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Notes du thème

Préceptes et paraboles évangéliques

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EMV 109.5 · Tome 2, p. 215

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– On ne peut être avec moi sans aimer l’humilité, la douceur, la continence, l’honnêteté et l’amour, par-dessus tout l’amour, parce que celui qui aime Dieu et son prochain possède par suite toutes les vertus et gagne le Ciel.

EMV 109.5 · Tome 2, p. 216-217

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Entre eux ils s’aiment ! Du moins... c’est l’impression qu’ils donnent, car ils se témoignent leur respect par des courbettes et des cadeaux. Ce n’est qu’avec nous qu’ils sont sans amour. Mais nous, nous sommes différents d’eux. C’est juste.

– Non, dans le Royaume de mon Père ce n’est pas juste et la manière de juger sera différente. Ce n'est pas aux riches et aux puissants, en tant que tels, que reviendront les honneurs, mais seulement à ceux qui auront toujours aimé Dieu plus qu’eux-mêmes et plus que toute autre chose comme l’argent, le pouvoir, les femmes, la table ; ceux qui auront aimé leurs semblables que sont tous les hommes, riches comme pauvres, connus comme inconnus, instruits ou sans culture, bons ou mauvais. Oui, même les mauvais, il faut les aimer. Non pour leur méchanceté, mais par pitié pour leurs âmes qu’ils blessent à mort. Il faut les aimer d’un amour qui supplie le Père céleste de les guérir et de les racheter. Dans le Royaume des Cieux seront bienheureux ceux qui auront honoré le Seigneur avec vérité et justice, et respecté ceux qui les ont mis au monde ainsi que leur parenté en signe d’amour ; ceux qui n’auront volé d’aucune façon et en rien, c’est-à-dire ceux qui auront donné et demandé ce qui est juste, même pour le travail des serviteurs ; ceux qui n’auront tué personne ni détruit la réputation d’autrui, et n’auront pas eu le désir de tuer, même si d’autres sont cruels au point de pousser le coeur au mépris et à la révolte ; ceux qui n’auront pas fait de faux serments pour nuire à leur prochain ou offenser la vérité ; ceux qui n’auront pas commis d’adultère ni de péché de la chair, quels qu’ils soient ; ceux qui, doux et résignés, auront toujours accepté leur sort sans envier les autres. C’est à ceux-là qu’appartient le Royaume des Cieux, et le mendiant lui-même peut être là-haut un roi bienheureux, alors que le Tétrarque sera, en fait de pouvoir, réduit à moins que rien, à un sort pire que le néant : il sera une proie pour Mammon s’il a agi contre la loi éternelle du Décalogue. »

EMV 109.14 · Tome 2, p. 225

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Dis-moi : pour nous, hommes d’armes, quelle doctrine prêches-tu ?

– Il n’y a qu’une doctrine, la même pour tous. Justice, honnêteté, continence, pitié. Exercer son métier sans abuser. Même dans la dure nécessité du métier des armes, respecter l’humanité. Et chercher à connaître la Vérité, c’est-à-dire Dieu, unique et éternel car, sans cette connaissance, tout acte est privé de grâce et donc de récompense éternelle.

EMV 110.3 · Tome 2, p. 229-230

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Que sera donc la justice du Parfait ? disent les disciples.

– Pour les bons, ce sera l’extase, pour les satans, ce sera la foudre, mes amis. En vérité je vous le dis : être toute la vie esclave, lépreux, mendiant, est un bonheur royal en comparaison d’une heure, d’une seule heure de punition divine.

EMV 110.4-6 · Tome 2, p. 231-233

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Paix à cette maison. Je te demande un abri pour la nuit pour mes compagnons et moi » dit Jésus sur le seuil de la porte.

L’homme lève la tête.

« Entre » dit-il « et que Dieu te rende la paix que tu donnes. Mais... parler de paix ici ! Elle est l’ennemie de Jacob, depuis quelque temps. Entre, entre !... Entrez tous. Le feu est l’unique chose que je puisse vous offrir en abondance... parce que... Oh ! Mais... Mais toi, maintenant que tu as enlevé le capuchon (Jésus s’était couvert la tête avec un pan de son manteau, en le tenant serré sous la gorge avec la main) et que je te vois bien... Tu es, oui, tu es le Rabbi galiléen, celui qu’on nomme Messie et qui fait des miracles... Est-ce toi ? Dis-le, au nom de Dieu.

– Je suis Jésus de Nazareth, le Messie. Tu me connais ?

– A la dernière lune, je t’ai entendu parler chez Jude et Anne... j’étais au nombre des vendangeurs car... je suis pauvre... Une série de malheurs : la grêle, les chenilles, des arbres et des brebis malades... Pour moi, qui suis seul avec une servante, mes biens me suffisaient. Mais maintenant j’ai accumulé des dettes parce que le malheur s’acharne sur moi... Pour ne pas vendre toutes mes brebis, j’ai travaillé dans la maison des autres... Et puis, mes champs !... On aurait dit que la guerre y était passée tant ils étaient brûlés, et tant les vignes et les oliviers étaient stériles. Depuis la mort de ma femme, cela fait six ans, on dirait que Mammon s’amuse à mes dépens. Tu vois ? Je suis en train de travailler sur cette charrue. Mais le bois en est tout abîmé. Comment faire ? Je ne suis pas du métier, et j’attache, j’attache. Mais cela ne sert à rien. Il me faut aussi veiller à ma bourse, désormais... Je vais vendre une autre brebis pour réparer les outils. Le toit fait eau... mais les champs m’inquiètent plus que la maison. Quel dommage ! Les brebis sont toutes pleines... j’espérais reconstituer le troupeau... Mais voilà...

– Je vois que je viens apporter des ennuis, là où il y en a déjà tant.

– Des ennuis, toi ? Non. Je t’ai entendu parler et... tes paroles me sont restées au fond du coeur. C’est vrai que j’ai travaillé honnêtement, et pourtant... Mais je pense que je ne devais pas encore être assez bon. Je pense que celle qui était bonne, c’était peut-être ma femme qui avait pitié de tout le monde. Pauvre Lia, morte trop tôt, trop tôt pour son mari... Je pense que la prospérité de ces temps-là venait du Ciel grâce à elle. Et je veux devenir meilleur pour pratiquer ce que tu dis et imiter mon épouse. Je ne demande pas grand-chose : seulement de rester dans cette maison où elle est morte et où, moi, je suis né... et d’avoir du pain pour moi et pour la servante qui remplace ma femme, sert de bergère et m’aide comme elle le peut. Je n’ai plus de serviteur. J’en avais deux et ils me suffisaient, car je travaillais moi aussi aux champs et à l’oliveraie... Mais je n’ai plus de pain que pour moi, et encore bien peu...

– Ne te prive pas de pain pour nous...

– Non, Maître, même si je n’en avais qu’une bouchée, je te la donnerais. C’est un honneur pour moi de t’avoir... Je ne l’aurais jamais espéré. Mais je te parle de mes misères parce que tu es bon et que tu comprends.

– Oui, je comprends. 110.6 Donne-moi ce marteau. Ce n’est pas comme ça qu’il faut faire. Tu abîmes le bois. Donne-moi aussi ce poinçon, mais après l’avoir rougi au feu. Il percera mieux le bois et nous y passerons sans difficulté une cheville de fer. Laisse-moi faire. J’étais menuisier...

– Toi, travailler pour moi ? Non !

– Laisse-moi faire. Tu me donnes l’hospitalité. Moi, je t’aide. Il faut s’aimer entre hommes, en donnant chacun ce qu’il peut.

– Tu donnes la paix. Tu donnes la sagesse. Tu donnes des miracles. Tu donnes déjà beaucoup, beaucoup !

– Je donne aussi le travail. Allez, obéis... »

Jésus, qui n’a gardé que son habit, travaille rapidement et avec dextérité au timon abîmé. Il perce, attache, cheville, l’essaie jusqu’à ce qu’il le voie solide.

« Il pourra encore servir longtemps, jusqu’à l’année prochaine. Tu pourras le changer à ce moment-là.

– Je le crois bien. Cette charrue est passée par tes mains et me bénira la terre.

– Ce n’est pas la raison pour laquelle elle sera bénie, Jacob.

– Pourquoi, alors, mon Seigneur ?

– Parce que tu fais preuve de miséricorde. Tu ne te renfermes pas dans la rancoeur de l’égoïsme et de l’envie, mais tu reçois mon enseignement et le mets en pratique. Bienheureux les miséricordieux. Ils obtiendront miséricorde.

– En quoi est-ce que j’en fais preuve pour toi, mon Seigneur ? C’est à peine si j’ai une place et la nourriture dont tu as besoin. Je n’ai que de la bonne volonté, et jamais je n’ai tant souffert d’être pauvre pour n’avoir pas de quoi vous faire honneur, à toi et à tes amis.

– Ton désir suffit. En vérité, je te dis que même un seul verre d’eau donné en mon nom est une grande chose aux yeux de Dieu. J’étais un voyageur fatigué sous la bourrasque : tu m’as abrité. L’heure du repas arrive et tu me dis : “ Je t’offre ce que j’ai. ” La nuit tombe, et tu m’offres un toit ami. Que veux-tu faire de plus ? Fais confiance, Jacob. Le Fils de l’homme ne fait pas attention au luxe de la réception et de la nourriture. Il regarde les sentiments du coeur. Le Fils de Dieu dit au Père : “ Père, bénis mes bienfaiteurs et tous ceux qui, en mon nom, sont miséricordieux pour leurs frères. ” Cela, je le dis pour toi.

Détail

Cas concret dans l'EMV

EMV 111.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Vous vous étonnez que Dieu nous abandonne ? Une seule chose m’étonne : qu’il ne traite pas toute la Palestine comme Sodome et Gomorrhe !...

– Il ne le fait pas à cause des justes qui s’y trouvent, à cause de ceux qui, sans être tout à fait justes, ont soif de justice et suivent les enseignements de ceux qui prêchent la sainteté, répond Jésus.