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Notes du thème

Religion romaine et grecque au temps du Christ

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EMV 60.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« (...) Je ne peux supporter qu’on ne t’aime pas !

– Ah ! Pierre, tu verras bien d’autres animosités ! Tu auras tant de surprises, Pierre ! Des personnes que les gens soi-disant “ saints ” méprisent comme des publicains et qui seront au contraire un exemple pour le monde, un exemple que ne suivront pas ceux qui les dédaignent. Des païens qui compteront parmi les plus grands fidèles, des prostituées qui deviendront pures à force de volonté et de pénitence, des pécheurs qui se corrigeront...

– Ecoute : qu’un pécheur se convertisse... passe encore. Mais une prostituée et un publicain !

– Tu ne le crois pas ?

– Moi, non.

– Tu es dans l’erreur, Simon.

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Pierre dit à Jésus :

EMV 67.2-3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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67.2 Deux hommes en viennent sérieusement aux mains à cause de l’âne de l’un d’eux, qui s’est servi dans le panier de laitues de l’autre, et en a mangé beaucoup ! Ce n’est peut-être qu’un pré­texte pour rallumer une ancienne querelle. Le fait est qu’ils tirent de leurs vêtements deux coutelas, courts et larges comme la main : ce sont, semble-t-il, de petites dagues, mais bien affilées. Elles brillent au soleil. Cris des femmes, brouhaha des hommes... Mais personne n’intervient pour séparer les deux hommes qui se préparent à un duel improvisé.

Jésus, qui s’avançait en méditant, lève la tête, aperçoit la scène et accourt rapidement s’interposer entre les deux hommes.

« Arrêtez, au nom de Dieu !, ordonne-t-il.

– Non ! Je veux en finir avec ce chien maudit !

– Moi aussi ! Tu tiens aux franges ? Je te ferai une frange avec tes entrailles. »

Les deux hommes tournent autour de Jésus, le bousculent, l’insultent pour qu’il s’écarte, cherchent à s’atteindre sans y réussir parce que, par des mouvements de son manteau, Jésus dévie les coups et leur bouche la vue. Il en a même le manteau lacéré.

La foule hurle :

« Va-t’en, Nazaréen, et tire-toi de là. »

Mais lui ne bouge pas et tâche de les calmer en leur remettant Dieu à l’esprit. Inutile ! La colère rend fous les deux combattants.

Jésus va faire un miracle. Il ordonne une dernière fois :

« Je vous ordonne d’arrêter.

– Non ! Décampe ! Passe ton chemin, chien de Nazaréen ! »

Alors Jésus étend les mains, et prend une attitude de puissance fulgurante. Sans qu’il prononce un seul mot, les lames tombent en morceaux par terre comme des lames de verre qu’on aurait heurtées contre un rocher.

Les deux hommes regardent les manches courts qui leur restent entre les mains. La stupeur fait tomber leur colère. Interdite, la foule crie d’étonnement.

67.3 « Et maintenant ? demande Jésus avec sévérité, où est votre force ? »

Accourus aux derniers cris, les soldats de garde à la porte regardent avec stupeur ; l’un d’eux se penche pour ramasser des morceaux de lames et les essaie sur l’ongle, ne pouvant croire que c’est bien de l’acier.

« Et maintenant ? répète Jésus, où est votre force ? Sur quoi fondez-vous votre droit ? Sur ces morceaux de métal qui ne sont plus que des débris dans la poussière ? Sur ces morceaux de métal qui n’avaient d’autre force que celle du péché de colère contre un frère, vous privant par ce péché de toute bénédiction de Dieu et par conséquent de toute force ? Ah, malheureux ceux qui se basent sur des moyens humains pour vaincre et ignorent que c’est la sainteté et non la violence qui rend victorieux sur terre et dans l’au-delà ! Car Dieu est avec les justes.

Ecoutez tous, hommes d’Israël, et vous aussi, soldats de Rome. La Parole de Dieu parle pour tous les fils d’hommes, et ce ne sera pas le Fils de l’homme qui la refusera aux païens.

Le second commandement du Seigneur est celui de l’amour du prochain. Dieu est bon et veut que la bienveillance règne entre ses enfants. Celui qui manque de bienveillance envers son prochain ne peut se dire fils de Dieu ni avoir Dieu avec lui. L’homme n’est pas un animal sans raison qui attaque, comme si la proie lui était due. L’homme possède une raison et une âme. Par la raison, il doit savoir se conduire en homme. Par l’âme, il doit savoir se conduire en saint. Celui qui n’agit pas ainsi se place plus bas que les animaux, il s’abaisse jusqu’à embrasser les démons, car il leur livre son âme par le péché de colère.

Aimez. Je ne vous dis pas autre chose. Aimez votre prochain comme le Seigneur Dieu d’Israël le veut. Ne soyez pas du sang de Caïn. Or pourquoi l’êtes-vous ? Pour un peu d’argent, vous qui pouviez être homicides. D’autres pour un lopin de terre. Pour une meilleure place. Pour une femme. Que sont toutes ces choses ? Sont-elles éternelles ? Non, elles durent moins que la vie qui n’est qu’un instant d’éternité. Mais que perdez-vous en les recherchant ? La paix éternelle promise aux justes et que le Messie vous apportera avec son Royaume. Prenez le chemin de la vérité. Suivez la voix de Dieu. Aimez-vous. Soyez honnêtes. Soyez continents. Soyez humbles et justes. Allez et méditez.

Détail

Jésus intervient dans la querelle de deux hommes qui se veulent du mal. Des soldats de Rome assistent au miracle de la lame brisée.

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EMV 74.8-9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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[La foule demande au Seigneur :]

– Ah ! Tu es le Messie ? Au nom de Dieu, dis-le. »

Jésus baisse les bras de son geste si doux, si affectueux qu’il semble vouloir embrasser et il déclare :

« Je le suis.

– Va-t’en, va-t’en, c’est par ta faute, alors ! »

Une pierre vole au milieu des sifflets et des huées.

74.9 Judas a une belle attitude... Ah, s’il avait été toujours comme cela ! Il se jette devant le Maître, debout sur le mur du balcon, le manteau déployé et il reçoit sans peur les coups de pierres, il en saigne même. Il hurle à Jean et à Simon :

« Emmenez Jésus derrière ces arbres. J’arrive. Allez, au nom du Ciel ! » et à la foule :

« Chiens enragés ! Je suis du Temple et je vous dénoncerai au Temple et à Rome. »

La foule prend peur un instant, mais bientôt elle reprend les jets de pierres, heureusement mal dirigées. Imperturbable, Judas reçoit la grêle, répondant par des injures aux malédictions de la foule. Il attrape même au vol un caillou et l’envoie sur la tête d’un petit vieux qui crie comme une pie qu’on plumerait vivante. Et comme ils essaient de donner l’assaut à son piédestal, il saisit vivement une branche sèche sur le sol – car il est descendu du muret – et la fait tournoyer sur les échines, les têtes, les mains, sans pitié.

Des soldats accourent et, sous la menace des lances, ils s’ouvrent un chemin.

« Qui es-tu ? Pourquoi cette rixe ?

– Un Judéen assailli par ces gens du peuple. Il y avait avec moi un rabbi connu des prêtres. Il parlait à ces chiens ; ils se sont déchaînés et nous ont assaillis.

– Qui es-tu ?

– Judas de Kérioth, précédemment au Temple, maintenant disciple du Rabbi Jésus de Galilée. Ami du pharisien Simon, du sadducéen Yokhanan, du conseiller du Sanhédrin Joseph d’Arimathie et enfin, ce que tu peux vérifier, d’Eléazar, fils d’Hanne, le grand ami du proconsul.

– Je vérifierai. Où vas-tu ?

– Avec mon ami, à Kérioth puis à Jérusalem.

– Va, nous te protégerons. »

Judas passe au soldat des pièces de monnaie. Ce doit être une chose défendue, mais... habituelle, car le soldat empoche en vitesse, salue respectueusement et sourit. Judas saute en bas de son estrade. Il court par bonds à travers le champ inculte et rejoint ses compagnons.

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Jésus a prêché à Bethléem, mais la foule est enragée et ne veut pas de la présence du Messie. Judas protège alors le Christ et, suite à la bagarre, des soldats romains arrivent...

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EMV 78.3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Israël est soumis à Rome. Tu sais ce qui s’est passé quand un homme qui a fait figure de chef populaire et laissé soupçonner d’organiser une guerre de libération voulut s’élever contre Rome. Tu as entendu – ces jours-ci précisément – comment on s’est acharné sur un Bébé parce qu’on voyait en lui un futur roi, selon le monde. (...)

EMV 84.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Lazare, connais-tu ces terrains où la traîtrise du sol engloutit les imprudents ?

– Oui, je les connais par mes lectures. Dans mon état de santé, je lis beaucoup, à la fois par passion et pour occuper mes longues heures d’insomnie. Je sais qu’il en existe en Syrie et en Egypte, et d’autres encore près de la Chaldée et je sais qu’ils agissent comme des ventouses : quand ils vous attrapent, ils vous aspirent. Un Romain prétend que ce sont des bouches de l’Enfer habitées par des monstres païens. Est-ce vrai ?

– Non, ce n’est pas vrai. Ce sont des formations spéciales du sol terrestre. L’Olympe n’a rien à y voir. On cessera de croire à l’O­lympe et ces terrains existeront toujours. Les progrès de l’homme pourront donner une explication plus véridique du fait, mais ils ne pourront pas le faire disparaître.

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A propos des sables mouvants.

EMV 86.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ne donnez pas aux païens l'occasion de vous croire sans religion ou plus païens qu'eux par votre manière de vivre. Vous êtes le peuple à qui Dieu lui-même a donné la Loi. Observez-la. Faites que vos maîtres eux-mêmes s'inclinent devant vos chaînes en disant : “ Ils nous sont soumis, mais ils sont plus grands que nous, d'une grandeur qui ne tient pas au nombre, ni à l'argent, ni aux armes, ni à la puissance, mais qui est due au fait qu'ils proviennent de Dieu. En eux brille la paternité d'un Dieu parfait, saint, puissant. C'est là le signe d'une véritable divinité. Elle resplendit à travers ses enfants. " Qu'ils méditent là-dessus et parviennent à la vérité du vrai Dieu en abandonnant l'erreur. Tous, même le plus pauvre, même le plus ignorant du peuple de Dieu, peut être un maître pour un païen, un maître par sa manière de vivre et de prêcher Dieu aux païens à travers les actes d'une vie sainte.

EMV 91.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Vous êtes destinés à évangéliser des gens qui seront dans l’ignorance absolue du vrai Dieu : je veux donc qu’en vous souvenant de votre primitive ignorance de Dieu, vous ne les dédaigniez pas, mais que vous les instruisiez avec pitié, vous rappelant avec quelle pitié j’ai fait de même à votre égard.

Je sens s’élever en vous une objection : “ Nous ne sommes pas païens, même si nous n’avons pas de culture intellectuelle. ” Non, vous ne l’êtes pas. Cependant non seulement vous, mais même ceux qui parmi vous représentent les savants et les riches, vous vous êtes tous laissés prendre par une religion qui, dénaturée par trop de raisons, n’a de religion que le nom. En vérité, je vous déclare que nombreux sont ceux qui se glorifient d’être des fils de la Loi. Mais 80% d’entre eux ne sont que des idolâtres qui ont embrouillé dans les nuées de mille petites religions humaines la Loi vraie, sainte, éternelle du Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Aussi, quand vous vous regardez les uns les autres, aussi bien vous, les pêcheurs humbles et sans culture, que vous qui êtes marchands ou fils de marchands, officiers ou fils d’officiers, riches ou fils de riches, dites : “ Nous sommes tous pareils. Tous, nous avons les mêmes lacunes et tous nous avons besoin du même enseignement. Frères par nos défauts personnels ou nationaux, nous devons désormais devenir frères dans la connaissance de la vérité et l’effort pour la mettre en pratique. ”

Oui, des frères : je veux que ce soit le nom que vous vous donniez l’un à l’autre et que vous vous considériez comme tels. Vous êtes comme une seule famille. Quand est-ce qu’une famille est prospère et que le monde l’admire ? Quand on y trouve l’union et la concorde. Si un fils devient l’ennemi de l’autre, si un frère nuit à l’autre, la prospérité de cette famille sera-t-elle durable ? Non. C’est en vain que le père de famille s’efforce de travailler, d’aplanir les difficultés et de s’imposer au monde. Ses efforts restent sans résultat, car les ressources s’effritent, les difficultés augmentent, le monde se moque de cet état de procès perpétuels qui émiettent les affections et les biens – alors que, unis, ils étaient puissants contre le monde – en un tas de petits, de mesquins intérêts contraires dont profitent les ennemis de la famille pour en accélérer la ruine. Qu’il n’en soit jamais ainsi parmi vous ! Soyez unis. Aimez-vous. Aimez-vous pour vous apporter une aide mutuelle. Aimez-vous pour enseigner à aimer.

EMV 93.6 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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93.6 Je respecte l’honnêteté d’un croyant âgé, qui est fidèle malgré la déviation de sa foi, au point où en est restée sa religion jusqu’à aujourd’hui.

Il y en a tant comme lui en Israël... C’est pour cela que je vous dis : je serai mieux reçu par les païens que par les fils d’Abraham. L’humanité a corrompu l’idée du Sauveur et en a abaissé la royauté surnaturelle à une pauvre idée de souveraineté humaine. Il me faut fendre la dure écorce du judaïsme, pénétrer, blesser pour arriver au fond, et porter, là où est l’âme du judaïsme, la fécondation de la Loi nouvelle.

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Jésus parle d'Alphée, Israélite qui ne croit pas qu'il est le Messie, mais cela peut sans doute s'appliquer à tous les croyants non catholiques et à tous les athées.

EMV 98.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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98.2 Un groupe de frêles esquifs que l’on emploie pour se promener sur le lac, des sortes de chaloupes, mais ornées de riches baldaquins pourpres et de bons coussins, coupe la route aux barques des pêcheurs. Bruits, éclats de rire, parfums passent avec elles. Ils sont pleins de belles femmes et de joyeux Romains et Palestiniens, mais plutôt des Romains ou du moins peu de Palestiniens, car il doit y avoir aussi quelques Grecs. Je le déduis des paroles d’un jeune homme maigre, élancé, brun comme une olive presque mûre, et tout pomponné. Il porte un court vêtement rouge, bordé en bas par une lourde grecque et serré à la taille par une ceinture qui est un chef-d’oeuvre d’orfèvrerie. Il dit :

« L’Hellade est belle, mais mon olympique patrie n’a tout de même pas ce bleu azur ni ces fleurs. Et vraiment, il ne faut pas s’étonner si les déesses l’ont abandonnée pour venir ici. Effeuillons sur les déesses, non plus grecques mais juives, les fleurs, les roses et nos hommages... »

Et il jette sur les femmes de sa barque des pétales de roses splendides et d’autres sur la barque voisine. Un Romain répond :

« Effeuille, effeuille, Grec ! Mais Vénus est avec moi. Moi, je n’effeuille pas les roses, je les cueille sur cette belle bouche. C’est plus doux ! »

Et il se penche pour embrasser, sur sa bouche souriante, Marie de Magdala à demi allongée sur les coussins, sa tête blonde sur le sein du Romain.

Mais ces frêles embarcations arrivent directement sur les lourdes barques et, que ce soit à cause de la maladresse des rameurs ou en raison du vent, il s’en faut de peu qu’elles ne se heurtent.

« Faites attention si vous tenez à la vie », s’écrie Pierre, furieux, tout en virant par un coup de barre pour éviter le choc.

Insultes des hommes et cris d’épouvante des femmes circulent d’une barque à l’autre. Les Romains invectivent les Galiléens :

« Ecartez-vous, chiens de juifs que vous êtes. »

Pierre et les autres Galiléens ne laissent pas passer l’injure : Pierre en particulier, rouge comme la crête d’un coq, debout sur le bord de la barque qui tangue fortement, les mains sur les hanches, répond coup pour coup, n’épargnant ni Romains, ni Grecs, ni juifs, ni juives. Au contraire il leur adresse toute une collection d’appellations honorifiques que je ne retranscrirai pas. La prise de bec dure, tant que l’enchevêtrement des quilles et des rames n’est pas débrouillé, puis chacun va son chemin.

98.3 Jésus n’a jamais changé de position. Il est resté assis, absent, sans dire mot et sans aucun regard pour les barques et leurs occupants. Appuyé sur le coude, il a continué de regarder la rive lointaine comme s’il ne se passait rien. On lui lance une fleur. Je ne sais d’où elle vient, certainement d’une des femmes, car j’entends l’éclat de rire qui accompagne son geste. Mais lui... rien. La fleur le frappe presque au visage et tombe sur les planches, allant terminer sa course aux pieds du bouillant Pierre.

Quand les petites barques sont sur le point de s’éloigner, je vois que Marie-Madeleine s’est levée et suit la direction que lui in­dique une compagne de vice, braquant ses yeux splendides sur le visage serein et lointain de Jésus. Comme il est loin du monde, ce visage... !

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