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Erreur d'Israël - Erreur des Juifs

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EMV 140.2 · Tome 2, p. 448

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Est-ce sur elle que tu as l’intention de fonder ton Royaume ?

– Un roi doit avoir des sujets qui connaissent les lois de son royaume.

– Mais tes lois sont toutes spirituelles !

– Tu l’as dit, Hermas, toutes spirituelles. J’aurai un royaume spirituel. J’ai donc un code spirituel.

– Mais le rétablissement d’Israël, alors ?

– Ne tombez pas dans l’erreur commune de donner au nom d’Israël sa signification humaine. On dit Israël pour signifier “ Peuple de Dieu ”. Je rétablirai la vraie liberté et la vraie puissance de ce peuple de Dieu et je la rétablirai en rendant au Ciel les âmes, rachetées et en possession de la sagesse des vérités éternelles. »

EMV 144.2 · Tome 2, p. 468

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Il m’a été dit ce que l’Esprit a dit à Ezéchiel quand il lui annonça une mission prophétique : “ Fils de l’homme, je t’envoie aux enfants d’Israël, aux peuples rebelles qui se sont éloignés de moi… Ce sont des enfants à la tête dure et au cœur indomptable… Il peut se faire qu’ils t’écoutent, puis ne tiennent pas compte de tes paroles — qui sont mes paroles —, car c’est une maison rebelle mais, au moins, ils sauront qu’au milieu d’eux il y a un prophète. Toi, n’aie donc pas peur d’eux, que leurs discours ne t’épouvantent pas parce qu’ils sont incrédules et révoltés… Rapporte-leur mes paroles, qu’ils te prêtent l’oreille ou non. En ce qui te concerne, fais ce que je te dis. Ecoute ce que je te dis pour n’être pas rebelle comme eux. Par conséquent, mange toute nourriture que je te présenterai. ” Et moi, je suis venu. Je ne me fais aucune illusion et je ne prétends pas être reçu en triomphateur. Mais, puisque la volonté de Dieu est mon miel, je l’accomplis et, si vous voulez, je vous répète les paroles que l’Esprit a mises en moi.

Détail

Jésus parle à un samaritain.

EMV 145.5-6 · Tome 2, p. 472-474

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« J’ai entendu parler beaucoup d’entre vous, et en tous j’ai découvert une secrète douleur, une peine dont vous-mêmes ne vous rendez peut-être pas compte, mais qui saigne dans vos coeurs. Voici des siècles qu’elle grandit et ni les raisons que vous exprimez ni les injures qu’on vous lance ne peuvent la faire disparaître. Au contraire, elle durcit de plus en plus et pèse comme la neige quand elle se transforme en glace.

Je ne suis pas à votre place et je ne suis pas non plus de ceux qui vous accusent. Je suis justice et sagesse. Et pour résoudre votre cas, je vous cite encore Ezéchiel. En qualité de prophète, il parle de Samarie et de Jérusalem en disant qu’elles sont les filles d’un même sein et en les appelant Ohola et Oholiba.

La première à tomber dans l’idolâtrie, ce fut Ohola, car elle était déjà privée de ce secours spirituel qu’est l’union à notre Père des Cieux. L’union à Dieu est salut, toujours. Elle a échangé la véritable richesse, la véritable puissance, la véritable sagesse contre une pauvre richesse, avec la puissance et la sagesse de quelqu’un qui était, plus encore qu’elle-même, inférieur à Dieu, et elle fut séduite par lui au point de devenir l’esclave de la manière de vivre de celui qui l’avait séduite. Pour être forte, elle devint faible. Pour être plus, elle devint moins. Pour avoir été imprudente, elle devint folle. Quand quelqu’un s’est imprudemment contaminé par une infection, il lui est bien difficile de s’en guérir.

Vous direz : “ Avons-nous été amoindris ? Non. Nous avons été grands. ” Grands, oui, mais comment ? A quel prix ? Vous le savez. Combien, même parmi les femmes, acquièrent la richesse au prix effroyable de leur honneur ! Elles acquièrent une chose qui peut ne pas durer. Elles perdent définitivement une autre chose : leur bonne renommée.

Oholiba, voyant que la folie d’Ohola lui avait procuré des richesses, voulut l’imiter et devint plus folle encore qu’Ohola, et ce au prix d’une double faute. En effet, elle avait avec elle le vrai Dieu et n’aurait jamais dû mépriser la force qui lui venait de cette union. Et une dure, terrible punition est survenue et encore davantage à Oholiba qui s’était montrée doublement folle et impure. Dieu lui tournera le dos. Déjà il est en train de le faire pour s’en aller vers ceux qui ne sont pas de Juda. Et on ne pourra accuser Dieu d’être injuste car lui, il ne s’impose pas. Il ouvre les bras à tous, il invite tout le monde, mais si on lui dit : “ Va-t’en ”, il s’en va. Il va chercher l’amour et en inviter d’autres jusqu’à ce qu’il trouve quelqu’un qui lui dise : “ Je viens. ” C’est pourquoi je vous assure que cette pensée peut procurer un grand soulagement à votre tourment.

Ohola, reviens à toi ! Dieu t’appelle. La sagesse de l’homme consiste à se repentir. La sagesse spirituelle réside dans l’amour du Dieu vrai et de sa vérité. Ne regardez ni Oholiba, ni la Phénicie, ni l’Egypte, ni la Grèce. Regardez Dieu. Le Ciel est la patrie de toute âme droite. Il n’y a pas beaucoup de lois, mais une seule : celle de Dieu. C’est par ce code que l’on obtient la vie. Ne dites pas : “ Nous avons péché ”, mais : “ Nous ne voulons plus pécher. ” Que Dieu vous aime encore, la preuve en est dans le fait qu’il vous a envoyé son Verbe vous dire : “ Venez. ” Venez, je vous en adjure. Vous êtes injuriés et proscrits ? Et par qui ? Par des êtres semblables à vous. Mais Dieu est plus grand qu’eux, et il vous dit : “ Venez. ” Un jour viendra où vous vous réjouirez de n’être pas allés au Temple... Votre intelligence s’en réjouira. Mais les âmes se réjouiront davantage car le pardon de Dieu sera déjà descendu sur ceux qui, dispersés en Samarie, ont le coeur droit. Préparez-en l’avènement. Venez au Sauveur universel, ô enfants de Dieu qui avez perdu la vraie Voie.

145.6 – Nous serions bien venus, du moins certains d’entre nous. Mais ce sont ceux de l’autre côté qui ne veulent pas de nous.

– Avec le prêtre et le prophète, j’ajoute encore : “ Voici que je vais prendre le bois de Joseph qui est aux mains d’Ephraïm et les tribus d’Israël qui sont avec lui, je vais le mettre contre le bois de Juda et j’en ferai un seul morceau de bois... ” Oui. Venez à moi, pas au Temple. Moi, je ne vous repousse pas. Je suis celui que l’on appelle le Roi qui domine sur tous. Je vous purifierai tous, ô peuples qui voulez être purifiés. Je vous rassemblerai, ô troupeaux qui êtes sans bergers ou avec des bergers idolâtres, car je suis le bon Berger. Je vous donnerai un tabernacle unique et le placerai au milieu de mes fidèles. Ce tabernacle sera source de vie, pain de vie, il sera lumière, salut, protection, sagesse. Il sera tout car il sera le Vivant donné en nourriture aux morts pour les rendre vivants, il sera le Dieu qui se donne avec sa sainteté pour sanctifier. Voilà ce que je suis et ce que je serai. Le temps de la haine, de l’incompréhension, de la crainte est passé. Venez ! Peuple d’Israël ! Peuple séparé ! Peuple affligé ! Peuple éloigné ! Peuple cher, tellement cher, infiniment cher parce que malade, affaibli, saigné à blanc par une flèche qui a ouvert les veines de l’âme et en a fait fuir l’union vitale avec ton Dieu, viens ! Viens vers le sein d’où tu es né, viens sur la poitrine d’où t’est venue la vie. Douceur et tiédeur s’y trouvent encore pour toi. Toujours. Viens ! Viens à la vie et au salut. »

Détail

Dans sa prédication, Jésus cite deux personnages : Ohola et Oholiba, du Livre d'Ezéchiel. Ohola représente la Samarie, Oholiba représente Israël.

Annotation

Livre d'Ezéchiel, chapitre 23

Ez 23 : La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, il était une fois deux femmes, filles de la même mère. Elles se prostituèrent en Égypte ; dès leur jeunesse, elles se prostituèrent. C’est là qu’on a pressé leurs seins, là qu’on a caressé leur poitrine virginale. Voici leurs noms : Ohola, l’aînée, Oholiba sa soeur. Alors elles furent à moi et enfantèrent des fils et des filles. Quant à leurs noms, Ohola, c’est Samarie, Oholiba, c’est Jérusalem.

Or Ohola se prostitua alors qu’elle m’appartenait. Elle brûla de désir pour ses amants, les fils d’Assour, des voisins vêtus de pourpre, gouverneurs et magistrats, tous jeunes, séduisants, cavaliers accomplis. Elle s’adonna à la prostitution avec toute l’élite des fils d’Assour. Chez tous ceux pour qui elle brûlait, elle se rendit impure au contact de toutes leurs idoles immondes. Elle ne renonça pas à ses prostitutions commencées en Égypte, quand elle était toute jeune et que l’on couchait avec elle, que l’on caressait sa poitrine virginale en l’entraînant dans la prostitution. C’est pourquoi je l’ai livrée aux mains de ses amants, aux mains des fils d’Assour pour qui elle brûlait : eux dévoilèrent sa nudité, prirent ses fils et ses filles ; elle-même, ils la firent périr par l’épée. Elle fut célèbre parmi les femmes, car on avait fait justice d’elle.

Sa soeur Oholiba vit tout cela, mais elle fut corrompue davantage, elle brûla plus encore, ses prostitutions furent pires que celles de sa soeur. Elle brûla pour les fils d’Assour, gouverneurs et magistrats, ses voisins superbement vêtus, cavaliers accomplis, tous jeunes et séduisants. Je vis qu’elle s’était rendue impure, et que toutes deux avaient pris le même chemin. Oholiba ajouta encore à ses prostitutions : elle vit des hommes gravés sur le mur, des images de Chaldéens colorées au vermillon ; leurs reins étaient serrés dans une ceinture, leur tête coiffée de foulards flottants ; tous avaient l’allure d’écuyers et ressemblaient aux fils de Babylone en Chaldée, leur pays d’origine ; elle brûla pour eux au premier regard et leur envoya des messagers en Chaldée.

Alors les fils de Babylone vinrent à elle pour partager la couche des amours, et la rendirent impure par leurs prostitutions. Mais après qu’ils l’eurent rendue impure, son coeur se détacha d’eux. Elle a dévoilé ses prostitutions, elle a dévoilé sa nudité. Alors mon coeur s’est détaché d’elle comme il s’était détaché de sa soeur. Elle a multiplié ses prostitutions, se souvenant des jours de sa jeunesse quand elle se prostituait au pays d’Égypte ; elle y brûlait pour des partenaires dont la vigueur était celle des ânes, et le rut celui des étalons. Tu recherchais la débauche de ta jeunesse, quand les Égyptiens s’en prenaient à tes seins, à ta poitrine juvénile. C’est pourquoi, Oholiba, ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que je dresse contre toi tes amants ; ceux dont ton coeur s’est détaché, je les amène de partout contre toi, les fils de Babylone et tous les Chaldéens, Peqod, Shoa et Qoa, tous les fils d’Assour avec eux, tous jeunes et séduisants, gouverneurs et magistrats, écuyers renommés, tous montant des chevaux. Du nord viendront contre toi chars et chariots, avec une cohorte de peuples. De tous côtés, ils t’opposeront le grand et le petit bouclier ainsi que le casque. Je leur confierai le jugement, et ils te jugeront selon leur droit.

J’exercerai ma jalousie contre toi, et ils te traiteront avec fureur, ils te couperont le nez et les oreilles, et ceux des tiens qui resteront tomberont par l’épée ; ils prendront tes fils et tes filles, et ce qui restera de toi sera dévoré par le feu. Ils t’arracheront tes vêtements et te prendront tes bijoux. Je mettrai fin à ta débauche, à ta prostitution qui a commencé en Égypte. Tu ne lèveras plus les yeux vers eux et tu ne te souviendras plus de l’Égypte. Car ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que je te livre aux mains de ceux que tu as pris en haine, aux mains de ceux dont ton coeur s’est détaché. Ils te traiteront avec haine, ils s’empareront de tout le fruit de ton travail, ils te laisseront complètement nue. Ainsi sera dévoilée la nudité de tes fornications, de ta débauche et de ta prostitution. Ils te feront cela parce que tu t’es prostituée en suivant les nations et tu t’es rendue impure avec leurs idoles immondes. Tu as imité la conduite de ta soeur ; je mettrai sa coupe dans ta main.

Ainsi parle le Seigneur Dieu : La coupe de ta soeur, tu la boiras, elle est profonde et large ; elle sera l’occasion de rire et de moquerie tant sa contenance est grande. Tu seras remplie d’ivresse et de douleur. C’est une coupe de désolation et de dévastation, la coupe de ta soeur Samarie ! Tu la boiras, tu la videras ; tu en rongeras les tessons et tu te déchireras les seins. Oui, moi, j’ai parlé, – oracle du Seigneur Dieu.

C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur Dieu : Parce que tu m’as oublié et que tu m’as rejeté derrière ton dos, à ton tour de porter le poids de ta débauche et de tes prostitutions. » Le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ne dois-tu pas juger Ohola et Oholiba ? Expose-leur leurs abominations ! Elles ont commis l’adultère, elles ont du sang sur les mains ; avec leurs idoles immondes elles ont commis l’adultère. Les fils qu’elles m’avaient enfantés, elles les ont fait passer par le feu, pour en nourrir les idoles.

Elles m’ont fait encore ceci : elles ont rendu impur mon sanctuaire, ce jour-là ; elles ont profané mes sabbats. Quand elles immolaient leurs fils à leurs idoles immondes, ce jour-là, elles sont allées à mon sanctuaire et l’ont profané. Voilà ce qu’elles ont fait au milieu de ma maison. Bien plus, elles ont appelé des hommes venant de loin, et vers qui un messager avait été envoyé. Voici qu’ils sont venus : pour eux tu t’es baignée, tu t’es fardé les yeux, tu t’es parée, tu t’es mise sur un lit d’apparat, devant lequel une table était dressée où l’on avait mis mon encens et mon huile. On entendait le bruit d’une foule animée, insouciante ; il y avait là une multitude d’hommes, de buveurs venant du désert ; ils ont mis des bracelets aux poignets des femmes et sur leur tête un magnifique diadème. Et je me disais : Elle est usée par les adultères, et c’est avec celle-là qu’on se livre à la prostitution ?

On est venu chez elle comme chez une prostituée ! C’est ainsi qu’on vient chez Ohola et Oholiba, ces femmes débauchées. Mais des hommes justes les jugeront selon le droit concernant les femmes adultères et celles qui répandent le sang. Car elles ont commis l’adultère et elles ont du sang sur les mains. » Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Dresse contre elles une assemblée. Qu’on les livre à l’épouvante et au pillage ; que l’assemblée les lapide et les frappe de l’épée ; que l’on tue leurs fils et leurs filles, et qu’on mette le feu à leurs maisons. Je ferai cesser la débauche du pays. Ce sera un avertissement pour toutes les femmes, elles n’imiteront plus votre débauche. On fera retomber sur vous votre débauche : vous porterez le poids des fautes commises avec vos idoles immondes. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur Dieu. »

Livre d'Ezéchiel 37, 19

Ez 37, 19 : tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais prendre le morceau de bois qui représente Joseph, et les tribus d’Israël qui lui sont rattachées ; je vais le joindre au bois qui représente Juda. Je les réunirai ; ils n’en feront plus qu’un seul dans ma main.

EMV 146.2 · Tome 2,p. 476

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Vous qui êtes des enfants du Père, ne dites pas : “ Aussi bien notre Temple que le vôtre sont construits et reconstruits, et ils sont beaux. ” Non. Un arbre déchiqueté par la foudre depuis la cime jusqu’aux racines ne survit pas. Certes, il pourra végéter misérablement en essayant de vivre grâce aux surgeons poussés des racines qui ne veulent pas mourir, mais ce ne seront que des broussailles sans fruits et plus jamais l’arbre opulent aux fruits abondants, sains et sucrés qu’il était. La désagrégation qui a commencé avec la séparation ne cesse de s’accentuer – bien que l’édifice matériel ne paraisse pas abîmé mais encore beau et neuf – et elle atteint les âmes qui l’habitent. Ensuite viendra l’heure où toute flamme surnaturelle sera éteinte ; alors, il manquera au Temple ce qui fait sa vie, car l’autel de métal précieux, pour subsister, doit être tenu en état de continuelle fusion par la chaleur de la foi et de la charité de ses ministres. Une fois devenu glacial, éteint, souillé, rempli de morts, ce ne sera plus qu’une pourriture sur laquelle les corbeaux étrangers et l’avalanche de la divine punition s’abattront pour en faire une ruine.

Détail

Jésus s'adresse à des Samaritains qui ne montent pas au Temple, mais ont le leur en Samarie.

EMV 159.3 · Tome 2, p. 535

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Punir ! Dieu peut punir, comme il peut récompenser. Nul besoin d’être mort pour avoir récompense ou châtiment. Regarde, peuple hébreu : Dieu, après t’avoir tant donné en te délivrant des pharaons, en te conduisant sain et sauf à travers le désert et en dépit des embûches des ennemis, en te permettant de devenir une nation grande et respectée, riche de gloires, ne t’a-t-il pas, par la suite, puni pour tes fautes une, deux, dix fois ? Regarde ce que tu es devenu à présent ! Et moi qui te vois te précipiter dans la plus sacrilège des idolâtries, je vois aussi dans quel gouffre tu vas te précipiter par ton obstination à retomber toujours dans les mêmes fautes. Et c’est pour cela que je te fais ce rappel, à toi, mon peuple qui es deux fois mien puisque je suis le Rédempteur et que je suis né de toi. Ce n’est pas de la haine, pas de la rancoeur, pas de l’intransigeance. Mon rappel, même s’il est sévère, est encore une preuve d’amour.

EMV 160.3-4 · Tome 3, p. 13-15

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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160.3 « C’est le hasard qui nous réunit, Rabbi. Je ne pensais vraiment pas te trouver en route pour Giscala.

– Je suis en route vers le monde entier.

– Oui, tu es le Prophète infatigable. Jean est stable, toi tu es itinérant.

– Il est ainsi plus facile aux âmes de me trouver.

– Je ne dirais pas cela. Avec tous ces déplacements, tu les désorientes.

– Je désoriente mes ennemis. Mais ceux qui veulent me voir, parce qu’ils aiment la Parole de Dieu, me trouvent. Et le Maître, qui les veut tous, va à eux ; ainsi il fait du bien aux bons et déjoue les manœuvres de ceux qui le haïssent.

– C’est pour moi que tu dis cela ? Je ne te hais pas, moi !

– Non, ce n’est pas pour toi. Mais puisque tu es juste et sincère, tu peux reconnaître que je dis vrai.

– Oui, c’est vrai. Mais… vois-tu… c’est que nous autres, les anciens, nous te comprenons mal.

– Oui. Le vieil Israël me comprend mal. Pour son malheur… et par sa volonté.

– Oh non !

– Si, Rabbi. Il ne met pas toute sa volonté à comprendre le Maître. Et qui se borne à faire cela agit mal, même s’il s’agit d’un mal relatif. En revanche, beaucoup appliquent leur volonté à comprendre de travers ma parole et à la déformer pour nuire à Dieu.

– A Dieu ? Il est bien au-dessus de toutes les machinations des hommes.

– Oui, mais toute âme qui s’égare ou qu’on égare – et c’est s’égarer que déformer ma parole et mes œuvres pour soi-même ou pour les autres – nuit à Dieu dans l’âme qui se perd. Or chaque âme qui se perd est une atteinte à Dieu. »

Gamaliel baisse la tête et réfléchit, les yeux clos. Puis il se frotte le front de ses doigts longs et maigres, en un mouvement involontaire de peine. Jésus l’observe. Gamaliel relève la tête, ouvre les yeux, regarde Jésus et dit :

« Tu sais cependant que je ne suis pas de ceux-là.

– Je le sais. Mais tu appartiens aux premiers.

– Ah ! C’est vrai… mais ce n’est pas faute de m’appliquer à te comprendre. C’est que ta parole s’arrête à mon intelligence, mais ne pénètre pas plus avant. Mon intelligence l’admire en tant que parole d’un savant, et l’âme…

– L’âme ne peut la recevoir, Gamaliel, parce qu’elle est encombrée de trop de choses. Or ces choses sont des ruines.

160.4 Il y a peu de temps, alors que je venais, cette fois, de Nephtali, je suis passé par un mont qui s’avance au-delà de la chaîne. J’ai désiré passer par là pour admirer la beauté des deux lacs de Génésareth et de Mérom vus d’en haut, comme les voient les aigles et les anges du Seigneur, et pour redire : “ Merci, Créateur, de la beauté que tu nous donnes. ” Toute la montagne n’était que fleurs, bourgeonnements, feuillages nouveaux dans les prés, les vergers, les champs et les forêts ; les lauriers embaumaient auprès des oliviers qui préparaient déjà la neige de milliers de fleurs, et même les robustes rouvres semblaient plus attrayants en se revêtant de couronnes de clématites et de chèvrefeuilles. Mais là, en revanche, il n’y a aucune floraison, aucune fertilité. Tout travail humain n’y aboutit à rien, et pas plus celui de la nature. Tous les efforts du vent ou de l’homme échouent à cet endroit, car les ruines cyclopéennes de l’antique Hatzor encombrent tout et, au milieu de ces pierres et de ces rochers, il ne peut pousser qu’orties et ronces ; seuls les serpents y nichent… Gamaliel…

– Je te comprends. Nous sommes nous aussi des ruines… Je comprends la parabole, Jésus. Mais… je ne peux pas… je ne peux pas agir autrement. Les pierres sont enterrées trop profondément.

– Quelqu’un en qui tu crois t’a dit : “ Les pierres frémiront à mes dernières paroles. ” Pourquoi donc attendre les dernières paroles du Messie ? N’éprouveras-tu pas de remords de ne pas avoir voulu me suivre plus tôt ? Les dernières… ! Tristes paroles que celles d’un ami qui meurt et que nous sommes venus écouter trop tard. Or les miennes sont plus importantes que celles d’un ami.

– Tu as raison. Mais je ne peux pas. J’attends ce signe pour croire.

– Quand un terrain est désolé, un coup de foudre ne suffit pas à le défricher. Ce n’est pas le sol qui la reçoit, mais les pierres qui le recouvrent. Travaille au moins à les déplacer, Gamaliel. Sans quoi, si elles restent ainsi enterrées au plus profond de toi, le signe ne suffira pas pour que tu croies. »

Pensif, Gamaliel se tait.

Détail

Jésus a rencontré Gamaliel sur le chemin de Nephtali, vers Giscala.

EMV 163.3-5 · Tome 3, p. 29-31

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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163.3 Le repas commence. Au début, on discute de choses et d’autres. Puis cela devient plus intéressant. Et, comme les blessures font souffrir et que les chaînes pèsent lourd, revoilà l’éternel discours sur l’esclavage dans lequel Rome tient la Palestine. Je ne sais si ce sujet a été choisi intentionnellement ou sans mauvaise intention. Ce que je sais, c’est que les cinq pharisiens se plaignent de nouvelles vexations romaines comme d’un sacrilège, et ils veulent intéresser Jésus à la discussion.

« Tu comprends, ils veulent examiner scrupuleusement nos recettes. Et, comme ils ont compris que nous nous réunissons dans les synagogues pour parler de cela et d’eux, ils nous menacent d’y entrer, sans aucun respect. Je crains que, un beau jour, ils n’entrent même dans les maisons des prêtres ! S’écrie Joachim.

– Et toi, qu’en dis-tu ? N’en es-tu pas dégoûté ? » demande Eli.

Interpellé, directement, Jésus répond :

« Comme juif oui, comme homme non.

– Pourquoi cette distinction ? Je ne comprends pas. Es-tu deux en un ?

– Non. Mais il y a en moi d’une part la chair et le sang – en somme, l’animal – et d’autre part l’âme. Mon âme de juif respectueux de la Loi souffre de ces profanations. Pas la chair et le sang, car il me manque l’aiguillon qui vous blesse, vous.

– Lequel ?

– L’intérêt. Vous dites que vous vous réunissez dans les synagogues pour parler aussi d’affaires sans avoir à craindre des oreilles indiscrètes. Vous redoutez de ne plus pouvoir le faire, par conséquent vous craignez de ne plus pouvoir dissimuler au fisc le moindre sou, donc d’être soumis à des taxes en juste rapport avec vos biens. Moi, je n’ai rien. Je vis de la bonté de mon prochain et de mon amour pour lui. Je ne possède ni or, ni champs, ni vignobles, et je n’ai pas d’autre maison que celle de ma mère, si petite et si pauvre que le fisc la néglige. Je ne suis donc pas poussé par la crainte qu’on découvre de fausses déclarations, d’être taxé et puni. Tout ce que j’ai, c’est la Parole que Dieu m’a donnée et que j’annonce. Or elle est tellement élevée que l’homme ne saurait la taxer.

163.4 – Mais, si tu étais dans notre situation, comment te comporterais-tu ?

– Ne vous offensez pas si je vous dis ma pensée tout net : elle s’oppose à la vôtre. En vérité, je vous dis que j’agirais autrement.

– Et comment ?

– En ne lésant pas la sainte vérité. C’est une vertu toujours sublime, même quand elle s’applique à des choses aussi humaines que les impôts.

– Mais alors, on nous prendrait tout ! Tu ne réfléchis pas au fait que nous possédons beaucoup et que nous devrions donner beaucoup !

– Vous l’avez dit : Dieu vous a donné beaucoup. A vous de donner beaucoup, dans une juste proportion. Pourquoi agir malhonnêtement, comme c’est malheureusement le cas, au point que le pauvre doive supporter des impôts sans rapport avec ses ressources ? C’est ce qui se fait chez nous. Que les taxes sont nombreuses en Israël – les taxes qui viennent de nous –, et comme elles sont injustes ! Elles servent aux grands, qui ont déjà de grands biens. Alors qu’elles font le désespoir des pauvres qui, pour les verser, doivent se priver jusqu’à souffrir de la faim. Ce n’est pas cela que nous conseille la charité envers notre prochain. Nous devrions avoir le souci, nous autres juifs, de prendre sur nos épaules les charges qui accablent le pauvre.

– Tu parles comme cela parce que tu es pauvre, toi aussi !

– Non, Urie. Je parle comme cela parce que ce n’est que justice. Pourquoi Rome a-t-elle pu et peut-elle encore exercer une telle pression sur nous ? parce que nous avons péché et que nous sommes divisés par des rancœurs. Le riche hait le pauvre, le pauvre hait le riche. Parce qu’il n’y a pas de justice. L’ennemi en profite pour nous assujettir.

– Tu as fait allusion à plusieurs motifs… Quels sont les autres ?

– Je ne voudrais pas manquer à la vérité en altérant le caractère du lieu consacré au culte : vous en avez fait un refuge sûr pour des préoccupations humaines.

– Tu nous le reproches.

– Non, je réponds. A vous d’écouter votre conscience. Vous êtes des maîtres, par conséquent…

163.5 – Moi, je suis d’avis que le moment est venu de se soulever, de se rebeller, de punir l’envahisseur et de rétablir notre royaume.

– C’est bien vrai ! Tu as raison, Simon. Mais le Messie est ici. C’est à lui qu’il revient de le faire, répond Eli.

– Mais, pardonne-moi, Jésus, pour l’instant le Messie n’est que bonté. Il donne des conseils sur tout, mais ne pousse pas à la révolte. Nous allons agir et…»

Jésus reprend : « – Ecoute, Simon : rappelle-toi le Livre des Rois. Saül était à Gilgal, les Philistins à Mikmas, le peuple avait peur et se débandait, le prophète Samuel n’arrivait pas. Saül voulut prendre les devants et offrir lui-même le sacrifice. Rappelle-toi la réponse que, à son arrivée, Samuel fit à l’imprudent roi Saül : “ Tu as agi en insensé et tu n’as pas observé l’ordre que le Seigneur t’avait donné. Si tu n’avais pas fait cela, le Seigneur aurait affermi pour toujours ta royauté sur Israël mais, au lieu de cela, ta royauté ne subsistera pas. ” Un acte intempestif et orgueilleux n’a servi ni au roi ni au peuple. Dieu connaît l’heure, pas l’homme. Dieu connaît les moyens, pas l’homme. Laissez faire Dieu et méritez son aide en vous conduisant saintement. Mon Royaume ne viendra pas par la rébellion et la férocité, mais il s’établira. Il ne sera pas réservé à un petit nombre, mais il sera universel. Bienheureux ceux qui viendront à lui, sans être trompés par mon aspect pauvre, selon l’esprit de la terre, et qui verront en moi le Sauveur. N’ayez pas peur. Je serai Roi, le roi issu d’Israël, le roi qui étendra son règne sur l’humanité tout entière. Mais vous, les maîtres d’Israël, ne déformez pas mes paroles ni celles des prophètes qui m’annoncent. Aucun royaume humain, aussi puissant soit-il, n’est universel ni éternel. Les prophètes disent que le mien le sera. Que cela vous éclaire sur la vérité et la spiritualité de ma royauté.

Détail

Jésus est à un banquet donné par Eli, le pharisien. Ils commencent à parler des vexations commises par les Romains et on voit que les pharisiens ont tort dans leur manière d'agir ainsi que de voir les choses, notamment lié aux taxes réclamées par Rome. En 163.5, les pharisiens évoquent la possibilité de se rebeller et de rétablir le royaume d'Israël.

EMV 175.4 · Tome 3, p. 151

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

– Et tu es scribe ?

– Oui, je le suis.

– Que le Seigneur t’amène là où ton cœur le mérite.

– Je comprends ce que tu ne dis pas. Tu veux dire : à la vérité. Car il y a en nous beaucoup d’erreur et… et beaucoup de malveillance.

– Qui es-tu ?

– Un enfant de Dieu. Prie le Père pour moi. Adieu.

– Que la paix soit avec toi.

Détail

Jésus dialogue avec Jean de Capharnaüm.

EMV 177.4 · Tome 3, p. 159

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Jésus le regarde s’éloigner, puis il se tourne vers l’assistance :

« En vérité, je vous dis que jamais je n’ai trouvé autant de foi en Israël. Ah ! C’est pourtant vrai ! “ Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans l’obscure région de la mort, la lumière a resplendi ”, et encore : “ Le Messie, après avoir levé sa bannière sur les nations, les réunira. ” Ah, mon Royaume ! Vraiment, des multitudes afflueront vers toi ! Ceux qui viendront à toi seront plus nombreux que tous les chameaux et les dromadaires de Madiân et d’Epha, et que les porteurs d’or et d’encens de Saba, plus nombreux que tous les troupeaux de Qédar et que les béliers de Nebayot, et mon cœur se dilatera de joie en voyant venir à moi les peuples de la mer et la puissance des nations. Les îles m’attendent pour m’adorer et les fils d’étrangers construiront les murs de mon Eglise dont les portes resteront toujours ouvertes pour accueillir les rois et la puissance des nations, et pour les sanctifier en moi. Ce qu’Isaïe a vu, cela s’accomplira ! Je vous assure que beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et ils siégeront avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux, tandis que les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures, là où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

– Tu prophétises donc que les païens seront égaux aux fils d’Abraham ?

– Non pas égaux, mais supérieurs. Ne le regrettez pas, car c’est votre faute. Ce n’est pas moi, mais les prophètes qui l’an­noncent, et déjà les signes le confirment.

Détail

Jésus vient de guérir le serviteur du centurion romain comme cela l'est relaté dans l'Evangile.

Annotation

Livre d'Isaïe, 9, 1

Is 9, 1 : Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière, et sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre de la mort, la lumière a resplendi.

Livre d'Isaïe 11, 10-12

Is 11, 10-12 : Et il arrivera en ce jour-là : La racine de Jessé, élevée comme un étendard pour les peuples, sera recherchée par les nations, et son séjour sera glorieux. Et il arrivera en ce jour-là : le Seigneur étendra une seconde fois sa main pour racheter le reste de son peuple, ce qui subsistera aux pays d'Assyrie et d'Egypte, de Patros, d'Ethiopie, d'Elam, de Sennaar, de Hamath et des îles de la mer. Il élèvera un étendard pour les nations, et il rassemblera les bannis d'Israël ; il recueillera les dispersés de Juda, des quatre bouts de la terre.

Livre d'Isaïe 60, 5-10

Is 60, 5-10 : Tu le verras alors, et tu seras radieuse ; ton cœur tressaillira et se dilatera ; car les richesses de la mer se dirigeront vers toi, les trésors des nations viendront à toi. Des multitudes de chameaux te couvriront, les dromadaires de Madian et d'Epha ; tous ceux de Saba viendront, ils apporteront de l'or et de l'encens, et publieront les louanges de Yahweh. Tous les troupeaux de Cédar se rassembleront chez toi ; les béliers de Nabaïoth seront à ton service ; ils monteront sur mon autel comme une offrande agréable, et je glorifierai la maison de ma gloire.

Qui sont ceux-là qui volent comme des nuées, comme des colombes vers leur colombier ? Car les îles espèrent en moi, et les vaisseaux de Tarsis viendront les premiers ; Pour ramener tes fils de loin, avec leur argent et leur or, pour honorer le nom de Yahweh, ton Dieu, et le Saint d'Israël, parce qu'il t'a glorifié. Les fils de l'étranger rebâtiront tes murailles, et leurs rois seront tes serviteurs ; car je t'ai frappée dans ma colère, mais, dans ma bienveillance, j'ai eu compassion de toi.

EMV 179.4 · Tome 3, p. 165

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

Dans le peuple élu, on devrait trouver partout des âmes promptes à recevoir ce Messie dans l’attente duquel les patriarches et les prophètes se sont consumés d’impatience, ce Messie enfin venu, précédé et accompagné de tous les signes annoncés par les prophètes, ce Messie dont la physionomie spirituelle se dessine toujours plus clairement à travers les miracles visibles sur les corps et sur les éléments et à travers les miracles invisibles sur les consciences qui se convertissent et sur les païens qui se tournent vers le vrai Dieu. Mais tel n’est pas le cas, bien au contraire. C’est justement chez les enfants de ce peuple que la promptitude à suivre le Messie est fortement contrée et – c’est douloureux à dire –, elle l’est d’autant plus qu’on s’élève dans les classes sociales. Je ne dis pas cela pour vous scandaliser, mais pour vous amener à prier et à réfléchir.

Pourquoi cela se produit-il ? Pourquoi les païens et les pécheurs avancent-ils davantage sur ma route ? Pourquoi ces derniers accueillent-ils ce que je dis et les autres pas ? Parce que les enfants d’Israël sont ancrés, ou plutôt incrustés comme des huîtres perlières sur le banc où elles sont nées. Parce qu’ils sont saturés, remplis, gonflés de leur sagesse et ne savent pas faire place à la mienne en rejetant le superflu pour accueillir le nécessaire. Les autres ne subissent pas cet esclavage. Ce sont de pauvres païens ou de pauvres pécheurs qu’aucune ancre ne maintient en place, semblables à des bateaux en dérive. Ce sont des pauvres qui n’ont pas de trésors à eux, mais seulement des fardeaux d’erreurs et de péchés. Ils s’en défont joyeusement dès qu’ils arrivent à comprendre ce qu’est la Bonne Nouvelle et ils en goûtent le miel fortifiant, bien différent de la dégoûtante mixture de leurs péchés.

Annotation

Les enfants d’Israël sont ancrés, ou plutôt incrustés comme des huîtres perlières sur le banc où elles sont nées. La pêche de la perle s'est pratiquée depuis l'antiquité sur le pourtour du golfe Persique. Les Perles sont mentionnées par Strabon (livre XVI, 3 - L'Arabie - Le golfe Persique).