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Bible - Livre de l'Exode

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EMV 174.13 · Tome 3, p. 139

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Où se niche l’adultère ? Où se niche la corruption des jeunes filles ? Chez celui qui, en plus de son lit d’époux, a deux ou trois lits de débauche sur lesquels il répand son argent et la vigueur d’un corps que Dieu lui a donné sain pour travailler pour sa propre famille, et non pour qu’il s’épuise en ébats écœurants qui l’abaissent plus qu’une bête immonde.

Vous avez appris qu’il a été dit : “ Ne commets pas l’adultère. ” Mais moi, je vous dis que celui qui aura regardé une femme avec concupiscence, que celle qui est allée vers un homme avec un désir impur, a déjà commis l’adultère en son cœur, par ce simple fait. Aucune raison ne justifie la fornication. Aucune. Ni l’abandon et la répudiation d’un mari. Ni la pitié envers une femme répudiée. Vous n’avez qu’une seule âme. Quand elle est engagée avec une autre par un pacte de fidélité, qu’elle ne mente pas, autrement ce beau corps avec lequel vous péchez ira avec vous, âmes impures, dans des flammes qui ne s’éteindront pas. Mutilez-le plutôt, mais ne le tuez pas pour toujours par la damnation. Redevenez des hommes, vous, les riches, cloaques pouilleuses du vice, redevenez des hommes pour ne pas inspirer le dégoût au Ciel…

Annotation

Vous avez appris qu’il a été dit : “ Ne commets pas l’adultère. ” Dans le Décalogue : Exode 20,14; Deutéronome 5,18. Mais également Lévitique 18,20; Job 31,9-12; etc. Les paroles qui suivent sont celles de Matthieu 5,27-28.

Livre de l'Exode 20, 14

Ex 20, 14 : Tu ne commettras point d'adultère.

Livre du Deutéronome 5, 18

Dt 5, 18 : Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain. Tu ne désireras point la maison de ton prochain, ni son champ, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui appartient à ton prochain.

Livre du Lévitique 18, 20

Lv 18, 20 : Tu n'auras pas commerce avec la femme de ton prochain, pour te souiller avec elle.

Livre de Job 31, 9-12 :

Jb 31, 9-12 : Si mon cœur a été séduit par une femme, si j'ai fait le guet à la porte de mon prochain, — que ma femme tourne la meule pour un autre, que des étrangers la déshonorent ! Car c'est là un crime horrible, un forfait que punissent les juges ; un feu qui dévore jusqu'à la ruine, qui aurait détruit tous mes biens.

Evangile de Matthieu 5, 27-28 :

Mt 5, 27-28 : Vous avez appris qu'il a été dit : " Tu ne commettras point d'adultère. " Et moi, je vous dis que quiconque regarde une femme avec convoitise, a déjà commis l'adultère avec elle, dans son cœur.

EMV 197.5 · Tome 3, p. 293-294

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Viens, Yabeç. C’est l’heure la plus solennelle de la journée. Il y en a une autre du même genre le matin, mais celle-ci est encore plus solennelle. Le matin, c’est le commencement du jour. Et il est bon que l’homme bénisse le Seigneur pour en être béni pendant la journée, dans tous ses travaux. Mais le soir, c’est encore plus solennel. La lumière décroît, le travail cesse, la nuit arrive. La lumière qui décroît nous rappelle la chute dans le mal ; d’ailleurs, réellement, les mauvaises actions ont lieu habituellement de nuit. Pourquoi ? Parce que l’homme n’est plus occupé par son travail. Il lui arrive plus facilement d’être circonvenu par le Malin qui lui adresse ses incitations et ses cauchemars. Aussi est-ce bien, après avoir remercié Dieu de sa protection pendant la journée, de le supplier d’éloigner de nous les fantômes de la nuit et les tentations. La nuit, le sommeil… c’est le symbole de la mort. Mais heureux ceux qui, après avoir vécu avec la bénédiction du Seigneur, s’endorment, non dans les ténèbres, mais dans une lumineuse aurore. Le prêtre qui offre l’encens le fait au nom de nous tous. Il prie pour le peuple tout entier, en communion avec Dieu, et Dieu lui confie sa bénédiction pour le peuple de ses enfants. Vois-tu combien est grand le ministère du prêtre ?

– Il me plairait… J’aurais l’impression d’être encore plus près de Maman…

– Si tu restes toujours un bon disciple et un bon fils de Pierre, tu le deviendras. Viens, maintenant. Voici que les trompettes annoncent que l’heure est venue. Allons avec vénération louer Geové. » (Jésus le prononce comme cela, avec le g qui devient long : un Sgiévèèè très chantant, avec les derniers è très ouverts comme si c’était des a, alors que celui qui suit le g est très fermé).

Détail

Au Temple, c'est l'heure de l'encens, et Jésus donne une leçon particulière à Yabeç.

Annotation

Jésus parle de l'encens que l'on brûle au Temple le matin et le soir, tel qu'il est prescrit en Ex 30, 7-8. Marziam évoquera lui-même cette leçon dans l'EMV 291.

Livre de l'Exode 30, 7-8

Ex 30, 7-8 : Quand, chaque matin, Aaron viendra entretenir les lampes, il y brûlera de l’encens aromatique. Et quand, au coucher du soleil, il viendra allumer les lampes, il y brûlera à nouveau de l’encens. De génération en génération, l’encens montera perpétuellement devant le Seigneur.

EMV 200.7 · Tome 3, p. 321-322

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Après quelque temps, les apôtres montent en groupe avec l’enfant et Jean d’En-Dor. Les femmes les suivent avec les plats et les lampes. Lazare arrive en dernier en compagnie de Simon.

A peine entrés dans la pièce, ils s’exclament :

« Ah, cela venait d’ici ! » en humant l’air empli du parfum de roses, malgré les portes grandes ouvertes.

« Mais qui a parfumé ainsi cette pièce ? Marthe, peut-être ? demandent plusieurs.

– Ma sœur n’a pas quitté la maison de la journée, après les repas, répond Lazare.

– Alors qui ? Quelque satrape assyrien ? plaisante Pierre.

– L’amour d’une femme rachetée, dit sérieusement Jésus.

– Elle pouvait faire l’économie de cet inutile étalage de rédemption et donner aux pauvres ce qu’elle a dépensé. Il y en a tellement ! Et ils savent que nous faisons des distributions. Je n’ai plus le moindre sou, intervient Judas sur un ton irrité. Or il nous faut acheter l’agneau, louer une pièce pour le repas de Pâque et…

– Mais je vous ai tout offert moi-même, rétorque Lazare.

– Ce n’est pas juste. Le rite perd de son charme. La Loi dit : “ Tu prendras l’agneau pour toi et ta maison. ” Elle ne dit pas : “ Tu accepteras l’agneau. ” »

Barthélemy se retourne brusquement, ouvre la bouche, puis la referme. Pierre devient cramoisi sous l’effort qu’il fait pour se taire. Mais Simon le Zélote, qui est chez lui, croit pouvoir parler :

« Tout cela, ce sont des subtilités rabbiniques… Je te prie de les laisser tomber et, en échange, de rester respectueux envers mon ami Lazare.

– Bravo, Simon ! »

S’il ne parle pas, Pierre va éclater.

« Bravo ! Il me semble aussi qu’on oublie un peu trop que seul le Maître a le droit d’enseigner… »

Pierre dit “ on oublie ” en faisant un effort héroïque pour ne pas préciser : “ Judas oublie. ”

« C’est vrai… mais… je suis nerveux, voilà. Excuse-moi, Maître.

– Oui. Et je te réponds aussi. La reconnaissance est une grande vertu. Je suis reconnaissant à Lazare, comme cette femme rachetée m’a été reconnaissante. Moi, je répands sur Lazare le parfum de ma bénédiction, même pour ceux de mes apôtres qui ne savent pas le faire, moi qui suis votre chef à tous. Cette femme a répandu à mes pieds le parfum de sa joie d’être sauvée. Elle a reconnu le Roi, et elle est venue à lui avant beaucoup d’autres sur lesquels le Roi a répandu plus d’amour que sur elle. Laissez-la faire sans la critiquer. Elle ne pourra assister à ma proclamation ni à mon onction. Sa croix est déjà sur ses épaules. Pierre, tu as demandé s’il était venu ici un satrape assyrien. En vérité, je te dis que même l’encens des Mages, si pur et si précieux qu’il ait pu être, n’était pas plus suave, plus précieux que ceci. L’essence s’est détrempée dans ses larmes, et c’est pour cela qu’elle est si pénétrante : l’humilité soutient l’amour et le rend parfait. Mettons-nous à table, mes amis… »

Et la vision cesse avec l’offrande de la nourriture.

Détail

Aglaé s'est présentée à Jésus et a répandu un parfum dans la pièce, en signe de sa conversion. Quand les apôtres montent à l'étage, elle est déjà partie.

Annotation

Livre de l'Exode 12, 3

Ex 12, 3 : Parlez à toute l’assemblée d’Israël, et dites : Le dixième jour de ce mois, que chacun prenne un agneau par famille, un agneau par maison

EMV 201.4 · Tome 3, p. 325-326

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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201.4 Ils entrent dans la salle où Jésus était entré en son temps. Un jeune homme, en train d’écrire dans un coin, se lève dès qu’il voit Joseph et s’incline jusqu’à terre.

« Que Dieu soit avec toi, Zacharie. Va vite chercher Azraël et Jacob. »

Le jeune homme s’éloigne, pour revenir presque aussitôt avec deux rabbins, ou chefs de synagogues, scribes, je ne sais trop. Ce sont deux personnages renfrognés qui n’inclinent leur suffisance que devant Joseph. Derrière eux, entrent huit autres personnages moins imposants. Ils s’asseyent, laissant debout les demandeurs, Joseph d’Arimathie compris.

« Que veux-tu, Joseph ? demande le plus âgé.

– Présenter à votre sagacité ce fils d’Abraham qui est arrivé à l’âge prescrit pour entrer dans la Loi et se diriger par lui-même.

– Il t’est apparenté ? »

Ils regardent avec surprise.

« En Dieu, nous sommes tous parents. Mais cet enfant est orphelin et cet homme, de l’honnêteté duquel je me porte garant, l’a pris pour que son foyer ne soit pas privé de descendance.

– Qui est cet homme ? Qu’il réponde lui-même.

– Simon, fils de Jonas, de Bethsaïde en Galilée, marié, sans enfant, pêcheur pour le monde, fils de la Loi pour le Très-Haut.

– Et toi, galiléen, tu assumes cette paternité ? Pourquoi ?

– Il est dit dans la Loi de faire preuve d’amour envers la veuve et l’orphelin. C’est ce que je fais.

– Cet homme peut-il donc connaître la Loi au point de mériter de… Mais toi, enfant, réponds : qui es-tu ?

– Yabeç Marziam, fils de Jean, des campagnes d’Emmaüs, âgé de douze ans.

– Judéen, donc. Est-il permis à un galiléen de s’en charger ? Interrogeons les lois.

– Mais que suis-je ? Lépreux ou maudit ? »

Le sang de Pierre commence à bouillir.

« Tais-toi, Simon. Je parle pour lui. Je vous ai dit que je me porte garant de cet homme. Je le connais comme s’il était de ma maison. Joseph l’Ancien ne proposerait jamais une chose contraire à la Loi, ni aux lois. Veuillez examiner l’enfant avec justice et empressement. La cour est pleine d’enfants qui attendent l’examen. Ne lambinez pas, par amour pour tous.

– Mais qui nous prouve que l’enfant a douze ans et qu’il a été racheté au Temple ?

– On peut le prouver par les écritures. C’est une recherche ennuyeuse, mais que l’on peut faire. Enfant, tu m’as dit que tu es l’aîné ?

– Oui, seigneur. Tu peux le voir puisque j’ai été consacré au Seigneur et racheté par la taxe imposée.

– Recherchons donc ces attestations… dit Joseph.

– Inutile, répondent sèchement les deux chicaneurs.

Détail

Marziam passe son examen de majorité.

Annotation

Il est dit dans la Loi d'avoir de l'amour pour l'orphelin et la veuve. : Il est dit dans la Loi : Exode 22,21-23 | Deutéronome 14,28-29 | Deutéronome 16,11 | Deutéronome 24,17-21 | Deutéronome 26,12-13 | Deutéronome 27,19 | Isaïe 1,17.

Le devoir d’aimer la veuve et l’orphelin et de leur venir en aide est rappelé à plusieurs reprises dans l’œuvre de Maria Valtorta, par exemple en EMV 229.3 et en EMV 557.6.

La prescription de l’Exode sera citée textuellement en EMV 335.14.

Livre de l'Exode 22, 21-23

Ex 22, 21-23 : Vous n’affligerez point la veuve ni l’orphelin. Si tu les affliges, ils crieront vers moi, et j’entendrai leur cri ; ma colère s’enflammera, et je vous détruirai par l’épée, et vos femmes seront des veuves et vos enfants des orphelins.

Livre du Deutéronome 14, 28-29

Dt 14, 28-29 : À la fin de chaque troisième année, tu mettras à part toute la dîme de tes produits de cette année-là, et tu la déposeras dans tes portes. Alors viendra le Lévite, qui n’a ni part ni héritage avec toi, ainsi que l’étranger, l’orphelin et la veuve, qui seront dans tes portes, et ils mangeront et se rassasieront, afin que Yahweh, ton Dieu, te bénisse dans toutes les œuvres que tu entreprendras de tes mains.

Livre du Deutéronome 16, 11

Dt 16, 11 : Tu te réjouiras en présence de Yahweh, ton Dieu, dans le lieu que Yahweh ton Dieu, aura choisi pour y faire habiter son nom, toi, ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, le Lévite qui sera dans tes portes, ainsi que l’étranger, l’orphelin et la veuve qui seront au milieu de toi.

Livre du Deutéronome 26, 12-13

Dt 26, 12-13 : Lorsque tu auras achevé de lever toute la dîme de tes produits ▼, la troisième année, l’année de la dîme, et que tu la donneras au lévite, à l’étranger, à l’orphelin et à la veuve, pour qu’ils la mangent dans tes portes et qu’ils se rassasient, tu diras devant Yahweh, ton Dieu : « J’ai ôté de ma maison ce qui est consacré, et je l’ai donné au Lévite, à l’étranger, à l’orphelin et à la veuve, selon tous vos préceptes que vous m’avez donnés ; je n’ai transgressé ni oublié aucun de vos préceptes.

Livre du Deutéronome 27, 19

Dt 27, 19 : Maudit soit celui qui viole le droit de l’étranger, de l’orphelin et de la veuve ! — Et tout le peuple dira : Amen !

Livre de l'Isaïe, 1, 17

Is 1, 17 : Apprenez à bien faire ; recherchez la justice, redressez l’oppresseur, faites droit à l’orphelin, défendez la veuve.

EMV 211.5-8 · Tome 3, p. 416-421

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

211.5 Lorsque les cris ont cessé, Jésus commence à prêcher.

« Le Seigneur s’adressa à Josué en ces termes : “ Parle aux fils d’Israël et dis-leur : établissez les villes de refuge dont je vous ai parlé par l’intermédiaire de Moïse, afin que celui qui aura tué involontairement puisse y trouver un asile et échapper ainsi à la colère du plus proche parent, du vengeur du sang. ” Or Hébron est l’une de ces villes.

Il est encore dit : “ Et les anciens de la ville ne livreront pas l’innocent aux mains de celui qui le cherche pour le tuer, mais ils l’accueilleront et lui permettront d’y habiter et il y restera jusqu’au jugement et jusqu’à la mort du grand prêtre alors en fonction ; après quoi, il pourra rentrer dans sa ville et dans sa maison. ”

Cette loi observe et organise l’amour miséricordieux à l’égard du prochain. C’est Dieu qui l’a imposée, car il n’est pas permis de tuer dans un accès de colère ni de condamner l’accusé sans l’entendre. On peut en dire autant des crimes et des accusations d’ordre moral. Il n’est pas permis d’accuser sans connaître, ni de juger sans entendre l’accusé. Mais aujourd’hui, une nouvelle série s’ajoute aux accusations et aux condamnations pour les fautes habituelles ou prétendues : elle montre de quelle manière sont traités ceux qui viennent au nom de Dieu. Au cours des siècles, cela s’est produit contre les prophètes et, de nos jours, cela se reproduit contre le Précurseur du Christ et contre le Christ.

Vous le voyez : attiré par tromperie hors du territoire de Sichem, Jean-Baptiste attend la mort dans les prisons d’Hérode, car jamais il ne consentira aux mensonges ou aux compromis. On pourra bien lui ôter la vie et lui couper la tête, mais on ne pourra briser son honnêteté, ni séparer son âme de la vérité qu’il a servie fidèlement sous toutes ses formes, divines, surnaturelles ou mo­rales. De la même façon, on persécute le Christ avec une furie redoublée – même décuplée – parce qu’il ne se borne pas à dire à Hérode : “ Cela ne t’est pas permis ”, mais qu’il proclame d’une voix de tonnerre ce : “ Cela ne t’est pas permis ” partout où, en entrant, il trouve le péché ou sait que le péché existe, sans exclure aucune catégorie, et cela au nom de Dieu et pour l’honneur de Dieu.

211.6 Comment cela se fait-il donc ? N’y a-t-il plus de serviteurs de Dieu en Israël ? Si, il y en a. Mais ce sont des “ idoles ”.

Dans la lettre de Jérémie aux exilés, il est dit, entre autres, ce qui suit. Et j’attire votre attention là-dessus, car toute parole du Livre est un enseignement qui, au moment où l’Esprit Saint l’a fait écrire pour un événement de l'époque, se rap­porte aussi à un fait à venir. Il est donc dit : “ …Une fois arrivés à Babylone, vous verrez des dieux d’or, d’argent, de pierre, de bois… Gardez-vous d’imiter la façon de faire des étrangers, d’avoir peur, de les craindre… Dites en votre cœur : ‘ Il ne faut adorer que toi, Seigneur. ’ ”

Cette lettre donne également des indications particulières sur ces idoles qui ont une langue faite par un artisan et ne s’en servent pas pour réprimander leurs faux prêtres, qui les dépouillent pour revêtir les courtisanes de l’or de l’idole, quitte ensuite à enlever l’or profané par la sueur de la prostitution pour en revêtir l’idole ; de ces idoles que la rouille et les vers rongent et qui ne sont décrassées et bien vêtues que si l’homme leur lave la figure et les habille car, d’elles-mêmes, elles ne peuvent rien faire, même si elles ont en main le sceptre ou la hache.

Et le prophète de conclure : “ Ne les craignez donc pas. ” Et il poursuit : “ Ces dieux sont aussi inutiles que des vases brisés. Leurs yeux sont remplis de la poussière soulevée par les pieds de ceux qui entrent dans le temple. On les tient bien enfermés comme dans un tombeau ou comme un homme qui a offensé le roi, car n’importe qui peut leur enlever leurs vêtements précieux. Ils ne voient pas la lumière des lampes, car ils sont dans les temples comme des poutres et les lampes ne servent qu’à les enfumer pendant que les chouettes, les hirondelles, et autres oiseaux volent au-dessus de leurs têtes et les souillent d’excréments, et que les chats se font un nid dans leurs vêtements et les déchirent. Il ne faut donc pas les craindre, ce sont des choses mortes. Même l’or ne leur sert à rien, c’est seulement pour l’apparence. D’ailleurs, si on ne le polit pas, ils ne brillent pas, de même qu’ils n’ont rien senti quand on les a fabriqués. Le feu ne les a pas réveillés. On les a achetés à des prix fabuleux. L’homme les porte là où il veut car ils sont honteusement impuissants… Pourquoi donc leur donne-t-on le nom de dieux ? Car on les adore en leur faisant des offrandes et par toute une pantomime de fausses cérémonies que ne comprennent pas ceux qui les font et que ne croient pas ceux qui les voient. Qu’on leur fasse du mal ou du bien, ils y sont indifférents, ils sont incapables d’élire ou de détrôner un roi, ils ne peuvent rendre les richesses ni le mal, ils ne peuvent sauver un homme de la mort, ni sauver le faible de celui qui le domine. Ils n’ont pas pitié des veuves et des orphelins. Ils sont semblables aux pierres de la montagne ”…

C’est plus ou moins ce que dit cette lettre.

211.7 Voici. Nous aussi, nous avons des idoles, et non plus des saints, dans les rangs du Seigneur. C’est pour cela que le mal peut se dresser contre le bien. Or le mal souille de fumier l’intelligence et le cœur de ceux qui ne sont plus saints, et qui font leurs nids sous de fausses apparences de bonté.

Ils ne savent plus tenir le langage de Dieu. C’est bien naturel ! Ils ont une langue faite par l’homme et ils tiennent un langage humain, quand ce n’est pas celui de Satan. Ils savent juste faire des reproches déplacés aux innocents et aux pauvres, mais ils se taisent devant le spectacle de la corruption des puissants. Car ils sont tous corrompus et ne peuvent s’accuser l’un l’autre, étant coupables des mêmes fautes. Cupides, non au profit du Seigneur, mais au profit de Mammon, ils travaillent en acceptant l’or de la luxure et du crime, en le troquant, en le volant, pris par une frénésie qui dépasse toute limite et tout ce qu’on peut imaginer. La poussière se dépose sur eux, fermente sur eux et, s’ils font voir une figure bien lavée, le regard de Dieu y voit un cœur souillé. La rouille de la haine et le ver du péché les rongent, et ils ne savent pas s’y opposer pour se sauver. Ils brandissent les malédictions comme des sceptres et des haches, mais ils ne savent pas qu’ils sont maudits. Enfermés dans leurs pensées et dans leur haine comme des cadavres dans un tombeau, ou des prisonniers dans un cachot, ils y restent, s’agrippant aux barreaux par crainte qu’une main ne les en sorte, parce que, là, ces morts sont encore quelque chose : des momies, non plus des momies à l’aspect humain, mais des corps desséchés comme du bois sec alors qu’au dehors ils seraient des objets démodés, négligés par le monde qui cherche la Vie, qui a besoin de la Vie comme l’enfant du sein maternel, et qui recherche celui qui lui donne la Vie et non les puanteurs de la mort.

Ils résident au Temple, oui, et la fumée des lampes – c’est-à-dire des honneurs – les enfume, mais la lumière ne descend pas en eux. Toutes les passions font en eux leurs nids comme des oiseaux et des chats, alors que le feu de la mission ne leur donne pas le tourment mystique d’être brûlés par le feu de Dieu. Ils sont réfractaires à l’amour. Le feu de la charité ne les enflamme pas, comme la charité ne les revêt pas de ses splendeurs d’or, cette charité qui est double par sa manifestation et par sa source : charité envers Dieu et le prochain pour ce qui est de sa manifestation ; charité qui provient de Dieu et de l’homme pour ce qui est de sa source. Car Dieu s’éloigne de l’homme qui n’aime pas ; ainsi cette première source est tarie, et l’homme s’éloigne du méchant et ainsi se tarit la seconde source. Tout est enlevé par la Charité aux hommes sans amour. Ils se laissent acheter par de l’argent maudit et se laissent entraîner là où l’intérêt et la puissance l’exigent.

Non : cela n’est pas permis ! Il n’y a pas d’argent pour acheter les consciences, en particulier celles des prêtres et des maîtres. Il n’est pas permis d’acquiescer aux puissances de la terre quand elles veulent porter à des actes contraires à ce que Dieu commande. C’est de l’impuissance spirituelle ; or il est dit : “ L’eunuque n’entrera pas dans l’assemblée du Seigneur. ” Si donc l’homme physiquement impuissant ne peut appartenir au peuple de Dieu, l’impuissant spirituel peut-il être son ministre ? C’est pourquoi je vous dis que, en vérité, bon nombre de prêtres et de maîtres sont actuellement affligés d’un “ eunuchisme ” spirituel coupable, car ils sont mutilés dans leur virilité spirituelle. Il y en a beaucoup trop !

211.8 Réfléchissez. Observez. Comparez. Vous verrez que nous avons beaucoup d’idoles et peu de ministres du bien, qui est Dieu. Voilà pourquoi il peut se faire que les villes de refuge ne soient plus des refuges. On ne respecte plus rien en Israël, et les saints meurent parce que ceux qui ne le sont pas les haïssent.

Mais, moi, je vous invite : “ Venez ! ” Je vous appelle au nom de votre Jean qui souffre parce qu’il est saint, qu’on a frappé parce qu’il m’a précédé et qu’il a tenté d’enlever les ordures des chemins de l’Agneau. Venez servir Dieu. Le temps est proche. Ne restez pas non préparés à la Rédemption. Faites que la pluie puisse tomber sur un terrain ensemencé. Sinon, c’est pour rien qu’elle se déverserait. Vous, vous les habitants d’Hébron, vous devez être en tête ! Ici, vous avez vécu avec Zacharie et Elisabeth, ces saints qui ont mérité que le Ciel leur donne Jean. Ici, Jean a répandu le parfum de la grâce avec sa véritable innocence de petit enfant et, de son désert, il vous a envoyé les encens anticorrupteurs de sa grâce, devenue un prodige de pénitence. Ne décevez pas votre Jean. Il a porté l’amour du prochain à un degré pour ainsi dire divin qui lui fait aimer le dernier habitant du désert autant qu’il vous aime, vous, ses concitoyens. Mais il vous obtiendra sûrement le salut. Or le salut, c’est de suivre la voix du Seigneur et de croire en sa Parole. De cette cité sacerdotale, venez en masse vous mettre au service de Dieu. Je passe et je vous appelle. Ne vous montrez pas inférieurs aux prostituées auxquelles une parole de miséricorde suffit pour qu’elles abandonnent le chemin qu’elles suivaient et prennent la voie du bien.

On m’a demandé à mon arrivée : “ Mais tu ne nous gardes pas rancune ? ” De la rancune ? Oh non ! C’est de l’amour que je vous garde ! Et je garde l’espoir de vous voir dans les rangs de mon peuple, du peuple que je conduis à Dieu dans le nouvel exode vers la véritable Terre Promise : le Royaume de Dieu, au-delà de la Mer Rouge de la sensualité et des déserts du péché, libres des esclavages de tous genres, vers la Terre éternelle, riche de délices, comblée de paix…

Venez ! C’est l’Amour qui passe. Quiconque le veut peut le suivre, car pour être accueilli par lui, il ne faut que de la bonne volonté. »

Annotation

Le Seigneur s’adressa à Josué en ces termes : “ Parle aux fils d’Israël et dis-leur : établissez les villes de refuge dont je vous ai parlé par l’intermédiaire de Moïse, afin que celui qui aura tué involontairement puisse y trouver un asile et échapper ainsi à la colère du plus proche parent, du vengeur du sang. ” Cf. Josué 20, 1-9 et Exode 21, 12-13. Voir les extraits bibliques ci-dessous.

Il est encore dit : “ Et les anciens de la ville ne livreront pas l’innocent aux mains de celui qui le cherche pour le tuer, mais ils l’accueilleront et lui permettront d’y habiter et il y restera jusqu’au jugement et jusqu’à la mort du grand prêtre alors en fonction ; après quoi, il pourra rentrer dans sa ville et dans sa maison. ” Cf. Josué 20, 1-9 et Nb 35, 25-28. Voir ci-dessous.

Dans cette loi est observé et organisé l'amour miséricordieux à l'égard du prochain. Il s'agit de la loi des villes de refuge ainsi que de la loi des villes lévitiques.

Villes de refuge : Cette loi, à laquelle se réfère la citation qui précède (Josué 20,1-6), concerne les villes de refuge, qui servaient d’asiles aux personnes homicides involontaires. Ils étaient ainsi soustraits à la loi de la vengeance (que Jude mentionnera dans les dernières lignes en EMV 566.8, en se référant peut-être à Genèse 9,6 et à certains passages que nous rappelons plus loin). Ces villes de refuge étaient au nombre de six, parmi lesquelles Hébron (comme ici) et Qédesh (Cédès) (comme en EMV 342.1.2.7.9).        

Villes lévitiques : Elles faisaient partie des 48 villes lévitiques, où résidaient les lévites. Voir l'extrait biblique ci-dessous, dans le Livre de Josué, au chapitre 21.

Les prescriptions ayant trait aux unes et aux autres se trouvent en Exode 21,12-13 | Nombres 35 | Deutéronome 4,41-43 | Deutéronome 19,1-13 | Josué 20-21.  Voir les extraits bibliques ci-dessous.     

Dans la lettre de Jérémie aux exilés, il est dit, entre autres, ce qui suit. Lettre de Jérémie 1,1-72 (parfois insérée en Baruch 6). L'extrait biblique a été remis ci-dessous.

Il est dit: “ L’eunuque n’entrera pas dans l’assemblée du Seigneur. ” En Deutéronome 23.2.

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Livre de Josué 20, 1-9 (villes de refuge)

Jos 20, 1-9 : Yahweh parla à Josué, en disant : « Parle aux enfants d’Israël et dis-leur : Désignez-vous, comme je vous l’ai ordonné par Moïse, des villes de refuge où pourra s’enfuir le meurtrier qui aura tué quelqu’un par erreur, sans le savoir, et elles vous serviront de refuge contre le vengeur du sang. Le meurtrier s’enfuira vers une de ces villes ; il s’arrêtera à l’entrée de la porte de la ville, et exposera son cas aux anciens de cette ville ; ceux-ci le recueilleront auprès d’eux dans la ville, et lui donneront une demeure pour qu’il habite avec eux. Si le vengeur du sang le poursuit, ils ne livreront point le meurtrier entre ses mains, car c’est sans le savoir qu’il a tué son prochain, qu’il ne haïssait pas auparavant. Le meurtrier restera dans cette ville jusqu’à ce qu’il comparaisse devant l’assemblée pour être jugé, jusqu’à la mort du grand prêtre qui sera en fonctions en ces jours-là. Alors le meurtrier s’en retournera et rentrera dans sa ville et dans sa maison, dans la ville d’où il s’était enfui. »

Ils consacrèrent Cédès en Gallilée, dans la montagne de Nephthali ; Sichem, dans la montagne d’Éphraïm, et Cariath-Arbé, qui est Hébron, dans la montagne de Juda. De l’autre côté du Jourdain, vis-à-vis de Jéricho, à l’orient, ils désignèrent Bosor, dans le désert, dans la plaine, ville de la tribu de Ruben ; Ramoth en Galaad, de la tribu de Gad, et Gaulon en Basan, de la tribu de Manassé. Telles furent les villes assignées à tous les enfants d’Israël et à l’étranger qui séjourne au milieu d’eux, afin que quiconque aurait tué quelqu’un par erreur pût s’y réfugier, et qu’il ne mourût pas de la main du vengeur du sang, avant d’avoir comparu devant l’assemblée.

Livre des Nombres 35, 25-28

Nb 35, 25-28 : Et l’assemblée délivrera le meurtrier du vengeur du sang et le fera retourner dans la ville de refuge où il s’était enfui ; et il y demeurera jusqu’à la mort du grand prêtre qui a été oint de l’huile sainte. Si le meurtrier sort avant ce temps du territoire de la ville de refuge où il s’est enfui, et si le vengeur du sang le rencontre hors du territoire de sa ville de refuge, et si le vengeur du sang tue le meurtrier, il ne sera pas coupable de meurtre ; car le meurtrier doit demeurer dans sa ville de refuge jusqu’à la mort du grand prêtre ; et, après la mort du grand prêtre, le meurtrier pourra retourner au pays où se trouve sa possession.

Livre de l'Exode 21, 12-13

Ex 21, 12-13 : Celui qui frappe un homme à mort doit être mis à mort. Mais s’il ne lui a pas tendu d’embûches et que Dieu l’ait présenté à sa main, je te fixerai un lieu où il pourra se réfugier.

Livre du Deutéronome 4, 41-43

Dt 4, 41-43 : Alors Moïse mit à part trois villes de l’autre côté du Jourdain, à l’orient, afin qu’elles servissent de refuge au meurtrier qui aurait tué son prochain par mégarde, sans avoir été auparavant son ennemi, et que, en se réfugiant dans l’une de ces villes, il sauvât sa vie. Ce furent : Bosor, dans le désert, dans la plaine, pour les Rubénites ; Ramoth, en Galaad, pour les Gadites, et Golan, en Basan pour les Manassites.

Livre du Deutéronome 19, 1-13

Dt 19, 1-13 : Lorsque Yahweh, ton Dieu, aura exterminé les nations dont Yahweh, ton Dieu, te donne le pays ; lorsque tu les auras chassées et que tu habiteras dans leurs villes et dans leurs maisons, tu sépareras trois villes au milieu du pays que Yahweh, ton Dieu, te donne pour le posséder. Tu tiendras en état les routes qui y conduisent, et tu diviseras en trois parties le territoire du pays que Yahweh, ton Dieu, va te donner en héritage, afin que tout meurtrier puisse s’enfuir dans ces villes. Voici dans quel cas le meurtrier qui s’y réfugiera aura la vie sauve : s’il a tué son prochain par mégarde, sans avoir été auparavant son ennemi. Ainsi un homme va couper du bois dans la forêt avec un autre homme ; sa main brandit la hache pour abattre un arbre ; le fer s’échappe du manche, atteint son compagnon et le tue : cet homme s’enfuira dans l’une de ces villes et il aura la vie sauve. Autrement le vengeur du sang, poursuivant le meurtrier dans l’ardeur de sa colère, l’atteindrait, si le chemin était trop long, et lui porterait un coup mortel ; et pourtant cet homme n’aurait pas mérité la mort, puisqu’il n’avait pas auparavant de haine contre la victime. C’est pourquoi je te donne cet ordre : Mets à part trois villes. Et si Yahweh, ton Dieu, élargit tes frontières, comme il l’a juré à tes pères, et qu’il te donne tout le pays qu’il a promis à tes pères de te donner, — pourvu que tu observes et mettes en pratique tous ces commandements que je te prescris aujourd’hui, aimant Yahweh, ton Dieu, et marchant toujours dans ses voies, — tu ajouteras encore trois villes à ces trois-là, afin que le sang innocent ne soit pas versé au milieu du pays que Yahweh, ton Dieu, te donne pour héritage, et qu’il n’y ait pas de sang sur toi. Mais si un homme ayant de la haine contre son prochain, lui dresse des embûches, se jette sur lui et lui porte un coup mortel, et qu’ensuite il s’enfuie dans l’une de ces villes, les anciens de sa ville l’enverront saisir et le livreront entre les mains du vengeur du sang, afin qu’il meure. Ton œil n’aura pas de pitié pour lui, et tu ôteras d’Israël le sang innocent, et tu prospéreras.

Livre de Josué 21, 1-43 (villes lévitiques)

Jos 21, 1-43 : Les chefs de famille des Lévites s’approchèrent du prêtre Éléazar, de Josué, fils de Nun, et des chefs de famille des tribus des enfants d’Israël ; ils leur parlèrent à Silo, dans le pays de Chanaan, en disant : « Yahweh a ordonné par Moïse qu’on nous donnât des villes pour notre habitation, et leurs banlieues pour notre bétail. » Les enfants d’Israël donnèrent aux Lévites, sur leur héritage, selon l’ordre de Yahweh, les villes suivantes et leurs banlieues.

Le sort fut tiré d’abord pour les familles des Caathites ; et les fils du prêtre Aaron, d’entre les Lévites, obtinrent par le sort treize villes de la tribu de Juda, de la tribu de Siméon et de la tribu de Benjamin ; les autres fils de Caath obtinrent par le sort dix villes des familles de la tribu d’Éphraïm, de la tribu de Dan et de la demi-tribu de Manassé. Les fils de Gerson obtinrent par le sort treize villes des familles de la tribu d’Issachar, de la tribu d’Aser, de la tribu de Nephthali et de la demi-tribu de Manassé en Basan. Les fils de Mérari, selon leurs familles, obtinrent douze villes de la tribu de Ruben, de la tribu de Gad et de la tribu de Zabulon. Les enfants d’Israël donnèrent par le sort aux Lévites, ces villes et leurs banlieues, comme Yahweh l’avait ordonné par Moïse.

Ils donnèrent de la tribu des fils de Juda et de la tribu des fils de Siméon les villes suivantes désignées par leurs noms ; ce fut pour les fils d’Aaron, d’entre les familles des Caathites, d’entre les fils de Lévi, car le sort fut d’abord tiré pour eux. Ils leurs donnèrent, dans la montagne de Juda, la ville d’Arbé, père d’Enac, laquelle est Hébron, et sa banlieue tout autour. Mais la campagne de cette ville et ses villages, ils les donnèrent en possession à Caleb, fils de Jéphoné. Ils donnèrent aux fils du prêtre Aaron la ville de refuge pour le meurtrier, Hébron et sa banlieue, ainsi que Lebna avec sa banlieue, Jéther et sa banlieue, Estémo et sa banlieue, Holon et sa banlieue, Dabir et sa banlieue, Aïn et sa banlieue, Jéta et sa banlieue, Bethsamès et sa banlieue : neuf villes de ces deux tribus. De la tribu de Benjamin : Gabaon et sa banlieue, Gabaa et sa banlieue, Anathoth et sa banlieue, Almon et sa banlieue : quatre villes. Total des villes des prêtres, fils d’Aaron : treize villes et leurs banlieues.

Quant aux familles des fils de Caath, Lévites, aux autres fils de Caath, les villes qui leur échurent par le sort furent de la tribu d’Ephraïm. Les enfants d’Israël leur donnèrent la ville de refuge pour le meurtrier, Sichem et sa banlieue, dans la montagne d’Ephraïm, ainsi que Gazer et sa banlieue, Cibsaïm et sa banlieue, Beth-Horon et sa banlieue : quatre villes. De la tribu de Dan : Elthéco et sa banlieue, Gabathon et sa banlieue, Ajalon et sa banlieue, Geth-Remmon et sa banlieue : quatre villes. De la demi-tribu de Manassé : Thanach et sa banlieue, et Geth-Remmon et sa banlieue : deux villes. Total : dix villes avec leurs banlieues, pour les familles des autres fils de Caath.

Aux fils de Gerson, d’entre les familles des Lévites, ils donnèrent, de la demi-tribu de Manassé, la ville de refuge pour le meurtrier, Gaulon, en Basan, et sa banlieue, ainsi que Bosra et sa banlieue : deux villes. De la tribu d’Issachar : Césion et sa banlieue, Dabéreth et sa banlieue, Jaramoth et sa banlieue, En-Gannim et sa banlieue : quatre villes. De la tribu d’Aser : Masal et sa banlieue, Abdon et sa banlieue, Helcath et sa banlieue, Rohob et sa banlieue : quatre villes. De la tribu de Nephthali : la ville de refuge pour le meurtrier, Cédès en Galilée et sa banlieue, ainsi que Hamoth-Dor et sa banlieue, Carthan et sa banlieue : trois villes. Total des villes des Gersonites, selon leurs familles : treize villes et leurs banlieues. Aux familles des fils de Mérari, au reste des Lévites, ils donnèrent, de la tribu de Zabulon : Jecnam et sa banlieue, Cartha et sa banlieue, Damna et sa banlieue, Naalol et sa banlieue : quatre villes Et de la tribu de Ruben, Bosor et sa banlieue, Jassa et sa banlieue, Cédémoth et sa banlieue, Méphaath et sa banlieue : quatre villes. Et de la tribu de Gad : la ville de refuge pour le meurtrier, Ramoth en Galaad et sa banlieue, ainsi que Manaïm et sa banlieue, Hésebon et sa banlieue, Jaser et sa banlieue : en tout quatre villes. Total des villes assignées par le sort aux fils de Mérari, selon leurs familles, formant le reste des familles des Lévites : douze villes.

Total des villes des Lévites au milieu des possessions des enfants d’Israël : quarante-huit villes et leurs banlieues. Chacune de ces villes avait sa banlieue tout autour ; il en était ainsi pour toutes ces villes. C’est ainsi que Yahweh donna à Israël tout le pays qu’il avait juré de donner à leurs pères ; ils en prirent possession et s’y établirent. Yahweh leur accorda du repos tout autour d’eux, comme il l’avait juré à leurs pères ; aucun de leurs ennemis ne put leur résister, et Yahweh les livra tous entre leurs mains. De toutes les bonnes paroles que Yahweh avait dites à la maison d’Israël, aucune ne resta sans effet ; toutes s’accomplirent.

Livre de Jérémie 1, 1-72 (parfois transposée dans le Livre de Baruch 6, 1-72) - Sur les idoles

Jr 1, 1-72 | Ba 6, 1-72 : Copie de la lettre qu’envoya Jérémie à ceux qui allaient être emmenés captifs à Babylone par le roi des Babyloniens, pour leur annoncer ce que Dieu avait commandé de leur dire. À cause des péchés que vous avez commis devant Dieu, vous allez être emmenés captifs à Babylone par Nabuchodonosor, roi des Babyloniens. Étant donc arrivés à Babylone, vous y resterez de nombreuses années et un long temps, jusqu’à sept générations ; et après cela je vous en ferai sortir en paix. Or vous verrez à Babylone des dieux d’argent, d’or et de bois, que l’on porte sur les épaules et qui inspirent la crainte aux nations. Prenez donc garde de ne pas imiter, vous aussi, ces étrangers, et de ne pas vous laisser saisir par la crainte de ces dieux. Quand vous verrez une foule se presser par devant et par derrière eux, et leur rendre ses hommages, dites en votre cœur : « C’est vous, Maître, qu’il faut adorer. » Car mon ange est avec vous, et il prend soin de votre vie.

Car la langue de ces dieux a été polie par un ouvrier ; on la recouvre d’or et d’argent, mais ils ne sont que mensonge, et ne peuvent parler. Comme pour une fille qui aime la parure, on a pris de l’or, et l’on a préparé des couronnes pour les poser sur la tête de ces dieux. Les prêtres vont jusqu’à dérober à leurs dieux de l’or et de l’argent, qu’ils font servir à leurs propres usages ; ils en donneront même aux prostituées dans leur maison. Ils les parent de riches vêtements, comme des hommes, ces dieux d’argent, d’or et de bois ; mais ceux-ci ne peuvent se défendre ni de la rouille, ni des vers. Quand on les a revêtus d’habits de pourpre, il faut encore essuyer leur visage, à cause de la poussière de la maison qui les couvre d’une couche épaisse. En voici un qui tient un sceptre, comme un gouverneur de province : il ne fera pas mourir celui qui l’aura offensé. Cet autre porte à la main une épée ou une hache, mais il ne peut se défendre contre l’ennemi ou les voleurs. Par où l’on voit bien que ce ne sont pas des dieux ; ne les craignez donc point.

Comme le vase qu’un homme possède, lorsqu’il est brisé, devient inutile : ainsi en est-il de leurs dieux. Si vous les placez dans une maison, leurs yeux se remplissent de la poussière des pieds de ceux qui entrent. De même que les portes de la prison sont fermées avec soin sur un homme qui a offensé le roi, ou sur un homme qu’on va conduire à la mort, ainsi les prêtres défendent la demeure de leurs dieux par des portes solides, par des serrures et des verrous, de peur qu’ils ne soient dépouillés par les voleurs. Ils allument des lampes, et même en plus grand nombre que pour eux-mêmes, et ces dieux n’en peuvent voir aucune. Ils sont comme une des poutres de la maison, et l’on dit que leur cœur est rongé par la vermine qui sort de terre, et qui les dévore ainsi que leurs vêtements, sans qu’ils le sentent. Leur visage devient noir par la fumée qui s’élève de la maison. Sur leur corps et sur leur tête voltigent les hiboux, les hirondelles et les autres oiseaux ; et pareillement s’ébattent les chats eux-mêmes. Par là vous reconnaîtrez que ce ne sont pas des dieux ; ne les craignez donc point.

L’or dont on les recouvre pour les embellir, si quelqu’un n’en ôte pas la rouille, ils ne le feront pas briller ; car ils n’ont même rien senti lorsqu’on les fondait. Ces idoles ont été achetées au plus haut prix, et il n’y a point en elle de souffle de vie. N’ayant pas de pieds, elles sont portées sur les épaules, montrant ainsi aux hommes leur honteuse impuissance. Qu’ils soient confondus avec elles ceux qui les servent ! Si elles tombent à terre, elles ne se relèveront pas d’elles-mêmes ; et si quelqu’un les pose debout, elles ne se mettront pas d’elles-mêmes en mouvement ; et si elles penchent, elles ne se redresseront pas. C’est comme devant des morts qu’on met devant elles des offrandes. Les prêtres vendent les victimes qu’on leur offre et en font leur profit ; leurs femmes en font des salaisons, et ne donnent rien ni au pauvre, ni à l’infirme. Les femmes en couches ou dans un état impur touchent à leurs sacrifices. Sachant donc par ces choses que ce ne sont pas des dieux, ne les craignez point.

Et pourquoi les appeler des dieux ? Car ce sont des femmes qui viennent apporter leurs offrandes à ces dieux d’argent, d’or et de bois. Et, dans leurs temples, les prêtres sont assis, la tunique déchirée, la tête et le visage rasés, et la tête découverte. Ils rugissent en criant devant leurs dieux, comme dans un festin mortuaire. Leurs prêtres leur enlèvent leurs vêtements, et ils en habillent leurs femmes et leurs enfants. Qu’on leur fasse du mal ou qu’on leur fasse du bien, ils ne pourront rendre ni l’un ni l’autre ; ils sont incapables d’établir un roi ou de le renverser. Ils ne peuvent pas davantage donner la richesse, ni même une pièce de monnaie. Si quelqu’un, leur ayant fait un vœu, ne s’en acquitte pas, ils ne réclament pas. Ils ne sauveront pas un homme de la mort, ils n’arracheront point le faible de la main d’un puissant. Ils ne rendront pas la vue à un aveugle, et ne délivreront pas celui qui est dans la détresse. Ils n’auront pas pitié de la veuve, et ne feront pas de bien à l’orphelin. Elles ressemblent aux rochers détachés de la montagne, ces idoles de bois, recouvertes d’or et d’argent, et ceux qui les servent seront confondus. Comment croire ou dire que ce sont des dieux ?

Les Chaldéens eux-mêmes les déshonorent, lorsque, voyant un homme qui ne peut parler, ils le présentent à Bel demandant que le muet parle, comme si le dieu pouvait entendre quelque chose. Et quoiqu’ils s’en rendent compte, ils ne peuvent abandonner ces idoles ; car elles n’ont pas le sentiment. Les femmes, entourées d’une corde, vont s’asseoir sur les chemins, brûlant de la farine grossière ; et, quand l’une d’elles, entraînée par quelque passant, a dormi avec lui, elle reproche à sa voisine de n’avoir pas été jugée digne du même honneur, et de n’avoir pas vu rompre sa tresse de jonc. Tout ce qui se fait à l’égard des idoles est mensonge. Comment donc croire ou dire que ce sont des dieux ?

Ils ont été façonnés par des artisans et des orfèvres ; ils ne sauraient être autrement que les ouvriers veulent qu’ils soient. Et les ouvriers qui les ont façonnés n’ont pas longtemps à vivre : comment donc leurs ouvrages seraient-ils de longue durée ? Ils n’ont laissé que mensonge et opprobre à la postérité. Que survienne une guerre, ou quelque autre calamité, les prêtres délibèrent entre eux pour savoir où ils se cacheront avec leurs dieux : comment donc ne comprend-on pas que ceux-là ne sont pas des dieux, qui ne peuvent se sauver de la guerre ou d’une autre calamité ?

Ces idoles de bois, recouvertes d’or et d’argent, seront reconnues plus tard comme n’étant que mensonge ; pour toutes les nations et pour tous les rois il sera évident qu’elles ne sont pas des dieux, mais des ouvrages de mains d’hommes, et qu’il n’y a en elles aucune œuvre divine. Pour qui donc ne serait-il pas évident que ce ne sont pas des dieux ?

Ils n’établiront jamais un roi sur un pays, et ne donneront pas la pluie aux hommes. Ils ne sauront pas juger leurs propres affaires, et ils ne protégeront pas contre l’injustice, puisqu’ils ne peuvent rien, semblables à des corneilles qui se tiennent entre le ciel et ta terre. Et lorsque le feu tombera sur la maison de ces dieux de bois, recouverts d’or et d’argent, leurs prêtres prendront la fuite et seront sauvés ; mais eux seront consumés comme des poutres au milieu des flammes. Ils ne résisteront ni à un roi, ni à une armée ennemie. Comment admettre ou penser que ce sont des dieux ?

Ils n’échapperont pas aux voleurs et aux brigands, ces dieux de bois, recouverts d’argent et d’or. Des hommes plus puissants qu’eux enlèveront l’argent et l’or, et s’en iront avec les riches vêtements dont on les a couverts, et ces dieux ne pourront se secourir eux-mêmes. Aussi vaut-il mieux être un roi déployant sa force, ou un vase utile dans la maison, dont le maître se sert, que d’être ces faux dieux ; ou bien une porte à une maison, qui garde ce qui s’y trouve, que d’être ces faux dieux ; ou encore une colonne de bois dans la maison d’un roi, que d’être ces faux dieux. Le soleil, la lumière et les astres, qui sont brillants et envoyés pour l’utilité des hommes, obéissent à Dieu. De même encore l’éclair, lorsqu’il paraît, est beau à voir ; le vent aussi souffle sur tous le pays ; et les nuées, lorsque Dieu leur commande de parcourir toute la terre, exécutent ce qui leur est ordonné. Le feu également, lorsqu’il est envoyé d’en haut pour consumer les montagnes et les forêts, fait ce qui lui a été commandé. Mais les idoles ne sont pas comparables, ni en beauté ni en puissance, à toutes ces choses. Il ne faut donc ni penser ni dire que ce sont des dieux, puisqu’elles ne peuvent ni discerner ce qui est juste, ni faire du bien aux hommes. Sachant donc que ce ne sont pas des dieux, ne les craignez point.

Ils sont incapables de maudire ou de bénir les rois. Ils ne font pas voir aux nations des signes dans le ciel ; ils ne brillent pas comme le soleil, ils n’éclairent pas comme la lune. Les bêtes valent mieux qu’eux, puisqu’elles peuvent en fuyant trouver un abri et être utiles à elles-mêmes. Ainsi d’aucune manière il n’est évident pour nous que ce sont des dieux ; ne les craignez donc pas.

De même qu’un épouvantail dans un champ de concombres ne préserve de rien, ainsi en est-il de leurs dieux de bois, recouverts d’or et d’argent. Tout semblables à un buisson d’épines dans un jardin, sur lequel tous les oiseaux se posent, ou à un mort jeté dans un lieu obscur, tels sont leurs dieux de bois, recouverts d’or et d’argent. La pourpre elle-même et l’écarlate qui se gâtent sur eux font voir que ce ne sont pas des dieux. Eux-mêmes finiront par être dévorés et deviendront une honte dans le pays. Mieux vaut l’homme juste qui n’a pas d’idoles ; il n’aura pas à craindre la confusion.

Livre du Deutéronome 23, 2 (à propos des ennuques)

Dt 23, 2 : Celui dont les testicules ont été écrasés ou dont l’urètre a été coupé n’entrera pas dans l’assemblée de Yahweh.

EMV 212.5-7 · Tome 3, p. 426-430

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

… Jésus, dans la maison d’Isaac, parle. Les gens occupent la pièce et la cour et s’entassent même dehors. Pour que tout le monde l’entende bien, Jésus se met au milieu de la pièce, de façon à ce que sa voix se fasse entendre tant dans la cour que sur la place. Il doit traiter un sujet suggéré par une question qu’on lui a posée ou par un événement. Il dit :

« …Mais, n’en doutez pas. Comme le dit Jérémie, ils verront à l’épreuve combien il est douloureux et amer d’avoir abandonné le Seigneur. Pour certaines fautes, mes amis, il n’existe ni salpêtre ni bore capable d’en effacer l’empreinte. Même le feu de l’enfer ne peut enlever cette marque. Elle est indélébile.

Là encore, il faut remarquer la justesse de la parole de Jérémie. Nos grands d’Israël ressemblent vraiment aux ânes sauvages dont parle le prophète. Ils sont habitués au désert de leur cœur. Pourtant, croyez-le bien, tant qu’on est avec Dieu, même si on est pauvre comme Job, seul ou nu, on n’est jamais seul, on n’est jamais pauvre, jamais dépouillé, jamais un désert. Mais eux, ils ont chassé Dieu de leur cœur et se trouvent ainsi dans un désert aride. Comme les ânesses sauvages, ils flairent dans le vent l’odeur des mâles, qui, dans notre cas et en raison de leurs passions, s’appellent puissance, argent, sans oublier la luxure proprement dite et ils suivent cette odeur jusqu’au crime. Oui, ils la suivent et la suivront de plus en plus. Ils ignorent que ce ne sont pas leurs pieds qui sont nus, mais <em>leur cœur</em> exposé aux flèches de Dieu, qui vengera leurs crimes. Comme ils seront alors confondus, le roi et les princes, les prêtres et les scribes qui en vérité ont dit et disent à ce qui est néant ou, pire, est péché : “ Tu es pour moi un père. C’est toi qui m’as engendré ” !

En vérité, en vérité je vous dis que Moïse brisa avec colère les Tables de la Loi à la vue du peuple idolâtre, puis il retourna sur la montagne, pria, adora, obtint grâce. Il y a des siècles de cela. Mais l’idolâtrie n’a pas encore disparu du cœur des hommes, elle ne disparaîtra pas : au contraire, elle grandit comme le levain qu’on met dans la pâte. Maintenant, presque tout le monde a son veau d’or. La terre est une forêt d’idoles, car chaque cœur est un autel et il est bien difficile d’y trouver Dieu. Celui qui n’a pas une passion mauvaise en a une autre, celui qui n’a pas un désir mauvais en a un qui porte un autre nom. Celui qui ne pense pas à l’or ne pense qu’à sa situation sociale, celui qui n’est pas obnubilé par la chair est possédé par l’égoïsme. Combien d’êtres devenus des veaux d’or ne reçoivent-ils pas l’adoration des cœurs ! A cause de cela, le jour viendra où ils seront frappés. Alors ils appelleront le Seigneur et s’entendront répondre : “ Adresse-toi à tes dieux. Moi, je ne te connais pas. ”

Je ne te connais pas ! Parole redoutable, si c’est Dieu qui la dit à un homme. Dieu a créé l’espèce humaine et connaît chaque homme en particulier. Donc si Dieu dit : “ Je ne te connais pas ”, c’est signe que, de toute la force de sa volonté, il a effacé cet homme de sa mémoire. Je ne te connais pas ! Dieu est-il trop sévère en prononçant ce verdict ? Non. L’homme a crié au Ciel : “ Je ne te connais pas ” et le Ciel a répondu à l’homme : “ Je ne te connais pas. ” Fidèle comme l’écho…

212.6 D’ailleurs, réfléchissez : l’homme est obligé de connaître Dieu par devoir de reconnaissance, et par respect pour sa propre intelligence.

Par reconnaissance : Dieu a créé l’homme en lui faisant le don ineffable de la vie et en le pourvoyant du don encore plus ineffable de la grâce. Une fois celle-ci perdue par sa propre faute, l’homme s’entend faire une grande promesse : “ Je te rendrai la grâce. ” C’est Dieu, l’offensé, qui parle à l’offenseur comme s’il était lui, Dieu, le coupable tenu de réparer. Et Dieu tient sa promesse. Voilà, je suis ici pour rendre la grâce à l’homme. Dieu ne se borne pas aux dons surnaturels, mais il abaisse son Essence spirituelle à pourvoir aux lourdes nécessités de la chair et du sang de l’homme : il lui procure la chaleur du soleil, le soulagement de l’eau, les grains, les vignes, les arbres de toute sorte et les animaux de toute espèce. Ainsi l’homme reçoit-il de Dieu <em>tout</em> ce qu’il lui faut pour vivre. C’est le Bienfaiteur. Il faut lui en être reconnaissant et le lui montrer en s’efforçant de le connaître.

Par respect pour sa propre raison. Le fou, le simple d’esprit ne sont pas reconnaissants envers ceux qui les soignent parce qu’ils ne comprennent pas la valeur réelle des soins. Ils n’éprouvent que de la haine à l’égard de celui qui les lave ou les fait manger, les conduit ou les met au lit, ou encore veille à leur faire éviter les dangers, car, étant semblables à des animaux à cause de leur infirmité, ils prennent les soins pour des tortures. Mais l’homme qui manque à ses devoirs envers Dieu se déshonore lui-même, car il est un être doué de raison. Seuls les attardés mentaux ou les déments n’arrivent pas à distinguer le père de l’étranger, le bienfaiteur de l’ennemi. Mais l’homme intelligent connaît son père et son bienfaiteur et il se plaît à le connaître toujours mieux, même dans les choses qu’il ignore parce qu’elles sont arrivées avant sa naissance ou avant que son père ou son bienfaiteur ne l’en aient fait bénéficier. On doit donc agir de même avec le Seigneur pour montrer que l’on est un être intelligent et pas un sauvage.

Mais trop de personnes en Israël ressemblent à ces fous qui ne reconnaissent pas leur père ni leur bienfaiteur.

Jérémie se demande : “ La vierge peut-elle oublier ses pa­rures et une épouse sa ceinture ? ” Oh, oui ! Israël est rempli de ces vierges folles, de ces épouses impudiques qui oublient leurs pa­rures et leurs ceintures honnêtes pour se revêtir d’oripeaux de prostituées ; et cela prend une proportion d’autant plus grande que l’on monte davantage dans l’échelle sociale, chez ceux qui devraient donner l’exemple au peuple. C’est donc à eux que s’adressent les reproches de Dieu, accompagnés de son courroux et de ses pleurs : “ Pourquoi essaies-tu de faire valoir l’honnêteté de ta conduite pour chercher l’amour, toi qui, au contraire, enseignes la perversion et tes manières d’agir et dont les pans de ton vêtement évoquent le sang des pauvres et des innocents ? ”

212.7 Mes amis, la distance est un bien et un mal. Etre très loin des endroits où je parle facilement est un mal, car cela vous empêche d’entendre les paroles de la vie. Vous vous en plaignez. C’est vrai. Mais c’est un bien parce que cela vous tient éloignés des lieux où fermente le péché, où bouillonne la corruption, où siffle le serpent insidieux pour agir sur moi en me gênant dans mon œuvre, et en insinuant dans les cœurs doutes et mensonges sur ma personne. Mais je préfère que vous soyez loin des corrompus. Je pourvoirai moi-même à votre formation. Vous remarquez que Dieu a pourvu d’abord à ce que nous nous connaissions et donc que nous nous aimions. Je vous étais connu avant que nous ne nous soyons jamais vus. C’est Isaac qui m’a annoncé à vous. J’enverrai beaucoup d’Isaac pour vous transmettre mes paroles. Sachez, du reste, que Dieu peut parler partout, seul à seul avec l’âme de l’homme, et le perfectionner par son enseignement.

Ne craignez pas que la solitude puisse vous conduire à l’erreur. Non. Si vous ne le voulez pas, vous ne serez pas infidèles au Seigneur et à son Christ. D’ailleurs, que celui qui ne peut vraiment pas rester loin du Messie sache que le Messie lui ouvre son cœur et ses bras et lui dit : “ Viens. ” Venez, vous qui voulez venir. Restez, vous qui voulez rester. Mais, les uns comme les autres, annoncez le Christ par une vie honnête. Annoncez-le à l’encontre de la malhonnêteté qui se niche dans trop de cœurs. Annoncez-le à l’encontre de la légèreté des personnes innombrables qui ne savent pas rester fidèles et qui oublient leurs parures et leurs ceintures d’âmes invitées à leurs noces avec le Christ.

Vous m’avez dit avec joie : “ Depuis que tu es venu, nous n’avons pas eu de malades ni de morts. Ta bénédiction nous a protégés. ” Oui, la santé est importante. Mais faites en sorte que ma venue présente vous procure à tous la santé de l’âme, toujours, et en toute chose. C’est dans ce but que je vous bénis et vous donne ma paix, à vous-mêmes, à vos enfants, à vos champs, à vos maisons, à vos moissons, à vos troupeaux, à vos vergers. Servez-vous-en saintement, c’est-à-dire non pas en vivant pour eux, mais grâce à eux et en donnant le surplus aux nécessiteux, en achetant ainsi la pleine mesure des bénédictions du Père et une place aux Cieux.

Allez. Moi, je reste pour prier… »

Annotation

Comme le dit Jérémie, ils verront à l’épreuve combien il est douloureux et amer d’avoir abandonné le Seigneur. Jérémie 2,19. Le chapitre 2 traite de l’apostasie d’Israël.

Comme ils seront alors confondus, le roi et les princes, les prêtres et les scribes qui en vérité ont dit et disent à ce qui est néant ou, pire, est péché : “ Tu es pour moi un père. C’est toi qui m’as engendré ” ! En référence au Psaume 2,7.

En vérité, en vérité je vous dis que Moïse brisa avec colère les Tables de la Loi à la vue du peuple idolâtre, puis il retourna sur la montagne, pria, adora, obtint grâce. Il y a des siècles de cela. Voir le livre de l'Exode, chapitre 32 à 34.

Jérémie se demande : “ La vierge peut-elle oublier ses pa­rures et une épouse sa ceinture ? ” Jérémie 2,32.

“ Pourquoi essaies-tu de faire valoir l’honnêteté de ta conduite pour chercher l’amour, toi qui, au contraire, enseignes la perversion et tes manières d’agir et dont les pans de ton vêtement évoquent le sang des pauvres et des innocents ? ” Jérémie 2,34.

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Livre de Jérémie 2, 32-34

Jr 2, 32-34 : Une vierge oublie-t-elle sa parure, une fiancée sa ceinture ? Et mon peuple m’a oublié depuis des jours sans nombre ! Que tu sais bien disposer tes voies pour chercher l’amour ! Pour cela, même avec le crime tu familiarises tes voies ! Jusque sur les pans de tes vêtements on trouve le sang des pauvres innocents ; tu ne les avais pas surpris en délit d’effraction, mais tu les as tués pour toutes ces choses.

Livre des Psaumes 2, 7

Ps 2, 7 : Je publierai le décret : Yahweh m’a dit : Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui.

Livre de l'Exode 32-34

Ex 32-34 : Le peuple, voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, s’assembla autour d’Aaron et lui dit : « Allons, fais-nous un dieu qui marche devant nous. Car pour ce Moïse, l’homme qui nous a fait monter du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il en est devenu. » Aaron leur dit : « Ôtez les anneaux d’or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles, et apportez-les-moi. » Tout le monde ôta les anneaux d’or qu’ils avaient aux oreilles, et ils les apportèrent à Aaron. Il les reçut de leurs mains, façonna l’or au burin, et en fit un veau en fonte. Et ils dirent : « Israël, voici ton Dieu, qui t’a fait monter du pays d’Égypte. » Ayant vu cela, Aaron construisit un autel devant l’image, et il s’écria : « Demain il y aura fête en l’honneur de Yahweh. » Le lendemain, s’étant levés de bon matin, ils offrirent des holocaustes et présentèrent des sacrifices pacifiques ; et le peuple s’assit pour manger et pour boire, puis ils se levèrent pour se divertir.

Yahweh dit à Moïse : « Va, descends ; car ton peuple que tu as fait monter du pays d’Égypte, s’est conduit très mal. Ils se sont bien vite détournés de la voie que je leur avais prescrite ; ils se sont fait un veau en fonte, ils se sont prosternés devant lui, et ils lui ont offert des sacrifices, et ils ont dit : Israël, voici ton Dieu, qui t’a fait monter du pays d’Égypte. » Yahweh dit à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple au cou raide. 10Maintenant laisse-moi : que ma colère s’embrase contre eux et que je les consume ! Mais je ferai de toi une grande nation. »

Moïse implora Yahweh, son Dieu, et dit : « Pourquoi, Yahweh, votre colère s’embraserait-elle contre votre peuple, que vous avez fait sortir du pays d’Égypte par une grande puissance et par une main forte ? Pourquoi les Égyptiens diraient-ils : C’est pour leur malheur qu’il les a fait sortir, c’est pour les faire périr dans les montagnes et pour les anéantir de dessus la terre ? Revenez de l’ardeur de votre colère, et repentez-vous du mal que vous voulez faire à votre peuple. Souvenez-vous d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, vos serviteurs, auxquels vous avez dit, en jurant par vous-même : Je multiplierai votre postérité comme les étoiles du ciel, et tout ce pays dont j’ai parlé, je le donnerai à vos descendants, et ils le posséderont à jamais. »

Et Yahweh se repentit du mal qu’il avait parlé de faire à son peuple. Moïse revint et descendit de la montagne, ayant dans sa main les deux tables du témoignage, tables écrites sur leurs deux côtés ; elles étaient écrites sur l’une et l’autre face. Les tables étaient l’ouvrage de Dieu, et l’écriture était l’écriture de Dieu, gravée sur les tables. Josué entendit le bruit que faisait le peuple en poussant des cris, et il dit à Moïse : « Il y a un cri de bataille dans le camp ! » Moïse répondit : « Ce n’est ni un bruit de cris de victoire, ni un bruit de cris de défaite ; j’entends la voix de gens qui chantent. » Lorsqu’il fut près du camp, il vit le veau et les danses. Et la colère de Moïse s’enflamma ; il jeta de ses mains les tables et les brisa au pied de la Montagne. Et, prenant le veau qu’ils avaient fait, il le brûla au feu, le broya jusqu’à le réduire en poudre, répandit cette poudre sur l’eau, et en fit boire aux enfants d’Israël.

Moïse dit à Aaron : « Que t’a fait ce peuple pour que tu aies amené sur lui un si grand péché ? » Aaron répondit : « Que la colère de mon seigneur ne s’enflamme pas ! Tu sais toi-même que ce peuple est porté au mal. 23Ils m’ont dit : Fais-nous un dieu qui marche devant nous ; car pour ce Moïse, cet homme qui nous a fait monter du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il en est devenu. Je leur ai dit : Que ceux qui ont de l’or s’en dépouillent ! Ils m’en ont donné, je l’ai jeté au feu, et il en est sorti ce veau. »

Moïse vit que le peuple n’avait plus de frein, parce qu’Aaron lui avait ôté tout frein, l’exposant à devenir une risée parmi ses ennemis. Et Moïse se plaça à la porte du camp, et il dit : « À moi ceux qui sont pour Yahweh ! » Et tous les enfants de Lévi se rassemblèrent auprès de lui. Il leur dit : « Ainsi parle Yahweh, le Dieu d’Israël : Que chacun de vous mette son épée à son côté ; passez et repassez dans le camp d’une porte à l’autre, et que chacun tue son frère, chacun son ami, chacun son parent ! » Les enfants de Lévi firent ce qu’ordonnait Moïse, et il périt ce jour-là environ trois mille hommes du peuple. Moïse dit : « Consacrez-vous aujourd’hui à Yahweh, puisque chacun de vous a été contre son fils et son père, afin qu’il vous donne aujourd’hui une bénédiction. »

Le lendemain, Moïse dit au peuple : « Vous avez commis un grand péché. Et maintenant je vais monter vers Yahweh : peut-être obtiendrai-je le pardon de votre péché. » Moïse retourna vers Yahweh et dit : « Ah ! ce peuple a commis un grand péché ! Ils se sont fait un dieu d’or. Pardonnez maintenant leur péché ; sinon effacez-moi de votre livre que vous avez écrit. » Yahweh dit à Moïse : « C’est celui qui a péché contre moi que j’effacerai de mon livre. Va maintenant, conduis le peuple où je t’ai dit. Voici, mon ange marchera devant toi, mais, au jour de ma visite, je les punirai de leur péché. » C’est ainsi que Yahweh frappa le peuple, parce qu’ils avaient fait le veau qu’Aaron avait fait.

(Chapitre 33) Yahweh dit à Moïse : « Va, pars d’ici, toi et le peuple que tu as fait monter du pays d’Égypte ; monte au pays que j’ai promis avec serment à Abraham, à Isaac et à Jacob, en disant : Je le donnerai à ta postérité. J’enverrai devant toi un ange, et je chasserai le Chananéen, l’Amorrhéen, le Héthéen, le Phérézéen, le Hévéen et le Jébuséen. Monte vers un pays où coulent le lait et le miel ; mais je ne monterai point au milieu de toi, car tu es un peuple au cou raide, pour ne pas t’anéantir en chemin. »

En entendant ces dures paroles, le peuple prit le deuil, et personne ne mit ses ornements. Alors Yahweh dit à Moïse : « Dis aux enfants d’Israël : Vous êtes un peuple au cou raide ; si je montais un seul instant au milieu de toi, je t’anéantirais. Et maintenant, enlève tes ornements de dessus toi, et je saurai ce que j’ai à te faire. » 6Les enfants d’Israël se dépouillèrent de leurs ornements, dès le mont Horeb.

Moïse prit la tente et se la dressa hors du camp, à quelque distance ; il l’appela tente de réunion ; et quiconque cherchait Yahweh, se rendait à la tente de réunion, qui était hors du camp. Et lorsque Moïse se rendait à la tente, tout le peuple se levait, chacun se tenant à l’entrée de la tente, et on suivait des yeux Moïse, jusqu’à ce qu’il entrât dans la tente. Dès que Moïse était entré dans la tente, la colonne de nuée descendait et se tenait à l’entrée de la tente, et Yahweh parlait avec Moïse. Tout le peuple voyait la colonne de nuée qui se tenait à l’entrée de la tente ; et tout le peuple se levait, et chacun se prosternait à l’entrée de sa tente. Et Yahweh parlait à Moïse face à face, comme un homme parle à son ami. Moïse retournait ensuite au camp ; mais son serviteur Josué, fils de Nun, jeune homme, ne s’éloignait pas du milieu de la tente.

Moïse dit à Yahweh : « Vous me dites : Fais monter ce peuple ; et vous ne me faites pas connaître celui que vous enverrez avec moi. Cependant vous avez dit : Je te connais par ton nom, et tu as trouvé grâce à mes yeux. Et maintenant, si j’ai bien trouvé grâce à vos yeux, faites moi donc connaître vos voies, et que je vous connaisse, afin que je trouve grâce à vos yeux. Considérez que cette nation est votre peuple. » Yahweh répondit : « Ma face ira avec toi, et je te donnerai un repos. » Moïse dit : « Si votre face ne vient pas, ne nous faites pas partir d’ici. À quoi connaîtra-t-on que j’ai trouvé grâce à vos yeux, moi et votre peuple, sinon à ce que vous marcherez avec nous ? C’est ce qui nous distinguera, moi et votre peuple, de tous les peuples qui sont sur la face de la terre. » Yahweh dit à Moïse : « Je ferai encore ce que tu demandes, car tu as trouvé grâce à mes yeux et je te connais par ton nom. »

Moïse dit : « Faites-moi voir votre gloire. » Yahweh répondit : « Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et je prononcerai devant toi le nom de Yahweh : car je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde. » Yahweh dit : « Tu ne pourras voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre. » Yahweh dit : « Voici une place près de moi ; tu te tiendras sur le rocher. Quand ma gloire passera, je te mettrai dans le creux du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que j’aie passé. Alors je retirerai ma main et tu me verras par derrière ; mais ma face ne saurait être vue. »

(Chapitre 34) Yahweh dit à Moïse : « Taille deux tables de pierre comme les premières, et j’y écrirai les paroles qui étaient sur les premières tables que tu as brisées. Sois prêt pour demain, et tu monteras dès le matin sur la montagne de Sinaï ; tu te tiendras là devant moi, au sommet de la montagne. Que personne ne monte avec toi, et que personne ne se montre nulle part sur la montagne, et même que ni brebis ni bœufs ne paissent du côté de cette montagne. » Moïse tailla donc deux tables de pierre comme les premières ; et, s’étant levé de bonne heure, il monta sur la montagne de Sinaï, selon que Yahweh le lui avait ordonné ; et il prit dans sa main les deux tables de pierre.

Yahweh descendit dans la nuée, se tint là avec lui et prononça le nom de Yahweh. Et Yahweh passa devant lui et s’écria : « Yahweh ! Yahweh ! Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve sa grâce jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la révolte et le péché ; mais il ne les laisse pas impunis, visitant l’iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération ! » Aussitôt Moïse s’inclina vers la terre et se prosterna, 9en disant : « Si j’ai trouvé grâce à vos yeux, Seigneur, daigne le Seigneur marcher au milieu de nous, car c’est un peuple au cou raide ; pardonnez nos iniquités et nos péchés, et prenez-nous pour votre héritage. »

Yahweh dit : « Voici que je fais une alliance : en présence de tout ton peuple, je ferai des prodiges qui n’ont eu lieu dans aucun pays et chez aucune nation ; et tout le peuple qui t’environne verra l’œuvre de Yahweh, car terribles sont les choses que j’accomplirai avec toi.

Prends garde à ce que je t’ordonne aujourd’hui. Voici, je chasserai devant toi l’Amorrhéen, le Chananéen, le Héthéen, le Phérézéen, le Hévéen, et le Jébuséen. Garde-toi de contracter alliance avec les habitants du pays contre lequel tu marches, de peur qu’ils ne soient un piège au milieu de toi. 13Mais vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs stèles et vous abattrez leurs Aschérim. Tu n’adoreras aucun autre dieu ; car Yahweh se nomme le jaloux, il est un Dieu jaloux. Ne contracte donc pas alliance avec les habitants du pays, de peur que, lorsqu’ils se prostituent à leurs dieux et leur offrent des sacrifices, ils ne t’invitent et que tu ne manges de leurs victimes ; de peur que tu ne prennes de leurs filles pour tes fils, et que leurs filles, se prostituant à leurs dieux, n’entraînent tes fils à se prostituer aussi à leurs dieux.

Tu ne feras point de dieux de métal fondu.

Tu observeras la fête des Azymes : pendant sept jours tu mangeras des pains sans levain, comme je te l’ai prescrit, au temps fixé du mois d’abib, car c’est dans le mois d’abib que tu es sorti d’Égypte.

Tout premier-né m’appartient ; de même, tout premier-né mâle de tes troupeaux, soit bœuf, soit brebis. Tu rachèteras avec un agneau le premier-né de l’âne ; et, si tu ne le rachètes pas, tu lui briseras la nuque. Tu rachèteras tout premier-né de tes fils ; et l’on ne se présentera pas les mains vides devant ma face.

Tu travailleras six jours, mais tu te reposeras le septième jour, même au temps du labourage et de la moisson.

Tu célébreras la fête des Semaines, des premiers produits de la moisson du froment, et la fête de la récolte à la fin de l’année.

Trois fois par an, tous les mâles se présenteront devant le Seigneur, Yahweh, Dieu Israël. Car je chasserai les nations devant toi et j’étendrai tes frontières ; et personne ne convoitera ton pays pendant que tu monteras pour te présenter devant Yahweh, ton Dieu, trois fois par an.

Tu n’offriras pas avec du pain levé le sang de ma victime, et le sacrifice de la fête de Pâque ne sera pas gardé pendant la nuit jusqu’au matin.

Tu apporteras les prémices des premiers fruits de ton sol à la maison de Yahweh, ton Dieu.

Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère. »

Yahweh dit à Moïse : « Écris, toi, ces paroles ; car c’est d’après ces paroles que je fais alliance avec toi et avec Israël. »

Moïse fut là avec Yahweh quarante jours et quarante nuits, sans manger de pain et sans boire d’eau. Et Yahweh écrivit sur les tables les paroles de l’alliance, les dix paroles.

Moïse descendit de la montagne de Sinaï ; Moïse avait dans sa main les deux tables du témoignage, en descendant de la montagne ; et Moïse ne savait pas que la peau de son visage était devenue rayonnante pendant qu’il parlait avec Yahweh. Aaron et tous les enfants d’Israël virent Moïse, et voici, la peau de son visage rayonnait ; et ils craignirent de s’approcher de lui. Moïse les appela, et Aaron et tous les princes de l’assemblée vinrent auprès de lui, et il leur parla. Ensuite tous les enfants d’Israël s’approchèrent, et il leur donna tous les ordres qu’il avait reçus de Yahweh sur la montagne de Sinaï.

Lorsque Moïse eut achevé de leur parler, il mit un voile sur son visage. Quand Moïse entrait devant Yahweh pour parler avec lui, il ôtait le voile, jusqu’à ce qu’il sortit ; puis il sortait et disait aux enfants d’Israël ce qui lui avait été ordonné. 35Les enfants d’Israël voyaient le visage de Moïse, ils voyaient que la peau du visage de Moïse était rayonnante ; et Moïse remettait le voile sur son visage, jusqu’à ce qu’il entrât pour parler avec Yahweh.