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Prophètes mineurs

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EMV 31.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Le prophète dit : “ Et toi, Bethléem Ephrata, tu seras la plus grande parce que de toi sortira le Sauveur. ”

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Livre de Michée

Mi 5, 1-4 : Et toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois. Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera... celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël.

Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront en sécurité, car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre, et lui-même, il sera la paix !

EMV 41.6-7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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[Jésus enfant dit dans le Temple :] (...) « Le Sanctuaire de Dieu ne sera plus abattu ni détruit. »

Chammaï : « Mais ne blasphème pas, mon enfant ! Rappelle-toi Daniel. Il dit qu’après la mort du Christ, le Temple et la Cité seront détruits par un peuple et un chef qui viendra. Or toi, tu soutiens que le Sanctuaire de Dieu ne sera plus abattu ! Respecte les prophètes ! »

Jésus : « En vérité, je te dis qu’il y a Quelqu’un de plus grand que les prophètes ; tu ne le connais pas et ne le connaîtras pas parce qu’il te manque le désir de le connaître. Et je t’affirme que tout ce que j’ai dit est vrai. Le vrai Sanctuaire ne connaîtra plus la mort mais, comme celui qui le sanctifie, il ressuscitera pour la vie éternelle et à la fin des jours du monde, il vivra au Ciel. »

41.7 Hillel : « Ecoute, mon enfant. Aggée dit : “ ... Il viendra, le Désiré des nations. Grande alors sera la gloire de cette maison et de cette dernière plus que de la première. ” Veut-il donc parler du même sanctuaire que toi ? »

Jésus : « Oui, Maître, c’est bien ce qu’il veut dire. Ta droiture t’achemine vers la lumière et moi je te dis : quand le sacrifice du Christ sera accompli, la paix viendra vers toi parce que tu es un israélite juste. »

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Aggée 2, 7-9 : Je vais mettre en branle toutes les nations, leurs trésors afflueront ici, et j’emplirai de gloire cette Maison – déclare le Seigneur de l’univers. L’argent est à moi, l’or est à moi – oracle du Seigneur de l’univers. La gloire future de cette Maison surpassera la première – déclare le Seigneur de l’univers –, et dans ce lieu, je vous ferai don de la paix, – oracle du Seigneur de l’univers.

EMV 41.8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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41.8 Chammaï : « Ta bouche profère à la fois des enfantillages et des blasphèmes, Nazaréen. Réponds : et où se trouve le Précurseur ? Quand l’avons-nous eu ? »

Jésus : « Il existe. Malachie ne dit-il pas : “ Voici que j’envoie mon ange préparer devant moi le chemin ; alors viendra aussitôt à son Temple le Dominateur que vous cherchez et l’Ange du Testament que vous désirez ardemment ” ? Donc, le Précurseur précède immédiatement le Christ. Il est déjà là, comme le Christ. S’il y avait des années entre celui qui prépare le chemin du Seigneur et le Christ, tous les chemins s’encombreraient et dévieraient. Dieu le sait et il a décidé que le Précurseur précèderait d’une seule heure le Maître. Quand vous verrez ce Précurseur, vous pourrez dire : “ La mission du Christ est commencée. ” Et je te dis, à toi : le Christ ouvrira beaucoup d’yeux et beaucoup d’oreilles quand il viendra sur ces chemins. Mais ni les tiens ni ceux de tes semblables, car vous lui donnerez la mort en échange de la Vie qu’il vous apporte. Mais lorsque le Rédempteur sera sur son trône et sur son autel, plus haut que ce Temple, plus haut que le tabernacle enfermé dans le Saint des Saints, plus haut que la gloire que soutiennent les chérubins, la malédiction pour les déicides et la vie pour les païens couleront de ses milliers de blessures. Car lui, ô maître qui l’ignores, n’est pas, je le répète, le roi de quelque domination humaine, mais d’un Royaume spirituel, et ses sujets seront uniquement ceux qui sauront renaître spirituellement par amour et, comme Jonas, renaître sur d’autres rivages après une première naissance : “ ceux qui appartiennent à Dieu ” par la régénération spirituelle advenue par le Christ qui donnera la vraie vie à l’humanité.

Annotation

Livre de Malachie 3, 1 :

Voici que j’envoie mon messager pour qu’il prépare le chemin devant moi ; et soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez. Le messager de l’Alliance que vous désirez, le voici qui vient, – dit le Seigneur de l’univers."

EMV 49.7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Tu connais un peu l’Ecriture ? Oui ? Eh bien ! pense au prophète Michée. Dieu attend de toi ce que dit Michée. Il ne te demande pas de t’arracher le coeur ni de sacrifier tes affections les plus saintes. Non, il ne te le demande pas pour l’instant. Un jour, sans que Dieu te le demande, tu te donneras aussi toi-même à Dieu. Mais il attend qu’un soleil et une ondée aient fait de toi, qui n’es qu’un brin d’herbe, un robuste palmier dans toute sa gloire. Pour le moment, il te demande ceci : pratiquer la justice, aimer la miséricorde, t’appliquer totalement à suivre ton Dieu. Efforce-toi de faire cela (...) et tu deviendras l’homme nouveau, l’ami de Dieu et de son Christ.

Détail

Contextualisation : Jésus parle à Pierre, qui ne sait pas comment suivre ses paroles et ses enseignements.

Annotation

Livre de Michée 6, 8

Mi 6, 8 : "– Homme, on t’a fait connaître ce qui est bien, ce que le Seigneur réclame de toi : rien d’autre que respecter le droit, aimer la fidélité, et t’appliquer à marcher avec ton Dieu."

EMV 50.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Qui est le meilleur ?

– Lui. »

C’est le garçon frêle qui ne veut pas jouer à la guerre.

« Comment t’appelles-tu ?

– Joël.

– C’est un grand nom. C’est lui qui annonce : “ ... que l’infirme dise : ‘ Je suis un brave ! ’ ” Mais un brave en quoi ? Dans la Loi du vrai Dieu, pour être de ceux que Dieu, dans la vallée du Jugement définitif proclamera ses saints. Mais déjà le jugement est proche, non pas dans la Vallée du Jugement, mais sur le mont de la Rédemption. Là, lorsque le soleil et la lune s’obscurciront d’horreur et que les étoiles tremblantes pleureront de pitié, le jugement séparera les fils de la Lumière des fils des Ténèbres. Israël tout entier saura que son Dieu est venu. Heureux ceux qui l’auront reconnu. Pour eux miel, lait et eaux claires leur descendront au coeur, et les épines deviendront des roses éternelles. Qui de vous veut être de ceux qui seront proclamés saints par Dieu ?

– Moi ! Moi ! Moi !

– Alors vous aimerez le Messie ?

– Oui ! Oui ! Toi ! Toi ! Nous t’aimons ! Nous savons qui tu es ! Simon et Jacques l’ont dit et nos mamans nous l’ont dit aussi. Prends-nous avec toi !

– En vérité, je vous prendrai si vous êtes bons. Mais plus de paroles grossières, plus de violences, plus de querelles et plus de réponses impolies à vos parents. Prière, étude, travail, obéis­sance. Alors je vous aimerai et viendrai avec vous. »

Les enfants forment tous un cercle autour de Jésus. On dirait une corolle aux pétales de couleurs variées, serrée autour d’un long pistil bleu foncé.

Détail

Contextualisation : Jésus est avec des enfants et il les interroge.

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Livre de Joël

Jl 4, 10-18 : "De vos socs, forgez des épées, et de vos serpes, des javelots ; que le faible dise : « Je suis un brave ! »" Hâtez-vous et venez, toutes les nations d’alentour, assemblez-vous ici. Seigneur, fais descendre tes braves !

Que les nations se réveillent, qu’elles montent jusqu’à la vallée de Josaphat (dont le nom signifie « Le Seigneur juge »), car c’est là que je vais siéger pour juger tous les peuples qui vous entourent. Lancez la faucille : la moisson est mûre ; venez fouler la vendange : le pressoir est rempli et les cuves débordent de tout le mal qu’ils ont fait ! Voici des multitudes et encore des multitudes dans la vallée du Jugement ; il est tout proche, le jour du Seigneur dans la vallée du Jugement ! Le soleil et la lune se sont obscurcis, les étoiles ont retiré leur clarté.

De Sion, le Seigneur fait entendre un rugissement, de Jérusalem, il donne de la voix. Le ciel et la terre sont ébranlés, mais le Seigneur est un refuge pour son peuple, une forteresse pour les fils d’Israël. Vous saurez que je suis le Seigneur votre Dieu, qui demeure à Sion, sa montagne sainte. Jérusalem sera un lieu saint, les étrangers n’y passeront plus.

Ce jour-là, le vin nouveau ruissellera sur les montagnes, le lait coulera sur les collines. Tous les torrents de Juda seront pleins d’eau, une source jaillira de la Maison du Seigneur et arrosera le ravin des Acacias.

EMV 74.7-9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Hommes de Juda ! Hommes de Bethléem, écoutez ! Ecoutez, vous, les femmes de cette terre qui fut sacrée pour Rachel ! Ecoutez un descendant de David, qui a souffert et a été persécuté. Rendu digne de vous adresser la parole, il vous parle pour vous donner lumière et réconfort. Ecoutez. »

Les gens cessent de crier, de se disputer, de faire des achats et s’attroupent.

« C’est un rabbi !

– Il vient sûrement de Jérusalem.

– Qui est-ce ?

– Quel bel homme !

– Quelle voix !

– Quelles manières !

– Eh ! S’il est de la race de David !

– De la nôtre, alors !

– Ecoutons, écoutons ! »

Toute la foule de la place s’est groupée autour de l’escalier, qui ressemble maintenant à une tribune.

« Il est dit dans la Genèse : “ Je mettrai une hostilité entre toi et la femme... Elle t’écrasera la tête et tu l’atteindras au talon. ” Il y est encore dit : “ Je multiplierai les peines de tes grossesses... et la terre produira pour toi épines et chardons. ” C’est la condamnation de l’homme, de la femme et du serpent.

Venu de loin pour vénérer la tombe de Rachel, j’ai entendu dans la brise du soir, dans la rosée de la nuit, dans la plainte matinale du rossignol, l’écho du sanglot de Rachel l’Ancienne, répété par la bouche de nombreuses mères de Bethléem dans le secret des tombeaux ou dans le secret des coeurs. J’ai entendu le rugissement de douleur de Jacob chez les veufs, qui n’ont plus d’é­pouses car la douleur les a tuées... Je pleure avec vous. Mais écoutez, vous les frères de ma terre. Bethléem, terre bénie, la plus petite des cités de Juda, mais la plus grande aux yeux de Dieu et de l’humanité en tant que berceau du Sauveur, comme le dit Michée, a déchaîné la haine de Satan pour cette raison même, parce qu’elle était destinée à devenir le tabernacle sur lequel reposerait la gloire de Dieu, le Feu de Dieu, son Amour incarné.

“ Je mettrai une hostilité entre toi et la femme. Elle t’écrasera la tête et tu l’atteindras au talon. ” Quelle hostilité plus grande que celle qui s’en prend aux enfants, le coeur du coeur de la femme ? Et quel pied est plus puissant que celui de la Mère du Sauveur ? Voilà pourquoi la vengeance de Satan vaincu fut bien naturelle : ce n’est pas vers le talon de la Mère, mais vers le coeur des mères qu’il dirigea son attaque.

Oh, angoisses innombrables des mères de perdre leurs enfants après les avoir engendrés ! Oh, épreuves effroyables d’avoir semé et transpiré pour ses enfants et de rester père sans plus avoir de descendance ! Mais réjouis-toi, Bethléem ! Ton sang le plus pur, le sang des innocents, a ouvert un chemin de flamme et de pourpre au Messie... »

74.8 La foule, dont le murmure ne cesse de croître depuis que Jésus a nommé le Sauveur et sa Mère, marque maintenant plus clairement son agitation.

« Tais-toi, Maître, dit Judas, et partons. »

Mais Jésus ne l’écoute pas. Il continue :

« ... au Messie que la grâce de Dieu le Père a sauvé des tyrans afin de le conserver au peuple, pour le sauver et... »

Une voix stridente de femme crie :

« Cinq, cinq, que j’en avais enfantés, et plus personne dans ma maison ! Pauvre de moi ! »

Elle crie comme une hystérique. C’est le signal du tumulte.

Une autre se roule dans la poussière, déchire ses vêtements, montre son sein mutilé de son mamelon et hurle :

« Là, là, sur cette mamelle ils ont égorgé mon premier-né ! L’épée a tranché sa tête en même temps que mon sein. Oh ! Mon Elisée !

– Et moi ? Et moi ? Voici ma maison ! Trois tombeaux en un seul que veille le père. Mon mari et mes enfants, tous ensemble. Voilà, voilà !... Si c’est le Sauveur, qu’il me rende mes enfants, qu’il me rende mon époux, qu’il me sauve du désespoir, qu’il me sauve de Béelzéboul. »

Ils crient tous :

« Nos fils, nos maris, nos pères, qu’il nous les rende si c’est lui, le Sauveur ! »

Jésus élève ses bras, imposant le silence.

« Frères de ma terre, je voudrais vous rendre vos enfants, en vie, oui, en vie. Mais, je vous le dis : soyez bons, résignés. Pardonnez, espérez, réjouissez-vous dans l’espérance, avec une joie certaine. Vous ne tarderez pas à retrouver vos enfants, qui sont des anges dans le Ciel, car le Messie va en ouvrir les portes et, si vous êtes justes, la mort sera pour vous la Vie qui arrive et l’Amour qui revient...

– Ah ! Tu es le Messie ? Au nom de Dieu, dis-le. »

Jésus baisse les bras de son geste si doux, si affectueux qu’il semble vouloir embrasser et il déclare :

« Je le suis.

– Va-t’en, va-t’en, c’est par ta faute, alors ! »

Une pierre vole au milieu des sifflets et des huées.

74.9 Judas a une belle attitude... Ah, s’il avait été toujours comme cela ! Il se jette devant le Maître, debout sur le mur du balcon, le manteau déployé et il reçoit sans peur les coups de pierres, il en saigne même. Il hurle à Jean et à Simon :

« Emmenez Jésus derrière ces arbres. J’arrive. Allez, au nom du Ciel ! » et à la foule :

« Chiens enragés ! Je suis du Temple et je vous dénoncerai au Temple et à Rome. »

La foule prend peur un instant, mais bientôt elle reprend les jets de pierres, heureusement mal dirigées. Imperturbable, Judas reçoit la grêle, répondant par des injures aux malédictions de la foule. Il attrape même au vol un caillou et l’envoie sur la tête d’un petit vieux qui crie comme une pie qu’on plumerait vivante. Et comme ils essaient de donner l’assaut à son piédestal, il saisit vivement une branche sèche sur le sol – car il est descendu du muret – et la fait tournoyer sur les échines, les têtes, les mains, sans pitié.

Des soldats accourent et, sous la menace des lances, ils s’ouvrent un chemin.

« Qui es-tu ? Pourquoi cette rixe ?

– Un Judéen assailli par ces gens du peuple. Il y avait avec moi un rabbi connu des prêtres. Il parlait à ces chiens ; ils se sont déchaînés et nous ont assaillis.

– Qui es-tu ?

– Judas de Kérioth, précédemment au Temple, maintenant disciple du Rabbi Jésus de Galilée. Ami du pharisien Simon, du sadducéen Yokhanan, du conseiller du Sanhédrin Joseph d’Arimathie et enfin, ce que tu peux vérifier, d’Eléazar, fils d’Hanne, le grand ami du proconsul.

– Je vérifierai. Où vas-tu ?

– Avec mon ami, à Kérioth puis à Jérusalem.

– Va, nous te protégerons. »

Judas passe au soldat des pièces de monnaie. Ce doit être une chose défendue, mais... habituelle, car le soldat empoche en vitesse, salue respectueusement et sourit. Judas saute en bas de son estrade. Il court par bonds à travers le champ inculte et rejoint ses compagnons.

« Tu es bien blessé ?

– Ce n’est rien, Maître, et puis, c’est pour toi... Je leur ai riposté, aussi. Je dois être tout souillé de sang...

– Oui, sur la joue. Il y a ici un filet d’eau. »

Jean trempe un petit linge et lave la joue de Judas.

« Cela m’ennuie, Judas, mais... tu vois... même en leur disant que nous étions judéens, selon ton sens pratique...

– Ce sont des bêtes. Je crois que tu en seras persuadé, Maître, et que tu n’insisteras pas.

– Oh non ! Pas par peur, mais parce que c’est inutile pour l’instant. Quand on ne veut pas de nous, on ne maudit pas, mais on se retire en priant pour les pauvres fous qui meurent de faim et ne voient pas le Pain. Prenons ce chemin à l’écart. Je crois qu’on pourra gagner la route d’Hébron... chez les bergers, si nous les trouvons.

– Pour nous faire attaquer à coups de pierres ?

– Non, pour leur dire : “ C’est moi. ”

– ça alors ! Ils nous donneront sûrement des coups de bâton ! Depuis trente ans qu’ils souffrent à cause de toi !

– Nous verrons bien. »

Ils passent par un bois touffu, ombragé, frais, et je les perds de vue.

Détail

Résumé : Jésus est venu sur les ruines de la maison d'Anne. Il se décide alors à parler au peuple de Bethléem, qui ont perdu leurs enfants avec le massacre des Innocents.

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Livre de la Genèse 3, 14-19

Gn 3, 14-19 : Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. »

Le Seigneur Dieu dit ensuite à la femme : « Je multiplierai la peine de tes grossesses ; c’est dans la peine que tu enfanteras des fils. Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi. »

Il dit enfin à l’homme : « Parce que tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé le fruit de l’arbre que je t’avais interdit de manger : maudit soit le sol à cause de toi ! C’est dans la peine que tu en tireras ta nourriture, tous les jours de ta vie. De lui-même, il te donnera épines et chardons, mais tu auras ta nourriture en cultivant les champs. C’est à la sueur de ton visage que tu gagneras ton pain, jusqu’à ce que tu retournes à la terre dont tu proviens ; car tu es poussière, et à la poussière tu retourneras. »

Livre de Jérémie 31, 15

Jr 31, 15 : Ainsi parle le Seigneur : Un cri s’élève dans Rama, une plainte et des pleurs d’amertume. C’est Rachel qui pleure ses fils ; elle refuse d’être consolée, car ses fils ne sont plus.

Livre de Michée 5, 1

Mi 5, 1 : Et toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois.

EMV 104.3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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" 104.3 De l’intérieur arrive la voix pleine, agréable, paisible de Jésus en même temps que la voix brisée d’une femme et celle, dure, rauque, d’un homme.

« Si elle a toujours été bonne épouse, pourquoi la répudier ? A-t-elle jamais fauté en quoi que ce soit ?

– Non, Maître, je te le jure ! Je l’ai aimé comme la prunelle de mes yeux » gémit la femme.

Ce à quoi l’homme répond, sur un ton bref et dur :

« Non. Elle n’a jamais fauté autrement que par sa stérilité. Or, moi, je veux des enfants. Je ne veux pas la malédiction de Dieu sur mon nom.

– Ce n’est pas la faute de ta femme si elle est comme cela.

– Mon mari m’en accuse comme si c’était ma faute et celle de ma famille, il y voit une trahison...

– Femme, sois sincère. Te savais-tu stérile ?

– Non. J’étais et je suis en tout comme les autres. Le médecin lui-même l’a dit. Mais je n’arrive pas à avoir d’enfant.

– Tu vois qu’elle ne t’a pas trahi. Elle en souffre elle-même. Réponds-moi sincèrement : si elle était mère, la répudierais-tu ?

– Non. Je le jure. Je n’aurais aucune raison de le faire. Mais le rabbin l’a dit et le scribe aussi : “ Une femme stérile dans la maison est une malédiction de Dieu. Tu as le droit et le devoir de lui donner un libelle de divorce et de ne pas affliger ta virilité en te privant d’enfants. ” 104.4 Je fais ce que dit la Loi.

– Non. Ecoute : la Loi dit de ne pas commettre l’adultère, or tu vas le commettre. Le commandement donné à l’origine, c’est celui-là et pas un autre. Si, à cause de la dureté de vos coeurs, Moïse vous a permis le divorce, ce fut pour empêcher les liaisons immorales et les concubinages qui sont odieux à Dieu. Puis votre vice n’a cessé d’étendre cette clause de Moïse, jusqu’à obtenir les chaînes inhumaines et les pierres homicides qui sont les conditions actuelles de la femme, toujours victime de votre domination, de vos caprices, de votre surdité, de votre aveuglement en fait d’affections. Je te le dis : ce que tu as l’intention de faire ne t’est pas permis. Cet acte est une offense à Dieu. Abraham a-t-il donc répudié Sarah ? Et Jacob, Rachel ? Et Elqana, Anne ? Et Manoah, son épouse ? Connais-tu Jean-Baptiste ? Oui ? Eh bien, sa mère n’a-t-elle pas été stérile jusqu’à sa vieillesse avant d’enfanter le saint de Dieu, tout comme l’épouse de Manoah enfanta Samson, Anne, femme d’Elqana, Samuel et encore Rachel Joseph, ou Sarah Isaac ? A la continence de l’époux, à sa pitié pour son épouse stérile, à sa fidélité aux promesses de son mariage Dieu a accordé une récompense, une récompense célébrée au cours des siècles. De même, il donne le sourire à la femme stérile éplorée qui n’est plus ni stérile ni méprisée, mais obtient la gloire et la joie de la maternité. Il ne t’est pas permis d’offenser l’amour de ta femme. Sois juste et honnête. Dieu t’accordera une récompense qui dépassera tes mérites.

– Maître, tu es bien le seul à parler ainsi... Moi, je ne savais pas. J’avais demandé aux docteurs et ils m’avaient répondu : “ Fais-le. ” Pas un mot pour me dire que Dieu récompense de ses dons une bonne conduite. Nous sommes entre leurs mains... et ils nous ferment les yeux et le coeur avec une main de fer. Je ne suis pas méchant, Maître. Ne me méprise pas.

– Je ne te méprise pas. Tu me fais encore plus pitié que cette femme en pleurs, car sa douleur finira avec sa vie. C’est alors que commencera la tienne, et pour l’éternité. Penses-y.

– Non, elle ne commencera pas. Je ne le veux pas. Me jures-tu sur le Dieu d’Abraham que ce que tu me dis est la vérité ?

– Je suis la Vérité et la Science. Qui croit en moi possèdera justice et sagesse, amour et paix.

– Je veux te croire. Oui, je veux te croire. Je sens qu’il y a en toi quelque chose qui n’existe pas chez les autres. Voilà : je vais aller voir le prêtre pour lui dire : “ Je ne la répudie plus. Je la garde, et je demande seulement à Dieu de m’aider à ressentir moins durement la douleur de ne pas avoir d’enfant. ” Aava, ne pleure pas. Nous dirons au Maître de revenir pour me permettre de rester bon, et toi... continue à m’aimer. »

Le contraste de sa souffrance passée avec sa joie actuelle augmente les pleurs de la femme.

Jésus sourit, au contraire.

« Ne pleure pas. Regarde-moi. Regarde-moi, femme. »

Elle lève la tête et contemple, à travers ses larmes, le visage lumineux de Jésus.

« Viens ici, homme. Agenouille-toi auprès de ton épouse. Maintenant, je vous bénis et je sanctifie votre union. Ecoutez : “ Seigneur, Dieu de nos pères, qui avec de la boue as fait Adam et lui as donné Eve pour compagne, pour qu’ils peuplent pour toi la terre et élèvent leurs enfants dans ta sainte crainte, descends avec ta bénédiction et ta miséricorde, ouvre et féconde les entrailles que l’Ennemi maintenait fermées pour les porter à un double péché d’adultère et de désespoir. Aie pitié de ces deux enfants, Père saint, Créateur suprême. Rends-les heureux et saints. Rends cette femme féconde comme une vigne, et que cet homme soit son protecteur comme le tuteur qui soutient la vigne. Descends, ô Vie, pour donner la vie. Descends, ô Feu, pour réchauffer. Descends, ô Puissant, pour agir. Descends ! Fais que, à la fête de louange pour les moissons fécondes de l’année qui vient, ils t’offrent leur gerbe vivante, leur premier-né, un fils qui te soit consacré, à toi l’Eternel qui bénis ceux qui espèrent en toi. ” »

Jésus a prié d’une voix de tonnerre, les mains posées sur les deux têtes inclinées."

Détail

Résumé : Jésus est parti réconcilier deux époux. Le mari veut répudier sa femme à cause de sa stérilité. Il parle du divorce et de la répudiation.

Note de l'EMV : Le mari pouvait imposer le divorce à sa femme s'il trouvait en elle quelque chose de honteux ou de dégradant comme on le voit en Dt 24, 1-4. Mais Jésus condamne la loi du divorce en 140.4, 174.19, 357.10/11, 531.1314, 635.9. En outre, l'obligation pour la femme juive de se marier et d'avoir des enfants (le grand-prêtre le rappelle à la Vierge en 11.3) et le déshonneur que constitue sa stérilité (considérée par Anne comme un châtiment en 2.4) sont illustrées par Gn 1, 27-28 ; 22-24 ; 9, 1 ; 17, 15-21 ; 21, 1-7 ; 30, 1-2.22-24 ; Jg 13, 2-7.24 ; 1 S 1, 1-20 ; Os 9, 11-14. Jésus aborde la question des mariages mixtes en 327.4 et en 635.9. Il illustre magistralement l'origine du mariage en 470.4.

Annotation

Dt 24, 1-4 : 01 Lorsqu’un homme prend une femme et l’épouse, et qu’elle cesse de trouver grâce à ses yeux, parce qu’il découvre en elle une tare, il lui écrira une lettre de répudiation et la lui remettra en la renvoyant de sa maison. Si cette femme, après avoir quitté la maison, épouse un autre homme, si ce deuxième homme se met lui aussi à la détester, lui écrit une lettre de répudiation, la lui remet et la renvoie de sa maison – ou encore si ce deuxième homme vient à mourir – son premier mari ne peut la reprendre pour femme, du fait qu’elle aura été rendue impure. Car elle serait une abomination devant le Seigneur. Tu n’entraîneras pas dans le péché le pays que le Seigneur ton Dieu te donne en héritage.

Gn 1, 27-28 : Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. »

Gn2, 22-24 : Avec la côte qu’il avait prise à l’homme, il façonna une femme et il l’amena vers l’homme. L’homme dit alors : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera femme – Ishsha –, elle qui fut tirée de l’homme – Ish. » À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.

Gn 9, 1 : Dieu bénit Noé et ses fils. Il leur dit : « Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre.

Gn 17, 15-21 : Dieu dit encore à Abraham : « Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus du nom de Saraï ; désormais son nom est Sara (c’est-à-dire : Princesse). Je la bénirai : d’elle aussi je te donnerai un fils ; oui, je la bénirai, elle sera à l’origine de nations, d’elle proviendront les rois de plusieurs peuples. » Abraham tomba face contre terre. Il se mit à rire car il se disait : « Un homme de cent ans va-t-il avoir un fils, et Sara va-t-elle enfanter à quatre-vingt-dix ans ? »

Et il dit à Dieu : « Accorde-moi seulement qu’Ismaël vive sous ton regard ! » Mais Dieu reprit : « Oui, vraiment, ta femme Sara va t’enfanter un fils, tu lui donneras le nom d’Isaac. J’établirai mon alliance avec lui, comme une alliance éternelle avec sa descendance après lui. Au sujet d’Ismaël, je t’ai bien entendu : je le bénis, je le ferai fructifier et se multiplier à l’infini ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. Quant à mon alliance, c’est avec Isaac que je l’établirai, avec l’enfant que Sara va te donner l’an prochain à pareille époque. »

Gn 21, 1-7 : Le Seigneur visita Sara comme il l’avait annoncé ; il agit pour elle comme il l’avait dit. Elle devint enceinte, et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse, à la date que Dieu avait fixée. Et Abraham donna un nom au fils que Sara lui avait enfanté : il l’appela Isaac (c’est-à-dire : Il rit). Quand Isaac eut huit jours, Abraham le circoncit, comme Dieu le lui avait ordonné. Abraham avait cent ans quand naquit son fils Isaac. Sara dit : « Dieu m’a donné l’occasion de rire : quiconque l’apprendra rira à mon sujet. » Puis elle ajouta : « Qui aurait dit à Abraham que Sara allaiterait des fils ? Et pourtant j’ai donné un fils à sa vieillesse ! »

Gn 30, 1-2.22-24 : Voyant qu’elle n’avait pas donné d’enfant à Jacob, Rachel devint jalouse de sa soeur. Elle dit à Jacob : « Donne-moi des fils, sinon je vais mourir ! » Jacob s’enflamma de colère contre Rachel et dit : « Suis-je à la place de Dieu, moi ? C’est lui qui t’a empêché d’avoir des enfants. » Dieu se souvint de Rachel, il l’exauça et la rendit féconde. Elle devint enceinte et enfanta un fils. Elle dit : « Dieu a enlevé ma honte. » Elle appela l’enfant Joseph, en disant : « Que le Seigneur m’ajoute un autre fils ! »

Jg 13, 2-7.24 : Il y avait un homme de Soréa, du clan de Dane, nommé Manoah. Sa femme était stérile et n’avait pas eu d’enfant. L’ange du Seigneur apparut à cette femme et lui dit : « Tu es stérile et tu n’as pas eu d’enfant. Mais tu vas concevoir et enfanter un fils. Désormais, fais bien attention : ne bois ni vin ni boisson forte, et ne mange aucun aliment impur, car tu vas concevoir et enfanter un fils. Le rasoir ne passera pas sur sa tête, car il sera voué à Dieu dès le sein de sa mère. C’est lui qui entreprendra de sauver Israël de la main des Philistins. » La femme s’en alla dire à son mari : « Un homme de Dieu est venu me trouver ; il avait l’apparence d’un ange de Dieu tant il était imposant. Je ne lui ai pas demandé d’où il venait, et il ne m’a pas fait connaître son nom. Mais il m’a dit : “Tu vas devenir enceinte et enfanter un fils. Désormais ne bois ni vin ni boisson forte, et ne mange aucun aliment impur, car l’enfant sera voué à Dieu dès le sein de sa mère et jusqu’au jour de sa mort !” » La femme enfanta un fils, et elle lui donna le nom de Samson. L’enfant grandit, le Seigneur le bénit,

1 S 1, 1-20 : IL Y AVAIT UN HOMME de la ville de Rama, dans la montagne d’Éphraïm ; il s’appelait Elcana, fils de Yéroham, fils d’Éliou, fils de Tohou, fils de Souf ; c’était un Éphratéen. Cet homme avait deux femmes. L’une s’appelait Anne, l’autre Peninna. Peninna avait des enfants, mais Anne n’en avait pas. Chaque année, Elcana montait de sa ville au sanctuaire de Silo pour se prosterner devant le Seigneur de l’univers et lui offrir un sacrifice. C’est à Silo que résidaient, comme prêtres du Seigneur, les deux fils d’Éli, Hofni et Pinhas. Un jour, Elcana offrait le sacrifice ; il distribua des parts de la victime à sa femme Peninna, à tous ses fils et à toutes ses filles. Mais à Anne, il donna une part de choix car il aimait Anne, que pourtant le Seigneur avait rendue stérile.

Sa rivale cherchait, par des paroles blessantes, à la mettre en colère parce que le Seigneur l’avait rendue stérile. Cela recommençait tous les ans, quand Anne montait au sanctuaire du Seigneur : Peninna cherchait à la mettre en colère. Anne pleura et ne voulut rien manger. Son mari Elcana lui dit : « Anne, pourquoi pleures-tu ? Pourquoi ne manges-tu pas ? Pourquoi ton coeur est-il triste ? Et moi, est-ce que je ne compte pas à tes yeux plus que dix fils ? » Anne se leva, après qu’ils eurent mangé et bu. Le prêtre Éli était assis sur son siège, à l’entrée du sanctuaire du Seigneur. Anne, pleine d’amertume, se mit à prier le Seigneur et pleura abondamment. Elle fit un voeu en disant : « Seigneur de l’univers ! Si tu veux bien regarder l’humiliation de ta servante, te souvenir de moi, ne pas m’oublier, et me donner un fils, je le donnerai au Seigneur pour toute sa vie, et le rasoir ne passera pas sur sa tête. »

Tandis qu’elle prolongeait sa prière devant le Seigneur, Éli observait sa bouche. Anne parlait dans son coeur : seules ses lèvres remuaient, et l’on n’entendait pas sa voix. Éli pensa qu’elle était ivre et lui dit : « Combien de temps vas-tu rester ivre ? Cuve donc ton vin ! » Anne répondit : « Non, mon seigneur, je ne suis qu’une femme affligée, je n’ai bu ni vin ni boisson forte ; j’épanche mon âme devant le Seigneur. Ne prends pas ta servante pour une vaurienne : c’est l’excès de mon chagrin et de mon dépit qui m’a fait prier aussi longtemps. » Éli lui répondit : « Va en paix, et que le Dieu d’Israël t’accorde ce que tu lui as demandé. » Anne dit alors : « Que ta servante trouve grâce devant toi ! » Elle s’en alla, elle se mit à manger, et son visage n’était plus le même.

Le lendemain, Elcana et les siens se levèrent de bon matin. Après s’être prosternés devant le Seigneur, ils s’en retournèrent chez eux, à Rama. Elcana s’unit à Anne sa femme, et le Seigneur se souvint d’elle. Anne conçut et, le temps venu, elle enfanta un fils ; elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce) car, disait-elle : « Je l’ai demandé au Seigneur. »

Osée 9, 11-14 : Éphraïm ! Comme un oiseau s’envolera ta gloire, dès la naissance, dès la grossesse et la conception. Même s’ils élèvent des fils, je les en priverai avant qu’ils aient l’âge d’homme. Oui, malheur à eux, quand je m’en éloignerai ! Éphraïm, je le vois comme une autre Tyr plantée dans un pâturage, mais il fait partir ses fils au-devant du tueur. Donne-leur, Seigneur, – et que vas-tu donner ? – donne-leur ventre stérile et seins desséchés.

EMV 144.3 · Tome 2, p. 469

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Il est dit que le Messie naîtrait d’une vierge de Juda. Toi, de qui et comment es-tu né ?

– A Bethléem Ephrata, de Marie de la race de David, par une conception spirituelle. Veuillez le croire. »

La belle voix de Jésus éclate d’un triomphe joyeux lorsqu’il proclame la virginité de sa Mère.

Annotation

Isaïe 7, 14 : C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous).

Michée 5, 1-2 : Et toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois. Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera... celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël.

EMV 155.5-10 · Tome 2, p. 511-515

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus fait mine de s’éloigner.

A ce moment, un petit groupe de juifs éprouve le besoin d’intervenir.

« Comment t’es-tu permis d’aborder des étrangers ? Ils sont corrompus, impurs, et quiconque les approche devient comme eux. »

Jésus les regarde – ils sont trois – fixement, avec sévérité, puis il parle :

« N’es-tu pas Aggée ? L’homme d’Azot venu ici au mois de Tisri dernier pour chercher à conclure des affaires avec un marchand qui réside près des fondations de la vieille source ? Et toi, n’es-tu pas Joseph de Rama, venu ici pour consulter le médecin romain et, comme moi, tu sais pourquoi ? Alors ? Vous ne vous croyez pas impurs ?

– Le médecin n’est jamais un étranger. Il soigne le corps, et le corps est le même pour tous.

– L’âme aussi, et même plus que le corps. Du reste, qu’est-ce que j’ai soigné ? Le corps innocent d’une enfant, et c’est de la même manière que j’espère guérir les âmes des étrangers, qui, elles, ne sont pas innocentes. Comme médecin et comme Messie, je peux donc aborder n’importe qui.

– Non. Tu ne le peux pas.

– Non, Aggée ? Et toi, pourquoi fais-tu des affaires avec un marchand romain ?

– Nos seuls contacts, ce sont la marchandise et l’argent.

– Et, sous prétexte que tu ne touches pas sa chair, mais seulement ce que sa main a touché, tu penses ne pas te contaminer ! Ah ! Hommes aveugles et cruels !

155.7 Ecoutez tous. Dans le livre du prophète dont cet homme porte justement le nom, il est dit : “ Demande donc aux prêtres une décision, en ces termes : ‘ Si un homme porte de la chair sanctifiée dans le pan de son vêtement et touche avec son vêtement du pain, un mets, du vin, de l’huile et toute sorte d’aliment, cela deviendra-t-il saint ? ’ Et les prêtres ont répondu : ‘ Non. ’ Alors Aggée dit : ‘ Si quelqu’un, rendu impur par un cadavre, touche à tout cela, cela deviendra-t-il impur ? ’ Et les prêtres ont répondu : ‘ Oui. ’ ”

Par cette façon d’agir rusée, trompeuse et incohérente, vous excluez et condamnez le bien et vous n’acceptez que ce qui favorise vos intérêts. Alors vous n’avez plus ni mépris ni dégoût. C’est pour vous éviter un dommage personnel que vous décidez si telle chose est impure ou rend impur, et si telle autre ne l’est pas. Vous êtes des bouches mensongères car si, d’après vous, ce qui est sanctifié au contact d’une chair sainte ou une chose sainte ne sanctifie pas ce qu’il touche, comment pouvez-vous professer que ce qui a touché une chose impure puisse rendre impur ce qu’il touche ?

Vous ne comprenez pas que vous vous contredisez, ministres menteurs d’une Loi de vérité qui en tirez parti en la tordant comme une corde à seule fin d’en sortir quelque chose qui serve vos intérêts. Vous êtes des pharisiens hypocrites qui sous un prétexte religieux déversez votre rancoeur humaine, tout humaine, des profanateurs de ce qui appartient à Dieu, des ennemis de l’Envoyé de Dieu que vous insultez. En vérité, en vérité je vous dis que chacun de vos actes, chacune de vos conclusions, chacune de vos démarches est mue par tout un mécanisme astucieux auquel servent de roues, de ressorts, de poids et de tirants, vos égoïsmes, vos passions, vos manques de sincérité, vos haines, votre soif de domination, vos envies.

C’est honteux ! Avides, tremblants de peur, haineux, vous vivez dans la peur orgueilleuse qu’un autre vous soit supérieur, même s’il n’est pas de votre caste. Et vous méritez alors d’être comme celui qui vous inspire la peur et la colère ! Comme le dit Aggée, d’un tas de vingt boisseaux vous en faites un de dix et d’un tas de cinquante barils vous en faites un de vingt pour empocher la différence alors que, pour l’exemple à donner à l’homme et pour l’amour de Dieu, vous devriez ne rien enlever au tas de boisseaux et au tas de barils, mais y ajouter une part de vos biens pour ceux qui ont faim. Vous méritez que le vent brûlant, la rouille et la grêle rendent stériles toutes les oeuvres de vos mains.

Quels sont parmi vous ceux qui viennent à moi ? Ceux qui pour vous ne sont que fumier et immondices, ces ignorants complets qui ne savent même pas que le vrai Dieu existe, eux viennent vers ceux à qui Dieu se rend présent dans les paroles et dans les oeuvres. Mais vous, vous ! Vous vous êtes fait une niche et vous y demeurez. Vous êtes arides, froids comme des idoles en attente d’encens et d’adorations. Et puisque vous vous prenez pour des dieux, il vous paraît inutile de penser au vrai Dieu comme il convient, et il vous semble dangereux que d’autres que vous osent ce que vous n’osez pas. En vérité, il vous est impossible de l’oser, puisque vous êtes des idoles, des serviteurs de l’Idole. Mais celui qui ose peut, parce que ce n’est pas lui, mais Dieu qui agit en lui.

155.8 Allez ! Rapportez à ceux qui vous ont envoyés sur mes talons que je méprise les marchands qui ne considèrent pas que vendre des marchandises ou la patrie ou le Temple à ceux dont ils re­çoivent de l’argent les contamine. Dites-leur que j’éprouve du dégoût pour les brutes qui ont seulement le culte de leur propre chair, de leur propre sang, et qui, quand il s’agit de leur guérison, ne tiennent pas les visites à un médecin étranger pour contaminantes. Dites-leur qu’il y a une seule mesure, et qu’elle est la même pour tous. Rapportez-leur que moi, le Messie, le Juste, le Conseiller, l’Admirable, celui sur qui descendra l’Esprit du Seigneur avec ses sept dons, celui qui ne jugera pas selon les apparences, mais selon ce qui se cache dans les coeurs, celui qui ne condamnera pas sur un ouï-dire, mais d’après les voix spirituelles qu’il entendra au-dedans de chaque homme, celui qui prendra la défense des humbles et jugera les pauvres avec justice, celui que je suis, – parce que je suis cela –, est déjà en train de juger et de frapper les hommes qui sur la Terre ne sont que terre ; et le souffle de ma respiration fera mourir l’impie et détruira son repaire, alors qu’il sera vie et lumière, liberté et paix pour ceux qui, poussés par un désir de justice et de foi, viendront à ma montagne sainte se rassasier de la science du Seigneur.

Cela est d’Isaïe, n’est-ce pas ?

Mon peuple ! Tout vient d’Adam, et Adam vient de mon Père. Tout est donc oeuvre du Père, et j’ai le devoir de vous réunir tous au Père. Et moi, je te les conduis, Père saint, éternel, puissant, je t’amène tes fils errants après les avoir rassemblés en les appelant d’une voix pleine d’amour, en les rassemblant sous mon bâton de berger semblable à celui que Moïse éleva contre les serpents dont la morsure était mortelle. Pour que tu aies ton Royaume et ton peuple. Et je ne fais pas de différence entre les hommes parce qu’au fond de chaque vivant je vois un point plus brillant que le feu : l’âme, une étincelle qui vient de toi, éternelle Splendeur. O mon éternel désir ! O mon inlassable volonté !

C’est cela que je veux, c’est de cela que je brûle : une terre qui tout entière chante ton Nom. Une humanité qui t’appelle Père. Une rédemption qui les sauve tous. Une volonté fortifiée qui les rende tous soumis à ta volonté. Un triomphe éternel qui remplisse le paradis d’un hosanna sans fin... O multitude des Cieux !... Voici que je vois le sourire de Dieu... et cela est une compensation pour toute la dureté des hommes. »

155.9 Les trois hommes se sont enfuis sous la grêle des reproches. Tous les autres, romains ou hébreux, sont restés, bouche bée. La femme romaine avec la petite fille rassasiée de lait – qui dort tranquillement sur le sein de sa mère – est restée là où elle était, presque aux pieds de Jésus, et elle pleure de joie maternelle et d’émotion spirituelle. Un grand nombre pleurent à la conclusion irrésistible de Jésus qui paraît flamboyer dans son extase.

Baissant les yeux et son esprit du Ciel sur la terre, Jésus voit la foule, voit la mère... et en passant, après un geste d’adieu à tous, il effleure de la main la jeune romaine comme pour la bénir de sa foi. Et il s’en va avec ses disciples pendant que les gens, encore sous le coup de l’émotion, restent sur place...

155.10 (La jeune romaine, si ce n’est pas une ressemblance fortuite, est l’une des celles qui étaient avec Jeanne, femme de Kouza, sur le chemin du Calvaire [en 608.9]. Comme personne n’a dit son nom, je n’en suis pas sûre.)

Détail

Résumé : Jésus a guérit une enfant romaine (l'enfant de Valeria). Un groupe de juifs le lui reproche.

Annotation

Livre d'Aggée 2, 11-13

Ag 2, 11-13 : Ainsi parle le Seigneur de l’univers : Demande donc aux prêtres une directive, en ces termes :

« Si quelqu’un porte, dans le pan de son vêtement, de la viande sanctifiée et qu’avec ce vêtement il touche du pain, des légumes, du vin, de l’huile ou n’importe quel aliment, cela en sera-t-il sanctifié ? » Les prêtres répondirent : « Non ». Aggée dit alors : « Si quelqu’un, devenu impur par le contact d’un mort, touche l’une de ces choses, devient-elle impure ? » Les prêtres répondirent : « Elle sera impure ».

Livre d'Aggée 2, 16

Ag 2, 16 : Qui étiez-vous ? On venait à un tas de grain de vingt mesures, il n’y en avait que dix ; on venait à une cuve puiser cinquante mesures, il n’y en avait que vingt.

Encore plus loin, Jésus cite Isaïe, quand il affirme qu'il jugera la terre.

Sur le chemin du Calvaire, en 608.9 (vision écrite 2 mois plus tôt et qui se trouve dans le volume n°10). Il s'agit, comme nous le verrons en 167.3, de la femme romaine Valeria et sa fille Faustina).

(Note de l'éditeur sur une précision de Maria en 155.10 )

Livre d'Isaïe 11, 1-5 : Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur – qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs. Il jugera les petits avec justice ; avec droiture, il se prononcera en faveur des humbles du pays. Du bâton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lèvres, il fera mourir le méchant. La justice est la ceinture de ses hanches ; la fidélité est la ceinture de ses reins.

EMV 176.3 · Tome 3, p. 155-156

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« C’est la volonté de Dieu qui nous a retenus en ce lieu car, après le chemin déjà parcouru, aller plus loin aurait été violer les préceptes et scandaliser. Or il faut éviter cela jusqu’à ce que la nouvelle Alliance soit écrite.

Il est juste de sanctifier les fêtes et de louer le Seigneur dans les lieux de prière. Mais toute la création peut être lieu de prière si la créature sait le rendre tel en élevant son âme vers le Père. L’arche de Noé à la dérive sur les flots fut un lieu de prière, de même que le ventre de la baleine de Jonas. La maison du pharaon le fut aussi quand Joseph y vivait, tout comme la tente d’Holopherne pour la chaste Judith. Et n’était-il pas vraiment sacré au Seigneur, le lieu corrompu où le prophète Daniel vivait en esclave, sacré par la sainteté de son serviteur qui sanctifiait le lieu au point de mériter les prophéties élevées du Christ et de l’Antéchrist, clés des temps actuels et des derniers temps ? A plus forte raison, cet endroit est saint puisqu’il parle de Dieu, Père et Créateur, par ses couleurs, ses parfums, la pureté de l’air, la richesse des moissons, les perles de la rosée et proclame : “ Je crois. Et vous, veuillez croire, car nous sommes les témoins de Dieu. ” Que cet endroit soit donc la synagogue de ce sabbat et lisons ici les pages éternelles sur les corolles et les épis, éclairés par la lampe sacrée du soleil.

Je vous ai nommé Daniel. Je vous ai dit : “ Que cet endroit soit notre synagogue. ” Il nous rappelle le joyeux “ Bénissez ” des trois saints enfants au milieu des flammes de la fournaise : “ Cieux et eaux, rosées et giboulées, glaces et neiges, feux et couleurs, lumières et ténèbres, éclairs et nuées, montagnes et collines, toute chose germant sur la terre, oiseaux, poissons et bêtes sauvages, louez et bénissez le Seigneur avec les hommes saints et humbles de cœur. ” Voilà le résumé du cantique : il est d’un grand enseignement pour les humbles et les saints. Nous pouvons prier et mériter le Ciel partout. Nous le méritons quand nous faisons la volonté du Père.

Détail

On est à l'aurore, donc au matin du sabbat (EMV 176.1). Jésus va vers les dormeurs qui s'éveillent, et la foule qui l'a suivie, car il souhaite sanctifier "ce jour saint par la parole de Dieu" (EMV 176.2).

Annotation

Après le chemin déjà parcouru, aller plus loin aurait été violer les préceptes et scandaliser. Par respect du précepte limitant les déplacements sabbatiques, qui trouve son fondement dans Exode 16,29.

L’arche de Noé à la dérive sur les flots fut un lieu de prière, de même que le ventre de la baleine de Jonas. Cf Genèse 7.7 et Jonas 2, 2.

Gn 7, 7 : "Noé entra dans l'arche avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils pour échapper aux eaux du déluge."

Jon 2, 2 : Et des entrailles du poisson Jonas pria Yahweh, son Dieu.

La maison du pharaon le fut aussi quand Joseph y vivait, tout comme la tente d’Holopherne pour la chaste Judith. Cf Genèse 39, 2 et 41, 40 ainsi que Judith 12, 5 et Judith 13, 4-5.

Gn 39, 2 : Yahweh fut avec Joseph, qui faisait prospérer toutes choses ; il habitait dans la maison de son maître, l'Egyptien.

Gn 41, 40 : Et Pharaon dit à Joseph : " Voici que je t'établis sur tout le pays d'Egypte. "

Jdt 12, 5 : En y entrant, elle demanda qu'on lui accordât la faculté de sortir, la nuit et avant le jour, pour aller prier et invoquer le Seigneur.

Jdt 13, 4-5 : Holoferne était étendu sur son lit, plongé dans l'assoupissement d'une complète ivresse. Judith avait dit à sa servante de se tenir dehors devant la chambre, et de faire le guet.

Et n’était-il pas vraiment sacré au Seigneur, le lieu corrompu où le prophète Daniel vivait en esclave, sacré par la sainteté de son serviteur qui sanctifiait le lieu au point de mériter les prophéties élevées du Christ et de l’Antéchrist, clés des temps actuels et des derniers temps ? Daniel 1, 21 | Daniel 7, 2-14 | Daniel 9, 24-27 | Daniel 12, 5-12.

Dn 1, 21 : Daniel demeura là jusqu'en l'an un du roi Cyrus.

Dn 7, 2-14 : Daniel prit la parole et dit : " Je voyais dans ma vision pendant la nuit, et voici que les quatre vents du ciel fondaient sur la grande mer, Et quatre grandes bêtes montèrent de la mer, différentes l'une de l'autre. La première était semblable à un lion et avait des ailes d'aigle. Je contemplais, jusqu'au moment où ses ailes furent arrachées, et où elle fut enlevée de terre, et dressée sur ses pieds, comme un homme, et où un cœur d'homme lui fut donné. Et voici une autre bête, une deuxième, ressemblant à un ours ; elle dressait l'un de ses côtés, et trois côtes étaient dans sa gueule entre ses dents, et on lui disait : " Lève-toi, mange beaucoup de chair ! Après cela, je regardais, et voici une autre bête semblable a un léopard ; elle avait sur son dos quatre ailes d'oiseau, et la bête avait quatre têtes ; et la domination lui fut donnée. Après cela je regardais dans les visions de la nuit, et voici une quatrième bête, terrible, effrayante et extraordinairement forte ; elle avait de grandes dents de fer ; elle dévorait et brisait, et le reste elle le foulait aux pieds ; elle était différente de toutes les bêtes qui l'avaient précédée, et elle avait dix cornes. Je considérais les cornes, et voici qu'une autre corne, petite, s'éleva au milieu d'elles, et trois des premières cornes furent arrachées par elle ; et voici que cette corne avait des yeux comme des yeux d'homme, et une bouche qui disait de grandes choses.

Je regardais, jusqu'au moment où des trônes furent placés, et où un vieillard s'assit. Son vêtement était blanc comme de la neige, et les cheveux de sa tête étaient comme de la laine pure. Son trône était des flammes de feu ; les roues, un feu ardent. Un fleuve de feu coulait, sortant de devant lui ; mille milliers le servaient, et une myriade de myriades se tenaient debout devant lui. Le Juge s'assit, et des livres furent ouverts. Je regardais alors, à cause du bruit des grandes paroles que la corne proférait ; je regardais, jusqu'au moment où la bête fut tuée, et son corps détruit et livré à la flamme de feu. Au reste des bêtes aussi, on avait ôté leur domination, et la durée de leur vie avait été fixée jusqu'à un temps et un moment.

Je regardais dans les visions de la nuit, et voici que sur les nuées vint comme un Fils d'homme ; il s'avança jusqu'au vieillard, et on le fit approcher devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et règne, et tous les peuples, nations et langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit.

Dn 9, 24-27 : Soixante-dix semaines ont été déterminées sur ton peuple et sur ta ville sainte pour enfermer la prévarication, pour sceller les péchés et pour expier l'iniquité, et pour amener la justice éternelle, pour sceller vision et prophète et pour oindre le Saint des saints. Sache donc et comprends : depuis la sortie d'une parole ordonnant de rebâtir Jérusalem jusqu'à un oint, un chef, il y a sept semaines, et soixante-deux semaines ; elle sera rebâtie, places et enceinte, dans la détresse des temps. Et après soixante-deux semaines, un oint sera retranché, et personne pour lui. Et le peuple d'un chef qui viendra détruira la ville et le sanctuaire, et sa fin sera dans l'inondation, et jusqu'à la fin il y aura guerre, ce qui est décrété touchant la dévastation. Il conclura une alliance ferme avec un grand nombre pendant une semaine ; et, au milieu de la semaine, il fera cesser le sacrifice et l'oblation, et sur l'aile des abominations viendra un dévastateur, et cela jusqu'à ce que la destruction et ce qui a été décrété se répandent sur le dévasté.

Dn 12, 5-12 : Moi, Daniel, je regardai et voici que deux autres hommes se tenaient debout, l'un sur une rive du fleuve, l'autre sur l'autre rive du fleuve. 6L'un d'eux parla à l'homme vêtu de lin, qui était au-dessus des eaux du fleuve : " Jusqu'à quand le terme de ces choses merveilleuses ? " Et j'entendis l'homme vêtu de lin qui était au-dessus des eaux ; il leva vers le ciel sa main droite et sa main gauche, et il jura par celui qui vit éternellement que ce serait dans un temps, des temps et une moitié de temps, et que, quand on aurait achevé de briser la force du peuple saint, alors s'accompliront toutes ces choses. Et moi, j'entendis, mais sans comprendre, et je dis : " Mon seigneur, quelle sera la fin de ces choses ? " Il dit : " Va, Daniel, car les paroles sont serrées et scellées jusqu'au temps de la fin. Il y en aura beaucoup qui seront purifiés, blanchis et éprouvés ; et les méchants feront le mal, et aucun méchant ne comprendra ; mais les intelligents comprendront. Depuis le temps où sera interrompu le sacrifice perpétuel, et où sera dressée l'abomination du dévastateur, il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours. Heureux celui qui attendra et arrivera jusqu'à mille trois cent trente-cinq jours !"

Je vous ai nommé Daniel. Je vous ai dit : “ Que cet endroit soit notre synagogue. ” Il nous rappelle le joyeux “ Bénissez ” des trois saints enfants au milieu des flammes de la fournaise : cf. Daniel 3, 52-90.

Dn 3, 52-90 : Vous êtes béni, Seigneur, Dieu de nos pères, digne d'être loué, glorifié et exalté à jamais. Béni est votre nom saint et glorieux, digne de suprême louange et exaltation à tout jamais. Vous êtes béni dans le temple de votre sainte gloire, digne de suprême louange et gloire à jamais. Vous élus béni sur le trône de votre royaume, digne de suprême louange et exaltation à jamais. Vous êtes béni, vous dont le regard pénètre les abîmes, et qui êtes assis sur les Chérubins, digne de suprême louange et exaltation à jamais. Vous êtes béni au firmament du ciel, digne de louange et de gloire à jamais.

Bénissez toutes le Seigneur, œuvres du Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Anges du Seigneur, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Cieux, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Eaux et tout ce qui est au-dessus des cieux, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Puissances du Seigneur, bénissez toutes le Seigneur ; louez-le, et exaltez-le à jamais.

Soleil et lune, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Astres du ciel, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Pluies et rosées, bénissez toutes le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Vents que Dieu déchaîne, bénissez tous le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais.

Feux et chaleurs, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Froid et chaleur, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Rosées et givres, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Gelées et frimas, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Glaces et neiges, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais.

Nuits et jours, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Lumière et ténèbres, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Eclairs et sombres nuages, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Que la terre bénisse le Seigneur ; qu'elle le loue et l'exalte à jamais !

Montagnes et collines, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Plantes qui croissez sur la terre, bénissez toutes le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Fontaines, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Mers et fleuves, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais.

Monstres et tout ce qui s'agite dans les eaux, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Oiseaux du ciel, bénissez tous le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Bêtes sauvages et troupeaux, bénissez tous le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Enfants des hommes, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Qu'Israël bénisse le Seigneur ; qu'il le loue et l'exalte à jamais !

Prêtres du Seigneur, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Serviteurs du Seigneur, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Esprits et âmes des justes, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Saints et humbles de cœur, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Ananias, Azarias et Misaël, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais.

Car il nous à tirés du schéol, et délivrés de la puissance de la mort ; il nous à sauvés du milieu de la fournaise de flamme brûlante, et tirés du milieu du feu. Célébrez le Seigneur, car il est bon, car sa miséricorde dure à jamais. Vous tous, hommes pieux, bénissez le Seigneur, le Dieu des dieux ; louez-le et célébrez-le, car sa miséricorde dure à jamais.