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La Vierge Marie

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EMV 26 · Tome 1, p. 167-172

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Titre du chapitre : Joseph demande pardon à Marie. Foi, charité et humilité pour recevoir Dieu.

Date de la vision et de la dictée : Mercredi 31 mai 1944

Calendrier : Samedi 17 août de l'an -5

Lieux (carte) : Nazareth

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Marie est seule dans sa maison à Nazareth. Elle est seule, en prière, jusqu'à ce qu'on toque à la porte : c'est Joseph. Celui-ci vient lui demander pardon et la Vierge affirme qu'elle n'a rien à lui pardonner. Mais son époux lui répond qu'il sait qu'elle est enceinte de l'Emmanuel, et qu'il a mal agi en ne la laissant pas s'expliquer. Il allait agir sans la consulter auparavant, et il considère cela comme une offense à sa femme. Il lui demande donc pardon et le charpentier lui révèle toute sa souffrance de ses derniers jours. Il lui demande notamment pourquoi elle ne lui a pas dit son secret, et Marie lui répond que si son humilité n'avait pas été aussi parfaite, il ne lui aurait pas été donné la grâce d'être la Mère du Sauveur. Quoi qu'il en soit, Joseph propose de faire les noces de mariage le plus tôt possible et de commencer à prévoir la venue de Jésus. Il est anéanti à l'idée de recevoir son Dieu chez lui, mais Marie le rassure et parle de leur joie d'être les parents du Rédempteur.

La Vierge donne ensuite une dictée et fait des commentaires sur cet épisode. Elle parle ensuite des conditions essentielles pour plaire à Dieu et l'avoir en son coeur : il faut avoir la foi, une charité et une humilité absolues. De plus, la Mère nous encourage à rester cachés et à laisser le Seigneur le soin de nous proclamer ses serviteurs, à l'image de Marie qui l'a laissé agir comme il le voulait lorsqu'elle a été enceinte du Saint-Esprit.

Contenu du chapitre : 26.1 : Voir Marie. 26.2 : Marie file à l'ombre d'un pommier. 26.3 : Joseph arrive et s'excuse de l'avoir soupçonnée. 26.4 : Marie n'a fait qu'obéir à Dieu. 26.5 : Le mariage aura lieu la semaine suivante. 26.6 : Pâle parce que je souffrais de la douleur de Joseph. 26.7 : L'humilité à son extrême limite comme Celui que je portais. 26.8 : Les conditions pour plaire à Dieu et le recevoir. 26.9 : Laissez au Seigneur le soin de vous proclamer ses serviteurs.

EMV 26.1-5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

26.1 Après cinquante-trois jours, la Mère recommence à se montrer par cette vision qu’elle me dit de noter dans ce livre. La joie renaît en moi, car voir Marie c’est posséder la Joie.

26.2 Je vois donc le petit jardin de Nazareth. Marie file à l’ombre d’un pommier très touffu et croulant de fruits qui commencent à rougir et ressemblent à autant de joues d’enfant roses et rondes.

Mais Marie n’a pas ces belles couleurs. Sa bonne mine, ses joues rouges d’Hébron ont disparu. Son visage est pâle comme de l’ivoire, et seules ses lèvres y dessinent une courbe de léger corail. Sous ses paupières abaissées, deux ombres obscures, et le bord des yeux est gonflé comme lorsqu’on a pleuré. Je ne vois pas ses yeux parce qu’elle penche légèrement la tête, attentive à son travail et plus encore prise par des pensées attristantes, car je l’entends soupirer comme quelqu’un dont le coeur est blessé.

Elle est tout habillée de blanc, de lin blanc : il fait en effet très chaud, même si la fraîcheur encore intacte des fleurs m’indique que c’est le matin. Elle a la tête nue et le soleil, qui joue avec le feuillage du pommier qu’une brise légère soulève, et qui filtre en faisant des traînées de lumière sur la terre brune des parterres, dessine des ronds de lumière sur sa tête blonde et sur ses cheveux qui prennent des reflets d’or pur.

Il ne vient aucun bruit ni de la maison ni des alentours. On n’entend rien d’autre que le murmure du filet d’eau qui descend dans la vasque au fond du jardin.

26.3 Un coup frappé énergiquement à la porte de la maison fait sursauter Marie. Elle pose de côté sa quenouille et son fuseau et se lève pour aller ouvrir. Son vêtement a beau être souple et ample, il ne parvient pas à dissimuler la rondeur de son bassin.

Elle se trouve face à Joseph. Marie pâlit jusqu’aux lèvres. Son visage ressemble maintenant à une hostie tant il est exsangue. Le regard de Marie est triste et interrogatif. Le regard de Joseph paraît suppliant. Ils se regardent en silence. Enfin, Marie parle :

« A cette heure-ci, Joseph ? Tu as besoin de quoi que ce soit ? Que veux-tu me dire ? Viens. »

Joseph entre et referme la porte. Il ne dit toujours rien.

« Parle, Joseph, qu’est-ce que tu veux ?

– Ton pardon. »

Joseph s’incline comme s’il voulait s’agenouiller, mais Marie, qui ne le touche habituellement qu’avec beaucoup de réserve, le saisit résolument par les épaules et l’en empêche.

Le visage de Marie change plusieurs fois de couleur, il est tantôt rouge, tantôt aussi blanc que neige comme avant.

« Mon pardon ? Je n’ai rien à te pardonner, Joseph. Je dois seulement te remercier encore pour tout ce que tu as fait ici en mon absence et pour l’amour que tu me portes. »

Joseph la regarde, et je vois deux grosses larmes se former dans la cavité de son oeil profond, y rester comme sur le bord d’un vase puis rouler sur ses joues et sa barbe.

« Pardon, Marie. J’ai manqué de confiance en toi. Maintenant, je sais. Je suis indigne d’avoir un tel trésor. J’ai manqué de charité, je t’ai accusée dans mon coeur, je t’ai accusée sans justice parce que je ne t’avais pas demandé la vérité. J’ai fauté envers la Loi de Dieu en ne t’aimant pas comme je me serais aimé...

– Oh non, tu n’as pas péché !

– Si, Marie. Si j’avais été accusé d’un tel crime, je me serais défendu. Toi... Je ne t’ai pas permis de te défendre, car j’allais prendre des décisions sans t’interroger. J’ai péché contre toi en te faisant l’offense d’un soupçon. Un soupçon, c’est déjà une offense, Marie. Celui qui suspecte ne sait pas. Moi, je ne t’ai pas connue comme je l’aurais dû. Mais pour la douleur que j’ai endurée... trois jours de supplice, pardonne-moi, Marie.

– Je n’ai rien à te pardonner. C’est à moi, au contraire, de te demander pardon pour la souffrance que je t’ai causée.

– Ah oui, quelle souffrance, quelle souffrance ! Vois, ce matin, on m’a dit que j’avais des cheveux blancs aux tempes et des rides sur le visage. Ces journées m’ont fait vieillir de dix ans ! 26.4 Mais pourquoi, Marie, as-tu été humble au point de cacher ta gloire, à moi ton époux, et permettre ainsi que je te suspecte ? »

Joseph n’est pas à genoux, mais il est si penché que cela revient au même. Marie pose sa main sur sa tête et sourit. On dirait qu’elle l’absout. Elle dit alors :

« Si mon humilité n’avait pas été aussi parfaite, je n’aurais pas mérité de concevoir le Très-Haut, qui vient effacer le péché d’orgueil qui a détruit l’homme. D’ailleurs, je n’ai fait qu’obéir... C’est Dieu qui m’a demandé cette obéissance... Elle m’a tellement coûté... pour toi, pour la souffrance que tu allais éprouver. Mais il fallait que je me taise. Je suis la servante de Dieu, et les serviteurs ne discutent pas les ordres qu’ils reçoivent : ils les exécutent, Joseph, même si cela leur fait verser des larmes de sang. »

A ces mots, Marie pleure doucement, si doucement que Joseph, qui est tout incliné, ne s’en rend pas compte avant qu’une larme ne tombe par terre. Il lève alors la tête et – c’est bien la première fois que je le vois faire ce geste –, il serre les petites mains de Marie dans ses mains fortes et hâlées et dépose un baiser au bout de ses doigts fins et roses, qui sortent comme autant de boutons de pêcher de l’étreinte des mains de Joseph.

26.5 « Maintenant, il va falloir faire face, parce que... »

Joseph ne termine pas sa phrase, mais contemple le corps de Marie qui rougit comme une pivoine et s’assied aussitôt pour ne pas exposer davantage ses formes au regard qui l’observe.

« Il faudra faire vite. Je viendrai ici... Nous accomplirons le rite du mariage... la semaine prochaine, ça te va ?

– Tout ce que tu fais est bien, Joseph. Tu es le chef de famille, et moi je suis ta servante.

– Non, c’est moi qui suis ton serviteur. Je suis le bienheureux serviteur de mon Seigneur qui grandit dans ton sein. Tu es bénie entre toutes les femmes d’Israël. Nous aviserons ta parenté ce soir même. Et après... quand je serai ici, nous travaillerons pour tout préparer à sa venue... Ah, comment recevoir Dieu chez moi ? Tenir Dieu dans mes bras ? Je vais en mourir de joie ! Je ne pourrai jamais le toucher !

– Tu le pourras, comme moi, avec la grâce de Dieu.

– Mais toi, c’est toi. Moi, je ne suis qu’un pauvre homme, le plus pauvre des fils de Dieu...

– Jésus vient pour nous, les pauvres, pour nous rendre riches en Dieu, il vient chez nous deux parce que nous sommes les plus pauvres et que nous le reconnaissons. Réjouis-toi, Joseph. La race de David a le Roi qu’elle attendait et notre maison devient plus somptueuse que le palais de Salomon : le Ciel, en effet, y sera présent et nous partagerons avec Dieu le secret de paix que les hommes connaîtront plus tard. Il grandira au milieu de nous, nos bras serviront de berceau au Rédempteur qui s’annonce et notre fatigue lui procurera sa nourriture... Oh, Joseph, nous entendrons la voix de Dieu nous appeler “ père et mère ! ” Ah... »

Marie pleure de joie, et ce sont des larmes de bonheur. Joseph, agenouillé à ses pieds désormais, pleure lui aussi ; sa tête est presque cachée dans l’ample vêtement de Marie qui descend en plis sur le pauvre carrelage de la pièce.

La vision s’arrête là.

EMV 26.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

26.2 Je vois donc le petit jardin de Nazareth. Marie file à l’ombre d’un pommier très touffu et croulant de fruits qui commencent à rougir et ressemblent à autant de joues d’enfant roses et rondes.

Mais Marie n’a pas ces belles couleurs. Sa bonne mine, ses joues rouges d’Hébron ont disparu. Son visage est pâle comme de l’ivoire, et seules ses lèvres y dessinent une courbe de léger corail. Sous ses paupières abaissées, deux ombres obscures, et le bord des yeux est gonflé comme lorsqu’on a pleuré. Je ne vois pas ses yeux parce qu’elle penche légèrement la tête, attentive à son travail et plus encore prise par des pensées attristantes, car je l’entends soupirer comme quelqu’un dont le coeur est blessé.

Elle est tout habillée de blanc, de lin blanc : il fait en effet très chaud, même si la fraîcheur encore intacte des fleurs m’indique que c’est le matin. Elle a la tête nue et le soleil, qui joue avec le feuillage du pommier qu’une brise légère soulève, et qui filtre en faisant des traînées de lumière sur la terre brune des parterres, dessine des ronds de lumière sur sa tête blonde et sur ses cheveux qui prennent des reflets d’or pur.

Il ne vient aucun bruit ni de la maison ni des alentours. On n’entend rien d’autre que le murmure du filet d’eau qui descend dans la vasque au fond du jardin.

Détail

Marie souffre pour Joseph, qui s'est rendu compte de sa grossesse. Celle-ci ne peut lui expliquer ce qu'il s'est passé pour obéir au commandement de Dieu qui lui a dit de se taire (cf. EMV 18.7-10).

EMV 26.3-5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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26.3 Un coup frappé énergiquement à la porte de la maison fait sursauter Marie. Elle pose de côté sa quenouille et son fuseau et se lève pour aller ouvrir. Son vêtement a beau être souple et ample, il ne parvient pas à dissimuler la rondeur de son bassin.

Elle se trouve face à Joseph. Marie pâlit jusqu’aux lèvres. Son visage ressemble maintenant à une hostie tant il est exsangue. Le regard de Marie est triste et interrogatif. Le regard de Joseph paraît suppliant. Ils se regardent en silence. Enfin, Marie parle :

« A cette heure-ci, Joseph ? Tu as besoin de quoi que ce soit ? Que veux-tu me dire ? Viens. »

Joseph entre et referme la porte. Il ne dit toujours rien.

« Parle, Joseph, qu’est-ce que tu veux ?

– Ton pardon. »

Joseph s’incline comme s’il voulait s’agenouiller, mais Marie, qui ne le touche habituellement qu’avec beaucoup de réserve, le saisit résolument par les épaules et l’en empêche.

Le visage de Marie change plusieurs fois de couleur, il est tantôt rouge, tantôt aussi blanc que neige comme avant.

« Mon pardon ? Je n’ai rien à te pardonner, Joseph. Je dois seulement te remercier encore pour tout ce que tu as fait ici en mon absence et pour l’amour que tu me portes. »

Joseph la regarde, et je vois deux grosses larmes se former dans la cavité de son oeil profond, y rester comme sur le bord d’un vase puis rouler sur ses joues et sa barbe.

« Pardon, Marie. J’ai manqué de confiance en toi. Maintenant, je sais. Je suis indigne d’avoir un tel trésor. J’ai manqué de charité, je t’ai accusée dans mon coeur, je t’ai accusée sans justice parce que je ne t’avais pas demandé la vérité. J’ai fauté envers la Loi de Dieu en ne t’aimant pas comme je me serais aimé...

– Oh non, tu n’as pas péché !

– Si, Marie. Si j’avais été accusé d’un tel crime, je me serais défendu. Toi... Je ne t’ai pas permis de te défendre, car j’allais prendre des décisions sans t’interroger. J’ai péché contre toi en te faisant l’offense d’un soupçon. Un soupçon, c’est déjà une offense, Marie. Celui qui suspecte ne sait pas. Moi, je ne t’ai pas connue comme je l’aurais dû. Mais pour la douleur que j’ai endurée... trois jours de supplice, pardonne-moi, Marie.

– Je n’ai rien à te pardonner. C’est à moi, au contraire, de te demander pardon pour la souffrance que je t’ai causée.

– Ah oui, quelle souffrance, quelle souffrance ! Vois, ce matin, on m’a dit que j’avais des cheveux blancs aux tempes et des rides sur le visage. Ces journées m’ont fait vieillir de dix ans ! 26.4 Mais pourquoi, Marie, as-tu été humble au point de cacher ta gloire, à moi ton époux, et permettre ainsi que je te suspecte ? »

Joseph n’est pas à genoux, mais il est si penché que cela revient au même. Marie pose sa main sur sa tête et sourit. On dirait qu’elle l’absout. Elle dit alors :

« Si mon humilité n’avait pas été aussi parfaite, je n’aurais pas mérité de concevoir le Très-Haut, qui vient effacer le péché d’orgueil qui a détruit l’homme. D’ailleurs, je n’ai fait qu’obéir... C’est Dieu qui m’a demandé cette obéissance... Elle m’a tellement coûté... pour toi, pour la souffrance que tu allais éprouver. Mais il fallait que je me taise. Je suis la servante de Dieu, et les serviteurs ne discutent pas les ordres qu’ils reçoivent : ils les exécutent, Joseph, même si cela leur fait verser des larmes de sang. »

A ces mots, Marie pleure doucement, si doucement que Joseph, qui est tout incliné, ne s’en rend pas compte avant qu’une larme ne tombe par terre. Il lève alors la tête et – c’est bien la première fois que je le vois faire ce geste –, il serre les petites mains de Marie dans ses mains fortes et hâlées et dépose un baiser au bout de ses doigts fins et roses, qui sortent comme autant de boutons de pêcher de l’étreinte des mains de Joseph.

26.5 « Maintenant, il va falloir faire face, parce que... »

Joseph ne termine pas sa phrase, mais contemple le corps de Marie qui rougit comme une pivoine et s’assied aussitôt pour ne pas exposer davantage ses formes au regard qui l’observe.

« Il faudra faire vite. Je viendrai ici... Nous accomplirons le rite du mariage... la semaine prochaine, ça te va ?

– Tout ce que tu fais est bien, Joseph. Tu es le chef de famille, et moi je suis ta servante.

– Non, c’est moi qui suis ton serviteur. Je suis le bienheureux serviteur de mon Seigneur qui grandit dans ton sein. Tu es bénie entre toutes les femmes d’Israël. Nous aviserons ta parenté ce soir même. Et après... quand je serai ici, nous travaillerons pour tout préparer à sa venue... Ah, comment recevoir Dieu chez moi ? Tenir Dieu dans mes bras ? Je vais en mourir de joie ! Je ne pourrai jamais le toucher !

– Tu le pourras, comme moi, avec la grâce de Dieu.

– Mais toi, c’est toi. Moi, je ne suis qu’un pauvre homme, le plus pauvre des fils de Dieu...

– Jésus vient pour nous, les pauvres, pour nous rendre riches en Dieu, il vient chez nous deux parce que nous sommes les plus pauvres et que nous le reconnaissons. Réjouis-toi, Joseph. La race de David a le Roi qu’elle attendait et notre maison devient plus somptueuse que le palais de Salomon : le Ciel, en effet, y sera présent et nous partagerons avec Dieu le secret de paix que les hommes connaîtront plus tard. Il grandira au milieu de nous, nos bras serviront de berceau au Rédempteur qui s’annonce et notre fatigue lui procurera sa nourriture... Oh, Joseph, nous entendrons la voix de Dieu nous appeler “ père et mère ! ” Ah... »

Marie pleure de joie, et ce sont des larmes de bonheur. Joseph, agenouillé à ses pieds désormais, pleure lui aussi ; sa tête est presque cachée dans l’ample vêtement de Marie qui descend en plis sur le pauvre carrelage de la pièce.

La vision s’arrête là.

EMV 26.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

26.4 Mais pourquoi, Marie, as-tu été humble au point de cacher ta gloire, à moi ton époux, et permettre ainsi que je te suspecte ? »

Joseph n’est pas à genoux, mais il est si penché que cela revient au même. Marie pose sa main sur sa tête et sourit. On dirait qu’elle l’absout. Elle dit alors :

« Si mon humilité n’avait pas été aussi parfaite, je n’aurais pas mérité de concevoir le Très-Haut, qui vient effacer le péché d’orgueil qui a détruit l’homme. D’ailleurs, je n’ai fait qu’obéir... C’est Dieu qui m’a demandé cette obéissance... Elle m’a tellement coûté... pour toi, pour la souffrance que tu allais éprouver. Mais il fallait que je me taise. Je suis la servante de Dieu, et les serviteurs ne discutent pas les ordres qu’ils reçoivent : ils les exécutent, Joseph, même si cela leur fait verser des larmes de sang. »

A ces mots, Marie pleure doucement, si doucement que Joseph, qui est tout incliné, ne s’en rend pas compte avant qu’une larme ne tombe par terre. Il lève alors la tête et – c’est bien la première fois que je le vois faire ce geste –, il serre les petites mains de Marie dans ses mains fortes et hâlées et dépose un baiser au bout de ses doigts fins et roses, qui sortent comme autant de boutons de pêcher de l’étreinte des mains de Joseph.

Détail

Joseph demande à Marie pourquoi elle lui a caché qu'elle était la Viergé éternelle, celle qui allait enfanter le Sauveur.

EMV 26.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

– Tout ce que tu fais est bien, Joseph. Tu es le chef de famille, et moi je suis ta servante.

– Non, c’est moi qui suis ton serviteur. Je suis le bienheureux serviteur de mon Seigneur qui grandit dans ton sein. Tu es bénie entre toutes les femmes d’Israël.

Détail

Marie dit à son époux :

Mots-clés

EMV 26.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Ah, comment recevoir Dieu chez moi ? Tenir Dieu dans mes bras ? Je vais en mourir de joie ! Je ne pourrai jamais le toucher !

– Tu le pourras, comme moi, avec la grâce de Dieu.

– Mais toi, c’est toi. Moi, je ne suis qu’un pauvre homme, le plus pauvre des fils de Dieu...

– Jésus vient pour nous, les pauvres, pour nous rendre riches en Dieu, il vient chez nous deux parce que nous sommes les plus pauvres et que nous le reconnaissons. Réjouis-toi, Joseph. La race de David a le Roi qu’elle attendait et notre maison devient plus somptueuse que le palais de Salomon : le Ciel, en effet, y sera présent et nous partagerons avec Dieu le secret de paix que les hommes connaîtront plus tard. Il grandira au milieu de nous, nos bras serviront de berceau au Rédempteur qui s’annonce et notre fatigue lui procurera sa nourriture... Oh, Joseph, nous entendrons la voix de Dieu nous appeler “ père et mère ! ” Ah... »

Marie pleure de joie, et ce sont des larmes de bonheur. Joseph, agenouillé à ses pieds désormais, pleure lui aussi ; sa tête est presque cachée dans l’ample vêtement de Marie qui descend en plis sur le pauvre carrelage de la pièce.

La vision s’arrête là.

Détail

Joseph se demande :

Mots-clés

EMV 26.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

26.6 Marie dit :

« Que personne n’interprète ma pâleur de façon erronée. Elle ne provenait pas de quelque crainte humaine. Humainement, j’aurais dû m’attendre à être lapidée. Mais je n’en avais pas peur. Je souffrais de la douleur de Joseph. Même la pensée qu’il pouvait m’accuser ne me troublait pas. Il me déplaisait seulement qu’il puisse le faire par un excès de rigueur. Lorsque je l’ai vu, cela m’a donné un coup au coeur. C’était le moment où ce juste aurait pu offenser la justice en manquant à la charité. Et que ce juste y manque – alors que cela ne lui arrivait jamais –, voilà qui m’aurait fait extrêmement souffrir.

EMV 26.7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

26.7 Si je n’avais pas porté l’humilité à son extrême limite, comme je l’ai dit à Joseph, je n’aurais pas mérité de porter en moi celui qui, pour effacer l’orgueil de la race humaine, s’anéantissait jusqu’à devenir homme alors qu’il était Dieu.

EMV 27 · Tome 1, p. 172-177

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Détail

Titre du chapitre : L'édit de recensement. Enseignements sur l’amour pour son époux et sa confiance en Dieu.

Date de la vision et de la dictée : Dimanche 4 juin 1944

Calendrier : Dimanche 17 novembre de l'an -5

Lieux (carte) : Nazareth

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Marie est chez elle. Sa grossesse est bien avancée. Maria la décrit et explique que c'est l'apparence qu'elle aura dans son corps glorifié. Ensuite, elle reprend le récit, et Joseph arrive. Il sourit à son épouse mais il est inquiet. Marie s'en rend compte, et il lui explique qu'un édit vient de paraître. Il se soucie de Marie, qui devra faire ce voyage, mais la Vierge, elle, pense à l'Ecriture Sainte et sent que la naissance aura lieu là-bas. Elle confie ses pensées à Joseph qui devient encore plus alarmé et inquiet, et elle le rassure, en lui parlant de la confiance en Dieu. En l'écoutant, Joseph se calme, sourit, et décide de se mettre à l'ouvrage pour le voyage à venir.

Contenu du chapitre : 27.1 : La grossesse très avancée de Marie et son éternelle jeunesse. 27.2 : L’édit est publié, nous devons aller à Bethléem. 27.3 : C'est là que le Messie doit naître. La confiance en Dieu ! 27.4 : Joseph recouvre le sourire. 27.5 : Ce qui pèse sur les épaules de l’épouse et de l’époux respectivement. 27.6 : La confiance en Dieu résume les vertus théologales. 27.7 : Aucun évènement ne peut survenir sans la permission de Dieu.