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Notes du thème

Faits liés à l'enfance et à la vie cachée de Jésus-Christ

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EMV 22.4 · Tome 1, p. 142-143

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Depuis que tu es avec moi, je sens la joie en moi. Je sens que mon épreuve va se terminer et que je serai bientôt tout à fait heureuse.

EMV 22.6 · Tome 1, p. 144

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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22.6 Je vois Marie filer rapidement sous la tonnelle, où le raisin grossit. Il a dû se passer un certain temps, car les pommes commencent déjà à rougir sur les arbres et les insectes bourdonnent autour des figues arrivées à maturité.

Elisabeth est vraiment très forte, sa démarche est lourde. Marie la regarde avec attention et amour. Marie elle-même, lorsqu’elle se lève pour ramasser le fuseau qui est tombé un peu plus loin, paraît s’arrondir sur les côtés. L’expression de son visage a changé, elle est plus mûre. Avant, c’était une enfant, maintenant c’est une femme.

Comme le jour baisse, les femmes rentrent à la maison et l’on allume les lampes. En attendant le dîner, Marie tisse.

« Cela ne te fatigue vraiment pas ? demande Elisabeth en montrant le métier à tisser.

– Non, tu peux en être sûre.

– Pour moi, cette chaleur m’épuise. Je ne souffre plus, mais désormais le poids est bien lourd pour mes vieux reins.

– Prends courage, tu seras bientôt délivrée. Comme tu seras heureuse, alors !

EMV 22.7 · Tome 1, p. 144-145

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Mon enfant ! Mon Jésus ! Comment sera-t-il ?

– Aussi beau que toi, Marie.

– Oh non, plus beau ! Il est Dieu. Je ne suis que sa servante. Mais j’ai voulu dire : sera-t-il blond ou brun ? Ses yeux auront-ils la couleur d’un ciel serein ou ressembleront-ils à ceux des cerfs des montagnes ? Moi, je me le représente plus beau qu’un chérubin, les cheveux bouclés et couleur d’or, les yeux de la couleur de notre mer de Galilée quand les étoiles pointent à l’horizon, avec une petite bouche comme une tranche de grenade quand elle s’ouvre après avoir mûri sous le soleil. Quant à ses joues, je les imagine du même teint rosé que cette rose pâle que voici. Il aurait deux petites mains qui tiendraient dans le calice d’un lys tant elles seraient petites et belles, et deux pieds petits au point de remplir la paume de la main, aussi gracieux et lisses qu’un pétale. Vois : j’emprunte l’idée que je me fais de lui à toutes les beautés que la terre me suggère. J’entends même sa voix. Lorsqu’il pleurera – car mon bébé pleurera un peu, de faim ou de sommeil, et ce sera toujours une grande douleur pour sa maman qui ne pourra pas l’entendre pleurer sans en avoir le coeur transpercé –, lorsqu’il pleurera, donc, son cri ressemblera à ce bêlement qui nous arrive du petit agneau qui vient de naître et qui cherche la mamelle et la tiédeur de la toison de sa mère pour dormir. Son rire emplira de ciel mon coeur épris de son enfant. Je peux m’éprendre de lui, puisque c’est mon Dieu et mon amour ne contrevient pas à ma consécration virginale. Son rire aura tout du joyeux roucoulement d’une petite colombe, heureuse d’être rassasiée et comblée dans la tiédeur de son nid. Je pense à ses premiers pas... un petit oiseau sautillant dans un pré fleuri. Le pré, ce sera le coeur de sa maman, qui soutiendra ses petits petons roses de tout son amour pour qu’il ne rencontre rien qui puisse le faire souffrir. Comme je vais l’aimer, mon enfant ! Mon fils !

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Marie dit à Elisabeth :

EMV 22.7-8 · Tome 1, p. 145-146

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Comme je vais l’aimer, mon enfant ! Mon fils ! 22.8 Joseph aussi l’aimera !

– Mais il va falloir que tu l’apprennes à Joseph ! »

Marie s’assombrit et soupire.

« Il faudra bien qu’il le sache... J’aurais voulu que le Ciel le lui annonce, parce que c’est bien difficile à expliquer.

– Veux-tu que je me charge de le lui dire ? Nous le ferons venir pour la circoncision de Jean...

– Non. J’ai remis à Dieu le soin de l’instruire de son heureux sort de père nourricier du Fils de Dieu, et il le fera. L’Esprit m’a dit, ce soir-là : “ Tais-toi. Confie-moi la tâche de te justifier. ” Il le fera. Dieu ne ment jamais. C’est une grande épreuve. Mais avec l’aide de l’Eternel, elle sera surmontée. En dehors de toi, à qui l’Esprit l’a révélé, personne ne doit savoir ce que la bienveillance du Seigneur a fait pour sa servante.

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Marie parle de son enfant et elle dit :

EMV 22.8 · Tome 1, p. 145-146

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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En dehors de toi, à qui l’Esprit l’a révélé, personne ne doit savoir ce que la bienveillance du Seigneur a fait pour sa servante.

– Moi aussi, j’ai toujours gardé le silence, même à l’égard de Zacharie qui en aurait éprouvé une joie immense. Il te croit mère selon la nature.

– Je le sais, et je l’ai voulu par prudence. Les secrets de Dieu sont saints. L’ange du Seigneur n’avait pas révélé à Zacharie ma maternité divine. Il l’aurait pu si Dieu l’avait voulu, car Dieu connaissait l’imminence du temps de l’Incarnation de son Verbe en moi. Mais Dieu a tenu cette lumière joyeuse cachée à Zacharie, qui ne croyait pas à la possibilité de votre fécondité tardive. Je me suis conformée à la volonté de Dieu. Et, tu le vois, tu as appris ce secret vivant en moi. Lui, il n’a rien remarqué. Tant que le voile de son incrédulité à l’égard de la puissance de Dieu ne tombera pas, il sera écarté des lumières surnaturelles. »

Elisabeth soupire et se tait.

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Marie parle à Elisabeth de sa maternité et elle dit :

EMV 22.9 · Tome 1, p. 146

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Cela suffit, dit Elisabeth. Tu te fatigues trop.

– Le temps est proche, Elisabeth. Je veux faire à ton enfant un trousseau digne de celui qui précède le Roi de la race de David. »

Zacharie écrit :

« De qui naîtra-t-il ? Et où ? »

Marie répond :

« Là où les prophètes l’ont annoncé, là où l’Eternel le choisira. Tout ce que fait notre très-haut Seigneur est bien fait. »

Zacharie écrit :

« Donc à Bethléem ! En Judée. Nous irons le vénérer, femme. Tu viendras toi aussi à Bethléem avec Joseph. »

Marie, baissant alors la tête sur son métier, répond :

« Je viendrai. »

C’est ainsi que la vision s’achève.

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Marie travaille sur le métier à tisser pour sa cousine.

EMV 22.10-11 · Tome 1, p. 146-148

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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22.10 Marie dit :

« Le premier acte de l’amour du prochain s’exerce envers le prochain. Que cela ne te semble pas n’être qu’un simple jeu de mots. La charité a un double objet : Dieu et le prochain. Dans la charité à l’égard du prochain est comprise celle qui s’exerce envers nous-mêmes. Mais si nous nous aimons plus que les autres, nous ne sommes plus charitables, nous sommes égoïstes. Même dans les choses permises, il faut être assez saint pour faire passer les besoins d’autrui avant les nôtres. Soyez-en sûrs, mes enfants : Dieu supplée aux besoins des personnes généreuses par tous les moyens de sa puissance et de sa bonté.

22.11 C’est cette certitude qui m’a poussée à venir à Hébron pour aider ma parente dans l’état où elle se trouvait. Comme j’avais été attentive à lui apporter une aide humaine, Dieu, se donnant au-delà de toute mesure à son habitude, y unit le don d’un secours surnaturel auquel j’étais loin de penser. Je vais apporter de l’aide matérielle, et Dieu sanctifie ma droiture d’intention en opérant la sanctification du fruit du sein d’Elisabeth ; par elle, qui présanctifie Jean-Baptiste, il soulage la souffrance physique d’une fille d’Eve déjà âgée, qui a conçu à un âge inhabituel.

Elisabeth, cette femme à la foi intrépide et qui s’abandonne avec confiance à la volonté de Dieu, méritait de comprendre le mystère renfermé en moi. L’Esprit lui parle par le tressaillement de l’enfant en elle. Jean-Baptiste a prononcé son premier discours d’annonciateur du Verbe à travers les tissus de veines et de chair qui le séparent de sa sainte mère et en même temps l’unissent à elle.

Et moi, je ne refuse pas de dire ma qualité de Mère du Seigneur à celle qui en est digne et à qui la Lumière se révèle. Le lui refuser reviendrait à refuser à Dieu la louange qui lui est due, la louange que je portais en moi. Puisque je ne pouvais la partager avec personne, je la disais aux plantes, aux fleurs, aux étoiles, au soleil, aux oiseaux qui chantent et aux brebis patientes, au murmure des eaux et à la lumière d’or qui me donnait un baiser en descendant du ciel. Mais prier à deux est plus doux que de faire notre prière toutes seules. J’aurais voulu que le monde entier connaisse mon sort, non pas pour moi, mais pour s’unir à moi dans une même louange de mon Seigneur.

La prudence m’a empêchée de révéler la vérité à Zacharie. Ç’aurait été outrepasser l’oeuvre de Dieu. Or, si j’étais son Epouse et sa Mère, j’étais toujours sa servante et, puisqu’il m’avait aimée sans mesure, je ne pouvais me permettre de me substituer à lui et de prendre une décision qui m’aurait placée au-dessus de lui.

Dans sa sainteté, Elisabeth comprend et se tait, car les saints sont toujours humbles et soumis.

EMV 22.11 · Tome 1, p. 147-148

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La prudence m’a empêchée de révéler la vérité à Zacharie. Ç’aurait été outrepasser l’oeuvre de Dieu. Or, si j’étais son Epouse et sa Mère, j’étais toujours sa servante et, puisqu’il m’avait aimée sans mesure, je ne pouvais me permettre de me substituer à lui et de prendre une décision qui m’aurait placée au-dessus de lui.

Dans sa sainteté, Elisabeth comprend et se tait, car les saints sont toujours humbles et soumis.

EMV 22.13 · Tome 1, p. 148

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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22.13 Quelle paix dans la maison d’Elisabeth ! Si je n’avais eu le souci de Joseph et celui, surtout, de mon enfant qui devait être le Rédempteur du monde, j’aurais été heureuse. Mais déjà la croix projetait son ombre sur ma vie et j’entendais les voix des prophètes comme un glas...

Je m’appelais Marie. L’amertume a toujours été mêlée aux douceurs que Dieu déversait dans mon coeur. Mais quand Dieu nous appelle, Maria, à la condition de victime pour son honneur, il est doux d’être moulues comme du grain sous la meule : c’est ainsi que nous faisons de notre douleur le pain qui fortifie les faibles et les rend capables de gagner le Ciel !

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Marie parle du séjour à Hébron.

EMV 23 · Tome 1, p. 148-152

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Naissance de Jean- Baptiste. Toute souffrance s’apaise sur le sein de Marie.

Date de la vision et de la dictée : Lundi 3 avril 1944 (Lundi saint)

Calendrier : Jeudi 4 juillet de l'an -5

Lieux (carte) : Hébron

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Marie et Elisabeth se promènent dans la maison de Zacharie. Elles marchent doucement et Marie est attentive à tout. Prenant soin de sa parente, elle va aider Sarah, la servante, puis invite Elisabeth à marcher encore un peu. Elles vont voir les colombes, et en voyant leur affection à son égard, Elisabeth devient émue. Son état lui fait craindre la mort et elle est inquiète pour son mari et son enfant. Marie la rassure, lui dit que tout ira bien, l'invite à avoir confiance en Dieu. Comme la souffrance d'Elisabeth revient, elles rentrent à la maison. Le travail de la mère du Précurseur commence. Marie réconforte Zacharie et prie avec le vieillard. Quand celui-ci s'endort (on est en pleine nuit), elle en prend soin et continue sa prière.

Elisabeth appelle la Vierge et lui demande de mettre sa main sur son sein immaculé. Marie l'apaise, lui dit d'avoir confiance en Dieu, et lui dit que Jésus est là. Quand sa cousine est calmée, elle repart. Zacharie dort toujours. L'Immaculée prie intensément, jusqu'à ce que le vieux prêtre se réveille. Mais Jean n'est toujours pas né.

Marie continue à prier, et l'aurore pointe bientôt le bout de son nez. C'est un peu plus tard que Jean naîtra pour la grande joie des deux parents. Zacharie reçoit l'enfant, puis Marie le rapporte à sa mère. Le bébé se calme dès qu'il est sur le sein de Marie. Elisabeth demande à celle-ci si Zacharie parle, mais ce n'est malheureusement pas le cas. La Vierge lui dit alors d'espérer encore dans le Seigneur...

Après la vision, la Pleine de Grâce donne une dictée à Maria et explique que, si elle a été préservée de la Faute et des douleurs de l'enfantement, sa maternité spirituelle a néanmoins été remplie de souffrances. Ensuite, Marie nous invite à toujours venir la trouver, car elle est l'éternelle porteuse de Jésus. Elle prie sans cesse pour nous et pour notre salut.

Contenu du chapitre : 23.1 : Une vision de paix au milieu des heures sombres. 23.2 : Marie aide Élisabeth et Sarah dans le jardin. 23.3 : Elle rassure une Élisabeth qui a peur de mourir. 23.4 : Elle veille à tout dans la maison. 23.5 : Élisabeth souffrante l’appelle à son chevet. 23.6 : Elle revient pour rassurer Zacharie. 23.7 : Zacharie est nerveux, Marie prie. 23.8 : On apporte le garçon au père. Marie le rapporte à la mère. 23.9 : Le déchirement de l’enfantement spirituel de Marie. 23.10 : Venez à moi qui suis l’éternelle porteuse de Jésus.