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Notes du thème

Religion juive, castes, rites et fêtes au temps du Christ

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EMV 137.4 · Tome 2, p. 434

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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En ce qui concerne les pharisiens, vous savez que Jésus Christ ne fuit pas. Pour vous, retirez-vous. Je vais les affronter. Je ne suis pas un lâche. Si, après leur avoir parlé, je n’arrive pas à les convaincre, je me retirerai. On ne doit pas pouvoir prétendre que je n’ai pas essayé de toutes les manières possibles de les attirer à moi. Ils sont eux aussi des fils d’Abraham. Je fais mon devoir jusqu’au bout. Leur condamnation doit venir uniquement de leur mauvaise volonté et pas de ma négligence à leur égard.

Détail

Jésus va confronter les pharisiens et il en donne la raison :

EMV 137.4 · Tome 2, p. 434

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Eux [les juifs], ce sont des malheureux plongés dans les ténèbres. (...) Si, après leur avoir parlé, je n’arrive pas à les convaincre, je me retirerai. On ne doit pas pouvoir prétendre que je n’ai pas essayé de toutes les manières possibles de les attirer à moi. Ils sont eux aussi des fils d’Abraham. Je fais mon devoir jusqu’au bout. Leur condamnation doit venir uniquement de leur mauvaise volonté et pas de ma négligence à leur égard.

Détail

Jésus parle des pharisiens qui lui sont hostiles et des juifs en général. Ce passage peut être appliqué à notre liberté de croire dans le Christ ou non. Jésus dit :

EMV 137.5-6 · Tome 2, p. 434-436

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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137.5 Les voilà dans la maison. Ils entrent en silence dans la cuisine et s’affairent autour du foyer. Jésus s’absorbe dans ses pensées.

Ils sont sur le point de prendre leur repas quand un groupe de personnes se présente à la porte.

« Les voilà » murmure Judas.

Jésus se lève immédiatement et va vers eux. Il est si imposant que le groupe recule un instant. Mais la salutation de Jésus les rassure :

« Que la paix soit avec vous. Que voulez-vous ? »

Alors ces lâches croient pouvoir tout oser et lui intiment avec arrogance cet ordre :

« Au nom de la Loi sainte, nous t’ordonnons de quitter ce lieu, car tu troubles les consciences, tu violes la Loi, tu corromps les villes paisibles de Judée. Ne crains-tu pas la punition du Ciel, toi qui singes le juste qui baptise au Jourdain, toi qui protèges les prostituées ? Sors de la terre sainte de Judée ! Que ton souffle n’arrive pas depuis ici jusqu’à l’intérieur de la cité sainte.

– Je ne fais rien de mal. J’enseigne comme rabbi, je guéris comme thaumaturge, je chasse les démons comme exorciste. Toutes ces catégories existent aussi en Judée. Et Dieu, qui les veut, les fait respecter et vénérer par vous. Je ne demande pas la vénération. Je vous demande seulement de me laisser faire du bien à ceux qui ont quelque infirmité dans leur chair, dans leur tête ou dans leur esprit. Pourquoi me le défendez-vous ?

– Tu es un possédé. Va-t’en.

– L’insulte n’est pas une réponse. Je vous ai demandé pourquoi vous me l’interdisez alors que vous le permettez aux autres.

– Parce que tu es un possédé. Tu chasses les démons et tu fais des miracles avec l’aide des démons.

– Et vos exorcistes, alors, avec l’aide de qui est-ce qu’ils les font ?

– Par leur vie sainte. Tu es un pécheur et tu te sers des prostituées pour augmenter ta puissance, car l’union avec elles accroît le pouvoir de la force démoniaque. Notre sainteté a purifié la région de ta complice. Mais nous ne permettons pas que tu restes ici pour attirer d’autres femmes.

– Mais est-ce que cette maison est à vous ? demande Pierre qui est venu près du Maître avec un air peu rassurant.

– Ce n’est pas notre maison. Mais toute la Judée et tout Israël sont aux mains saintes des purs d’Israël.

– Que vous prétendez être, vous ! » termine Judas, venu sur le seuil et qui conclut par un éclat de rire moqueur. Puis il demande :

« Et votre autre ami, où est-il ? Il en tremble encore ? Misérables, allez-vous en ! Et tout de suite ! Sinon, je vous ferai regretter de...

– Silence, Judas. Et toi, Pierre retourne à ta place.

137.6 Ecoutez, scribes et pharisiens. Pour votre bien, par pitié pour votre âme, je vous prie de ne pas combattre le Verbe de Dieu. Venez à moi. Je ne vous hais pas. Je comprends votre mentalité et je la regrette. Mais je veux vous amener à une mentalité nouvelle, sainte, capable de vous sanctifier et de vous donner le Ciel. Pensez-vous donc que je sois venu pour vous combattre ? Oh non ! Je suis venu vous sauver. C’est pour cela que je suis venu. Je vous prends sur mon coeur. Je vous demande amour et compréhension. Justement parce que vous êtes les plus sages en Israël, vous devez plus que tout autre comprendre la vérité. Soyez âme et non pas corps. Voulez-vous que je vous en supplie à genoux ? L’enjeu, votre âme, est tel que je me mettrais sous vos pieds pour la gagner au Ciel, avec la certitude que le Père ne regarderait pas comme une erreur mon humiliation. Parlez ! Dites-moi un seul mot, je l’attends !

– Malédiction ! Voilà ce que nous disons !

– D’accord. C’est dit. Partez. Moi aussi je vais partir. »

Jésus fait demi-tour, retourne à sa place, incline la tête sur la table, et pleure.

Barthélemy ferme la porte pour qu’aucun de ces cruels qui l’ont insulté et qui s’en vont en lançant des menaces et des blasphèmes contre le Christ ne voie ses larmes.

Un long silence se passe, puis Jacques, fils d’Alphée, caresse la tête de son Jésus et dit :

« Ne pleure pas. Nous t’aimons. Même à leur place. »

Jésus relève la tête et dit :

« Ce n’est pas pour moi que je pleure, mais pour eux, qui se tuent, sourds à toute invitation.

– Qu’allons-nous donc faire, Seigneur ? demande l’autre Jacques.

– Nous irons en Galilée. Demain matin nous partirons.

– Pas aujourd’hui, Seigneur ?

– Non. Je dois saluer ceux qui sont bons ici. Et vous viendrez avec moi. »

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Des pharisiens hostiles arrivent à la Belle-Eau alors que le groupe apostolique est dans la petite maison. Discours de Jésus aux Pharisiens, qui leur demande de ne pas mépriser le Verbe de Dieu.

EMV 138.3 · Tome 2, p. 438-440

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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138.3 Voici le village, étendu, mais un village de campagne avec les maisons au milieu des vergers, en ce moment dépouillés, et beaucoup de bercails. Ce doit être un endroit favorable aux pâturages car j’entends de tous côtés des bêlements de troupeaux qui montent sur le plateau ou en descendent. Comme d’habitude, le carrefour des rues forme la place du village avec la fontaine au centre. C’est là que se trouve la maison du chef de la synagogue.

Une femme âgée, qui porte manifestement des traces de larmes sur le visage, vient ouvrir. A la vue du Seigneur, elle a cependant un mouvement de joie et se prosterne pour le bénir.

« Relève-toi, mère. Je suis venu vous dire adieu. Où est ton fils ?

– Il est là... »

Elle indique une pièce au fond de la maison.

« Tu es venu le consoler ? Moi, je n’en suis pas capable...

– Il est donc désolé ? Il souffre de m’avoir défendu ?

– Non, Seigneur. Mais il est pris par un scrupule. Tu vas l’entendre. Je l’appelle.

– Non, j’y vais. Vous autres, attendez ici. Allons-y, femme. »

Jésus parcourt les quelques mètres du vestibule, pousse la porte, entre dans la pièce et s’avance doucement vers un homme assis, penché vers le sol, absorbé dans une douloureuse méditation.

« Paix à toi, Timon.

– Seigneur ! Toi !

– Moi. Pourquoi es-tu si triste ?

– Seigneur... moi... Ils m’ont dit que j’ai péché. Ils m’ont dit que je suis anathème. Je m’examine, et il ne me semble pas l’être. Mais eux, ce sont les saints d’Israël et moi le pauvre chef de la synagogue. Ils ont certainement raison. Désormais, je n’ose plus lever les yeux vers le visage courroucé de Dieu. Et j’en aurais tant besoin en ce moment ! Je le servais avec un véritable amour et je cherchais à le faire connaître. Maintenant, je suis privé de ce bien parce que le Sanhédrin me maudit sûrement.

– En fait, quelle est ta douleur ? De n’être plus chef de la synagogue ou d’être mis dans l’impossibilité de parler de Dieu ?

– Mais c’est cette dernière question qui me fait souffrir ! Je pense que tu veux me demander s’il me déplaît de n’être plus le chef de la synagogue à cause du profit et de l’honneur liés à cette fonction. Je ne m’en soucie guère. Je n’ai que ma mère qui est originaire d’Aéra où elle a une petite maison. Il y a là, pour elle, un toit et des moyens d’existence. Pour moi... je suis jeune, je travaillerai. Mais je n’oserai plus jamais parler de Dieu, moi qui ai péché.

– En quoi as-tu péché ?

– Ils disent que je suis complice de... Ah ! Seigneur ! Ne me le fais pas dire !

– Non, car je ne le dirai pas, moi non plus. Toi et moi, nous connaissons leurs accusations et nous savons qu’elles ne sont pas vraies. Par conséquent tu n’as pas péché. C’est moi qui te l’af­firme.

– Dans ce cas, je peux encore lever les yeux vers le Tout-Puissant ? Je peux te...

– Quoi, mon fils ? »

Jésus est toute douceur pendant qu’il se penche sur l’homme qui s’est arrêté brusquement, comme intimidé.

« Quoi ? Mon Père cherche ton regard, il le veut. Et moi, je veux ton coeur et ta pensée. Oui, le Sanhédrin va te frapper. Moi, je t’ouvre les bras et je te dis : “ Viens. ” Veux-tu être mon disciple ? Je vois en toi tout ce qui est nécessaire pour être un ouvrier du Maître éternel. Viens à ma vigne...

138.4 – Tu dis cela pour de bon, Maître ? Mère... mais tu entends ? Je suis heureux, ma mère ! Je... bénis cette douleur car elle m’a donné cette joie. Oh ! Faisons une grande fête, mère. Ensuite je partirai avec le Maître et tu retourneras chez toi. Je viens tout de suite, mon Seigneur, toi qui as supprimé toute crainte, douleur et peur de Dieu.

– Non, tu attendras la décision du Sanhédrin, l’âme tranquille et sans rancoeur. Reste à ton poste tant qu’on t’y laissera. Ensuite tu me rejoindras à Nazareth ou à Capharnaüm. Adieu. Que la paix soit avec toi et avec ta mère.

– Tu ne t’arrêtes pas chez moi ?

– Non, je viendrai à la maison de ta mère.

– Le village est peu fidèle.

– Je lui enseignerai la fidélité. Adieu, mère. Es-tu heureuse maintenant ? »

Jésus lui fait une caresse, comme il le fait toujours avec les femmes âgées auxquelles, je le remarque, il donne presque toujours le nom de “ mère ”.

« Heureuse, Seigneur. J’avais élevé un garçon pour le Seigneur. Le Seigneur me le prend comme serviteur de son Messie. Que le Seigneur en soit béni. Béni sois-tu, toi qui es son Messie. Bénie soit l’heure où tu es venu. Béni soit mon enfant appelé à ton service.

– Bénie soit sa mère, sainte comme Anne d’Elqana. Que la paix soit avec vous. »

Jésus sort, suivi de Timon et de sa mère. Il les salue encore une fois et rejoint les apôtres. Le retour vers la Galilée commence alors.

Détail

Jésus va consoler le chef de synagogue à la Belle-Eau. Il va être maudit par le Sanhédrin, donc il va être retiré de ses fonctions. L'homme, dans son humilité, croit qu'il ne pourra plus lever les yeux vers Dieu, et regrette, non pas la perte de sa fonction prestigieuse, mais la perte de l'amitié avec Dieu. Il est donc pris par les scrupules et Jésus le rassure : il n'a pas péché. La condamnation du Sanhédrin tombera, mais le Christ l'invite plutôt à marcher à sa suite et Timon est heureux.

EMV 140.1 · Tome 2, p. 447

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ils entrent et s’apprêtent suivant les usages juifs. Puis ils s’approchent d’un feu qui brûle dans une large cheminée, car la journée est humide et froide.

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Jésus est parti rendre visite à Cléophas d'Emmaüs.

EMV 140.2 · Tome 2, p. 448

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Est-ce sur elle que tu as l’intention de fonder ton Royaume ?

– Un roi doit avoir des sujets qui connaissent les lois de son royaume.

– Mais tes lois sont toutes spirituelles !

– Tu l’as dit, Hermas, toutes spirituelles. J’aurai un royaume spirituel. J’ai donc un code spirituel.

– Mais le rétablissement d’Israël, alors ?

– Ne tombez pas dans l’erreur commune de donner au nom d’Israël sa signification humaine. On dit Israël pour signifier “ Peuple de Dieu ”. Je rétablirai la vraie liberté et la vraie puissance de ce peuple de Dieu et je la rétablirai en rendant au Ciel les âmes, rachetées et en possession de la sagesse des vérités éternelles. »

EMV 140.2 · Tome 2, p. 447

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Nous allons bientôt passer à table. J’ai invité les notables de l’endroit. C’est aujourd’hui une grande fête. Ils ne croient pas tous en toi, mais ils n’ont pas de sentiments hostiles non plus. Ils cherchent seulement… Ils voudraient croire. Mais nous avons été trompés tant de fois, ces derniers temps, au sujet du Messie… Il y a de la méfiance. Il suffirait d’un mot du Temple pour dissiper tous les doutes. Mais le Temple… J’ai pensé qu’en te voyant et en t’entendant, comme ça, simplement, on peut beaucoup obtenir en ce sens. Je voudrais te donner de vrais amis. »

Détail

Concernant les faux Messies, voir l'annotation.

Annotation

Actes 5,36-37 – Gamaliel, devant le Sanhédrin, Gamaliel évoque cette période où fleurirent les faux messies : "Car, avant ces jours-ci, s'est levé Theudas, qui se donnait pour quelqu'un; environ quatre cents hommes s'attachèrent à lui; il fut tué, et tous ses partisans furent dispersés et réduits à néant. Après lui s'est levé Judas le Galiléen (Judas de Gamala), à l'époque du recensement (tué en l'an 6), et il souleva du monde à sa suite; lui aussi périt, et tous ses partisans furent dispersés". Flavius Josèphe mentionne ces deux faux messies, mais la datation de Theudas est sujette à discussion. (source : maria-valtorta.org)

EMV 140.3 · Tome 2, p. 448-450

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Prenons place à table, je vous en prie » dit Cléophas qui s’installe avec Jésus au centre.

A la droite de Jésus se trouve Hermas et à côté de Cléophas Simon, puis les fils du chef de la synagogue, et aux autres places les disciples.

A l’invitation de son hôte, Jésus fait l’offrande et la bénédiction, puis le repas commence.

« Tu viens dans ces régions, Maître ? demande Hermas.

– Non, je vais en Galilée. Je suis seulement de passage.

– Comment ? Tu quittes la Belle Eau ?

– Oui, Cléophas.

– Il y venait des foules, malgré l’hiver. Pourquoi les déçois-tu ?

– Ce n’est pas moi. Les purs l’Israël en ont décidé ainsi.

– Quoi ? Pourquoi ? Quel mal faisais-tu ? La Palestine a beaucoup de rabbis qui parlent là où ils veulent. Pourquoi cela ne t’est-il pas permis, à toi ?

– Ne cherche pas, Cléophas. Tu es âgé et sage. Que la connaissance de cette dure réalité n’empoisonne pas ton coeur.

– Enseignais-tu peut-être des doctrines nouvelles, estimées dangereuses – oh ! Certainement par erreur d’appréciation – par les scribes et les pharisiens ? Ce que nous savons de toi ne nous en donne pas l’impression… n’est-ce pas, Simon ? Mais nous ne connaissons pas tout, peut-être. En quoi consiste pour toi la Doctrine ? demande Hermas.

– Dans la connaissance précise du Décalogue, dans l’amour et la miséricorde. L’amour et la miséricorde, cette respiration, ce sang de Dieu, forment la règle de mon enseignement et de ma conduite. Et j’en fais l’application dans toutes les situations de ma journée.

– Mais ce n’est pas une faute ! C’est de la bonté !

– Les scribes et les pharisiens jugent que c’est une faute, mais moi, je ne puis mentir à ma mission ni désobéir à Dieu qui m’a envoyé sur la terre comme “ Miséricorde ”. Le temps de la miséricorde totale est venu, après des siècles de justice. Elles sont sœurs, comme nées d’un même sein. Mais auparavant, la justice a été plus forte et l’autre adoucissait seulement sa rigueur – car Dieu ne peut s’empêcher d’aimer. Désormais, c’est la miséricorde qui est reine et la justice s’en réjouit, elle qui souffrait tant de devoir punir ! Si vous y regardez de près, vous voyez aisément qu’elles ont toujours existé à partir du moment où l’homme a contraint Dieu à être sévère. L’existence de l’humanité n’est que la preuve de ce que j’avance. La miséricorde est présente à la punition même d’Adam. Dieu pouvait les réduire en cendres du fait de leur péché. Il leur a donné l’expiation. Aux yeux de la femme, cause de tout le mal, humiliée pour cette raison, il a fait briller la figure d’une Femme, cause du bien. Il a accordé à Adam et Eve des enfants et les connaissances nécessaires à l’existence. En même temps que la justice frappait Caïn l’assassin, il lui a accordé un signe qui était miséricorde pour qu’on ne le tue pas. A l’humanité corrompue, il a accordé Noé, pour la préserver dans l’arche. Et à partir de là, il a promis une alliance éternelle de paix. Plus jamais de déluge impitoyable. La justice a été influencée par la miséricorde. Voulez-vous remonter avec moi l’Histoire sainte jusqu’à mon arrivée ? Vous verrez toujours se répandre les ondes de l’amour, toujours plus largement. C’est actuellement la pleine marée de Dieu, et elle te soulève, ô Humanité, sur ses eaux douces et calmes, elle te soulève jusqu’au Ciel, pure, belle, et elle te dit : “ Je te rends à mon Père. ” »

Les trois hommes sont dans la stupéfaction devant une telle lumière d’amour. Puis Cléophas soupire :

« C’est bien cela. Mais toi seul tu es ainsi ! »

Détail

Cléophas d'Emmaüs est triste que Jésus doive quitter la Belle-Eau et il s'étonne que les "purs d'Israël" l'aient ordonné de partir.

EMV 140.6 · Tome 2, p. 453

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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En ce moment, je vois une pécheresse, éloignée du Rédempteur, mais ardemment désireuse de sa rédemption. Je vois un chef de synagogue persécuté pour sa justice. Je vois que l’on frappe un homme tombé dans une faute par inadvertance. Je vois que trop de choses se font qui proviennent de lieux où règnent le vice et le mensonge. A la manière d’un mur qui se dresse brique après brique et crée une séparation, ainsi les choses que j’ai vues – et elles sont déjà trop nombreuses en une année – sont en train d’élever entre eux et moi un mur de dureté. Malheur à eux quand il sera complètement élevé avec les matériaux qu’ils fournissent eux-mêmes !

Détail

Jésus parle de Timon d'Aëra, d'aglaé et de Joseph d'Emmaüs persécutés par les pharisiens, qui déjà, ne veulent pas reconnaître le Christ.