EMV 54.6 · Tome 1
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
Nous avons besoin les uns des autres sur la terre, et les bons sont mélangés aux mauvais comme les fleurs dans un champ : la ciguë y côtoie la mauve bienfaisante.
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 54.6 · Tome 1
Nous avons besoin les uns des autres sur la terre, et les bons sont mélangés aux mauvais comme les fleurs dans un champ : la ciguë y côtoie la mauve bienfaisante.
EMV 54.7 · Tome 1
La sainteté n’exclut pas l’obéissance, elle la perfectionne au contraire. Il y a l’exemple à donner, en plus du reste. Que dirais-tu, d’un père, d’un frère aîné, d’un maître, d’un prêtre qui ne donnerait pas le bon exemple ?
EMV 55.2 · Tome 1
Quand quelqu’un vient vous demander un pain, une gorgée d’eau, un abri au nom de Dieu, donnez-le, au nom de Dieu aussi. Dieu vous en récompensera. Vous devez agir ainsi avec tout le monde, même avec les ennemis. C’est la Loi nouvelle. Jusqu’ici, il vous était dit : “ Aimez ceux qui vous aiment et haïssez vos ennemis. ” Mais moi je vous dis : “ Aimez même ceux qui vous haïssent. ” Ah, si vous saviez comme vous serez aimés de Dieu si vous aimez comme je vous dis ! Quand quelqu’un vous dit ensuite : “ Je veux être votre compagnon pour servir le vrai Dieu et suivre son Agneau ”, il doit alors vous être plus cher qu’un frère de même sang, parce que vous serez unis par un lien éternel : celui du Christ.
– Mais si ensuite on s’aperçoit qu’il n’est pas sincère ? Dire : “ Je veux faire ceci et cela ”, c’est facile. Mais les mots ne correspondent pas toujours à la réalité » dit Pierre, plutôt fâché.
Je ne sais pas, il n’a pas sa jovialité habituelle.
« Pierre, écoute. Tu parles avec bon sens et justice. Mais vois : il vaut mieux pécher par bonté d’âme et par confiance que par défiance et dureté. Si tu fais du bien à un indigne, quel mal en résultera pour toi ? Aucun. Au contraire, la récompense de Dieu sera toujours fidèle pour toi, alors que l’autre aura le démérite d’avoir trahi ta confiance.
– Aucun mal ? Eh ! Il arrive quelquefois qu’un homme indigne ne s’arrête pas à l’ingratitude, mais qu’il aille plus loin et en vienne même à nuire à la réputation, au patrimoine, si ce n’est à la vie elle-même.
– C’est vrai. Mais cela diminuerait-il ton mérite ? Non. Même si tout le monde ajoutait foi aux calomnies, même si tu en étais réduit à devenir plus pauvre que Job, même si un homme cruel t’enlevait la vie, qu’est-ce qui serait changé aux yeux de Dieu ? Rien. Il y aurait pour toi un changement, mais en mieux, car au mérite de la bonté s’ajouteraient les mérites d’un martyre d’ordre intellectuel, financier ou physique.
EMV 58.6 · Tome 1
« Simon ! Simon ! André ! J’arrive... »
Jean accourt, tout essoufflé.
« Oh ! Maître, je t’ai fait attendre ? »
Jean porte sur Jésus un regard brûlant d’amour.
Pierre répond :
« Vraiment, je commençais à penser que tu ne viendrais plus... Prépare vite ta barque. Et Jacques ?...
– Voilà : c’est à cause d’un aveugle que nous sommes en retard. Il croyait que Jésus était chez nous, et il est venu. Nous lui avons dit : “ Il est ailleurs. Demain peut-être, il te guérira. Attends. ” Mais il refusait d’attendre. Jacques disait : “ Tu as tellement attendu la lumière, qu’est-ce qu’attendre une nuit ? ” Mais il n’a pas voulu entendre raison...
– Jean, si tu étais aveugle, aurais-tu hâte de revoir ta mère ?
– Oui, bien sûr !
– Alors ? Où est l’aveugle ?
– Il arrive avec Jacques. Il s’est attaché à son manteau et ne le lâche pas, mais il marche lentement, car la rive est couverte de pierres et il trébuche... Maître, me pardonnes-tu d’avoir été dur ?
– Oui, mais, pour réparer, va aider l’aveugle et amène-le moi. »
Jean s’éloigne en courant.
Pierre hoche légèrement la tête, mais se tait. Il regarde le ciel qui prend des reflets bleus après avoir été très cuivré, regarde le lac, regarde les autres barques déjà sorties pour la pêche et soupire.
« Simon ?
– Maître ?
– N’aie pas peur, tu auras une pêche abondante, même si tu es le dernier à sortir.
– Même cette fois ?
– Toutes les fois où tu seras charitable, Dieu te favorisera d’une pêche abondante. »
Pierre, Jésus et André attendent Jean pour terminer leur pêche. Jean arrive pour dire qu'un aveugle demande à être guéri. Jésus veut aller à sa rencontre tout de suite et Pierre est tiraillé, car il a l'impression de perdre le fruit de sa pêche. Jésus nous donne alors une leçon sur la charité, et nous promet que chaque fois que nous serons charitables, l'aide du Père ne nous fera pas défaut.
EMV 59.4 · Tome 1
Otez l’anathème du péché de tous vos coeurs si vous voulez que demain le Seigneur vous rassemble et vous dise : “ Mon peuple, reçois le Royaume qui ne sera plus vaincu, ni envahi, ni attaqué par les ennemis. ”
Demain. Quand viendra ce lendemain ? Dans un an ou dans un mois ? Ne cherchez pas avec la soif malsaine de connaître l’avenir par des moyens qui ont le goût de coupables sorcelleries. Laissez aux païens l’esprit de la Pythie. Laissez au Dieu éternel le secret de son temps. Quant à vous, dès demain – le lendemain qui succèdera à cette heure du soir, celui qui viendra de nuit et surgira avec le chant du coq –, venez vous purifier par une pénitence authentique.
Repentez-vous de vos péchés pour être pardonnés et prêts pour le Royaume. Ecartez de vous l’anathème du péché. Chacun a le sien. Chacun a celui qui est contraire aux dix commandements du salut éternel. Examinez-vous chacun sincèrement et vous trouverez le point sur lequel vous vous êtes trompés. Ayez-en humblement un repentir sincère. Veuillez vous repentir, mais pas en paroles seulement. On ne se moque pas de Dieu et on ne le trompe pas. Mais repentez-vous avec la volonté arrêtée de changer de vie, de revenir à la Loi du Seigneur. Le Royaume des Cieux vous attend. Demain.
Demain ? demandez-vous. Ah ! L’heure de Dieu est toujours un prompt lendemain, même quand elle arrive au terme d’une longue vie comme celle des patriarches. L’éternité n’a pas, pour mesurer le temps, le lent écoulement du sablier. Ces mesures du temps que vous appelez jours, mois, années, siècles sont les battements de coeur de l’Esprit éternel qui vous garde en vie. Mais vous êtes éternels spirituellement et vous devez, spirituellement, garder la même méthode de mesure du temps que votre Créateur. Par conséquent, vous devez vous dire : “ Demain, ce sera le jour de ma mort ! ” Bien plus, il n’y a pas de mort pour celui qui est fidèle, mais un repos dans l’attente, dans l’attente du Messie qui ouvre les portes des Cieux.
EMV 59.4 · Tome 1
Ecartez de vous l’anathème du péché. Chacun a le sien. Chacun a celui qui est contraire aux dix commandements du salut éternel. Examinez-vous chacun sincèrement et vous trouverez le point sur lequel vous vous êtes trompés. Ayez-en humblement un repentir sincère. Veuillez vous repentir, mais pas en paroles seulement. On ne se moque pas de Dieu et on ne le trompe pas. Mais repentez-vous avec la volonté arrêtée de changer de vie, de revenir à la Loi du Seigneur. Le Royaume des Cieux vous attend.
Demain ? demandez-vous. Ah ! L’heure de Dieu est toujours un prompt lendemain, même quand elle arrive au terme d’une longue vie comme celle des patriarches. L’éternité n’a pas, pour mesurer le temps, le lent écoulement du sablier. Ces mesures du temps que vous appelez jours, mois, années, siècles sont les battements de coeur de l’Esprit éternel qui vous garde en vie. Mais vous êtes éternels spirituellement et vous devez, spirituellement, garder la même méthode de mesure du temps que votre Créateur. Par conséquent, vous devez vous dire : “ Demain, ce sera le jour de ma mort ! ” Bien plus, il n’y a pas de mort pour celui qui est fidèle, mais un repos dans l’attente, dans l’attente du Messie qui ouvre les portes des Cieux.
EMV 59.4 · Tome 1
Ce ne sont pas les violents ni les dominateurs, pas plus que les orgueilleux, les irascibles, les envieux, les luxurieux, les gens cupides qui y entreront, mais les bons, les doux, les chastes, les miséricordieux, les humbles, les patients, ceux qui aiment Dieu et leur prochain.
Jésus parle du Royaume et il dit :
EMV 61.3.5-6 · Tome 1
Jésus ordonne aux disciples :
« Faites avancer les pauvres. Je dispose pour eux de la grosse offrande d’une personne qui se recommande à eux pour obtenir le pardon de Dieu. »
Trois vieillards déguenillés, deux aveugles et un bossu se présentent, suivis d’une veuve avec sept enfants émaciés.
Jésus les regarde attentivement, l’un après l’autre, sourit à la veuve et surtout aux orphelins. Il donne même à Jean cet ordre :
« Ceux-ci, mets-les là, dans le jardin. Je veux leur parler. »
Mais il devient sévère, l’oeil flamboyant, quand un petit vieux se présente à lui. Toutefois, il ne dit rien pour le moment.
Il appelle Pierre et se fait remettre la bourse reçue peu de temps auparavant et une autre remplie de menue monnaie, oboles recueillies auprès de braves gens. Il renverse le tout sur un petit banc près du puits, compte et fait six parts. Une très grosse somme toute en pièces d’argent et cinq tas plus petits avec beaucoup de pièces de bronze et seulement quelques grosses pièces. (...) 61.5 Le troisième petit vieux s’avance ensuite. Il paraît le plus déguenillé de tous. Mais Jésus n’a plus que le gros tas d’argent. Il appelle d’une vois forte :
« Femme, viens avec tes enfants. »
La femme, jeune et émaciée se présente, la tête baissée. On dirait une pauvre mère poule au milieu de ses pauvres poussins.
« Depuis quand es-tu veuve, femme ?
– Cela fait trois ans à la lune de Tisri.
– Quel âge as-tu ?
– Vingt-sept ans.
– Ce sont tous tes enfants ?
– Oui, Maître, et... et je n’ai plus rien. J’ai tout dépensé... comment puis-je travailler si personne ne veut de moi avec tous ces gamins ?
– Dieu n’abandonne pas même le ver qu’il a créé. Il ne t’abandonnera pas, femme. Où habites-tu ?
– Sur le lac, à trois stades de Bethsaïde. C’est lui qui m’a dit de venir... Mon mari est mort sur le lac ; il était pêcheur... »
“ Lui ”, c’est André qui rougit et voudrait bien disparaître.
« Tu as bien fait, André, de dire à cette femme de venir me trouver. »
André se rassure et murmure :
« L’homme était mon ami, il était bon. Il a péri sur le lac pendant une tempête, et a même perdu sa barque.
– Tiens, femme. Ceci t’aidera un bon moment et puis un autre soleil se lèvera sur ton jour. Sois bonne, élève tes enfants dans l’observance de la Loi et l’aide de Dieu ne te fera pas défaut. Je te bénis, toi et les petits. »
Il les caresse l’un après l’autre avec une grande pitié.
La femme s’en va, serrant le trésor sur son coeur.
61.6 « Et à moi ? » demande le dernier petit vieux qui reste.
Jésus le regarde et se tait.
Rien pour moi ? Tu n’es pas juste ! A elle, tu as donné six fois plus qu’aux autres et, à moi, rien ! Mais voilà... c’était une femme ! »
Jésus le regarde et se tait.
« Vous tous, voyez si c’est juste ! Je viens de loin parce que l’on m’a dit qu’ici on donne de l’argent, et puis voilà, je vois qu’il y en a à qui on donne trop et, à moi, rien... Un pauvre vieux malade ! Et il veut que l’on croie en lui !...
– Vieil homme, tu n’as pas honte de mentir ainsi ? La mort approche pour toi, et tu mens, tu cherches à voler ceux qui ont faim. Pourquoi veux-tu voler à des frères l’obole que j’ai prise pour la distribuer aux petits, avec justice ?
– Mais moi...
– Tais-toi ! Mon silence et ma façon d’agir auraient dû te faire comprendre que je savais à qui j’avais à faire et tu aurais dû rester silencieux comme moi. Pourquoi veux-tu que je te couvre de honte ?
– Je suis pauvre.
– Mais non, tu es un avare et un voleur. Tu vis pour l’argent et pour l’usure.
– Je n’ai jamais pratiqué l’usure. Dieu m’en est témoin.
– N’est-ce pas de l’usure – et même des plus cruelles – que de voler ceux qui sont réellement dans le besoin ? Va. Repens-toi pour que Dieu te pardonne.
– Je te jure...
– Tais-toi ! Je te l’ordonne ! Il est dit : “ Il ne faut pas faire de faux serments. ” Si je ne respectais pas tes cheveux blancs, je te fouillerais et je trouverais sur toi ta bourse remplie d’or, ton vrai coeur. Va-t’en ! »
Voyant son secret découvert, le vieillard part tout honteux sans insister, au ton de voix de Jésus. La foule le menace, le raille et le traite de voleur.
« Taisez-vous ! S’il est, lui, sorti du droit chemin, ne l’imitez pas. Il manque de sincérité : c’est un malhonnête. Vous, en l’insultant, vous manquez à la charité. Il ne faut pas insulter son frère qui a péché. Chacun a son péché ; personne n’est parfait, excepté Dieu. J’ai dû lui faire honte parce qu’il n’est jamais permis d’être voleur. Jamais et surtout pas envers les pauvres. Mais seul le Père sait combien j’ai souffert de le faire. Vous aussi devez éprouver de la souffrance de voir un israélite manquer à la Loi en cherchant à faire tort aux pauvres et à la veuve. Ne soyez pas cupides. Que votre trésor soit votre âme et non pas l’argent. Ne faites pas de faux serments. Que votre langage soit pur et honnête comme vos actes. La vie n’est pas éternelle, et l’heure de la mort approche. Vivez de telle façon qu’à l’heure de la mort votre âme puisse être en paix, dans la paix de celui qui a vécu en juste. Rentrez chez vous...
Jésus donne une grosse somme d'argent à une veuve de vingt-sept ans qui a sept enfants. Derrière lui, il y a un veillard pauvre et déguenillé.
EMV 61.6 · Tome 1
N’est-ce pas de l’usure – et même des plus cruelles – que de voler ceux qui sont réellement dans le besoin ?
EMV 61.6 · Tome 1
Il n’est jamais permis d’être voleur. Jamais et surtout pas envers les pauvres.