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Notes du thème

Vie quotidienne et faits de société

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Confort de lecture

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EMV 84.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– (...) Maître : quelles paroles trouves-tu pour les coupables, pour les convertir, pour les soumettre ? Des paroles de réprimande sévère comme celles dont est remplie l’histoire d’Israël à l’égard des coupables – et le dernier à les employer, c’est le Précurseur –, ou des paroles de pitié ?

– Je mets en oeuvre l’amour et la miséricorde. Crois bien, Lazare, que, sur celui qui est tombé, un regard d’amour a plus de puissance qu’une malédiction.

– Et si l’amour est méprisé ?

– Insister encore. Insister jusqu’au bout. Lazare, connais-tu ces terrains où la traîtrise du sol engloutit les imprudents ?

– Oui, je les connais par mes lectures. Dans mon état de santé, je lis beaucoup, à la fois par passion et pour occuper mes longues heures d’insomnie. Je sais qu’il en existe en Syrie et en Egypte, et d’autres encore près de la Chaldée et je sais qu’ils agissent comme des ventouses : quand ils vous attrapent, ils vous aspirent. Un Romain prétend que ce sont des bouches de l’Enfer habitées par des monstres païens. Est-ce vrai ?

– Non, ce n’est pas vrai. Ce sont des formations spéciales du sol terrestre. L’Olympe n’a rien à y voir. On cessera de croire à l’O­lympe et ces terrains existeront toujours. Les progrès de l’homme pourront donner une explication plus véridique du fait, mais ils ne pourront pas le faire disparaître. Maintenant, je te dis : comme tu les as connus par tes lectures, tu as pu lire aussi comment on peut sauver ceux qui y sont tombés.

– Oui, avec une corde qu’on leur lance au bout d’une perche, même avec une branche. Alors ce petit secours suffit pour donner à celui qui s’enlise le peu d’aide qu’il lui faut pour se dégager et lui permet de se tenir tranquille sans se débattre, jusqu’à l’arrivée de secours plus efficaces.

– Eh bien ! Le coupable, c’est celui qui s’est laissé posséder par un sol trompeur dont la surface est couverte de fleurs, mais qui, par-dessous, est une boue mouvante. Crois-tu que si l’homme savait ce à quoi il s'engage en remettant un seul atome de soi au pouvoir de Satan, il le ferait ? Mais il l’ignore... et après... Soit il est paralysé par la stupeur et le venin du Mal, soit il s’affole et, pour échapper au remords de sa perdition, il se débat, s’enlise dans une autre fange, met en mouvement de lourdes ondes mouvantes par ses mouvements inconsidérés et celles-ci précipitent sa perte. L’amour, c’est la corde, le filin, la branche dont tu parles. Il faut insister, insister... jusqu’à ce qu’il les saisisse... Une parole... un pardon... une plus grande indulgence pour sa faute... uniquement pour arrêter la descente et attendre le secours de Dieu... Lazare, connais-tu la puissance du pardon ? Il amène Dieu à l’aide du sauveteur...

EMV 84.6 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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84.6 Tu lis beaucoup ?

– Beaucoup. Je ne sais pas si je fais bien. Mais la maladie et... et d’autres choses m’ont privé de nombreuses satisfactions humaines... et maintenant, je n’ai plus que la passion des fleurs et des livres... des arbres et aussi des chevaux... Je sais qu’on me critique. Mais puis-je aller sur mes terres dans cet état (et il découvre ses énormes jambes toutes bandées) à pied ou sur le dos d’une mule ? Je dois utiliser un char, qui plus est rapide. C’est pour cela que j’ai pris des chevaux et que je m’y suis attaché, je l’avoue. Mais si tu me dis que c’est mal... je les fais vendre.

– Non, Lazare, ce n'est pas cela qui corrompt, mais c’est ce qui trouble l’âme et l’éloigne de Dieu.

– Voici, Maître, une chose que je voudrais savoir. Je lis beaucoup. Je n’ai que ce réconfort. J’aime savoir... je crois qu’au fond mieux vaut s’instruire que de faire le mal, mieux vaut lire que... que de faire d’autres choses. Mais je ne lis pas seulement nos écrits. J’aime aussi connaître le monde des autres : Rome et Athènes m’attirent. Je sais maintenant combien le contact avec les Assyriens et l’Egypte a été nocif pour Israël, et combien de mal nous ont fait les gouvernants hellénisants. Je ne sais si une personne privée peut se causer à elle-même autant de mal que Judas s’est en fait à lui-même et à nous, ses fils. Mais toi, qu’en penses-tu ? Je veux que tu m’enseignes, toi qui n’es pas un rabbi, mais le Verbe sage et divin. »

Jésus le fixe, pendant quelques minutes, d’un regard pénétrant, et en même temps lointain. On dirait que, à travers le corps de Lazare, il lui scrute le coeur et qu’allant plus loin encore, il voit je ne sais quoi... Il dit enfin :

« Tes lectures provoquent-elles en toi le moindre trouble ? t’éloignent-elles de Dieu et de sa Loi ?

– Non, Maître. Cela me pousse au contraire à comparer notre vérité à la fausseté païenne. Je les analyse et je médite les gloires d’Israël, ses justes, les patriarches, les prophètes et les figures louches des histoires étrangères. Je compare notre philosophie, si l’on peut donner ce nom à la sagesse qui s’exprime dans les textes sacrés, à la pauvre philosophie grecque et romaine où il y a des étincelles, mais pas la flamme tranquille qui brûle et resplendit dans les livres de nos sages. Et ensuite, avec encore plus de vénération, je m’incline en esprit pour adorer notre Dieu qui parle en Israël par l’intermédiaire des événements, des personnes et de nos écrits.

– Dans ce cas, continue à lire... Cela te servira à connaître le monde païen... Continue. Tu peux continuer. Tu n’as pas le ferment du mal et de la gangrène spirituelle. Tu peux donc lire sans crainte. L’amour vrai que tu as pour ton Dieu rend stériles les germes profanes que la lecture pourrait introduire en toi. Tout acte de l’homme peut être bon ou mauvais selon la manière dont il l’accomplit. Aimer n’est pas péché si on aime saintement. Travailler n’est pas péché si on travaille quand il le faut. Gagner de l’argent n’est pas péché, si on se contente d’un gain honnête. S’instruire n’est pas péché si, par l’instruction, on ne tue pas en soi l’idée de Dieu. En revanche, c’est un péché, même de servir à l’autel, si on le fait par intérêt personnel. En es-tu persuadé, Lazare ?

– Oui, Maître. J’avais posé ces questions à d’autres, mais ils ont achevé de me mépriser... Toi, tu m’apportes lumière et paix. Ah ! Si tout le monde t’écoutait ! Viens, Maître. Au milieu des jasmins règnent l’ombre et le silence. Il est doux de se reposer en attendant le soir dans la fraîcheur de leur ombre. »

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Jésus demande à Lazare :

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Tout acte de l’homme peut être bon ou mauvais selon la manière dont il l’accomplit. Aimer n’est pas péché si on aime saintement. Travailler n’est pas péché si on travaille quand il le faut. Gagner de l’argent n’est pas péché, si on se contente d’un gain honnête. S’instruire n’est pas péché si, par l’instruction, on ne tue pas en soi l’idée de Dieu. En revanche, c’est un péché, même de servir à l’autel, si on le fait par intérêt personnel.

EMV 85.1 · Tome 2

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La nuit est faite pour le repos et trop peu nombreux sont ceux qui font passer le repos après la connaissance de la vérité. L’homme... Ah ! L’homme ! Il oublie trop qu’il a une âme. Il ne pense qu’à la chair et ne se soucie que d’elle.

EMV 86.1 · Tome 2

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86.1 Encore une aurore. Encore les défilés d’ânes qui se pressent près de la Porte des Poissons toujours fermée. Et encore Jésus avec Simon et Jean. Des marchands le reconnaissent et se groupent autour de lui.

Un soldat de garde accourt lui aussi vers Jésus, lorsque la porte s’ouvre et qu’il le voit. Il le salue :

« Salut, Galiléen. Dis à ces agités d’être moins turbulents. Ils se plaignent de nous, mais ils ne font que nous maudire et désobéir. En plus, ils prétendent que c’est pour eux un acte religieux. Quelle religion ont-ils si elle est basée sur la désobéissance ?

– Comprends-les, soldat. Ils sont comme ceux dont la maison est occupée par un hôte indésirable et plus fort qu’eux. Et ils n’ont que la langue et la réplique pour se venger.

– Oui, mais nous, nous devons faire notre devoir, donc nous devons les punir. C’est ainsi que nous devenons des hôtes toujours plus indésirables.

– Tu as raison. Tu dois faire ton devoir, mais que ce soit toujours avec humanité. Pense toujours : “ Si j’étais à leur place, qu’est-ce que je ferais ? ” Tu verras qu’alors tu éprouveras une grande pitié pour ceux qui vous sont soumis.

– Il m’est agréable de t’entendre parler. Pas de mépris, pas de hauteur de ta part. Les autres Palestiniens crachent derrière notre dos, nous insultent, montrent leur mépris pour nous... quand ils ne nous dépouillent pas consciencieusement pour une femme ou pour des achats. Dans ce cas, l’or de Rome n’est pas méprisé.

– L’homme est toujours l’homme, soldat.

– Oui, et plus trompeur qu’une guenon. Ce n’est pas agréable de vivre au milieu de gens qui sont comme des serpents aux aguets... Nous aussi, nous avons des maisons, des mères, des épouses et des enfants, et nous tenons à la vie.

– Voilà : si chacun se le rappelait, il n’y aurait plus de haine.

EMV 86.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Tu as dit : “ Quelle religion ont-ils ? ” Je te réponds : une religion sainte dont le premier commandement est l’amour pour Dieu et pour le prochain. Une religion qui enseigne l’obéissance aux lois, même s’il s’agit d’Etats ennemis.

EMV 86.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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86.2 Ecoutez donc, mes frères en Israël : rien n’arrive sans que Dieu le permette, même la domination d’un pays étranger, ce suprême malheur pour un peuple. Mais, presque toujours, si ce peuple s’interroge sincèrement, il peut dire que c’est lui qui l’a voulu par sa ma­nière de vivre opposée à Dieu. Rappelez-vous les prophètes. Combien de fois en ont-ils parlé ! Combien ont montré, par les événements passés, présents et futurs, que le conquérant est le châtiment, la verge du châtiment, sur les épaules du fils ingrat. Combien de fois n’ont-ils pas enseigné la manière de ne plus la subir : revenir au Seigneur. Ce n’est pas la révolte ni la guerre qui guérit les blessures, essuie les larmes et rompt les chaînes. C’est vivre en juste. Alors Dieu intervient. Et que peuvent les armes et les troupes armées contre l’éclat des cohortes angéliques lorsqu’elles luttent en faveur des bons ? Nous sommes frappés ? Nous méritons de ne plus l’être davantage par notre façon de vivre, nous, les fils de Dieu. Ne resserrez pas vos chaînes par des péchés toujours renouvelés. Ne donnez pas aux païens l’occasion de vous croire sans religion ou plus païens qu’eux par votre manière de vivre. Vous êtes le peuple à qui Dieu lui-même a donné la Loi. Observez-la. Faites que vos maîtres eux-mêmes s’inclinent devant vos chaînes en disant : “ Ils nous sont soumis, mais ils sont plus grands que nous, d’une grandeur qui ne tient pas au nombre, ni à l’argent, ni aux armes, ni à la puissance, mais qui est due au fait qu’ils proviennent de Dieu. En eux brille la paternité d’un Dieu parfait, saint, puissant. C’est là le signe d’une véritable divinité. Elle resplendit à travers ses enfants. ” Qu’ils méditent là-dessus et parviennent à la vérité du vrai Dieu en abandonnant l’erreur. Tous, même le plus pauvre, même le plus ignorant du peuple de Dieu, peut être un maître pour un païen, un maître par sa manière de vivre et de prêcher Dieu aux païens à travers les actes d’une vie sainte.

Allez, que la paix soit avec vous !