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Mari et femme - Epoux et épouse

Thème : Famille et amis · Page 2 sur 2

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EMV 172.3 · Tome 3, p. 107

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Ne jurez pas sur la tête de votre père ou de votre mère, ni sur celle de votre femme ou de vos enfants innocents. Vous n’en avez pas le droit. Seraient-ils donc de l’argent ou une marchandise ? Seraient-ils une signature sur un papier ? Ils sont à la fois plus et moins que cela. Ils sont le sang et la chair de ton sang, homme, mais ce sont aussi des créatures libres et tu ne peux t’en servir comme des esclaves pour garantir un faux que tu as fait. Et ils sont moins que ta propre signature car tu es intelligent, libre et adulte et non pas un interdit ou un enfant qui n’est pas au courant de ce qui se fait et doit donc être représenté par ses parents. Tu es ce que tu es : un homme doué de raison, par conséquent tu es responsable de tes actes et tu dois agir par toi-même, en garantissant tes actes et tes paroles par ton honnêteté et ta sincérité personnelles, l’estime que tu as su toi-même éveiller chez autrui, et non pas l’honnêteté, la sincérité de tes parents et l’estime qu’ils ont su inspirer. Les pères sont-ils responsables de leurs enfants ? Oui, tant qu’ils sont mineurs. Ensuite, chacun est responsable de lui-même. Les enfants des justes ne sont pas toujours des justes, et une femme sainte n’est pas toujours mariée à un homme saint. Alors pourquoi fonder votre garantie sur la justice de votre conjoint ? Pareillement, des enfants saints peuvent naître d’un pécheur ; tant qu’ils sont innocents, ils sont tous saints. Alors pourquoi invoquer un être pur comme garantie de cet acte impur qu’est le serment qu’on n’a pas l’intention de tenir ?

EMV 174.19 · Tome 3, p. 144

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Il a été dit également : “ Que celui qui renvoie sa femme lui remette un acte de divorce. ” Mais c’est une chose à réprouver. Cela ne vient pas de Dieu. Dieu dit à Adam : “ C’est la compagne que j’ai faite pour toi. Croissez et multipliez-vous sur la terre, remplissez-la et soumettez-la à votre pouvoir. ” Et Adam, rempli d’une intelligence supérieure – car le péché n’avait pas encore troublé sa raison sortie parfaite de Dieu – s’écria : “ Voilà enfin l’os de mes os et la chair de ma chair. On l’appellera Virago, c’est-à-dire un autre moi-même parce qu’elle est tirée de l’homme. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et les deux ne feront qu’une seule chair. ” Et avec l’éclat d’une splendeur accrue, la Lumière éternelle approuva avec un sourire cette parole d’Adam, qui devint la loi première, irréformable. Maintenant, si, à cause de la dureté croissante de l’homme, le législateur humain dut faire une nouvelle loi ; si, à cause de l’inconstance croissante de l’homme, il dut mettre un frein et dire : “ Mais si tu l’as répudiée, tu ne peux plus la reprendre ”, cela n’efface pas la loi première, originelle, née au paradis terrestre et approuvée par Dieu.

Annotation

On l'appellera Virago. Ce mot en latin, vient de vir (homme) et désigne une femme qui est comme un homme. Il n’est pas employé ici dans le sens péjoratif français de femme criarde.

Le législateur humain est ici Moïse.

Livre du Deutéronome 24, 1 et 24, 3-4

Dt 24, 1 : Lorsqu’un homme prend une femme et l’épouse, et qu’elle cesse de trouver grâce à ses yeux, parce qu’il découvre en elle une tare, il lui écrira une lettre de répudiation et la lui remettra en la renvoyant de sa maison.

Dt 24, 3-4 : Mais si ce dernier mari la prend en aversion, écrit pour elle une lettre de divorce, et que, la lui ayant remise en main, il la renvoie de sa maison ; ou bien si ce dernier mari qui l'a prise pour femme vient à mourir, 4alors le premier mari, qui l'a renvoyée, ne pourra pas la reprendre pour femme, après qu'elle a été souillée, car c'est une abomination devant Yahweh, et tu n'engageras pas dans le péché le pays que Yahweh, ton Dieu, te donne pour héritage.

Livre de la Genèse 1, 28 et 2, 22-24

Gn 1, 28 : Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. »

Gn 2, 22-24 : Avec la côte qu’il avait prise à l’homme, il façonna une femme et il l’amena vers l’homme. L’homme dit alors : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera femme – Ishsha –, elle qui fut tirée de l’homme – Ish. » À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.

Evangile de Matthieu 5, 31-32

Mt 5, 31-32 : Il a été dit également : Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère.

EMV 184.9 · Tome 3, p. 210-211

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Puis Jésus s’adresse à la femme :

« Que Dieu te bénisse tout particulièrement, car tu es une sainte épouse et une sainte mère. Persévère dans la vertu. Adieu, Benjamin. Aime toujours plus la vérité et obéis à ta mère. Je te donne ma bénédiction, à toi, à tes frères et à toi, mère. »

Un homme s’avance ; il est confus et balbutie :

« Mais, mais… je suis ému de ce que tu dis de mon épouse… Je ne savais pas…

– N’as-tu donc pas d’yeux pour voir, et n’as-tu aucune intelligence ?

– Si.

– Pourquoi ne t’en sers-tu pas ? Tu veux que je les ouvre ?

– Tu l’as déjà fait, Seigneur. Je l’aime bien, tu sais. C’est que… on s’habitue… et… et…

– Et on se croit permis d’exiger trop parce que l’autre est meilleur que nous… Ne le fais plus. Tu es toujours en danger avec ton métier. Ne crains pas les bourrasques si Dieu est avec toi. Mais si c’est l’injustice, crains fortement. Tu as compris ?

– Plus que tu ne dis. Mais je chercherai à t’obéir… Je ne savais pas… »

Il regarde sa femme comme s’il la voyait pour la première fois.

Jésus bénit et sort sur la petite route. Il reprend son chemin vers la campagne.

Détail

Jésus bénit la mère de cinq enfants et son mari est ébahi des louanges qu'il adresse à son épouse. Le cas de l'habitude et de l'indifférence progressive dans un couple.

EMV 186.4 · Tome 3, p. 218

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

La raison naturelle (...) enjoint de ne pas exciter le sang par des nourritures qui amènent à des élans passionnels indignes de l’homme. L’amour, même charnel, ne lui est pas interdit, mais il doit toujours le tempérer par la fraîcheur de l’âme qui tend au Ciel. Ce doit donc être l’amour et non la sensualité qui unit l’homme à sa compagne en qui il voit sa semblable et non une femelle.

EMV 196.4-6 · Tome 3, p. 281-284

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Ma Mère s’était vouée à la virginité par amour. Mais, étant une créature parfaite, elle avait la maternité dans le sang et dans l’âme. Car la femme est faite pour être mère, et c’est une aberration de demeurer sourde à ce sentiment, qui est un amour de deuxième puissance... »

Les autres se sont approchés tout doucement.

« Que veux-tu dire, Maître, en parlant d’amour de deuxième puissance ? demande Jude.

– Mon frère, il y a plusieurs amours et de puissances diffé­rentes. Il y a l’amour de première puissance : celui avec lequel on aime Dieu. Puis l’amour de deuxième puissance : l’amour maternel ou paternel car, si le premier est entièrement spirituel, le second est pour deux parts spirituel et pour une seule charnel. Il s’y mêle, oui, le sentiment d’affection humaine, mais l’amour supérieur prédomine. En effet, un père et une mère qui le sont sainement et saintement ne se contentent pas de procurer aliments et caresses au corps de leur enfant, mais aussi nourriture et amour à son intelligence comme à son âme. C’est si vrai que celui qui se voue à l’enfance, ne serait-ce que pour l’instruire, finit par l’aimer comme si c’était sa propre chair.

– Moi, en effet, j’aimais beaucoup mes élèves, dit Jean d’En-Dor.

– J’ai compris que tu devais être un bon maître, en voyant comment tu te comportes avec Yabeç. »

L’homme d’En-Dor s’incline et baise la main de Jésus sans parler.

« Continue, je t’en prie, ta classification des amours, demande Simon le Zélote.

– Il y a l’amour pour sa compagne. C’est un amour de troisième puissance parce qu’il est fait– je parle toujours des amours sains et saints – pour moitié d’esprit et pour moitié de chair. L’homme, pour son épouse, est un maître et un père en plus d’être époux. Et la femme, pour son époux, est un ange et une mère, en plus d’être épouse. Ce sont les trois amours les plus élevés.

196.5 – Et l’amour du prochain ? Ne te trompes-tu pas ? Ou bien l’as-tu oublié ? » demande Judas.

Les autres le regardent avec surprise et... avec sévérité, à cause de son observation.

Mais Jésus répond tranquillement :

« Non, Judas. Mais réfléchis bien : on aime Dieu, parce qu’il est Dieu et aucune explication n’est nécessaire pour encourager cet amour. Il est Celui qui est, c’est-à-dire le Tout ; et l’homme, c’est le rien qui devient une partie du Tout grâce à l’âme que lui infuse l’Eternel. Sans elle, l’homme serait seulement l’un des nombreux animaux sauvages qui vivent sur la terre, dans l’eau ou dans l’air. Il doit adorer Dieu par devoir et pour mériter de survivre dans le Tout, c’est-à-dire pour mériter de devenir une partie du peuple saint de Dieu au Ciel, citoyen de la Jérusalem qui ne connaîtra éternellement ni profanation ni destruction.

L’amour de l’homme, et en particulier de la femme, pour ses enfants, a valeur de commandement, selon les mots de Dieu à Adam et à Eve : après les avoir bénis, voyant qu’il avait fait une “ bonne chose ” dans un lointain sixième jour, le premier sixième jour de la création, il leur dit : “ Croissez et multipliez-vous, et remplissez la terre... ”

Je devine l’objection que tu n’exprimes pas et j’y réponds tout de suite : dans la création, avant la faute, tout était ordonné à l’amour et basé sur lui. Cette multiplication des enfants aurait été amour saint, pur, puissant, parfait. C’est le premier commandement que Dieu avait donné à l’homme : “ Croissez et multipliez-vous. ” Par conséquent, après moi, aimez vos enfants. L’amour, tel qu’il existe maintenant : celui qui actuellement engendre des enfants, n’existait pas alors. La malice n’existait pas, pas plus que l’exécrable désir des sens. L’homme aimait la femme et la femme aimait l’homme, naturellement, non pas naturellement selon la nature telle que nous l’entendons, ou plutôt telle que vous, hommes, l’entendez, mais selon la nature des enfants de Dieu : surnaturellement.

Comme ils étaient doux, ces premiers jours d’amour entre Adam et Eve, qui étaient frère et soeur, puisque nés d’un Père unique, et qui pourtant étaient époux et, dans leur amour, se regardaient avec les yeux innocents de deux jumeaux au berceau ! Et l’homme éprouvait l’amour d’un père pour sa compagne “ os de ses os et chair de sa chair ”, comme l’est un enfant pour un père. Et la femme connaissait la joie d’être fille, c’est-à-dire protégée par un amour très haut car elle sentait qu’elle possédait en elle quelque chose de cet homme magnifique qui l’aimait avec innocence et avec une angélique ardeur dans les belles prairies de l’Eden !

Ensuite, dans l’ordre des commandements que Dieu a donnés avec un sourire à ses enfants bien-aimés, vient celui qu’Adam lui-même — doté par la grâce d’une intelligence qui n’avait au-dessus d’elle que celle de Dieu — exprime, en parlant de sa compagne et en elle de toutes les femmes ; c’est le décret de la pensée de Dieu qui se réfléchissait avec netteté dans le pur miroir de l’âme d’Adam où naissait une fleur de pensée et de parole : “ L’homme quittera son père et sa mère et s’unira à sa femme ; les deux seront une seule chair. ”

Si les trois piliers des trois amours dont je viens de parler n’avaient pas existé, l’amour du prochain aurait-il pu exister ? Non, cela aurait été impossible. L’amour de Dieu nous donne Dieu pour ami et enseigne l’amour. Celui qui n’aime pas Dieu, qui est bon, ne peut certainement pas aimer son prochain, qui le plus souvent a des défauts. S’il n’y avait pas eu l’amour conjugal et la paternité dans le monde, il n’aurait pas pu y avoir de prochain car le prochain est fait de l’ensemble des enfants nés des hommes. En es-tu persuadé ?

– Oui, Maître. Je n’avais pas réfléchi.

– En fait, il est difficile de remonter aux sources. L’homme est désormais enfoncé depuis des siècles et des millénaires dans la boue, et ces sources sont si haut sur les cimes ! D’ailleurs, la première d’entre elles vient d’une hauteur abyssale : Dieu... Mais je vous prends par la main et je vous conduis aux sources. Je sais où elles se trouvent...

196.6 – Et les autres amours ? demandent en même temps Simon le Zélote et l’homme d’En-Dor.

– Le premier de la seconde série est l’amour du prochain. En réalité, c’est le quatrième en puissance. Ensuite vient l’amour de la science, puis l’amour du travail.

– Et c’est tout ?

– C’est tout.

– Mais il y a beaucoup d’autres amours ! S’exclame Judas Iscariote.

– Non, il y a d’autres désirs, mais ce ne sont pas des amours. Ce sont des “ absences d’amour ”. Elles nient Dieu, elles nient l’homme. Pour cette raison, elles ne peuvent être des amours car ce sont des négations, or la négation c’est la haine.

Détail

Les différentes puissances d'amour.

Annotation

Il est Celui qui est, c’est-à-dire le Tout ; et l’homme, c’est le rien qui devient une partie du Tout grâce à l’âme que lui infuse l’Eternel. "Partie" a été corrigé (selon l’explication apportée dans la note d’EMV 167.9) en “participant ” sur une copie dactylographiée ; elle ajoute en bas de page : “Si l’âme sait rester en état de grâce, donc déifiée, non pas par identité de substance, mais par élévation à l’ordre surnaturel. ”

Note de l'EMV 167 : "Parcelle de Dieu" semble avoir été modifié en parcelle née de Dieu par une correction peu claire de Maria Valtorta sur une copie dactylographiée, sur laquelle elle a ajouté la note suivante : "Il ne faut pas donner au mot parcelle le sens de “partie de Dieu” infusée en nous, mais de “lieu-trône”, “siège” infusé ou “spiré” (par le “souffle de vie” dont parle Genèse 2, 7) par Dieu, donc chose de Dieu venue de Dieu en l’homme. Saint Thomas d’Aquin l’appelle “une capacité de Dieu” que Dieu remplit de lui-même, afin que nous participions tous à sa vie divine."

Il faut garder à l’esprit cette explication de Maria Valtorta (ainsi que le texte d’EMV 10.9) chaque fois que l’œuvre parle de l’âme comme une “partie” ou une “parcelle” de Dieu.

On le reliera aux notes qui se trouvent en EMV 4.6, EMV 54.5, EMV 165.4, EMV 170.4, EMV 365.16, EMV 444.4, EMV 463.4, EMV 524.7, EMV 537.11.

“ Croissez et multipliez-vous, et remplissez la terre... ” Selon Genèse 1, 28.

L’homme aimait la femme et la femme aimait l’homme, naturellement, non pas naturellement selon la nature telle que nous l’entendons, ou plutôt telle que vous, hommes, l’entendez, mais selon la nature des enfants de Dieu : surnaturellement. "Surnaturellement" : Maria Valtorta note sur une copie dactylographiée : sans que le désordre de la malice s’unisse ou même “se substitue” aux lois ordonnées de Dieu, inhérentes à la multiplication et à la population de la terre. Elle ajoute en marge : Tant que l’homme est resté dans cet ordre, le venin de la triple concupiscence qui le rendit délirant, puis rebelle, enfin déchu, ne naquit pas en lui.

L’homme éprouvait l’amour d’un père pour sa compagne “ os de ses os et chair de sa chair ”, comme l’est un enfant pour un père. Selon Genèse 2, 23.

“ L’homme quittera son père et sa mère et s’unira à sa femme ; les deux seront une seule chair. ” Selon Genèse 2, 24.

Livre de la Genèse 1, 28

Gn 1, 28 : Et Dieu les bénit, et il leur dit : « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la, et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se meut sur la terre. »

Livre de la Genèse 2, 23-24

Gn 2, 23-24 : Et l’homme dit : « Celle-ci cette fois est os de mes os et chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. » C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.

EMV 196.4.6 · Tome 3, p. 282 et 284

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

Il y a plusieurs amours et de puissances diffé­rentes. Il y a l’amour de première puissance : celui avec lequel on aime Dieu. Puis l’amour de deuxième puissance : l’amour maternel ou paternel car, si le premier est entièrement spirituel, le second est pour deux parts spirituel et pour une seule charnel. Il s’y mêle, oui, le sentiment d’affection humaine, mais l’amour supérieur prédomine. En effet, un père et une mère qui le sont sainement et saintement ne se contentent pas de procurer aliments et caresses au corps de leur enfant, mais aussi nourriture et amour à son intelligence comme à son âme. C’est si vrai que celui qui se voue à l’enfance, ne serait-ce que pour l’instruire, finit par l’aimer comme si c’était sa propre chair. (...) Il y a l’amour pour sa compagne. C’est un amour de troisième puissance parce qu’il est fait– je parle toujours des amours sains et saints – pour moitié d’esprit et pour moitié de chair. L’homme, pour son épouse, est un maître et un père en plus d’être époux. Et la femme, pour son époux, est un ange et une mère, en plus d’être épouse. Ce sont les trois amours les plus élevés. (...) Le premier de la seconde série est l’amour du prochain. En réalité, c’est le quatrième en puissance. Ensuite vient l’amour de la science, puis l’amour du travail.

Détail

Synthèse des différentes puissances d'amour (expliquées de manière détaillée dans cette note).

EMV 209.5 · Tome 3, p. 403

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

En vérité, je vous le dis : venez à moi, vous tous qui êtes affligés, dégoûtés, vous qui avez le cœur blessé, qui êtes fatigués ; je partagerai votre douleur et vous apporterai la paix. Venez, par l’intermédiaire de mes apôtres, de mes disciples, hommes et femmes, dont le nombre s’accroît chaque jour de nouveaux volontaires. Vous trouverez un réconfort dans vos souffrances, une compagnie dans votre solitude, l’amour des frères, pour vous faire oublier la haine du monde. Vous trouverez, élevé au-dessus de tous, l’amour de Dieu comme suprême consolateur et compagnon parfait. Vous ne douterez plus de rien. Vous ne direz plus jamais : “ Tout est fini pour moi ! ”, mais : “ Tout commence pour moi dans un monde spirituel qui abolit toute distance et efface toute séparation ”, un monde où les orphelins seront réunis à leurs parents montés dans le sein d’Abraham, où les pères et les mères retrouveront les enfants qu’ils ont perdus, où les épouses et les veufs retrouveront leur conjoint.

Annotation

Evangile de Matthieu 11, 28-29

Mt 11, 28-29 : Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et ployez sous le fardeau, et je vous soulagerai. Prenez sur vous mon joug, et recevez mes leçons, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez le repos de vos âmes. Car mon joug est doux et mon fardeau léger.

EMV 209.6-7 · Tome 3, p. 404-406

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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209.6 C’est sur cette terre de Judée, proche encore de la Bethléem de Noémi, que je vous rappelle comment l’amour soulage la douleur et rend la joie. Regardez, vous qui pleurez, la désolation de Noémi, une fois sa maison restée sans hommes. Ecoutez ses paroles d’adieu découragé à Orpha et Ruth : “ Retournez à la maison de votre mère ; que le Seigneur fasse preuve de miséricorde envers vous comme vous avez fait preuve de miséricorde envers ceux qui sont morts et avec moi... ” Ecoutez ses paroles lasses et insistantes. Elle n’espérait plus rien de la vie, elle qui autrefois était la belle Noémi et qui était devenue la tragique Noémi, brisée par la douleur. Elle ne pensait plus qu’à retourner, pour y mourir, sur les lieux où elle avait été heureuse au temps de sa jeunesse, entre l’amour de son mari et les baisers de ses enfants. Elle disait : “ Allez, partez. Inutile de venir avec moi... Je suis comme une morte... Ma vie n’est plus ici, mais là-bas, dans la vie de l’au-delà où eux, ils se trouvent. Ne sacrifiez plus votre jeunesse à côté d’une chose qui se meurt, car, réellement, je ne suis plus qu’une ‘ chose ’. Tout m’est indifférent. Dieu m’a tout pris... Je suis une angoisse. Je ferais votre angoisse... et elle me pèserait sur le coeur. En outre, le Seigneur m’en demanderait raison, lui qui m’a déjà tant frappée, car vous retenir, vous qui êtes vivantes, auprès de moi qui suis morte, serait de l’égoïsme. Retournez chez votre mère... ”

Mais Ruth resta pour soulager cette douloureuse vieillesse. Ruth avait compris qu’il existe des douleurs plus grandes que celles qu’on a soi-même à supporter, et que sa douleur de jeune veuve était moins lourde que la souffrance de celle qui, en plus de son mari, avait perdu ses deux enfants. Tout comme la douleur de l’orphelin, réduit à vivre de mendicité sans jamais plus de caresses, sans jamais plus de bons conseils, est bien plus grande que celle d’une mère qui a perdu ses enfants. Quant à celui qui, pour tout un ensemble de raisons, en vient à haïr le genre humain et voit en tout homme un ennemi dont il a à se défendre et qu’il doit craindre, sa douleur est encore plus grande que les autres, parce qu’elle affecte non seulement la chair, le sang, la mentalité, mais aussi l’âme avec ses devoirs et ses droits surnaturels, et cela le conduit à sa perdition.

Combien de mères sans enfants et d’enfants sans mère n’y a-t-il pas dans le monde ! Combien de veuves sans descendance pourraient assister les vieillesses solitaires ! Combien d’hommes, privés d’amour parce que ce sont tous des malheureux, pourraient employer leur besoin d’aimer et combattre la haine en donnant plein d’amour à l’humanité malheureuse qui souffre toujours plus parce qu’elle hait toujours plus !

209.7 La souffrance est une croix, mais elle est aussi une aile. Le deuil nous dépouille, mais pour nous revêtir. Debout, vous qui pleurez ! Ouvrez les yeux, sortez des cauchemars, des ténèbres, des égoïsmes ! Regardez... Le monde est une lande où l’on pleure et où l’on meurt. Et le monde crie : “ Au secours ! ” par la bouche des orphelins, des malades, des isolés, de ceux qui doutent, par la bouche de ceux qu’une trahison ou une cruauté ont rendus prisonniers de la rancune. Allez vers ceux qui crient ! Oubliez-vous au milieu de ceux qui sont oubliés ! Guérissez-vous au milieu des malades ! Espérez au milieu des désespérés ! Le monde est ouvert à toutes les bonnes volontés qui désirent servir Dieu dans leur prochain et conquérir le Ciel : s’unir à Dieu et s’associer à ceux qui pleurent. Ici, c’est le lieu de l’entraînement, là-haut c’est le triomphe.

Venez. Imitez Ruth auprès de toutes les douleurs. Dites, vous aussi : “ Je resterai avec vous jusqu’à la mort. ” Même si ces malheureux qui se croient incurables vous répondent : “ Ne m’appelez plus Noémi, mais Mara car Dieu m’a remplie d’amertume ”, persistez. Et moi, je vous dis qu’en vérité un jour, grâce à votre insistance, ces malheureux s’exclameront : “ Béni soit le Seigneur qui m’a sorti de l’amertume, de la désolation, de la solitude par les soins d’une personne qui a su faire fructifier sa douleur en bonté. Que Dieu la bénisse éternellement car elle a été pour moi le salut. ”

Réfléchissez : la bonté de Ruth à l’égard de Noémi a donné au monde le Messie parce que le Messie descend de David qui descend de Jessé, lui-même descendant de Jobed, et celui-ci de Booz et de Ruth. Booz de Salmon, Salmon de Naasson, Naasson d’Aminadab, Aminadab d’Aram, Aram d’Esron, Esron de Pharès. Ce furent eux qui vinrent peupler les campagnes de Bethléem et préparer les ancêtres du Seigneur. Tout acte de bonté est à l’origine de grandes choses auxquelles vous ne pensez pas. L’effort que l’on fait contre son propre égoïsme peut provoquer une telle marée d’amour qu’elle est capable d’élever, d’élever en gardant dans sa limpidité celui qui l’a provoquée, jusqu’à le porter au pied de l’autel, jusqu’au coeur de Dieu.

Que Dieu vous donne la paix. »

Annotation

C’est sur cette terre de Judée, proche encore de la Bethléem de Noémi, que je vous rappelle comment l’amour soulage la douleur et rend la joie. Cf. le livre de Ruth, chapitre 1, 1-22.

Livre de Ruth 1, 1-22

Rt 1, 1-22 : Au temps où les Juges gouvernaient, il y eut une famine dans le pays. Un homme de Bethléem de Juda s’en alla, avec sa femme et ses deux fils, séjourner dans les champs de Moab. Le nom de cet homme était Élimélech, le nom de sa femme était Noémi, et les noms de ses deux fils étaient Mahalon et Cheljon ; ils étaient Éphratéens, de Bethléem de Juda. Ils allèrent aux champs de Moab, et s’y établirent.

Élimélech mari de Noémi, mourut, et elle resta seule avec ses deux fils, Il prirent des femmes moabites, dont l’une se nommait Orpha et l’autre se nommait Ruth, et ils demeurèrent là environ dix ans. Mahalon et Cheljon moururent aussi tous deux, et la femme resta privée de ses deux fils et de son mari. Alors, s’étant levée, elle et ses belles-filles, elle quitta les champs de Moab, car elle avait appris dans la campagne de Moab que Yahweh avait visité son peuple et lui avait donné du pain. Elle sortit donc du lieu où elle s’était établie, avec ses deux belles-filles et elles se mirent en route pour retourner au pays de Juda. Noémi dit à ses deux belles-filles : « Allez, retournez chacune dans la maison de votre mère. Que Yahweh use de bonté envers vous, comme vous l’avez fait envers ceux qui sont morts et envers moi ! Que Yahweh vous fasse trouver à chacune du repos dans la maison d’un époux ! » Et elle les baisa. Elles élevèrent la voix et pleurèrent, et elles lui dirent : « Non ; nous retournerons avec toi vers ton peuple. » Noémi dit : « Retournez, mes filles ; pourquoi viendriez-vous avec moi ? Ai-je encore dans mon sein des fils qui puissent devenir vos maris ? Retournez, mes filles, allez. Je suis trop âgée pour me remarier. Et quand je dirais : J’ai de l’espérance ; quand je serais cette nuit même à un mari et que j’enfanterais des fils, attendriez-vous pour cela jusqu’à ce qu’ils fussent grands ? vous abstiendriez-vous pour cela de vous remarier ? Non, mes filles. Il m’est très amer à cause de vous que la main de Yahweh se soit appesantie sur moi. » Et, élevant la voix, elles pleurèrent encore. Puis Orpha baisa sa belle-mère, mais Ruth s’attacha à elle.

Noémi dit à Ruth : « Voici que ta belle-sœur s’en est retournée vers son peuple et vers son dieu ; retourne avec ta belle-sœur. » Ruth répondit : « Ne me presse pas de te laisser en m’en retournant loin de toi. Où tu iras, j’irai ; où tu demeureras, je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ; où tu mourras, je mourrai et j’y serai ensevelie. Que Yahweh me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort me sépare de toi ! » Voyant que Ruth était décidée à l’accompagner, Noémi cessa ses instances.

Elles s’en allèrent toutes deux, jusqu’à ce qu’elles arrivassent à Bethléem. Lorsqu’elles entrèrent dans Bethléem, toute la ville fut émue à cause d’elles, et les femmes disaient : « Est-ce là Noémi ? » 20Elle leur dit : « Ne m’appelez pas Noémi ; appelez-moi Marah, car le Tout-Puissant m’a remplie d’amertume Je m’en suis allée les mains pleines, et Yahweh me ramène les mains vides. Pourquoi m’appelleriez-vous Noémi, après que Yahweh a témoigné contre moi et que le Tout-Puissant m’a affligée ? »

C’est ainsi que Noémi revint et, avec elle, sa belle-fille, Ruth la Moabite, qui était arrivée des champs de Moab. Elles arrivèrent à Bethléem au commencement de la moisson des orges.