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Scribes

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EMV 501.2 · Tome 8

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

– Alors, parle-nous encore. Il vient parfois ici des pharisiens zélés et des scribes orgueilleux. Mais ils n’ont rien à nous dire. C’est juste. Leur élévation les sépare de... tout, et ils sont les sages. Nous... Devrions-nous ne rien savoir, parce que le sort nous a fait naître ici ?

– Dans la Maison de mon Père, il n’y a pas de séparations ni de différences pour ceux qui parviennent à croire en lui et à mettre en pratique sa Loi, qui est le code de sa volonté, pourvu que l’homme vive en juste pour obtenir une récompense éternelle dans son Royaume.

501.2 Ecoutez : un père avait plusieurs fils. Certains avaient toujours vécu en contact étroit avec lui ; d’autres, pour diverses raisons, en avaient été relativement plus éloignés. Pourtant, connaissant malgré la distance les désirs de leur père, ils pouvaient agir comme s’il avait été proche. D’autres étaient encore plus loin, et, élevés depuis le premier jour de leur naissance au milieu de serviteurs qui parlaient d’autres langues et avaient des coutumes différentes, ils s’efforçaient de servir leur père d’après le peu que, par instinct plus que par connaissance, ils savaient devoir lui être agréable. Un jour, le chef de famille voulut rassembler toute sa descendance et la convia auprès de lui. Il n’ignorait pas comment, malgrés ses ordres, les serviteurs s’étaient abstenus de faire connaître ses pensées à ses enfants éloignés — car, dans leur orgueil, ils les considéraient comme inférieurs et non aimés, uniquement parce qu’ils n’habitaient pas avec leur père. Eh bien, croyez-vous que, arbitrant selon le droit humain, il a donné possession de ses biens à ceux-là seuls qui étaient toujours restés chez lui, ou qui étaient assez proches pour être au courant de ses ordres et de ses désirs ? Au contraire, il suivit une tout autre manière de juger. Observant les actes de ceux qui avaient été sages par amour de ce père qu’ils ne connaissaient que de nom et qu’ils avaient honoré par toutes leurs actions, il les appela auprès de lui pour leur dire : “ Vous avez le double mérite d’être justes, puisque vous l’avez été par votre seule volonté et sans être aidés. Venez m’entourer. Vous en avez bien le droit ! Les premiers m’ont toujours possédé et tous leurs actes étaient réglés par mes conseils et récompensés par mon sourire. Vous, vous avez dû agir uniquement par foi et par amour. Venez, car dans ma maison votre place est prête, et cela depuis longtemps ; à mes yeux, la différence ne tient pas au fait d’avoir toujours été à la maison ou au loin : ce qui fait la différence, ce sont les actions que mes fils ont accomplies, qu’ils soient proches ou non. ”

Telle est la parabole, et voici son explication : les scribes ou les pharisiens, qui vivent autour du Temple, peuvent au Jour éternel ne pas se trouver dans la Maison de Dieu, et beaucoup de personnes, que la distance oblige à ne connaître que succinctement ce qui concerne Dieu, pourront être alors dans son Sein. Car ce qui permet d’obtenir le Royaume, c’est la volonté de l’homme tendue vers l’obéissance à Dieu, et non un amas de pratiques et de science.

Faites donc ce que je vous ai expliqué hier. Qu’aucune crainte excessive ne vous paralyse. Faites-le sans escompter éviter ainsi le châtiment. Agissez seulement par amour pour Dieu, qui vous a créés pour vous aimer et être aimé de vous. Et vous obtiendrez une place dans la Maison paternelle.

Détail

La parabole des fils plus ou moins éloignés de leur père