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Le Pentateuque

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EMV 73.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– (...) Ne pourrait-il pas être vrai que les bergers et les mages aient dit la vérité, révélée à eux par Dieu ? Pourquoi vouloir croire qu’ils ont été des menteurs ?

– Parce que les années de la prophétie n’étaient pas accomplies. Depuis, nous avons réfléchi... après que le sang qui avait rougi les vasques et les ruisseaux eut ouvert les yeux de notre intelligence.

– Est-ce que le Très-Haut n’aurait pas pu, par excès d’amour pour son peuple, anticiper la venue du Sauveur ? Sur quoi les mages basaient-ils leur affirmation ? Tu m’as dit qu’ils venaient d’orient...

– Sur leurs calculs au sujet d’une nouvelle étoile.

– Or n’est-il pas dit : “ Une étoile naîtra de Jacob et un sceptre s’élèvera d’Israël ” ? Et Jacob n’est-il pas le grand patriarche et ne s’est-il pas arrêté dans cette terre de Bethléem qui lui était chère comme la prunelle de l’oeil, parce que c’est là que mourut sa Rachel bien aimée ?

Et encore, n’est-il pas sorti de la bouche d’un prophète : “ Un rejeton sortira de la souche de Jessé, un surgeon poussera de ses racines ” ? Isaïe, le père de David, est né ici. Le surgeon sur la souche, sciée à la racine par l’usurpation des tyrans, n’est-ce pas la “ Vierge ” qui enfantera le Fils conçu, non pas d’un homme – car alors elle ne serait plus vierge –, mais de la volonté de Dieu, par quoi il sera “ l’Emmanuel ”, car Fils de Dieu, il sera Dieu et, par conséquent, apportera Dieu au milieu du peuple de Dieu, comme son nom l’indique ?

Et, selon la prophétie, ne sera-t-il pas annoncé aux peuples des ténèbres, c’est-à-dire aux païens “ par une grande lu­mière ” ? Or l’étoile vue par les mages ne pourrait-elle pas être l’étoile de Jacob, la grande lumière des deux prophéties de Balaam et d’Isaïe ?

Et le massacre lui-même accompli par Hérode ne rentre-t-il pas dans les prophéties ? “ Un cri s’est élevé... C’est Rachel qui pleure ses fils. ” Il était écrit que les os de Rachel, dans son tombeau d’Ephrata, gémiraient et pleureraient à l’époque où, par le Sauveur, la récompense allait venir au peuple saint. Larmes qui se changeraient ensuite en un sourire céleste, comme l’arc-en-ciel que forment les dernières gouttes d’eau de l’orage, mais qui annonce : “ Voilà : le beau temps vous est accordé. ” »

– Tu es très instruit. Es-tu rabbi ?

– Je le suis.

– Je m’en rends bien compte. Il y a dans tes paroles lu­mière et vérité. Pourtant... trop de blessures saignent encore sur cette terre de Bethléem pour le Messie, vrai ou faux... Je ne lui conseillerais même pas de venir ici. Cette terre le repousserait comme on repousse un bâtard à cause de qui les vrais enfants sont morts. D’ailleurs... si c’était lui... il est mort avec les autres qu’on a égorgés.

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Livre de la Genèse 35, 15-20

Gn 35, 15-20

Et Jacob appela « Béthel » ce lieu où Dieu avait parlé avec lui. Ils levèrent le camp et quittèrent Béthel. Il restait à parcourir une certaine distance pour arriver à Éphrata, quand Rachel accoucha. Et ses couches furent pénibles. Au cours de cet accouchement difficile, la sage-femme lui dit : « N’aie pas peur ! Tu as encore un fils ! » Dans son dernier souffle, au moment de mourir, Rachel l’appela Ben-Oni (c’est-à-dire : Fils-du-deuil) ; mais son père l’appela Benjamin (c’est-à-dire : Fils-de-la-droite). Rachel mourut et on l’enterra sur la route d’Éphrata, c’est-à-dire Bethléem. Jacob érigea une stèle sur sa tombe. Aujourd’hui encore, c’est la stèle de la tombe de Rachel.

Livre des Nombres 24, 15-17

Nb 24, 15-17 : Balaam prononça encore ces paroles énigmatiques : « Oracle de Balaam, fils de Béor, oracle de l’homme au regard pénétrant, oracle de celui qui entend les paroles de Dieu, qui possède la science du Très-Haut. Il voit ce que le Puissant lui fait voir, il tombe en extase, et ses yeux s’ouvrent. Ce héros, je le vois – mais pas pour maintenant – je l’aperçois – mais pas de près : Un astre se lève, issu de Jacob, un sceptre se dresse, issu d’Israël. Il brise les flancs de Moab, il décime tous les fils de Seth.

Premier Livre de Samuel 17, 12

1 S 17, 12 : David était fils de cet Éphratéen de Bethléem en Juda, nommé Jessé et qui avait huit fils. Or, au temps de Saül, cet homme était un vieillard avancé en âge.

Livre d'Isaïe

Is 7, 14 : C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous).

Is 9, 1 : Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi.

Is 11, 1 : Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines.

Livre de Jérémie 31, 15 :

Jr 31, 15 : Ainsi parle le Seigneur : Un cri s’élève dans Rama, une plainte et des pleurs d’amertume. C’est Rachel qui pleure ses fils ; elle refuse d’être consolée, car ses fils ne sont plus.

EMV 74.7-9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Hommes de Juda ! Hommes de Bethléem, écoutez ! Ecoutez, vous, les femmes de cette terre qui fut sacrée pour Rachel ! Ecoutez un descendant de David, qui a souffert et a été persécuté. Rendu digne de vous adresser la parole, il vous parle pour vous donner lumière et réconfort. Ecoutez. »

Les gens cessent de crier, de se disputer, de faire des achats et s’attroupent.

« C’est un rabbi !

– Il vient sûrement de Jérusalem.

– Qui est-ce ?

– Quel bel homme !

– Quelle voix !

– Quelles manières !

– Eh ! S’il est de la race de David !

– De la nôtre, alors !

– Ecoutons, écoutons ! »

Toute la foule de la place s’est groupée autour de l’escalier, qui ressemble maintenant à une tribune.

« Il est dit dans la Genèse : “ Je mettrai une hostilité entre toi et la femme... Elle t’écrasera la tête et tu l’atteindras au talon. ” Il y est encore dit : “ Je multiplierai les peines de tes grossesses... et la terre produira pour toi épines et chardons. ” C’est la condamnation de l’homme, de la femme et du serpent.

Venu de loin pour vénérer la tombe de Rachel, j’ai entendu dans la brise du soir, dans la rosée de la nuit, dans la plainte matinale du rossignol, l’écho du sanglot de Rachel l’Ancienne, répété par la bouche de nombreuses mères de Bethléem dans le secret des tombeaux ou dans le secret des coeurs. J’ai entendu le rugissement de douleur de Jacob chez les veufs, qui n’ont plus d’é­pouses car la douleur les a tuées... Je pleure avec vous. Mais écoutez, vous les frères de ma terre. Bethléem, terre bénie, la plus petite des cités de Juda, mais la plus grande aux yeux de Dieu et de l’humanité en tant que berceau du Sauveur, comme le dit Michée, a déchaîné la haine de Satan pour cette raison même, parce qu’elle était destinée à devenir le tabernacle sur lequel reposerait la gloire de Dieu, le Feu de Dieu, son Amour incarné.

“ Je mettrai une hostilité entre toi et la femme. Elle t’écrasera la tête et tu l’atteindras au talon. ” Quelle hostilité plus grande que celle qui s’en prend aux enfants, le coeur du coeur de la femme ? Et quel pied est plus puissant que celui de la Mère du Sauveur ? Voilà pourquoi la vengeance de Satan vaincu fut bien naturelle : ce n’est pas vers le talon de la Mère, mais vers le coeur des mères qu’il dirigea son attaque.

Oh, angoisses innombrables des mères de perdre leurs enfants après les avoir engendrés ! Oh, épreuves effroyables d’avoir semé et transpiré pour ses enfants et de rester père sans plus avoir de descendance ! Mais réjouis-toi, Bethléem ! Ton sang le plus pur, le sang des innocents, a ouvert un chemin de flamme et de pourpre au Messie... »

74.8 La foule, dont le murmure ne cesse de croître depuis que Jésus a nommé le Sauveur et sa Mère, marque maintenant plus clairement son agitation.

« Tais-toi, Maître, dit Judas, et partons. »

Mais Jésus ne l’écoute pas. Il continue :

« ... au Messie que la grâce de Dieu le Père a sauvé des tyrans afin de le conserver au peuple, pour le sauver et... »

Une voix stridente de femme crie :

« Cinq, cinq, que j’en avais enfantés, et plus personne dans ma maison ! Pauvre de moi ! »

Elle crie comme une hystérique. C’est le signal du tumulte.

Une autre se roule dans la poussière, déchire ses vêtements, montre son sein mutilé de son mamelon et hurle :

« Là, là, sur cette mamelle ils ont égorgé mon premier-né ! L’épée a tranché sa tête en même temps que mon sein. Oh ! Mon Elisée !

– Et moi ? Et moi ? Voici ma maison ! Trois tombeaux en un seul que veille le père. Mon mari et mes enfants, tous ensemble. Voilà, voilà !... Si c’est le Sauveur, qu’il me rende mes enfants, qu’il me rende mon époux, qu’il me sauve du désespoir, qu’il me sauve de Béelzéboul. »

Ils crient tous :

« Nos fils, nos maris, nos pères, qu’il nous les rende si c’est lui, le Sauveur ! »

Jésus élève ses bras, imposant le silence.

« Frères de ma terre, je voudrais vous rendre vos enfants, en vie, oui, en vie. Mais, je vous le dis : soyez bons, résignés. Pardonnez, espérez, réjouissez-vous dans l’espérance, avec une joie certaine. Vous ne tarderez pas à retrouver vos enfants, qui sont des anges dans le Ciel, car le Messie va en ouvrir les portes et, si vous êtes justes, la mort sera pour vous la Vie qui arrive et l’Amour qui revient...

– Ah ! Tu es le Messie ? Au nom de Dieu, dis-le. »

Jésus baisse les bras de son geste si doux, si affectueux qu’il semble vouloir embrasser et il déclare :

« Je le suis.

– Va-t’en, va-t’en, c’est par ta faute, alors ! »

Une pierre vole au milieu des sifflets et des huées.

74.9 Judas a une belle attitude... Ah, s’il avait été toujours comme cela ! Il se jette devant le Maître, debout sur le mur du balcon, le manteau déployé et il reçoit sans peur les coups de pierres, il en saigne même. Il hurle à Jean et à Simon :

« Emmenez Jésus derrière ces arbres. J’arrive. Allez, au nom du Ciel ! » et à la foule :

« Chiens enragés ! Je suis du Temple et je vous dénoncerai au Temple et à Rome. »

La foule prend peur un instant, mais bientôt elle reprend les jets de pierres, heureusement mal dirigées. Imperturbable, Judas reçoit la grêle, répondant par des injures aux malédictions de la foule. Il attrape même au vol un caillou et l’envoie sur la tête d’un petit vieux qui crie comme une pie qu’on plumerait vivante. Et comme ils essaient de donner l’assaut à son piédestal, il saisit vivement une branche sèche sur le sol – car il est descendu du muret – et la fait tournoyer sur les échines, les têtes, les mains, sans pitié.

Des soldats accourent et, sous la menace des lances, ils s’ouvrent un chemin.

« Qui es-tu ? Pourquoi cette rixe ?

– Un Judéen assailli par ces gens du peuple. Il y avait avec moi un rabbi connu des prêtres. Il parlait à ces chiens ; ils se sont déchaînés et nous ont assaillis.

– Qui es-tu ?

– Judas de Kérioth, précédemment au Temple, maintenant disciple du Rabbi Jésus de Galilée. Ami du pharisien Simon, du sadducéen Yokhanan, du conseiller du Sanhédrin Joseph d’Arimathie et enfin, ce que tu peux vérifier, d’Eléazar, fils d’Hanne, le grand ami du proconsul.

– Je vérifierai. Où vas-tu ?

– Avec mon ami, à Kérioth puis à Jérusalem.

– Va, nous te protégerons. »

Judas passe au soldat des pièces de monnaie. Ce doit être une chose défendue, mais... habituelle, car le soldat empoche en vitesse, salue respectueusement et sourit. Judas saute en bas de son estrade. Il court par bonds à travers le champ inculte et rejoint ses compagnons.

« Tu es bien blessé ?

– Ce n’est rien, Maître, et puis, c’est pour toi... Je leur ai riposté, aussi. Je dois être tout souillé de sang...

– Oui, sur la joue. Il y a ici un filet d’eau. »

Jean trempe un petit linge et lave la joue de Judas.

« Cela m’ennuie, Judas, mais... tu vois... même en leur disant que nous étions judéens, selon ton sens pratique...

– Ce sont des bêtes. Je crois que tu en seras persuadé, Maître, et que tu n’insisteras pas.

– Oh non ! Pas par peur, mais parce que c’est inutile pour l’instant. Quand on ne veut pas de nous, on ne maudit pas, mais on se retire en priant pour les pauvres fous qui meurent de faim et ne voient pas le Pain. Prenons ce chemin à l’écart. Je crois qu’on pourra gagner la route d’Hébron... chez les bergers, si nous les trouvons.

– Pour nous faire attaquer à coups de pierres ?

– Non, pour leur dire : “ C’est moi. ”

– ça alors ! Ils nous donneront sûrement des coups de bâton ! Depuis trente ans qu’ils souffrent à cause de toi !

– Nous verrons bien. »

Ils passent par un bois touffu, ombragé, frais, et je les perds de vue.

Détail

Résumé : Jésus est venu sur les ruines de la maison d'Anne. Il se décide alors à parler au peuple de Bethléem, qui ont perdu leurs enfants avec le massacre des Innocents.

Annotation

Livre de la Genèse 3, 14-19

Gn 3, 14-19 : Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. »

Le Seigneur Dieu dit ensuite à la femme : « Je multiplierai la peine de tes grossesses ; c’est dans la peine que tu enfanteras des fils. Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi. »

Il dit enfin à l’homme : « Parce que tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé le fruit de l’arbre que je t’avais interdit de manger : maudit soit le sol à cause de toi ! C’est dans la peine que tu en tireras ta nourriture, tous les jours de ta vie. De lui-même, il te donnera épines et chardons, mais tu auras ta nourriture en cultivant les champs. C’est à la sueur de ton visage que tu gagneras ton pain, jusqu’à ce que tu retournes à la terre dont tu proviens ; car tu es poussière, et à la poussière tu retourneras. »

Livre de Jérémie 31, 15

Jr 31, 15 : Ainsi parle le Seigneur : Un cri s’élève dans Rama, une plainte et des pleurs d’amertume. C’est Rachel qui pleure ses fils ; elle refuse d’être consolée, car ses fils ne sont plus.

Livre de Michée 5, 1

Mi 5, 1 : Et toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois.

EMV 79.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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79.1 Jésus marche avec ses disciples sur une route, le long d’un torrent. Le long... c’est une façon de parler : le torrent est en contrebas ; en haut, le long de la côte, il y a une route en lacets, comme on en trouve souvent dans les régions montagneuses.

Jean, chargé comme un portefaix d’un gros sac bien rempli, est rouge pivoine. Judas, quant à lui, porte celui de Jésus en plus du sien. Simon a seulement le sien et les manteaux. Jésus a repris ses sandales et son vêtement. La mère de Judas a donc dû le faire laver parce qu’il n’a pas de faux plis.

« Que de fruits ! Quels beaux vignobles sur ces collines ! Dit Jean auquel la chaleur et la fatigue ne font pas perdre sa bonne humeur. Maître, est-ce le cours d’eau sur les rives duquel nos pères cueillirent les grappes miraculeuses ?

– Non, c’est l’autre, plus au sud. Mais toute la région était un endroit béni aux fruits excellents.

– Maintenant, elle ne l’est plus autant, bien qu’elle soit encore belle.

– Trop de guerres ont dévasté son sol. C’est ici que s’est fait Israël... mais pour cela, il a dû le féconder de son sang et de celui des ennemis.

Annotation

Livre des Nombres, 13, 23-24 : Ils allèrent jusqu’à la vallée d’Eshkol où ils coupèrent un sarment et une grappe de raisin. Ils la portaient à deux au moyen d’une perche. Ils avaient aussi cueilli des grenades et des figues. On appela cet endroit la vallée d’Eshkol (c’est-à-dire : la Grappe) à cause de la grappe que les fils d’Israël avaient coupée là-bas.

EMV 92.6 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ah ! Vraiment Satan est aux aguets ! Seuls les vigilants seront victorieux. Et les autres ? Vous vous interrogez sur les autres ? Pour les autres, ce qui est écrit sera.

– Qu’est-ce qui est écrit, Maître ?

– “ Caïn se jeta sur Abel et le tua. Le Seigneur demanda à Caïn : ‘ Où est ton frère ? Qu’en as-tu fait ? La voix de son sang crie vers moi. Voici : tu seras maudit sur toute la terre qui a connu le goût du sang humain par la main d’un frère qui a ouvert les veines de son frère, et jamais plus cette horrible soif de la terre pour le sang humain ne cessera. La terre, empoisonnée par ce sang, sera pour toi stérile plus qu’une femme dont l’âge a tari la fécondité. Tu fuiras en cherchant la paix et du pain, et tu ne les trouveras pas. Ton remords te fera voir du sang sur toute fleur, sur toute plante, sur toute eau et sur toute nourriture. Le ciel et la mer te paraîtront être du sang, et du ciel comme de la terre et de la mer te parviendront trois voix : celle de Dieu, celle de l’Innocent, celle du Démon. Et pour ne pas les entendre, tu te donneras la mort. ’ ”

– La Genèse ne dit pas cela, observe Pierre.

– Non, pas la Genèse. C’est moi qui le dis, et je ne me trompe pas. Je le dis pour les nouveaux Caïn des nouveaux Abel. Pour ceux qui, pour n’avoir pas veillé sur eux-mêmes et sur l’Ennemi, ne feront qu’un avec lui.

– Mais il n’y en aura pas parmi nous, n’est-ce pas, Maître ?

– Jean, quand le voile du Temple se déchirera, une grande vérité brillera sur Sion tout entière.

– Quelle vérité, mon Seigneur ?

– Que les fils des ténèbres ont été en vain au contact de la Lumière. Gardes-en le souvenir, Jean.

– Serai-je, moi, un fils des ténèbres ?

– Non, pas toi, mais souviens-t’en pour expliquer le Crime au monde.

– Quel crime, Seigneur ? Celui de Caïn ?

– Non, celui-là était le premier accord de l’hymne de Satan. Je parle du Crime parfait, du Crime inconcevable. Pour le comprendre, il faut le regarder au soleil de l’Amour divin et à travers l’esprit de Satan. Car seul l’Amour parfait et la Haine parfaite, seuls le Bien infini et le Mal infini peuvent expliquer une telle offrande et un tel péché. Vous entendez ? On dirait que Satan écoute et hurle son désir de l’accomplir. Partons avant que le nuage n’é­clate en éclairs et en grêle. »

Et ils descendent en courant, bondissant et sautant dans le jardin de Marie, pendant que la tempête se déchaîne avec violence.

Détail

Remarque : Description du châtiment de Caïn. Judas aussi, après avoir trahi le Christ, verra du Sang en toute chose, le Sang de son Seigneur, Celui qu'il aura trahi.

Contestation émise vis-à-vis de l'Oeuvre : Satan s'est incarné en Judas. On en parle ici.

Annotation

Livre de la Genèse - 4, 8-16

Gn 4, 8-16 : Caïn dit à son frère Abel : « Sortons dans les champs. » Et, quand ils furent dans la campagne, Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua.

Le Seigneur dit à Caïn : « Où est ton frère Abel ? » Caïn répondit : « Je ne sais pas. Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? » Le Seigneur reprit : « Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre vers moi ! Maintenant donc, sois maudit et chassé loin de cette terre qui a ouvert la bouche pour boire le sang de ton frère, versé par ta main. Tu auras beau cultiver la terre, elle ne produira plus rien pour toi. Tu seras un errant, un vagabond sur la terre. »

Alors Caïn dit au Seigneur : « Mon châtiment est trop lourd à porter ! Voici qu’aujourd’hui tu m’as chassé de cette terre. Je dois me cacher loin de toi, je serai un errant, un vagabond sur la terre, et le premier venu qui me trouvera me tuera. »

Le Seigneur lui répondit : « Si quelqu’un tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois. » Et le Seigneur mit un signe sur Caïn pour le préserver d’être tué par le premier venu qui le trouverait.

Caïn s’éloigna de la face du Seigneur et s’en vint habiter au pays de Nod, à l’est d’Éden.

EMV 104.3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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" 104.3 De l’intérieur arrive la voix pleine, agréable, paisible de Jésus en même temps que la voix brisée d’une femme et celle, dure, rauque, d’un homme.

« Si elle a toujours été bonne épouse, pourquoi la répudier ? A-t-elle jamais fauté en quoi que ce soit ?

– Non, Maître, je te le jure ! Je l’ai aimé comme la prunelle de mes yeux » gémit la femme.

Ce à quoi l’homme répond, sur un ton bref et dur :

« Non. Elle n’a jamais fauté autrement que par sa stérilité. Or, moi, je veux des enfants. Je ne veux pas la malédiction de Dieu sur mon nom.

– Ce n’est pas la faute de ta femme si elle est comme cela.

– Mon mari m’en accuse comme si c’était ma faute et celle de ma famille, il y voit une trahison...

– Femme, sois sincère. Te savais-tu stérile ?

– Non. J’étais et je suis en tout comme les autres. Le médecin lui-même l’a dit. Mais je n’arrive pas à avoir d’enfant.

– Tu vois qu’elle ne t’a pas trahi. Elle en souffre elle-même. Réponds-moi sincèrement : si elle était mère, la répudierais-tu ?

– Non. Je le jure. Je n’aurais aucune raison de le faire. Mais le rabbin l’a dit et le scribe aussi : “ Une femme stérile dans la maison est une malédiction de Dieu. Tu as le droit et le devoir de lui donner un libelle de divorce et de ne pas affliger ta virilité en te privant d’enfants. ” 104.4 Je fais ce que dit la Loi.

– Non. Ecoute : la Loi dit de ne pas commettre l’adultère, or tu vas le commettre. Le commandement donné à l’origine, c’est celui-là et pas un autre. Si, à cause de la dureté de vos coeurs, Moïse vous a permis le divorce, ce fut pour empêcher les liaisons immorales et les concubinages qui sont odieux à Dieu. Puis votre vice n’a cessé d’étendre cette clause de Moïse, jusqu’à obtenir les chaînes inhumaines et les pierres homicides qui sont les conditions actuelles de la femme, toujours victime de votre domination, de vos caprices, de votre surdité, de votre aveuglement en fait d’affections. Je te le dis : ce que tu as l’intention de faire ne t’est pas permis. Cet acte est une offense à Dieu. Abraham a-t-il donc répudié Sarah ? Et Jacob, Rachel ? Et Elqana, Anne ? Et Manoah, son épouse ? Connais-tu Jean-Baptiste ? Oui ? Eh bien, sa mère n’a-t-elle pas été stérile jusqu’à sa vieillesse avant d’enfanter le saint de Dieu, tout comme l’épouse de Manoah enfanta Samson, Anne, femme d’Elqana, Samuel et encore Rachel Joseph, ou Sarah Isaac ? A la continence de l’époux, à sa pitié pour son épouse stérile, à sa fidélité aux promesses de son mariage Dieu a accordé une récompense, une récompense célébrée au cours des siècles. De même, il donne le sourire à la femme stérile éplorée qui n’est plus ni stérile ni méprisée, mais obtient la gloire et la joie de la maternité. Il ne t’est pas permis d’offenser l’amour de ta femme. Sois juste et honnête. Dieu t’accordera une récompense qui dépassera tes mérites.

– Maître, tu es bien le seul à parler ainsi... Moi, je ne savais pas. J’avais demandé aux docteurs et ils m’avaient répondu : “ Fais-le. ” Pas un mot pour me dire que Dieu récompense de ses dons une bonne conduite. Nous sommes entre leurs mains... et ils nous ferment les yeux et le coeur avec une main de fer. Je ne suis pas méchant, Maître. Ne me méprise pas.

– Je ne te méprise pas. Tu me fais encore plus pitié que cette femme en pleurs, car sa douleur finira avec sa vie. C’est alors que commencera la tienne, et pour l’éternité. Penses-y.

– Non, elle ne commencera pas. Je ne le veux pas. Me jures-tu sur le Dieu d’Abraham que ce que tu me dis est la vérité ?

– Je suis la Vérité et la Science. Qui croit en moi possèdera justice et sagesse, amour et paix.

– Je veux te croire. Oui, je veux te croire. Je sens qu’il y a en toi quelque chose qui n’existe pas chez les autres. Voilà : je vais aller voir le prêtre pour lui dire : “ Je ne la répudie plus. Je la garde, et je demande seulement à Dieu de m’aider à ressentir moins durement la douleur de ne pas avoir d’enfant. ” Aava, ne pleure pas. Nous dirons au Maître de revenir pour me permettre de rester bon, et toi... continue à m’aimer. »

Le contraste de sa souffrance passée avec sa joie actuelle augmente les pleurs de la femme.

Jésus sourit, au contraire.

« Ne pleure pas. Regarde-moi. Regarde-moi, femme. »

Elle lève la tête et contemple, à travers ses larmes, le visage lumineux de Jésus.

« Viens ici, homme. Agenouille-toi auprès de ton épouse. Maintenant, je vous bénis et je sanctifie votre union. Ecoutez : “ Seigneur, Dieu de nos pères, qui avec de la boue as fait Adam et lui as donné Eve pour compagne, pour qu’ils peuplent pour toi la terre et élèvent leurs enfants dans ta sainte crainte, descends avec ta bénédiction et ta miséricorde, ouvre et féconde les entrailles que l’Ennemi maintenait fermées pour les porter à un double péché d’adultère et de désespoir. Aie pitié de ces deux enfants, Père saint, Créateur suprême. Rends-les heureux et saints. Rends cette femme féconde comme une vigne, et que cet homme soit son protecteur comme le tuteur qui soutient la vigne. Descends, ô Vie, pour donner la vie. Descends, ô Feu, pour réchauffer. Descends, ô Puissant, pour agir. Descends ! Fais que, à la fête de louange pour les moissons fécondes de l’année qui vient, ils t’offrent leur gerbe vivante, leur premier-né, un fils qui te soit consacré, à toi l’Eternel qui bénis ceux qui espèrent en toi. ” »

Jésus a prié d’une voix de tonnerre, les mains posées sur les deux têtes inclinées."

Détail

Résumé : Jésus est parti réconcilier deux époux. Le mari veut répudier sa femme à cause de sa stérilité. Il parle du divorce et de la répudiation.

Note de l'EMV : Le mari pouvait imposer le divorce à sa femme s'il trouvait en elle quelque chose de honteux ou de dégradant comme on le voit en Dt 24, 1-4. Mais Jésus condamne la loi du divorce en 140.4, 174.19, 357.10/11, 531.1314, 635.9. En outre, l'obligation pour la femme juive de se marier et d'avoir des enfants (le grand-prêtre le rappelle à la Vierge en 11.3) et le déshonneur que constitue sa stérilité (considérée par Anne comme un châtiment en 2.4) sont illustrées par Gn 1, 27-28 ; 22-24 ; 9, 1 ; 17, 15-21 ; 21, 1-7 ; 30, 1-2.22-24 ; Jg 13, 2-7.24 ; 1 S 1, 1-20 ; Os 9, 11-14. Jésus aborde la question des mariages mixtes en 327.4 et en 635.9. Il illustre magistralement l'origine du mariage en 470.4.

Annotation

Dt 24, 1-4 : 01 Lorsqu’un homme prend une femme et l’épouse, et qu’elle cesse de trouver grâce à ses yeux, parce qu’il découvre en elle une tare, il lui écrira une lettre de répudiation et la lui remettra en la renvoyant de sa maison. Si cette femme, après avoir quitté la maison, épouse un autre homme, si ce deuxième homme se met lui aussi à la détester, lui écrit une lettre de répudiation, la lui remet et la renvoie de sa maison – ou encore si ce deuxième homme vient à mourir – son premier mari ne peut la reprendre pour femme, du fait qu’elle aura été rendue impure. Car elle serait une abomination devant le Seigneur. Tu n’entraîneras pas dans le péché le pays que le Seigneur ton Dieu te donne en héritage.

Gn 1, 27-28 : Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. »

Gn2, 22-24 : Avec la côte qu’il avait prise à l’homme, il façonna une femme et il l’amena vers l’homme. L’homme dit alors : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera femme – Ishsha –, elle qui fut tirée de l’homme – Ish. » À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.

Gn 9, 1 : Dieu bénit Noé et ses fils. Il leur dit : « Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre.

Gn 17, 15-21 : Dieu dit encore à Abraham : « Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus du nom de Saraï ; désormais son nom est Sara (c’est-à-dire : Princesse). Je la bénirai : d’elle aussi je te donnerai un fils ; oui, je la bénirai, elle sera à l’origine de nations, d’elle proviendront les rois de plusieurs peuples. » Abraham tomba face contre terre. Il se mit à rire car il se disait : « Un homme de cent ans va-t-il avoir un fils, et Sara va-t-elle enfanter à quatre-vingt-dix ans ? »

Et il dit à Dieu : « Accorde-moi seulement qu’Ismaël vive sous ton regard ! » Mais Dieu reprit : « Oui, vraiment, ta femme Sara va t’enfanter un fils, tu lui donneras le nom d’Isaac. J’établirai mon alliance avec lui, comme une alliance éternelle avec sa descendance après lui. Au sujet d’Ismaël, je t’ai bien entendu : je le bénis, je le ferai fructifier et se multiplier à l’infini ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. Quant à mon alliance, c’est avec Isaac que je l’établirai, avec l’enfant que Sara va te donner l’an prochain à pareille époque. »

Gn 21, 1-7 : Le Seigneur visita Sara comme il l’avait annoncé ; il agit pour elle comme il l’avait dit. Elle devint enceinte, et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse, à la date que Dieu avait fixée. Et Abraham donna un nom au fils que Sara lui avait enfanté : il l’appela Isaac (c’est-à-dire : Il rit). Quand Isaac eut huit jours, Abraham le circoncit, comme Dieu le lui avait ordonné. Abraham avait cent ans quand naquit son fils Isaac. Sara dit : « Dieu m’a donné l’occasion de rire : quiconque l’apprendra rira à mon sujet. » Puis elle ajouta : « Qui aurait dit à Abraham que Sara allaiterait des fils ? Et pourtant j’ai donné un fils à sa vieillesse ! »

Gn 30, 1-2.22-24 : Voyant qu’elle n’avait pas donné d’enfant à Jacob, Rachel devint jalouse de sa soeur. Elle dit à Jacob : « Donne-moi des fils, sinon je vais mourir ! » Jacob s’enflamma de colère contre Rachel et dit : « Suis-je à la place de Dieu, moi ? C’est lui qui t’a empêché d’avoir des enfants. » Dieu se souvint de Rachel, il l’exauça et la rendit féconde. Elle devint enceinte et enfanta un fils. Elle dit : « Dieu a enlevé ma honte. » Elle appela l’enfant Joseph, en disant : « Que le Seigneur m’ajoute un autre fils ! »

Jg 13, 2-7.24 : Il y avait un homme de Soréa, du clan de Dane, nommé Manoah. Sa femme était stérile et n’avait pas eu d’enfant. L’ange du Seigneur apparut à cette femme et lui dit : « Tu es stérile et tu n’as pas eu d’enfant. Mais tu vas concevoir et enfanter un fils. Désormais, fais bien attention : ne bois ni vin ni boisson forte, et ne mange aucun aliment impur, car tu vas concevoir et enfanter un fils. Le rasoir ne passera pas sur sa tête, car il sera voué à Dieu dès le sein de sa mère. C’est lui qui entreprendra de sauver Israël de la main des Philistins. » La femme s’en alla dire à son mari : « Un homme de Dieu est venu me trouver ; il avait l’apparence d’un ange de Dieu tant il était imposant. Je ne lui ai pas demandé d’où il venait, et il ne m’a pas fait connaître son nom. Mais il m’a dit : “Tu vas devenir enceinte et enfanter un fils. Désormais ne bois ni vin ni boisson forte, et ne mange aucun aliment impur, car l’enfant sera voué à Dieu dès le sein de sa mère et jusqu’au jour de sa mort !” » La femme enfanta un fils, et elle lui donna le nom de Samson. L’enfant grandit, le Seigneur le bénit,

1 S 1, 1-20 : IL Y AVAIT UN HOMME de la ville de Rama, dans la montagne d’Éphraïm ; il s’appelait Elcana, fils de Yéroham, fils d’Éliou, fils de Tohou, fils de Souf ; c’était un Éphratéen. Cet homme avait deux femmes. L’une s’appelait Anne, l’autre Peninna. Peninna avait des enfants, mais Anne n’en avait pas. Chaque année, Elcana montait de sa ville au sanctuaire de Silo pour se prosterner devant le Seigneur de l’univers et lui offrir un sacrifice. C’est à Silo que résidaient, comme prêtres du Seigneur, les deux fils d’Éli, Hofni et Pinhas. Un jour, Elcana offrait le sacrifice ; il distribua des parts de la victime à sa femme Peninna, à tous ses fils et à toutes ses filles. Mais à Anne, il donna une part de choix car il aimait Anne, que pourtant le Seigneur avait rendue stérile.

Sa rivale cherchait, par des paroles blessantes, à la mettre en colère parce que le Seigneur l’avait rendue stérile. Cela recommençait tous les ans, quand Anne montait au sanctuaire du Seigneur : Peninna cherchait à la mettre en colère. Anne pleura et ne voulut rien manger. Son mari Elcana lui dit : « Anne, pourquoi pleures-tu ? Pourquoi ne manges-tu pas ? Pourquoi ton coeur est-il triste ? Et moi, est-ce que je ne compte pas à tes yeux plus que dix fils ? » Anne se leva, après qu’ils eurent mangé et bu. Le prêtre Éli était assis sur son siège, à l’entrée du sanctuaire du Seigneur. Anne, pleine d’amertume, se mit à prier le Seigneur et pleura abondamment. Elle fit un voeu en disant : « Seigneur de l’univers ! Si tu veux bien regarder l’humiliation de ta servante, te souvenir de moi, ne pas m’oublier, et me donner un fils, je le donnerai au Seigneur pour toute sa vie, et le rasoir ne passera pas sur sa tête. »

Tandis qu’elle prolongeait sa prière devant le Seigneur, Éli observait sa bouche. Anne parlait dans son coeur : seules ses lèvres remuaient, et l’on n’entendait pas sa voix. Éli pensa qu’elle était ivre et lui dit : « Combien de temps vas-tu rester ivre ? Cuve donc ton vin ! » Anne répondit : « Non, mon seigneur, je ne suis qu’une femme affligée, je n’ai bu ni vin ni boisson forte ; j’épanche mon âme devant le Seigneur. Ne prends pas ta servante pour une vaurienne : c’est l’excès de mon chagrin et de mon dépit qui m’a fait prier aussi longtemps. » Éli lui répondit : « Va en paix, et que le Dieu d’Israël t’accorde ce que tu lui as demandé. » Anne dit alors : « Que ta servante trouve grâce devant toi ! » Elle s’en alla, elle se mit à manger, et son visage n’était plus le même.

Le lendemain, Elcana et les siens se levèrent de bon matin. Après s’être prosternés devant le Seigneur, ils s’en retournèrent chez eux, à Rama. Elcana s’unit à Anne sa femme, et le Seigneur se souvint d’elle. Anne conçut et, le temps venu, elle enfanta un fils ; elle lui donna le nom de Samuel (c’est-à-dire : Dieu exauce) car, disait-elle : « Je l’ai demandé au Seigneur. »

Osée 9, 11-14 : Éphraïm ! Comme un oiseau s’envolera ta gloire, dès la naissance, dès la grossesse et la conception. Même s’ils élèvent des fils, je les en priverai avant qu’ils aient l’âge d’homme. Oui, malheur à eux, quand je m’en éloignerai ! Éphraïm, je le vois comme une autre Tyr plantée dans un pâturage, mais il fait partir ses fils au-devant du tueur. Donne-leur, Seigneur, – et que vas-tu donner ? – donne-leur ventre stérile et seins desséchés.

EMV 116.9 · Tome 2, p. 273

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Rappelle-toi Moïse. Il a élevé un serpent dans le désert pour guérir ceux qui étaient malades en Israël. Quand je serai élevé, ceux que maintenant la fièvre de la faute rend aveugles, sourds, muets, fous, lépreux, malades, seront guéris et quiconque croira en moi aura la vie éternelle. Même ceux qui auront cru en moi auront cette heureuse vie.

Annotation

Nombres 21, 4-9

Nb 21, 4-9 : Il [Le peuple] récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »

Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël. Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! » Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie !

EMV 119.4 · Tome 2, p. 291-292

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Il est dit, dans le Livre, que le Seigneur s’est manifesté sur le Sinaï dans toute sa terrible puissance pour dire aussi par elle : “ Je suis Dieu. Voici ma volonté. Voilà les foudres toutes prêtes pour ceux qui seront rebelles à la volonté de Dieu. ” Et, avant de parler, il a prescrit que personne du peuple ne devait monter contempler Celui qui est, et que même les prêtres devaient se purifier avant de s’approcher de la limite fixée par Dieu, pour n’être pas frappés. Cela, parce que c’était le temps de la justice et de l’épreuve. Les Cieux étaient fermés comme par la pierre sur le mystère du Ciel et sur le courroux de Dieu, et seules les flèches de la justice tombaient du Ciel sur les fils coupables. Mais maintenant, non. Maintenant le Juste est venu accomplir toute justice. Le temps est arrivé où, sans foudre et sans limites, la Parole divine s’adresse à l’homme, pour donner à l’homme la grâce et la vie.

Annotation

Note de l'éditeur : Voir Ex 19, 10-25. Là commence toute une série de discours qui illustrent le Décalogue, rapportée en Ex 20, 1-17 et Dt 5, 1-22. La Loi des dix commandements est commentée ou citée à d'autres reprises dans l'oeuvre, p. ex. en : 288.4 (en tant que loi naturelle), 293.5, 329.10, 335.9, 397.1, 414.9, 452.7/11, 453.6, 455.15, 471.7, 472.6/7, 476.8, 486.8, 493.4/5, 534.8, 565.4, 576.6, 592.12.18, 600.26, 604.7, 632.38, 635.17. A l'esprit du Décalogue se rattachent le commandement d'aimer Dieu (Dt 6, 5) et celui d'aimer son prochain (Lv 19, 18); comme en : 122.10, 196.5, 277.3, 279.2, 281.10, 295.4, 444.3, 596.2.10.

Livre de l'Exode 19, 10-25

Ex 19, 10-25 : Le Seigneur dit encore à Moïse : « Va vers le peuple ; sanctifie-le, aujourd’hui et demain ; qu’ils lavent leurs vêtements, pour être prêts le troisième jour ; car, ce troisième jour, en présence de tout le peuple, le Seigneur descendra sur la montagne du Sinaï. Fixe des limites au peuple, en leur disant : Gardez-vous de gravir la montagne et d’en toucher le bord ! Quiconque touchera la montagne sera mis à mort ! Le condamné, tu ne le toucheras pas de la main, il sera lapidé ou percé de flèches. Qu’il s’agisse d’un animal ou d’un homme, il ne vivra pas. Quand la trompe retentira, quelques-uns monteront sur la montagne. »

Moïse descendit de la montagne vers le peuple. Il sanctifia le peuple ; tous lavèrent leurs vêtements, et Moïse dit au peuple : « Soyez prêts dans trois jours. N’approchez aucune femme. »

Le troisième jour, dès le matin, il y eut des coups de tonnerre, des éclairs, une lourde nuée sur la montagne, et une puissante sonnerie de cor ; dans le camp, tout le peuple trembla. Moïse fit sortir le peuple hors du camp, à la rencontre de Dieu, et ils restèrent debout au pied de la montagne. La montagne du Sinaï était toute fumante, car le Seigneur y était descendu dans le feu ; la fumée montait, comme la fumée d’une fournaise, et toute la montagne tremblait violemment. La sonnerie du cor était de plus en plus puissante. Moïse parlait, et la voix de Dieu lui répondait. Le Seigneur descendit sur le sommet du Sinaï, il appela Moïse sur le sommet de la montagne, et Moïse monta vers lui.

Le Seigneur dit à Moïse : « Descends et avertis le peuple de ne pas se précipiter pour voir le Seigneur, car beaucoup d’entre eux périraient. Même les prêtres qui s’approchent du Seigneur doivent se sanctifier, de peur que le Seigneur ne s’emporte contre eux. »

Moïse répondit au Seigneur : « Le peuple ne peut pas monter sur la montagne du Sinaï, puisque, toi-même, tu nous as avertis en ces termes : “Délimite la montagne et sanctifie-la.” » Puis le Seigneur lui dit : « Va, descends. Ensuite, tu remonteras, toi et Aaron avec toi. Quant aux prêtres et au peuple, qu’ils ne se précipitent pas pour monter vers le Seigneur, de peur que le Seigneur ne s’emporte contre eux. »

Moïse descendit vers le peuple et leur en fit part.

EMV 119.5 · Tome 2, p. 292-293

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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119.5 La première parole du Père et Seigneur est celle-ci : “ Je suis le Seigneur ton Dieu. ”

Il n’est pas un instant de la journée où cette parole ne résonne et ne soit manifestée par la voix et le doigt de Dieu. Où ? Partout... Tout ne cesse de le dire : de l’herbe aux étoiles, de l’eau au feu, de la laine à la nourriture, de la lumière aux ténèbres, de la santé à la maladie, de la richesse à la pauvreté, tout dit : “ Je suis le Seigneur. C’est par moi que tu as ceci. Une de mes pensées te le donne, une autre te l’enlève. Il n’est pas d’armée puissante ni de défense qui puisse te faire échapper à ma volonté. ” Elle crie dans la voix du vent, elle chante dans le murmure de l’eau, elle se répand dans le parfum des fleurs, elle caresse le sommet des monts. Elle murmure, elle parle, elle appelle, elle clame dans les consciences : “ Je suis le Seigneur ton Dieu. ”

Ne l’oubliez jamais ! Ne fermez pas vos yeux, vos oreilles, n’étranglez pas votre conscience pour ne pas entendre cette parole. Elle n’en existe pas moins. Le moment vient où, sur le mur de la salle du festin, ou sur les flots déchaînés de la mer, sur les lèvres rieuses de l’enfant ou sur la pâleur du vieillard qui va mourir, sur la rose parfumée ou dans la puanteur du tombeau, elle arrive, écrite par le doigt de feu de Dieu. Il vient un moment où, dans l’ivresse du vin et des plaisirs, dans le tourbillon des affaires, dans le repos de la nuit, dans une promenade solitaire, elle élève la voix et dit : “ Je suis le Seigneur ton Dieu ” ; et cette chair que tu embrasses avidement, cette nourriture que tu avales goulûment, cet or que ton avarice accumule, et ce lit où tu restes paresseusement, ou encore le silence, la solitude, le sommeil, rien ne peut la faire taire.

“ Je suis le Seigneur ton Dieu ”, le compagnon qui ne t’aban­donne pas, l’hôte que tu ne peux chasser. Es-tu bon ? Alors ton hôte et compagnon est le bon ami. Es-tu pervers et coupable ? L’hôte et compagnon devient le Roi irrité et ne donne pas la paix. Mais il ne t’abandonne pas, non, il ne t’abandonne pas. Il n’est permis qu’aux damnés de se séparer de Dieu. Mais la séparation est un tourment implacable et éternel.

119.6 “ Je suis le Seigneur ton Dieu ” et il ajoute “ qui t’a tiré de la terre d’Egypte, de la maison de l’esclavage. ” Ah ! En vérité, comme cette parole est juste de nos jours ! De quelle Egypte, de quelle Egypte te tire-t-il, pour t’amener à la terre promise qui n’est pas ce lieu-ci, mais le Ciel, le Royaume éternel du Seigneur où il n’y aura plus ni faim ni soif, ni froid ni mort, mais où tout ruissellera de joie et de paix, et où toute âme sera rassasiée de paix et de joie.

C’est à la vraie servitude qu’il vous arrache aujourd’hui. Voici le Libérateur : c’est moi. Je viens briser vos chaînes. Tout dominateur humain peut connaître la mort, et par sa mort les peuples esclaves recouvrent leur liberté. Mais Satan ne meurt pas. Il est immortel. C’est le dominateur qui vous a mis dans les fers pour vous traîner où il le veut. Le péché est en vous et le péché est la chaîne par laquelle Satan vous tient. Moi, je viens briser cette chaîne. C’est au nom du Père que je viens, mais c’est aussi mon désir. C’est pour que s’accomplisse la promesse qui n’a pas été comprise : “ Je t’ai tiré hors d’Egypte et de l’esclavage. ”

C’est maintenant qu’elle s’accomplit spirituellement. Le Seigneur votre Dieu vous enlève à la terre de l’idole qui séduisit vos premiers parents, il vous arrache à l’esclavage de la faute, il vous revêt de la grâce, il vous admet dans son Royaume. En vérité, je vous dis que ceux qui viendront à moi pourront entendre le Très-Haut leur dire, d’une voix paternelle pleine de douceur, au fond de leur coeur bienheureux : “ Je suis le Seigneur ton Dieu qui t’attire à moi, libre et heureux. ”

Venez. Tournez vers le Seigneur votre coeur et votre visage, votre prière et votre volonté. L’heure de la grâce est venue. »

Détail

Discours sur le premier Commandement : "Je suis le Seigneur ton Dieu".

Annotation

Livre de l'Exode 20, 1-17

Ex 20, 1-17 : Alors Dieu prononça toutes les paroles que voici :

« Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage.

Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi.

Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre.

Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ; mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération.

Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque en vain son nom.

Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’immigré qui est dans ta ville. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié.

Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.

Tu ne commettras pas de meurtre.

Tu ne commettras pas d’adultère.

Tu ne commettras pas de vol.

Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.

Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. »

Livre du Deutéronome 5, 1-22

Dt 5, 1-22 : Moïse convoqua tout Israël et leur dit : Écoute, Israël, les décrets et les ordonnances que je proclame à vos oreilles aujourd’hui. Vous les apprendrez et vous veillerez à les mettre en pratique. Le Seigneur notre Dieu a conclu une alliance avec nous à l’Horeb : ce n’est pas avec nos pères que le Seigneur a conclu cette alliance, mais bien avec nous, nous-mêmes qui sommes ici aujourd’hui, tous vivants. C’est face à face que le Seigneur a parlé avec vous sur la montagne, du milieu du feu. Moi, je me tenais entre le Seigneur et vous en ce temps-là, pour vous transmettre la parole du Seigneur, car vous aviez peur du feu et vous n’étiez pas montés sur la montagne. Le Seigneur a dit :

« Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. Tu n’auras pas d’autres dieux que moi.

Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre.

Tu ne te prosterneras pas devant ces images pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu’à la troisième et la quatrième génération ; mais ceux qui m’aiment et observent mes commandements, je leur montre ma fidélité jusqu’à la millième génération.

Tu n’invoqueras pas le nom du Seigneur ton Dieu pour le mal, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque son nom pour le mal.

Observe le jour du sabbat, en le sanctifiant, selon l’ordre du Seigneur ton Dieu. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage, mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l’honneur du Seigneur ton Dieu. Tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni l’immigré qui réside dans ta ville. Ainsi, comme toi-même, ton serviteur et ta servante se reposeront. Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d’Égypte, et que le Seigneur ton Dieu t’en a fait sortir à main forte et à bras étendu. C’est pourquoi le Seigneur ton Dieu t’a ordonné de célébrer le jour du sabbat.

Honore ton père et ta mère, comme te l’a ordonné le Seigneur ton Dieu, afin d’avoir longue vie et bonheur sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.

Tu ne commettras pas de meurtre.

Tu ne commettras pas d’adultère.

Tu ne commettras pas de vol.

Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.

Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, tu ne désireras ni sa maison ni son champ, ni son serviteur ni sa servante, ni son bœuf ou son âne : rien de ce qui lui appartient. »

Ces paroles, le Seigneur les a dites à toute l’assemblée de son peuple sur la montagne, du milieu du feu, des nuages et de la nuée obscure ; il les a dites d’une voix puissante et n’a rien ajouté. Ensuite il les a écrites sur deux tables de pierre, qu’il m’a données.

EMV 121.8 · Tome 2, p. 309

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Il est dit dans la Genèse que le Serpent tenta Eve à l’heure où le Seigneur ne se promenait pas dans l’Eden. Si Dieu avait été dans l’Eden, Satan n’aurait pu y être. Si Eve avait appelé Dieu, Satan aurait été mis en fuite. Ayez toujours dans le coeur cette pensée. Et, avec sincérité, appelez le Seigneur. Ce nom est salut.

Détail

Si Ève avait appelé Dieu, Satan aurait fui.

EMV 122.10 · Tome 2, p. 318

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Je suis pèlerin, à mon tour, et je ne possède que le minimum indispensable que m’a donné la piété d’un ami. Jean possède encore moins que moi. Mais vers Jean vont des personnes en bonne santé ou simplement peu malades, estropiées, aveugles, muettes. Pas des mourants ou de grands fiévreux comme vers moi. Ils vont à lui pour le baptême de pénitence. Vous venez aussi à moi pour obtenir la guérison physique. La Loi dit : “ Aime ton prochain comme toi-même. ” Je pense et je dis : comment montrerais-je mon amour pour mes frères si je fermais mon coeur à leurs besoins, même physiques ? Et je conclus : je leur donnerai ce qu’on m’aura donné. Je tendrai la main aux riches, je quêterai pour recevoir le pain des pauvres. En renonçant à mon lit, j’accueillerai celui qui est fatigué et souffrant.

Annotation

Livre du Lévitique 19, 18

Lv 19, 18 : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur.