tour sur la terrasse, regarde le lac et des enfants qui jouent sur la route. Il leur sourit et les enfants lui répondent par leur sourire. Il regarde sur la route, du côté de la petite place qui est à une centaine de mètres de la maison. Puis il descend et va à la cuisine :
« Femme, je vais me promener sur la rive. »
Il sort et va effectivement dans cette direction, près des enfants. Il les interroge :
« Que faites-vous ?
– Nous voulions jouer à la guerre, mais lui, il ne veut pas, alors on joue à la pêche. »
Celui qui ne veut pas est un petit bonhomme fluet, mais aux yeux très lumineux. Peut-être que, frêle comme il est, il se doute que les autres le bousculeraient en “ faisant la guerre ”, et c’est pourquoi il plaide pour la paix.
Mais Jésus saisit l’occasion de parler à ces enfants :
« C’est lui qui a raison. La guerre est un châtiment de Dieu pour punir les hommes. Elle montre que l’homme n’est plus un vrai fils de Dieu. Quand le Très-Haut créa le monde, il fit tout : le soleil, la mer, les étoiles, les fleuves, les plantes, les animaux, mais pas les armes. Il créa l’homme et lui donna des yeux pour regarder avec amour, une bouche pour dire des mots d’amour, des oreilles pour les écouter, des mains pour donner aide et caresses, des pieds pour courir avec empressement vers un frère dans le besoin, enfin un coeur capable d’aimer. Il donna à l’homme l’intelligence, la parole, l’affection, les sentiments, mais il ne lui a pas donné la haine. Pourquoi ? Parce que l’homme, comme créature de Dieu, devait être amour comme Dieu est Amour. Si l’homme était resté une créature de Dieu, il serait resté dans l’amour et la famille humaine n’aurait jamais connu ni guerre ni mort.
– Mais lui, il ne veut pas faire la guerre parce qu’il perd toujours ! » (je l’avais bien deviné !)
Jésus sourit et répond :
« Il ne faut pas refuser une chose qui nous nuit pour la seule raison qu’elle nous nuit. Il faut refuser une chose quand elle nuit à tout le monde. Si l’on dit : “ Je ne veux pas de ceci parce que je serai perdant ”, c’est de l’égoïsme. Au contraire, le vrai fils de Dieu dit : “ Frères, je sais que j’aurais le dessus, mais je vous dis : ne faisons pas ceci parce que cela vous porterait tort, à vous. ” Ah, celui-là a bien compris le principal commandement ! Qui sait me le dire ? »
En choeur, les onze bouches proclament :
« “ Tu aimeras ton Dieu de tout ton être et ton prochain comme toi-même. ”
– Ah ! Vous êtes de braves enfants ! 50.4 Vous allez tous à l’école ?
– Oui.
– Qui est le meilleur ?
– Lui. »
C’est le garçon frêle qui ne veut pas jouer à la guerre.
« Comment t’appelles-tu ?
– Joël.
– C’est un grand nom. C’est lui qui annonce : “ ... que l’infirme dise : ‘ Je suis un brave ! ’ ” Mais un brave en quoi ? Dans la Loi du vrai Dieu, pour être de ceux que Dieu, dans la vallée du Jugement définitif proclamera ses saints. Mais déjà le jugement est proche, non pas dans la Vallée du Jugement, mais sur le mont de la Rédemption. Là, lorsque le soleil et la lune s’obscurciront d’horreur et que les étoiles tremblantes pleureront de pitié, le jugement séparera les fils de la Lumière des fils des Ténèbres. Israël tout entier saura que son Dieu est venu. Heureux ceux qui l’auront reconnu. Pour eux miel, lait et eaux claires leur descendront au coeur, et les épines deviendront des roses éternelles. Qui de vous veut être de ceux qui seront proclamés saints par Dieu ?
– Moi ! Moi ! Moi !
– Alors vous aimerez le Messie ?
– Oui ! Oui ! Toi ! Toi ! Nous t’aimons ! Nous savons qui tu es ! Simon et Jacques l’ont dit et nos mamans nous l’ont dit aussi. Prends-nous avec toi !
– En vérité, je vous prendrai si vous êtes bons. Mais plus de paroles grossières, plus de violences, plus de querelles et plus de réponses impolies à vos parents. Prière, étude, travail, obéissance. Alors je vous aimerai et viendrai avec vous. »
Les enfants forment tous un cercle autour de Jésus. On dirait une corolle aux pétales de couleurs variées, serrée autour d’un long pistil bleu foncé.
EMV 51 · Tome 1
Jésus est à la maison de Pierre, avec Simon de Jonas, Jacques, Jean et Porphyrée. André arrive en indiquant que Jude est là pour lui, et son cousin entre dans la maison. Marie invite son Fils pour les noces de Cana et leur parenté souhaite également qu'il y aille. Jésus accède à la demande de sa Mère, puis, il devine que quelque chose ne va pas chez Jude. Il l'interroge et celui-ci déclare à demi-mot que Jésus doit être prudent, à cause des castes puissantes qui pourraient être dérangées par son enseignement. Il évoque le Baptiste, mais on sent également qu'il dit tout cela du bout des lèvres. D'ailleurs, Jésus devine que c'est leur parenté qui lui a dit de dire cela, ce que Jude confirme. Mais Jésus affirme qu'au-dessus de la terre, il y a le Ciel et les intérêts de Dieu. Quant à sa Mère, elle seule pourrait le rappeler à ses devoirs de Fils mais elle ne le fait pas. Elle a renoncé dès les premiers instants à sa créature et Jésus évoque sa vie au Temple, en louant son détachement et son don de soi à Dieu. Le Seigneur prédit aussi que viendra un jour où tous l'abandonneront, mais pas Elle, et c'est grâce à Marie qe les apôtres reviendront à Jésus. Il aimerait qu'on comprenne combien Marie est puissante sur le coeur de Dieu.
Suite à cela, Jude demande à l'accompagner aux noces de Cana. Il lui donne d'ailleurs un vêtement conçu par la Toute-Sainte, que Jésus mettra à Jérusalem, au Temple.
EMV 51.1-2 · Tome 1
« J’arrive de Capharnaüm. J’y suis allé en barque, puis j’ai continué jusqu’ici de la même façon, pour faire plus vite. Ta Mère m’envoie te dire : “ Suzanne se marie demain. Je te prie, mon Fils, d’assister à cette noce. ” Marie y sera, et avec elle ma mère et mes frères. Toute la famille est invitée, tu serais le seul absent et eux, les parents, te demandent de faire plaisir aux époux. »
51.2 Jésus s’incline légèrement en ouvrant un peu les bras.
« Le désir de ma Mère est pour moi une loi, mais je viendrai pour Suzanne aussi et pour nos parents. Seulement... cela m’ennuie pour vous... » ; il regarde Pierre et les autres. « Ce sont mes amis », explique-t-il à son cousin. Puis il les nomme en commençant par Pierre. Et en dernier lieu, il dit : « Et celui-là, c’est Jean » en y mettant un ton particulier qui attire le regard plus attentif de Jude et fait rougir le disciple bien-aimé. Il termine la présentation ainsi :
« Mes amis, voilà Jude, fils d’Alphée, mon frère cousin selon la façon de parler du monde, car il est le fils du frère de l’époux de ma Mère. C’est pour moi un ami, un bon compagnon de travail et de vie.
– Ma maison t’est ouverte, comme au Maître. Assieds-toi. »
Se tournant vers Jésus, Pierre ajoute :
« Alors nous ne viendrons plus avec toi à Jérusalem ?
– Bien sûr que si, vous viendrez. Je m’y rendrai après les noces. Seulement je ne m’arrêterai plus à Nazareth.
– Tu fais bien, Jésus, parce que ta Mère est mon hôte pendant quelques jours. Entendu comme cela, et elle aussi viendra après les noces. »
C’est ce que dit l’homme de Capharnaüm.
« Alors voilà ce que nous allons faire : avec la barque de Jude, je vais aller maintenant à Tibériade et de là à Cana, et c’est toujours avec elle que je reviendrai à Capharnaüm avec ma Mère et toi. Le jour qui suivra le prochain sabbat, tu viendras, Simon, si tu y es toujours décidé, et nous irons à Jérusalem pour la Pâque.
– Bien sûr que je viendrai. Et je viendrai aussi le sabbat pour t’entendre à la synagogue.
Jude est venu trouver Jésus pour l'inviter aux noces de Cana. Il dit :
EMV 51.3-4 · Tome 1
51.3 – Tu enseignes déjà, Jésus ? demande Jude.
– Oui, mon cousin.
– Et quelles paroles ! Ah ! On ne les entend pas dans une autre bouche ! » explique Simon.
Jude soupire. La tête appuyée sur la main, le coude sur le genou, il regarde Jésus et soupire. Il semble vouloir parler et n’ose pas.
Jésus l’interpelle :
« Qu’as-tu, Jude ? Pourquoi me regardes-tu en soupirant ?
– Rien.
– Non, il y a quelque chose. Je ne suis plus le Jésus que tu aimais, celui pour qui tu n’avais pas de secrets ?
– Oh si, tu l’es, et comme tu me manques, toi, le Maître de ton cousin plus âgé...!
– Alors ? Parle.
– Je voulais te dire... Jésus... sois prudent... tu as une Mère... qui n’a que toi... Tu veux être un “ rabbi ” pas comme les autres et tu sais mieux que moi que... que les castes puissantes ne permettent pas des choses contraires aux coutumes qu’elles ont établies. Je connais ta façon de penser... elle est sainte... Mais le monde, lui, n’est pas saint... et il accable les saints... Jésus... Tu connais le sort de ton cousin Jean-Baptiste : il est en prison, et s’il n’est pas encore mort c’est parce que cet ignoble Tétrarque a peur de la foule et des foudres de Dieu. C’est un sale type, superstitieux, et en même temps cruel et libertin... Toi... Que feras-tu ? Au-devant de quel sort veux-tu aller ?
– Jude : tu me demandes cela, toi qui connais si bien ma pensée ? Ces paroles viennent-elles de toi ? Non. Ne mens pas ! On t’a envoyé me dire ces choses... et ce n’est sûrement pas ma Mère. »
Jude baisse la tête et se tait.
« Parle, mon cousin.
– C’est mon père... et avec lui Joseph et Simon... Tu sais... pour ton bien, par affection pour toi et pour Marie... ils ne voient pas d’un bon oeil ce que tu te proposes de faire... et... et ils voudraient que tu penses à ta Mère.
51.4 – Et toi, qu’en penses-tu ?
– Moi... moi...
– Tu te débats entre les voix d’en haut et celles de la terre. Je ne dis pas “ et celles d’en bas ”, je dis celles de la terre. Jacques aussi, et plus encore que toi. Mais moi je vous dis qu’au-dessus de la terre, il y a le Ciel, au-dessus des intérêts du monde, il y a la cause de Dieu. Vous avez besoin de changer votre façon de penser. Quand vous y arriverez, vous serez parfaits.
– Mais... et ta Mère ?
– Jude, il n’y a qu’elle qui aurait le droit de me rappeler à mes devoirs de fils, selon les lumières terrestres : c’est-à-dire à mon devoir de travailler pour elle pour subvenir à ses besoins matériels, à mon devoir d’assistance et de réconfort, en restant auprès d’elle. Or elle ne me demande rien de tout cela. Dès le moment où elle m’a eu, elle a su qu’elle devrait me perdre, pour me retrouver dans une dimension plus large que celle du petit cercle de la famille. Dès lors, elle s’y est préparée.
Cette volonté absolue de don de soi à Dieu n’est pas une nouveauté, dans son sang. Sa mère l’a offerte au Temple avant même qu’elle ne sourie à la lumière. Elle m’a parlé une quantité innombrable de fois de son enfance sainte, quand elle me serrait sur son coeur durant les longues soirées d’hiver ou dans les claires nuits d’été où fourmillent les étoiles. Elle s’est donnée à Dieu dès les premières lueurs de l’aube de sa venue au monde. Et elle s’est encore davantage donnée quand elle m’a eu, pour être là où je suis, sur le chemin de la mission qui me vient de Dieu. Une heure viendra où tous m’abandonneront. Ce sera pour peu de minutes, mais la lâcheté vous dominera tous et vous penserez qu’il aurait mieux valu, pour votre sécurité, ne m’avoir jamais connu. Mais elle, qui a compris et qui sait, restera toujours avec moi. Et vous, vous reviendrez à moi grâce à elle. Par la force de sa foi assurée et aimante, elle vous attirera en elle et vous ramènera ainsi en moi, parce que je suis en ma Mère et elle en moi, et nous en Dieu.
Cela, je voudrais que vous le compreniez, vous tous, mes parents selon le monde, mes amis et mes fils au point de vue surnaturel. Toi et les autres avec toi, vous ne savez pas qui est ma Mère. Si vous le saviez, vous ne la critiqueriez pas dans votre coeur de ne pas savoir me tenir assujetti à elle, mais vous la vénéreriez comme l’Amie la plus intime de Dieu, la Puissante qui peut tout sur le coeur du Père éternel et sur le Fils de son coeur. Bien sûr que je viendrai à Cana ! Je veux lui faire plaisir. Vous comprendrez mieux après cette heure-là. »
Jésus est imposant et persuasif.
Jude le regarde attentivement. Il réfléchit. Il dit :
« Moi aussi, c’est certain, je viendrai avec toi et avec eux, si tu veux de moi... car je sens que ce que tu dis est juste. Pardonne mon aveuglement et celui de mes frères. Tu es tellement plus saint que nous...
– Je n’ai aucune rancoeur envers ceux qui ne me connaissent pas. Je n’en ai pas non plus envers ceux me haïssent. Mais j’en souffre pour le mal qu’ils se font à eux-mêmes.
Jacques d'Alphée est mentionné très brièvement en 51.4. Dans cet extrait, Jude exprime pour toute la parenté de Jésus les appréhensions de leur famille face au comportement de Jésus.
EMV 51.4 · Tome 1
Moi je vous dis qu’au-dessus de la terre, il y a le Ciel, au-dessus des intérêts du monde, il y a la cause de Dieu. Vous avez besoin de changer votre façon de penser. Quand vous y arriverez, vous serez parfaits.
– Mais... et ta Mère ?
– Jude, il n’y a qu’elle qui aurait le droit de me rappeler à mes devoirs de fils, selon les lumières terrestres : c’est-à-dire à mon devoir de travailler pour elle pour subvenir à ses besoins matériels, à mon devoir d’assistance et de réconfort, en restant auprès d’elle. Or elle ne me demande rien de tout cela. Dès le moment où elle m’a eu, elle a su qu’elle devrait me perdre, pour me retrouver dans une dimension plus large que celle du petit cercle de la famille. Dès lors, elle s’y est préparée.
Cette volonté absolue de don de soi à Dieu n’est pas une nouveauté, dans son sang. Sa mère l’a offerte au Temple avant même qu’elle ne sourie à la lumière. Elle m’a parlé une quantité innombrable de fois de son enfance sainte, quand elle me serrait sur son coeur durant les longues soirées d’hiver ou dans les claires nuits d’été où fourmillent les étoiles. Elle s’est donnée à Dieu dès les premières lueurs de l’aube de sa venue au monde. Et elle s’est encore davantage donnée quand elle m’a eu, pour être là où je suis, sur le chemin de la mission qui me vient de Dieu. Une heure viendra où tous m’abandonneront. Ce sera pour peu de minutes, mais la lâcheté vous dominera tous et vous penserez qu’il aurait mieux valu, pour votre sécurité, ne m’avoir jamais connu. Mais elle, qui a compris et qui sait, restera toujours avec moi. Et vous, vous reviendrez à moi grâce à elle. Par la force de sa foi assurée et aimante, elle vous attirera en elle et vous ramènera ainsi en moi, parce que je suis en ma Mère et elle en moi, et nous en Dieu.
Cela, je voudrais que vous le compreniez, vous tous, mes parents selon le monde, mes amis et mes fils au point de vue surnaturel. Toi et les autres avec toi, vous ne savez pas qui est ma Mère. Si vous le saviez, vous ne la critiqueriez pas dans votre coeur de ne pas savoir me tenir assujetti à elle, mais vous la vénéreriez comme l’Amie la plus intime de Dieu, la Puissante qui peut tout sur le coeur du Père éternel et sur le Fils de son coeur. Bien sûr que je viendrai à Cana ! Je veux lui faire plaisir. Vous comprendrez mieux après cette heure-là. »
EMV 51.4 · Tome 1
– Je n’ai aucune rancoeur envers ceux qui ne me connaissent pas. Je n’en ai pas non plus envers ceux me haïssent. Mais j’en souffre pour le mal qu’ils se font à eux-mêmes.
EMV 52.4 · Tome 1
Aux noces de Cana, Marie vient aider le maître de maison à faire les préparatifs. Maria Valtorta précise : "J’ai oublié de dire mon impression que Marie est, soit une parente, soit une grande amie des parents de l’époux, cela se voit à sa familiarité."