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Notes du thème

Famille et amis

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EMV 36.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Dans cette maison règne l’humilité. Quelle leçon pour vous, qui êtes si orgueilleux ! Marie aurait eu, humainement parlant, mille raisons de s’enorgueillir et de se faire adorer par son conjoint. Tant de femmes le font parce qu’elles ont une culture plus étendue, une naissance noble, une fortune supé­rieure à celle de leur mari ! Marie a beau être Epouse et Mère de Dieu, elle sert son conjoint, elle ne se fait pas servir et elle est tout affection pour lui. Joseph est le chef de maison que Dieu a jugé digne, si digne, d’être chef de famille, de recevoir de Dieu la garde du Verbe incarné et de l’Epouse de l’éternel Esprit, et pourtant il veille attentivement à alléger Marie de tous les gros et ennuyeux travaux. Il se charge des plus humbles occupations d’une maison pour éviter à Marie de se fatiguer ; comme il le peut, autant qu’il le peut, il lui fait plaisir et s’ingénie à rendre l’habitation plus pratique et à égayer de fleurs le petit jardin.

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Maria vient de voir une vision de la Sainte Famille en Egypte.

EMV 36.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Dans cette maison, on respecte l’ordre surnaturel, moral et matériel. Dieu est le Chef suprême et c’est à lui que l’on rend le culte et l’amour : c’est là l’ordre surnaturel. Joseph est le chef de la famille et on lui donne affection, respect, obéissance : c’est l’ordre moral. La maison est un don de Dieu, tout comme les vêtements et le mobilier. En toutes ces choses, c’est la Providence de Dieu qui se manifeste, de ce Dieu qui donne aux brebis leur toison, aux oiseaux leur plumage, aux prés la verdure, aux animaux domestiques le foin, aux volatiles le grain et les frondaisons, et qui tisse le vêtement des lys de la vallée. On reçoit avec gratitude la maison, les vêtemens, les meubles, en bénissant la main divine qui les fournit, en les traitant avec respect en tant que dons du Seigneur sans les regarder d’un mauvais oeil en raison de leur pauvreté, sans les abîmer en abusant de la Provi­dence : c’est l’ordre matériel.

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Maria vient de voir une vision de la Sainte Famille en Egypte.

EMV 37.6-7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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37.6 Combien les familles auraient à apprendre de cette perfection d’époux qui s’aimèrent comme nuls autres ne se sont aimés !

Joseph en était le chef. Son autorité dans la famille était indiscutée et indiscutable. Devant elle s’inclinait respectueusement celle de l’Epouse et Mère de Dieu, et le Fils de Dieu s’y assujettissait. Tout ce que Joseph décidait de faire était bien fait, sans discussions, sans objections, sans résistances. Sa parole était notre petite loi. Et, malgré cela, quelle humilité chez lui ! Jamais un abus de pouvoir du fait de son autorité, jamais une volonté déraisonnable sous prétexte que c’était lui le chef. Son épouse était sa douce conseillère et si, dans sa profonde humilité, elle se considérait comme la servante de son conjoint, Joseph tirait de la sagesse de celle qui était pleine de grâce, la lumière qui le guidait en toutes circonstances.

Et moi, je grandissais comme une fleur protégée par deux arbres vigoureux, entre ces deux amours qui s’entrelaçaient au-dessus de moi, pour me protéger et m’aimer.

Non, tant que ma jeunesse me fit ignorer le monde, je n’ai pas regretté le Paradis. Dieu le Père et l’Esprit de Dieu n’étaient pas absents parce que Marie en était remplie, et les anges avaient là leur demeure car rien ne les éloignait de cette maison. L’un d’eux, pourrais-je dire, s’était incarné et c’était Joseph, une âme angélique, libérée du poids de la chair et uniquement occupée à servir Dieu et ses intérêts, et à l’aimer comme l’aiment les séraphins. Le regard de Joseph ! Serein et pur comme la lu­mière d’une étoile qui ignore les concupiscences de la terre. C’était notre repos, notre force.

37.7 Bien des gens s’imaginent que je n’ai pas souffert humainement quand s’éteignit le regard de ce saint qui veillait sur notre maison. Si j’étais Dieu et si, comme tel, je connaissais le bienheureux sort de Joseph, donc si, pour cette raison, je n’étais pas affligé de son départ qui devait lui ouvrir le Ciel après un court séjour dans les limbes, comme homme, j’ai pleuré dans la maison privée de son affectueuse présence. J’ai pleuré sur l’ami disparu. N’aurais-je donc pas dû pleurer sur ce saint qui m’était si proche, sur le coeur duquel j’avais dormi tout petit et qui pendant tant d’années m’avait entouré de son amour ?

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Jésus parle de ses parents et dit :

EMV 37.8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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37.8 Enfin, je fais observer aux parents comment Joseph a su faire de moi un bon travailleur sans le secours d’une formation pédagogique.

A peine étais-je arrivé à l’âge où je pouvais manier les outils, il ne me laissa pas moisir dans l’oisiveté, il me mit au travail et devint le premier auxiliaire de mon amour pour Marie pour m’encourager au travail. Confectionner des objets utiles à sa mère, c’est ainsi qu’il inculquait le respect dû à la mère que tout fils devrait avoir. C’était sur ce levier du respect et de l’amour qu’il s’appuyait pour former le futur charpentier.

Où sont aujourd’hui les familles dans lesquelles on fait aimer le travail aux jeunes enfants pour leur apprendre à faire plaisir à leurs parents ? Les enfants, maintenant, sont des despotes dans la maison. Ils grandissent, durs, indifférents, grossiers envers leurs parents. Ils les considèrent comme leurs domestiques, leurs esclaves. Ils ne les aiment pas et en sont peu aimés. Car, tout en faisant de vos enfants des capricieux tout-puissants, vous vous séparez d’eux par un absentéisme honteux.

Ils sont les enfants de tout le monde. Mais, à vous, ils ne vous appartiennent guère, ô parents du XXe siècle. Ils sont beaucoup plus les enfants de la nourrice, de l’institutrice, ils appartiennent au collège, si vous êtes riches, à leurs compagnons, à la rue, à l’école, si vous êtes pauvres. Mais ils ne sont plus à vous. Vous, les mères, vous les mettez au monde, et c’est tout. Vous, les pères, vous n’en avez pas davantage souci. Mais un enfant, ce n’est pas seulement un être de chair. C’est une intelligence, un coeur, une âme. Soyez-en donc sûrs, personne plus qu’un père et une mère n’a le droit et le devoir de former cette intelligence, ce coeur, cette âme.

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Jésus a montré à Maria la première leçon de travail de Jésus. Il donne une dictée et s'arrête sur un dernier point.

EMV 37.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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37.9 La famille existe et doit exister. Il n’y a pas de théorie ou de progrès qui puisse s’opposer à cette vérité sans provoquer des dégâts. Une famille qui se désagrège ne peut que susciter à l’avenir des hommes et des femmes toujours plus dépravés et qui causeront de plus grands dégâts. Et je vous dis en vérité qu’il vaudrait mieux qu’il n’y ait plus de mariages ni d’enfants sur la terre, plutôt que d’y avoir des familles moins unies que ne le sont les tribus de singes, des familles qui ne sont pas des écoles de vertu, de travail, d’amour, de foi, mais un chaos où chacun vit pour soi comme des engrenages mal assemblés qui finissent par se rompre.

Rompez, désagrégez. Les fruits de cette désagrégation de la forme la plus sainte de la vie sociale, vous les voyez, vous les subissez. Continuez donc, si vous le voulez. Mais ne venez pas vous plaindre si cette terre devient toujours plus un enfer, un re­paire de monstres qui dévorent familles et nations. Vous le voulez : qu’il en soit ainsi. »

EMV 38.8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Les enfants, on les captive et on les distrait en même temps. Si on les comprend et si on les aime, on en est aimé et on obtient tout d’eux.

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Marie est d'accord d'enseigner à Jude et Jacques d'Alphée et elle dit :

EMV 40.5 · Tome 1

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40.5 – Mon enfant, écoute. Tu as dit : “ Souviens-toi de sanctifier les fêtes. Mais, non seulement pour toi, mais pour ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, et jusque pour les bêtes de somme, il est dit de ne pas travailler le jour du sabbat. ” Eh bien, dis-moi : si une poule pond un oeuf ou si une brebis met bas un agneau le jour du sabbat, sera-t-il permis d’utiliser le fruit de son sein ou bien faudra-t-il le considérer comme une chose abominable ?

– Je sais que beaucoup de rabbins – le dernier, Chammaï est toujours vivant – affirment que l’oeuf pondu le jour du sabbat n’a pas respecté le précepte. Mais je pense qu’autre est l’homme, autre est l’animal ou celui qui accomplit un acte animal comme l’enfantement. Si j’oblige une bête de somme à travailler, je me charge de son péché parce que je m’emploie à la faire travailler sous la menace du fouet. Mais si une poule pond l’oeuf mûri dans son ovaire ou si une brebis met bas le jour du sabbat, parce que le moment de sa naissance est venu, non, cette action n’est pas un péché, pas plus que l’oeuf et l’agneau qui arrivent le jour du sabbat ne sont entachés d’un péché aux yeux de Dieu.

– Pourquoi donc, si tout travail accompli durant le sabbat est péché ?

– Parce que la conception et l’engendrement correspondent à la volonté du Créateur et sont réglées par des lois qu’il a données à toute créature. Or la poule ne fait qu’obéir à cette loi qui veut qu’après un certain nombre d’heures de formation, l’oeuf soit achevé et prêt pour la ponte. La brebis aussi ne fait qu’obéir à cette loi imposée par celui qui a tout fait. Le Créateur a établi que, deux fois par an, quand vient le sourire du printemps sur les prés en fleurs, et quand les arbres perdent leurs feuilles, que le froid étreint la poitrine de l’homme, les brebis s’unissent pour donner ensuite dans l’autre période lait, viande et fromages nourrissants pour les mois les plus fatigants à cause des moissons ou marqués par la souffrance et la tristesse à cause des gelées. Si donc une brebis donne le jour à un agneau quand l’heure est venue, son petit, on peut bien le regarder comme sacré, même pour l’autel parce qu’il est le fruit de l’obéissance au Créateur.

EMV 42.8-10 · Tome 1

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Jésus est la paix de ceux qui souffrent et de ceux qui meurent

42.8 Jésus dit :

« A toutes les femmes que frappe une douleur torturante, j’enseigne à imiter la manière dont Marie a vécu son veuvage en s’unissant à Jésus.

Ceux qui s’imaginent que Marie n’a pas souffert de peines de coeur sont dans l’erreur. Ma Mère a souffert. Sachez-le bien. Saintement, puisqu’en elle tout était saint, et profondément.

Ceux qui s’imaginent que l’amour de Marie pour son époux était relativement tiède sous prétexte qu’il s’agissait entre eux d’une union spirituelle et non charnelle sont pareillement dans l’erreur. Marie aimait intensément son Joseph. Elle lui avait consacré trente années d’une vie fidèle. Joseph avait été pour elle un père, un époux, un frère, un ami, un protecteur.

Elle se sentait seule, désormais, comme un sarment de vigne que l’on a coupé du cep dont il tient la vie. Sa maison était comme frappée par la foudre. Elle se lézardait. Auparavant régnait l’unité où chaque membre de la famille s’appuyait sur les autres. Désormais, le mur principal venait à manquer : ce fut le premier des coups portés à cette famille, en guise d’annonce de la très proche séparation d’avec son Jésus bien-aimé.

La volonté de l’Eternel qui l’avait voulue épouse et mère, lui imposait maintenant le veuvage et l’abandon de son Fils. Au milieu de ses larmes, Marie dit l’un de ses sublimes “ Oui ”. “ Oui, Seigneur, qu’il soit fait de moi selon ta parole. ” Et, à cette heure, pour trouver la force nécessaire, elle se serre contre moi.

Marie s’est toujours serrée contre Dieu aux heures les plus graves de sa vie. Au Temple, appelée au mariage, à Nazareth, appelée à la maternité, à Nazareth encore, dans les larmes de son veuvage, à Nazareth lors de ce supplice que fut la séparation d’avec son Fils, sur le Calvaire devant la torture du spectacle de ma mort.

42.9 Retenez cette leçon, vous qui pleurez, vous qui mourez, vous qui vivez pour mourir. Tâchez de mériter les paroles que j’ai dites à Joseph. Elles seront votre paix dans votre agonie. A l’heure de votre mort, soyez dignes d’avoir Jésus à vos côtés pour vous soutenir. Et même si vous ne l’avez pas mérité, osez également m’appeler auprès de vous. Je viendrai, les mains pleines de grâces et de réconfort, le coeur débordant de pardon et d’amour, et sur les lèvres des paroles d’absolution et d’encouragement.

La mort perd toute âpreté lorsqu’elle survient entre mes bras, sachez-le bien. Je ne puis abolir la mort, mais je la rends douce à ceux qui meurent en se confiant à moi.

Le Christ l’a dit, pour vous tous, sur sa croix : “ Seigneur, je remets mon esprit entre tes mains. ” Dans sa propre agonie, il l’a dit en pensant à vos agonies, à vos terreurs, à vos erreurs, à vos craintes, à vos désirs de pardon. Il l’a dit, le coeur déchiré, avant que la lance ne le perce, d’un déchirement spirituel plus que physique, pour que les agonies de ceux qui meurent en pensant à lui soient adoucies par le Seigneur et que l’esprit passe de la mort à la Vie, de la douleur à la joie éternelle.

42.10 Voilà, mon petit Jean, la leçon d’aujourd’hui. Sois bonne et ne crains rien. Ma paix ne cessera de s’écouler en toi par le biais de mes entretiens et la contemplation. Viens. Mets-toi à la place de Joseph qui a pour oreiller la poitrine de Jésus et pour infirmière Marie. Repose-toi parmi nous, comme un bébé dans son berceau. »