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Tentations de Maria Valtorta

Thème : Maria Valtorta et son œuvre

Confort de lecture

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EMV 45 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Citation

À la lecture du fascicule, aujourd’hui, je remarque une phrase de Jésus qui peut servir de règle.

Vous disiez ce matin que vous ne pourrez faire connaître mes descriptions à cause de leur style. Et moi, pour qui être connue est une véritable phobie, j’en ai été bien contente. Mais ne vous semble-t-il pas que cela s’oppose à ce que le Maître dit dans la dernière dictée du fascicule ? « Plus tu seras minutieuse et précise, plus nombreux seront ceux qui viennent à moi. » Cela implique que les descriptions doivent être notées, sinon comment peut-il y avoir des âmes nombreuses qui vont à Jésus grâce à elles ?

Je vous soumets ce point ; faites ensuite ce qui vous paraît être le mieux, car cela m’est indifférent. D’ailleurs, humainement, je suis du même avis. Mais nous ne sommes pas ici dans le domaine de l’humain, et même le côté humain du porte-parole doit disparaître.

Dans la dictée d’aujourd’hui encore, Jésus dit : « ... en te montrant l’Évangile, je fais une tentative plus forte d’amener les hommes à moi. Je ne me limite plus à la parole... J’ai recours à la vision et je l’explique pour la rendre plus claire et plus attractive. » Alors ?

Cependant, comme je suis un pauvre rien qui, de moi-même, me replie aussitôt sur moi, je vous dis que votre observation m’a troublée — et l’Envieux en profite —, au point de me faire penser à ne plus écrire ce que je vois, mais uniquement les dictées. Il me souffle dans le coeur : « Alors, tu vois ? Tes fameuses visions ne servent vraiment à rien ! Tout juste à te faire passer pour folle, ce que tu es, en vérité. Que vois-tu ? Les fantasmes de ton esprit dérangé. Il faut bien autre chose pour mériter de voir le ciel ! »

Il m’a tenue sous le jet corrosif de sa tentation toute la journée. Je vous assure que je n’ai pas souffert de mes grandes douleurs physiques autant que j’ai souffert — encore maintenant, d’ailleurs — à cause de cela. Il veut me faire désespérer. Mon vendredi est aujourd’hui un vendredi de tentation spirituelle. Je pense à Jésus au désert et à Jésus à Gethsémani...

Mais je ne me donne pas pour vaincue, pour ne pas faire rire ce rusé démon ; c’est donc en luttant contre lui et contre mon côté moins spirituel que je vous écris ma joie de ce jour, tout en vous assurant aussi que, pour ma part, je serais bien heureuse que Jésus me retire ce don de voir qui fait ma plus grande joie. Il me suffit qu’il me garde son amour et sa miséricorde.

Détail

Maria s'adresse au Père Migliorni, dans une note du 4 février 1944 (extrait de l'édition de 1985).

EMV 134 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Je vous ai dit la visite peu agréable et la prophétie que j'ai eue hier soir Vous avez vu que j'avais le visage "épouvanté" et vous me l'avez dit en entrant. Je ne savais pas quel visage j'avais, mais certes je suis impressionnée et cela ne passe pas avec les heures.

Ce n'est pas la première fois, vous le savez, que Satan me donne des ennuis, en me tentant sur ceci ou cela. Et maintenant qu'il ne tente plus la chair, il tente l'esprit. C'est depuis un an que de temps à autre il me donne des ennuis.

- La première fois, ce fut quand il me tenta dans les journées redoutables pour moi, en avril 1944, quand il me promit de m'aider si je l'adorais.

- La seconde, quand il m'assaillit par cette pénétrante, violente et longue tentation du 4 juillet 1944, en me tentant à singer le langage du Maître pour anéantir ceux qui m'avaient offensée.

- La troisième quand il me suggéra de faire avec les paroles dictées une oeuvre personnelle et de la publier en m'en attribuant le mérite et en en tirant des bénéfices.

- La quatrième quand, en février de cette année (il me semble qu'on était déjà en février) il m'apparut (c'était la première fois que je le voyais, car les autres fois, je sentais seulement sa présence) me terrorisant par son aspect et sa haine.

- La cinquième, ce fut hier soir.

Ce sont là les grandes manifestations de Satan. Mais depuis, j'ai mis à son compte, à lui, toutes les autres choses plus petites qui me viennent des autres qui veulent me porter à l'orgueil, à la complaisance en moi-même, ou bien à la simulation, ou encore à la persuasion que je ne suis qu'une malade et que tout est le fruit de troubles psychiques. Même les obstacles qui viennent de parents, des autorités et des camionneurs, je les attribue tous à Satan. Il fait ce qu'il peut, de son mieux, pour me causer des ennuis et m'amener à l'inquiétude, à la révolte, à la persuasion que la prière est inutile et que tout est mensonge.

Mais, je vous avoue qu'hier soir, il m'a beaucoup troublée. Ce n'est pas la première fois qu'il fait naître en moi la peur d'être trompée et d'en devoir un jour rendre compte à Dieu et même aux hommes. Vous savez que c'est là ma terreur... Jésus et vous me réconfortez toujours et elle renaît, toujours, Pourtant c'étaient des pensées qui étaient "à moi", excitées par Satan mais qui venaient de moi. Hier soir, ç'a été une menace explicite, directe. Il m'a dit : "Vas-y, vas-y ! Je t'attends au bon moment. Au dernier moment. Alors je te persuaderai tellement que tu as toujours menti à Dieu, aux hommes et à toi même, et que tu es une menteuse que tu tomberas dans une vraie terreur, dans le désespoir d'être damnée. Et tu le diras avec de telles paroles que les personnes qui t'entoureront croiront à une rétractation finale pour aller vers Dieu chargée d'un péché moins lourd. Toi, et ceux qui seront avec toi, vous resterez dans cette persuasion. Et c'est ainsi que tu mourras... et les autres en resteront profondément troublés... Je t'attends, oui... Et toi aussi, attends-moi. Je ne fais pas de promesses sans les tenir. En ce moment tu me donnes un ennui sans mesure. Mais alors ce sera moi qui te le donnerai. Je me vengerai de tout ce que tu me fais... Je me vengerai, comme moi seul sais le faire." Et sur ce, il s'en est allé, me laissant bien mal...

La douce Maman est venue ensuite, douce et affectueuse avec son habit blanc pour me sourire et me caresser. Mon Jésus m'a souri de son plus joyeux sourire. Mais, ils m'ont à peine quittée, que je suis retombée dans le marasme... Et cela dure.

Quand cette pensée m'arrive avec cette force, je me sens tentée de dire : "Je n'écris plus une seule parole, en dépit de toute pression." Mais après, je réfléchis et je me dis : "C'est justement cela que veut Satan" et je laisse tomber cette suggestion. (...)

EMV 134 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Me voici dans une grande tempête. Exactement une de ces tempêtes de mars où l'éclat du soleil et l'obscurité des nuages d'orage se succèdent. J'ai l'impression d'être une nacelle sur des flots agités, tantôt à la cime, à la cime de la vague en plein soleil, tantôt dans un gouffre entre deux montagnes liquides qui semblent vouloir me submerger dans un ténébreux abîme. Il me semble passer alternativement d'un océan en furie au port le plus tranquille, et d'être plongée tantôt dans le fiel, tantôt dans le miel.

Quelle souffrance, depuis hier soir ! Il y a des moments où je suis au Ciel avec les brèves et douces paroles, les sourires bienheureux que me donnent Jésus et Marie, avec la force qu'ils me donnent. Je dis alors : "Oh ! je suis bien sûre de n'être pas une illusionnée, ni une pécheresse." (au sujet des dictées et des visions, naturellement). Puis voilà que je replonge dans le sombre abîme, dans le fracas effrayant des paroles et des menaces d'hier soir. Après le Paradis, je goûte l'enfer. Puis la bonté de Jésus et de Marie revient à mon secours et ma pauvre âme se trouve soulevée vers le soleil, vers le ciel, dans une béatitude qui me remplit de douceur. Et puis, de nouveau la plongée dans l'amertume, dans la nuit, dans l'épouvante, J'ai peur... Aidez-moi à gagner cette bataille.

Détail

Comme pour le texte d’introduction, le texte suivant ne figure plus dans la nouvelle édition, mais se trouve dans les Cahiers de 1945 à 1950, à la date du jour (19 mars 1945).