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Notes du thème

Religion juive, castes, rites et fêtes au temps du Christ

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EMV 5.2 · Tome 1, p. 35

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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5.2 « Tu souffres ?

– Non. Mais j’éprouve cette grande paix que j’ai ressentie au Temple quand la grâce de la maternité m’a été accordée et de nouveau quand j’ai su que j’allais être mère. Cela res­semble à une extase, une douce somnolence du corps alors que l’esprit jubile et entre dans une paix à laquelle rien n’est humainement comparable. Je t’ai aimé, Joachim, et lorsque je suis entrée dans ta maison et que je me suis dit : “ Je suis l’épouse d’un juste ”, j’ai éprouvé cette paix, et encore toutes les fois que ton amour prévenant prenait soin de ton Anne. Mais cette paix-ci est différente. Tu vois, je crois que cette paix ressemble à celle qui, à la manière de l’huile que l’on étend et qui apaise les douleurs, devait envahir l’âme de Jacob, notre père, après son songe des anges. Si je m’y plonge, elle ne cesse d’augmenter à mesure que je la savoure... C’est comme si je m’élevais dans l’azur du ciel... Et, j’ignore pourquoi, depuis que cette joie paisible est en moi, un cantique naît en mon coeur, celui du vieux Tobie. Il me semble qu’il a été écrit pour cette heure... pour cette joie... pour la terre d’Israël qui la reçoit... pour Jérusalem pécheresse et désormais pardonnée... mais – ne riez pas des délires d’une mère – quand je dis : “ Remercie dignement le Seigneur et bénis le Roi des siècles pour qu’en toi son Temple soit rebâti dans la joie ”, je pense que celui qui rebâtira à Jérusalem le Temple du vrai Dieu sera cet être sur le point de naître... Et je pense encore que ce n’est plus de la Cité sainte, mais de mon enfant que le destin a prophétisé quand le cantique dit : “ Tu brilleras d’une vive lumière, tous les peuples de la terre se prosterneront devant toi, les nations viendront vers toi et t’apporteront des présents, ils adoreront en toi le Seigneur et considèreront ta terre comme sainte parce que, en toi, elles invoqueront le saint Nom. ” “ Alors tu exulteras et tu te réjouiras sur les fils des justes, car ils seront tous rassemblés et ils béniront le Seigneur des siècles. Bienheureux ceux qui t’aiment ! Heureux ceux qui se réjouiront de ta paix ! ” »

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Anne est sur le point d'enfanter.

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Livre de la Genèse 28, 12

Gn 28, 12 : Il eut un songe: et voici, une échelle était posée sur la terre et son sommet touchait au ciel; et voici, sur elle des anges de Dieu montaient et descendaient, et au haut se tenait Yahweh.

Livre de Tobie 12, 15-21

Tb 12, 15-21 : "Je suis l'ange Raphaël, un des sept qui nous tenons en présence du Seigneur. " En entendant ces paroles, ils furent hors d'eux-mêmes, et, tout tremblant, ils tombèrent la face contre terre. Et l'ange leur dit : " Que la paix soit avec vous ! Ne craignez point. Car, lorsque j'étais avec vous, j'y étais par la volonté de Dieu ; bénissez-le donc et chantez ses louanges. Il vous a paru que je mangeais et buvais avec vous ; mais je me nourrissais d'un aliment invisible et d'une boisson que l'œil de l'homme ne peut atteindre. Il est donc temps que je retourne vers celui qui m'a envoyé ; mais vous, bénissez Dieu et publiez toutes ses merveilles. " Après avoir ainsi parlé, il fut dérobé à leurs regards, et ils ne purent plus le voir. Alors, s'étant prosternés pendant trois heures le visage contre terre, ils bénirent Dieu, et, s'étant levés, ils racontèrent toutes ses merveilles.

Livre de Tobie 13, 1-18

Tb 13, 1-18 : Le vieux Tobie, ouvrant la bouche, bénit le Seigneur en disant : " Vous êtes grand, Seigneur, dans l'éternité, et votre règne s'étend à tous les siècles. Car vous châtiez et vous sauvez, vous conduisez au tombeau et vous en ramenez, et il n'est personne qui puisse échapper à votre main. Célébrez le Seigneur, enfants d'Israël, et louez-le devant les nations. Car il vous a dispersés parmi les nations qui l'ignorent, afin que vous racontiez ses merveilles, et que vous leur fassiez connaître qu'il n'y a point d'autre Dieu tout-puissant que lui seul. Il nous a châtiés à cause de nos iniquités, et il nous sauvera à cause de sa miséricorde. Considérez comment il a agi envers nous, et bénissez-le avec crainte et tremblement, et glorifiez par vos œuvres le Roi des siècles.

Pour moi, je veux le bénir dans ce pays où je suis captif, parce qu'il a fait éclater sa gloire sur une nation criminelle. Convertissez-vous donc, pécheurs, et pratiquez la justice devant Dieu, dans la confiance qu'il vous fera miséricorde ! Pour moi, je me réjouirai en lui de toute mon âme. Bénissez le Seigneur, vous tous qui êtes le peuple choisi ; célébrez des jours de joie et chantez ses louanges !

Jérusalem, cité de Dieu, le Seigneur t'a châtiée à cause des œuvres de tes mains. Glorifie le Seigneur par tes bonnes œuvres, et bénis le Dieu des siècles, afin qu'il rebâtisse en toi son sanctuaire, qu'il rappelle à toi tous les captifs et que tu te réjouisses dans tous les siècles des siècles. Tu brilleras d'une éclatante lumière, et tous les pays de la terre se prosterneront devant toi. Les nations viendront à toi des contrées lointaines, apportant des présents, elles adoreront dans tes murs le Seigneur, et considéreront ta terre comme un sanctuaire ; car elles invoqueront le grand Nom au milieu de toi. Seront maudits ceux qui te mépriseront, condamnés ceux qui te blasphémeront, bénis ceux qui t'édifieront. Et toi, tu te réjouiras dans tes enfants, parce qu'ils seront tous bénis et se rassembleront auprès du Seigneur. Heureux tous ceux qui t'aiment et qui se réjouissent de ta paix !

Mon âme, bénis le Seigneur, parce qu'il a délivré Jérusalem, sa ville, de toutes ses tribulations, lui, le Seigneur, notre Dieu ! Heureux serai-je, s'il reste des rejetons de ma race pour voir la splendeur de Jérusalem ! Les portes de Jérusalem seront bâties de saphirs et d'émeraudes, et toute l'enceinte de ses murailles de pierres précieuses. Des pierres d'une blancheur immaculée formeront le pavé de ses places, et l'on chantera dans ses rues : Alléluia ! Béni soit le Seigneur qui a donné cette gloire à Jérusalem, et qu'il règne sur elle aux siècles des siècles ! Amen ! "

EMV 6 · Tome 1, p. 49-53

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Purification d’Anne et offrande de Marie, la petite fille parfaite pour le Royaume des Cieux.

Date de la vision et de la dictée : Lundi 28 août 1944

Calendrier : Mardi 25 novembre de l'an -21

Ancien calendrier julien : Mardi 27 septembre -21.

Calendrier juif : 30 Kisleu 3741

Lieux (carte) : Jérusalem (Temple de Jérusalem)

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : Anne va présenter sa fille au Temple, en compagnie de Joachim, d'Elisabeth et de Zacharie. Pour l'événement, les heureux parents ont revêtu des habits de fête. Bientôt, Anne parle avec Elisabeth et l'épouse de Joachim lui confie qu'elle donnera au Seigneur sa Fleur dans trois ans. Afin de réaliser ce sacrifice héroïque, elle se rappellera que Dieu lui a donné Marie. Elle se dira également que son enfant prie pour eux et que l'Eternel sera son Père après leur départ. Ils arrivent enfin au Temple et Anne s'y purifie. Le groupe va jusqu'à l'endroit où Anne a vu son voeu s'exaucer, et là, ils rencontrent Anne de Phanuel, qui sera la maîtresse de Marie au Temple.

Jésus donne ensuite une dictée et explique que la Vierge brûlait de venir à Dieu. Il revient beaucoup sur la phrase "Laissez venir à moi les petits enfants" ; puis, il insiste sur l'amour de Marie, qui a toujours été constant tout au long de sa vie. Ses yeux sont paisibles et bienveillants, et il en va de même pour les saints, qui ont comme leur céleste Mère, un regard qui est "lumière pour l'âme".

Contenu du chapitre : 6.1 : Joachim, Anne, Zacharie et Élisabeth en route pour le Temple. 6.2 : Anne donnera à Dieu ce qui vient de lui. 6.3 : La purification d'Anne. 6.4 : La consécration de Marie et le premier contact avec Anne de Phanouel. 6.5 : Dans trois ans, tu seras là aussi, mon Lys. 6.6 : Voici la parfaite Enfant, au cœur de colombe, simple et pur. 6.7 : L’œil pur, paisible, bienveillant que possèdent les purs, les saints, ceux qui sont enamourés de Dieu.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 9 et 10

EMV 6.3.5 · Tome 1, p. 51-52 et p.53

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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6.3 Ils parviennent aux murs du Temple.

« Pendant que vous allez à la porte de Nicanore, je vais prévenir le prêtre. Je vous rejoindrai ensuite » annonce Zacharie. Il disparaît derrière une arcade qui donne accès à une grande cour entourée de portiques.

Le groupe continue à traverser les terrasses successives. En effet – je ne sais pas si je l’ai jamais précisé – l’enceinte du Temple ne se trouve pas sur un terrain plat, mais elle monte par paliers successifs de plus en plus hauts. On accède à chaque palier par des marches et chacun d’eux comprend des cours, des portiques et des portails magnifiquement travaillés, en marbre, en bronze et en or.

Avant d’atteindre le lieu du rendez-vous, ils s’arrêtent pour sortir des paquets ce qu’ils ont apporté : des galettes, me semble-t-il, larges, plates et bien beurrées, de la farine blanche, deux colombes dans une cage en osier ainsi que deux grosses pièces d’argent ; certaines pièces étaient en effet très lourdes mais, heureusement, les poches n’existaient pas à cette époque, car elles en auraient été trouées.

Voici la belle porte de Nicanore, un chef-d’oeuvre de broderie en bronze massif laminé d’argent. Zacharie est déjà là, aux côtés d’un prêtre en vêtement de lin somptueux. (...)

6.5 « Je voudrais faire l’offrande au Temple et aller à l’endroit où j’ai vu la lumière, l’année dernière », dit Anne.

Ils s’y rendent, accompagnés d’Anne, fille de Phanuel. Ils ne pénètrent pas dans le Temple proprement dit. Cela se comprend, car ce sont des femmes et il s’agit d’une fille. Ils ne vont même pas là où Marie ira offrir son Fils. Mais, tout près de la porte grande ouverte, ils regardent l’intérieur demi-obscur d’où parviennent de doux chants de jeunes filles et où brillent des lampes précieuses qui répandent une lumière dorée sur deux rangées de petites têtes voilées de blanc, deux vraies rangées de lys.

« Dans trois ans, tu seras là, mon lys, promet Anne à Marie, qui regarde à l’intérieur, comme fascinée, et sourit en entendant ces chants psalmodiés.

EMV 6.3-4 · Tome 1, p. 50-51

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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6.3 Ils parviennent aux murs du Temple.

« Pendant que vous allez à la porte de Nicanore, je vais prévenir le prêtre. Je vous rejoindrai ensuite » annonce Zacharie. Il disparaît derrière une arcade qui donne accès à une grande cour entourée de portiques.

Le groupe continue à traverser les terrasses successives. En effet – je ne sais pas si je l’ai jamais précisé – l’enceinte du Temple ne se trouve pas sur un terrain plat, mais elle monte par paliers successifs de plus en plus hauts. On accède à chaque palier par des marches et chacun d’eux comprend des cours, des portiques et des portails magnifiquement travaillés, en marbre, en bronze et en or.

Avant d’atteindre le lieu du rendez-vous, ils s’arrêtent pour sortir des paquets ce qu’ils ont apporté : des galettes, me semble-t-il, larges, plates et bien beurrées, de la farine blanche, deux colombes dans une cage en osier ainsi que deux grosses pièces d’argent ; certaines pièces étaient en effet très lourdes mais, heureusement, les poches n’existaient pas à cette époque, car elles en auraient été trouées.

Voici la belle porte de Nicanore, un chef-d’oeuvre de broderie en bronze massif laminé d’argent. Zacharie est déjà là, aux côtés d’un prêtre en vêtement de lin somptueux.

Anne est aspergée d’une eau que je suppose lustrale, puis reçoit l’ordre de s’avancer vers l’autel du sacrifice. L’enfant n’est plus dans les bras de sa mère. Elisabeth l’a prise, et elle reste au-dehors.

En revanche, Joachim entre derrière sa femme, tirant der­rière lui un malheureux agneau bêlant. Moi... je fais comme pour la purification de Marie : je ferme les yeux pour ne pas le voir égorger.

Anne est désormais purifiée.

6.4 Zacharie dit quelques mots à voix basse à son collègue, qui acquiesce avec un sourire. Celui-ci s’approche ensuite du groupe recomposé et, félicitant le père et la mère pour leur joie et leur fidélité aux promesses, il reçoit le second agneau, la farine et les galettes.

EMV 8 · Tome 1, p. 61-68

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre de la chapitre : Marie accueillie au Temple. Dans son humilité, elle ignorait qu’elle était la femme pleine de Sagesse

Date de la vision et de la dictée : 30 août 1944

Calendrier : Lundi 3 octobre de l'an -18

Ancien calendrier julien : Lundi 5 octobre -18

Calendrier juif : 10 Tishri 3744.

Lieux (carte) : Jérusalem

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : Anne, Joachim et Marie sont à Jérusalem car Marie doit entrer au Temple. Joachim et Anne ont beaucoup pleuré, à première vue, mais ils tâchent de montrer le moins possible leurs larmes à leur enfant. Ils rencontrent Elisabeth, qui les invite dans une maison amie. Anne lui révèle alors qu'elle ne regrette pas de donner Marie au Temple et qu'elle n'a pas changé d'avis, mais que son coeur de mère souffre. Il en va de même pour Joachim. Zacharie, qui arrive, et son épouse, essaient de les consoler comme ils peuvent. Puis, ils se remettent en route. Le grand-prêtre arrive et Marie a l'occasion de faire son voeu. Elle entre alors dans le Temple de Jérusalem. Le chapitre se termine par une dictée de Jésus, qui explique que sa Mère possédait la Sagesse.

Contenu du chapitre : 8.1 : Marche lente et triste par les rues de Jérusalem. 8.2 : Arrêt. Anne confie sa peine à Élisabeth. 8.3 : Zacharie encourage Joachim et Anne. 8.4 : Anne laisse à la jeune Marie son voile d'épouse. 8.5 : Marie demande la bénédiction de ses parents. Arrivée au Temple. 8.6 : Le Souverain Prêtre accueille l'Agnelle sans tache. 8.7 : La prière de "l’humble servante". 8.8 : Toi aussi, Maria, "marche en ma présence et sois pour cela parfaite".

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 13 et 14

EMV 8.5-6 · Tome 1, p. 65-67

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Les voici à l’intérieur des murs du Temple.

« Je vais chez le grand-prêtre. Vous, montez à la grande terrasse. »

Ils traversent trois cours et trois porches superposés. Les voici au pied d’un vaste cube de marbre couronné d’or. Chaque dôme, convexe comme une énorme moitié d’orange, luit au soleil de midi qui tombe à pic sur une grande cour entourant un édifice majestueux et envahit la vaste esplanade ainsi que le grand escalier qui mène au Temple. Seul le portique qui lui fait face, le long de la façade, est à l’ombre ; par contraste avec tant de lumière, la gigantesque porte de bronze et d’or paraît encore plus sombre et solennelle.

Marie semble encore plus comme neige sous ce grand soleil. Elle arrive au pied de l’escalier, entre son père et sa mère. Comme leur coeur à tous trois doit battre ! Elisabeth se tient à côté d’Anne, mais légèrement en retrait, d’un demi-pas.

8.6 Une sonnerie argentine de clochettes, et la porte tourne sur ses gonds. On dirait le timbre d’une cithare pendant que la porte pivote sur ses sphères de bronze. L’intérieur du Temple apparaît, avec ses lampes tout au fond. Un cortège s’avance vers la porte, venant de l’intérieur. C’est un cortège majestueux, accompagné en fanfare de trompettes d’argent, de nuages d’encens et de lumières.

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Marie, Anne et Joachim sont au Temple. L'Immaculée va y entrer et devenir une vierge consacrée.

Annotation

Ils traversent trois cours et trois porches superposés. À partir de l'enceinte extérieure, on franchit effectivement 3 portes pour atteindre la cour des femmes. On verra avec intérêt le site consacré à : "Le Beth Hamikdach Temple de Jérusalem" ainsi que le chapitre 5 de l'œuvre de Maïmonide "Lois de la Maison d'Élection" (Beth Habe'hirah). Maïmonide, de son nom Rabbi Moshe ben Maimon (רבי משה בן מיימון), dit le Rambam (30 mars 1135, Cordoue - 13 décembre 1204, Fostat), est un philosophe et théologien juif, Nagid (chef de la communauté) des juifs d’Égypte et médecin à la cour de Saladin. C'est une figure majeure du judaïsme rabbinique ayant exercé une influence considérable sur la philosophie médiévale. Les Chrétiens le connaissent sous le nom de Moïse Maïmonide et les Musulmans sous le nom de Mussa bin Maimun ibn Abdallah al-Kurtubi al-Israili.

Les voici au pied d’un vaste cube de marbre couronné d’or. Le Temple a la forme d'un vaste cube, auquel on accède par un escalier monumental de 15 marches circulaires, entouré à son sommet de pointes d'or.

Chaque dôme, convexe comme une énorme moitié d’orange, luit au soleil de midi. Maïmoïde décrit des coupoles sur les bâtiments annexes dans la cour d'Israël, mais les maquettes récentes du Temple ne montrent aucune coupole. La présence de coupoles "resplendissantes" est mentionnée à plusieurs reprises par Maria Valtorta en EMV 53.1 et en EMV 169.7. On peut en voir peut-être une confirmation dans le "feu" de cette citation de Maïmoïde : "À droite du Temple, un grand pavillon, la Maison du Feu est reconnaissable au dôme qui le coiffe".

La gigantesque porte de bronze et d’or paraît encore plus sombre et solennelle. La porte de Nikanor, orientée à l'Est, est bien dans l'ombre à partir de midi. En EMV 6.3 Maria Valtorta décrit "un travail de broderie en bronze massif laminé d'argent" et non d’or. Ces portes en bronze, fabriquées à Alexandrie, furent offertes par Nicanor. Elles furent laissées en l'état lorsque plus tard toutes les autres portes du Temple, en bois, furent revêtues d'or et d'argent (Flavius Josèphe, Guerre des juifs, V, 5, 3). Mais leur bronze continuait à briller "comme de l'or".

EMV 10 · Tome 1, p. 72-81

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Le cantique de Marie. Elle rappelait ce que son âme avait vu en Dieu.

Date de la vision et de la dictée : Samedi 2 septembre 1944

Calendrier : Eté de l'an -9

Lieux (carte) : Jérusalem

Cycle : Naissance et enfance de la Vierge Marie

Résumé : Marie doit avoir environ douze ans. Elle est en prière et chante un cantique. Elle se plonge ensuite dans une prière encore plus ardente et Anne de Phanuel arrive sur ces entrefaites. L'Immaculée la salue et une conversation s'engage entre les deux femmes. Elles évoquent sa virginité, la Loi qui l'oblige à se marier, son voeu de rester vierge tout de même. Elles énoncent également le Messie qui doit venir. Marie pressent déjà qu'il sera le Martyr et qu'il faut beaucoup de pureté pour préparer sa venue. Elle révèle qu'elle est vierge, non pas car elle espère être la Mère du Seigneur, mais parce que la pureté a une valeur immense aux yeux du Très-Haut.

Enfin, Jésus donne une dictée et révèle que Marie se souvenait de Dieu. Elle se rappelait ce qu'elle avait vu lors de la création de son âme, et le Maître explique que l'esprit a la capacité de se souvenir, de voir et de prévoir. Dieu a donné l'intelligence à l'Homme, mais toute connaissance n'est pas bonne et, qui plus est, les capacités humaines sont limitées. Cependant; l'Esprit peut nous parler et nous instruire, mais, pour posséder l'Esprit Saint, il faut la Grâce. Les saints eux aussi se souviennent de Dieu, précise Jésus, avant de continuer la dictée sur Marie qui était la Pleine de Grâce, et qui vivait donc dans l'esprit.

Contenu du chapitre : 10.1 : Marie coud et chante un cantique. 10.2 : Anne de Phanuel surprise de l'aspect de Marie. 10.3 : La présence de Dieu en Marie. 10.4 : Sa volonté de demeurer vierge. 10.5 : L'attente du Messie est abrégée. Je me mettrai totalement à son service. 10.6 : Il sera l'Homme des douleurs. 10.7 : Toute ivre de l'Invisible Présence. 10.8 : Marie se souvenait de Dieu. 10.9 : La participation à l'Intelligence Suprême. 10.10 : La Pleine de Grâce. 10.11 : Tout vient d'une autre source note Maria Valtorta qui se rassure.

Ancienne édition : Tome 1, chapitre 16

EMV 10.1 · Tome 1, p. 72-73

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Entièrement vêtue de blanc, elle est en train de coudre dans une pièce minuscule, toute blanche. Par la fenêtre grande ouverte, on voit l’édifice imposant et central du Temple, puis la descente des escaliers, des petites cours, des portiques et, par-delà les murs d’enceinte, la ville avec ses rues, ses maisons et jardins et, tout au fond, le sommet vert et bombé du mont des Oliviers.

EMV 10.3 · Tome 1, p. 74

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Anne, la paix soit avec toi.

10.3 – Tu priais ? Tu n’as donc jamais fini de prier ?

– La prière me suffirait, mais je parle avec Dieu. Anne, tu ne peux savoir combien je le sens proche de moi. Plus que proche : dans mon coeur. Que Dieu me pardonne un tel orgueil, mais je ne me sens pas seule. Tu vois ? Là se trouve le Saint des Saints, dans cette maison d’or et de neige, derrière le double voile. Jamais aucun oeil, si ce n’est celui du grand-prêtre, ne peut se fixer sur le Propitiatoire sur lequel repose la gloire du Seigneur. Mais, moi, je n’ai pas besoin de voir de toute mon âme – qui le vénère – ce Voile brodé qui vibre au son des chants des vierges et des lé­vites, et qui sent l’encens précieux, comme pour en percer l’épaisseur et permettre de voir le Témoignage. Bien sûr, je le regarde ! Ne crains pas que je ne le regarde pas avec respect, comme tout fils d’Israël. Ne crains pas que l’orgueil m’aveugle au point de me faire penser ce que je suis en train de dire. Je le regarde, et il n’y a pas, dans tout le peuple de Dieu, de plus humble serviteur qui regarde avec plus d’humilité la Maison du Seigneur que moi, car je suis convaincue d’être la plus insignifiante de tous. Mais qu’est-ce que je vois ? Un voile. A quoi je pense, au-delà du Voile ? A un tabernacle. Et à quoi, dans ce tabernacle ? Mais si je regarde le fond de mon coeur, c’est Dieu que je vois resplendir dans sa gloire d’amour et me dire : “ Je t’aime. ” Je lui réponds : “ Je t’aime ”, et je fonds, je me renouvelle à chaque battement de coeur en ce baiser réciproque...

Je me tiens au milieu de vous, mes bien chères maîtresses et compagnes, mais un cercle de flammes m’isole de vous. Dans ce cercle, il y a Dieu, et moi. Je vous vois à travers le Feu de Dieu, et c’est ainsi que je vous aime... mais je ne peux vous aimer selon la chair, je ne pourrai jamais aimer personne selon la chair. Mon seul amour est celui qui m’aime selon l’esprit.

EMV 10.4 · Tome 1, p. 74-75

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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10.4 Je connais mon sort. La Loi séculaire d’Israël veut que toute jeune fille devienne une épouse, et toute épouse une mère. Mais, moi, sans désobéir à la Loi, j’obéis à la Voix qui me dit : “ Je te veux. ” Je suis vierge et je le resterai. Comment le pourrai-je ? Cette Présence douce, invisible, qui est avec moi m’y aidera, parce que c’est elle qui le désire. Je n’ai pas peur. Je n’ai plus ni père ni mère... et seul l’Eternel sait avec quelle douleur ce que j’avais d’humain s’est consumé : avec une douleur atroce. C’est donc à lui que j’obéis aveuglément. Je l’aurais même fait contre la volonté de mes parents, car la Voix m’apprend que celui qui veut la suivre doit passer outre la volonté de ses parents : certes, ils sont des gardes aimants sur le chemin de ronde des remparts qui protègent leur enfant et ils veulent les conduire au bonheur par leur chemin à eux... Mais ils ne savent pas qu’il existe d’autres chemins qui conduisent à une joie infinie... J’aurais abandonné vêtements et manteau pour suivre la Voix qui me dit : “ Viens, ma bien-aimée, mon épouse ! ” J’aurais tout quitté. Les perles de mes larmes – car j’aurais pleuré de devoir leur désobéir –, les rubis de mon sang – car j’aurais même défié la mort pour suivre la Voix qui appelle – leur auraient montré qu’il existe quelque chose de plus grand et de plus doux que l’amour d’un père et d’une mère : la voix de Dieu. Mais sa volonté m’a dégagée désormais des liens de la piété filiale. D’ailleurs, ils ne m’auraient pas retenue. C’étaient deux justes, et Dieu leur parlait certainement au fond du coeur comme il me parle. Ils auraient suivi le chemin de la justice et de la vérité. Quand je pense à eux, je les vois dans la paix de l’attente auprès des patriarches, et je hâte par mon sacrifice l’avènement du Messie qui leur ouvrira les portes du Ciel. C’est moi qui me dirige sur la terre, ou plutôt c’est Dieu qui dirige sa pauvre servante en lui dictant ses commandements. Et je les accomplis, parce que c’est là toute ma joie. Quand l’heure sera venue, je dirai à mon époux mon secret... et il l’accueillera.

– Mais, Marie... quels mots trouveras-tu pour le convaincre ? Tu auras contre toi l’amour d’un homme, la Loi et la vie.

– J’aurai Dieu avec moi... Dieu ouvrira le coeur de mon époux à la lumière... La vie perdra l’aiguillon des sens et deviendra une fleur qui exhalera le parfum de la charité.

Détail

Dans ce passage, Marie parle de son futur époux, qu'elle ne connaît pas encore.