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Esséniens

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EMV 80 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus arrive au massif de la Tentation, accompagné de Jean, de Judas et de Simon le Zélote. C'est un lieu désolé. Judas croit qu'il n'y est resté que quelques heures, mais le Seigneur le détrompe. Il explique qu'il y est venu pour se préparer à sa Mission. L'Iscariothe pensait qu'il aurait été auprès de quelques maîtres et rabbis, mais qui pouvait enseigner quelque chose au Verbe de Dieu ?

Jésus explique ensuite que les hommes ont une destinée et qu'ils doivent choisir entre l'Ami ou Satan. Il propose finalement aux apôtres de rester quelques jours ici, pour leur enseigner aussi la force de la pénitence. Jean et Simon le Zélote acceptent volontiers. Judas est moins enthousiaste, mais n'ose pas s'en aller.

Après quelques jours, la vision de Maria continue. Jésus précise que son séjour au désert a duré quarante jours et a eu lieu durant l'hiver. Il explique son baptême, donné par Jean, puis la Tentation par le Démon. Il parle notamment de sa nature d'Homme Dieu et répond aussi à la question de Judas s'il a pu être tenté ou non. À la fin de son discours, il demande que les disciples ne parlent pas de l'hostilité du monde envers Jésus à Marie. Elle en souffrirait trop...

EMV 80.3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Les esséniens sont des "gens qui nient l’immortalité de l’âme en niant la résurrection finale, qui nient le libre arbitre de l’homme en renvoyant dos à dos vertus et vices, actions saintes et mauvaises réglées par une destinée qu’ils disent fatale et invincible."

EMV 80.3-4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Où voudrais-tu que je sois allé me préparer, Judas ? »

Judas est perplexe, désorienté. Il répond finalement :

« Mais je ne sais pas... Je pensais... chez quelque rabbi... auprès des esséniens... Je ne sais.

– Mais pouvais-je trouver un rabbi qui m’en apprenne davantage que ce que me révélaient la puissance et la sagesse de Dieu ? Moi, le Verbe éternel du Père, j’étais présent quand le Père créa l’homme et je sais de quelle âme immortelle et animée, de quelle capacité de libre jugement le Créateur l’a doté. Comment aurais-je donc pu aller chercher science et compréhension chez des gens qui nient l’immortalité de l’âme en niant la résurrection finale, qui nient le libre arbitre de l’homme en renvoyant dos à dos vertus et vices, actions saintes et mauvaises réglées par une destinée qu’ils disent fatale et invincible ? Ah non !

Vous avez une destinée, oui. Vous en avez une. Dans l’esprit de Dieu qui vous a créés, il existe pour vous une destinée. Le Père la désire pour vous, et c’est une destinée d’amour, de paix, de gloire : “ la sainteté qui fait de vous ses fils. ” Tel est le destin qui, présent à la pensée divine au moment où Adam fut créé avec de la boue, sera présent jusqu’à la création de la dernière âme humaine.

Mais le Père ne vous fait pas violence dans votre condition de roi. Le roi, s’il est prisonnier, n’est plus roi : il est déchu. Vous êtes rois parce que vous êtes libres dans votre petit royaume individuel, dans votre moi. En lui, vous pouvez faire ce que vous voulez, comme vous voulez.

80.4 En face, aux frontières de votre petit royaume, vous avez un Roi ami et deux puissances ennemies. L’Ami vous montre les règles qu’il a édictées pour rendre heureux ceux qui sont à lui. Il vous les montre. Il vous dit : “ Les voilà ! Avec elles, l’éternelle victoire vous est assurée. ” Il vous les montre, lui, le Sage et le Saint, pour que vous puissiez, si vous le voulez, les mettre en pratique et en retirer une gloire éternelle. Les deux puissances ennemies sont Satan et la chair. Sous le nom de chair, je mets la vôtre et celle du monde : c’est-à-dire les pompes et les séductions du monde, autrement dit la richesse, les fêtes, les honneurs, les pouvoirs qui viennent du monde et qui s’y trouvent, et qu’on n’acquiert pas toujours honnêtement et dont on sait encore moins user honnêtement si l’homme y parvient à la suite d’un ensemble de circonstances.

Satan, le maître de la chair et du monde, s’adresse à nous par lui-même et par la chair. Lui aussi a ses règles, ô combien !... Et puisque le “ moi ” est entouré de chair et que la chair recherche la chair comme les parcelles de fer se dirigent vers l’aimant, et parce que le chant du Séducteur est plus doux que les trilles du rossignol amoureux au clair de lune dans le parfum de la roseraie, il est plus facile de suivre ces règles-là, de se soumettre à ces puissances, de leur dire : “ Je vous considère comme des amies. Entrez. ”

Entrez... Avez-vous jamais vu un allié rester toujours honnête, sans demander le cent pour un pour l’aide qu’il apporte ? C’est ce qu’elles font. Elles entrent... et elles deviennent maîtresses. Maîtresses ? Non : tyranniques. Elles vous lient, vous les hommes, à leurs bancs de galériens, elles vous y enchaînent, elles ne vous laissent plus dégager le cou de leur joug et leur fouet imprime sur vous des marques sanglantes si vous cherchez à leur échapper. Ah ! Se faire frapper jusqu’à en devenir une masse de chair broyée, devenue inutilisable au point que leur pied cruel la repousse, ou mourir sous leurs coups.

Si vous savez vous livrer à ce martyre, vous livrer à ce martyre, alors passe la Miséricorde, la seule qui puisse encore avoir pitié de cette répugnante misère pour laquelle le monde – un des deux maîtres –, éprouve du dégoût et sur laquelle l’autre maître – Satan – décoche ses flèches vengeresses. Et la Miséricorde, la seule à passer à ses côtés, se penche, l’accueille, la soigne, la guérit et lui dit : “ Viens, ne crains pas. Ne te regarde pas. Tes plaies ne sont plus que des cicatrices, mais tellement innombrables qu’elles te feraient horreur, tant elles te défigurent. Mais, moi, ce n’est pas elles que je regarde, je regarde ta volonté. En raison de cette bonne volonté, tu es marquée d’un signe. Et en raison de ce signe, je te dis : Je t’aime, viens avec moi ”, et elle la porte dans son Royaume. Alors vous comprenez que Miséricorde et Amitié royale sont une même personne. Vous retrouvez les règles que l’Ami vous avait montrées et que vous n’aviez pas voulu suivre. Maintenant vous en avez la volonté... et vous arrivez à la paix de la conscience d’abord, à la paix de Dieu ensuite.

Dites-moi donc. Est-ce que cette destinée a été imposée par Un seul à tous, ou bien chacun, personnellement, l’a-t-il voulue pour lui-même ?

– C’est chacun qui l’a voulue.

– Tu juges bien, Simon. Pouvais-je, moi, aller trouver ceux qui nient la bienheureuse résurrection et le don de Dieu pour me former ?

Détail

Enseignement plus large sur la destinée de l'homme et sur sa liberté ainsi que son libre-arbitre.

EMV 207.4 · Tome 3, p. 378

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Citation

Tout était chaste, recueilli, en attente... de toi, de toi, mon Fils ! La terre te sentait venir... Et les habitants de Bethléem t’ont peut-être senti eux aussi, car ils ne sont pas méchants, malgré ce que vous pensez. Ils ne pouvaient pas nous abriter... Dans les maisons honnêtes et bonnes de Bethléem s’entassaient, arrogants comme toujours, sourds et orgueilleux, ceux qui maintenant le sont restés ; eux, ils ne pouvaient te sentir... Combien de pharisiens, de sadducéens, d’hérodiens, de scribes, d’esséniens il y avait ! Si leur coeur est aujourd’hui fermé, cela vient encore de leur dureté de coeur d’alors. Ce soir-là, ils ont fermé leur coeur à l’amour envers leur pauvre soeur... Ils sont restés dans les ténèbres, et y demeurent encore. Ils ont repoussé Dieu dès cet instant, en repoussant loin d’eux l’amour du prochain.

Détail

Marie parle de la Nativité de Jésus.