EMV 170.13 · Tome 3, p. 96
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
L’homme progresse dans l’art satanique de persécuter plus qu’il ne progresse dans l’art saint de l’amour.
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 170.13 · Tome 3, p. 96
L’homme progresse dans l’art satanique de persécuter plus qu’il ne progresse dans l’art saint de l’amour.
EMV 170.13 · Tome 3, p. 96
Il en va comme pour les guerres. L’homme progresse dans l’art satanique de persécuter plus qu’il ne progresse dans l’art saint de l’amour. Mais il ne peut que persécuter ceux dont la vie est brève. La partie éternelle de l’homme échappe aux pièges et acquiert ainsi une vitalité encore plus vigoureuse du fait de la persécution. La vie s’enfuit par les blessures qui saignent ou sous les privations qui épuisent le persécuté, mais le sang fait la pourpre du futur roi et les privations sont autant d’échelons pour s’élever jusqu’aux trônes que le Père a préparés pour ses martyrs, auxquels sont réservés les sièges royaux du Royaume des Cieux.
EMV 171.5 · Tome 3, p. 102
Aimez, aimez ! Aimez amis et ennemis pour être semblables à votre Père qui fait pleuvoir sur les bons et les méchants et fait luire son soleil sur les justes et les injustes ; il se réserve d’accorder un soleil et des rosées éternels, ainsi que le feu et la grêle de l’enfer quand on aura trié les bons comme des épis choisis dans les gerbes de la moisson. Il ne suffit pas d’aimer ceux qui vous aiment et de qui vous espérez quelque retour. Il n’y a guère de mérite à cela : c’est une joie et même les hommes naturellement honnêtes savent le faire. Même les publicains et les païens le font. Mais vous, aimez à la ressemblance de Dieu, et aimez par respect pour Dieu, qui est aussi le Créateur de ceux qui sont pour vous des ennemis ou des gens peu aimables. Je veux en vous la perfection de l’amour, et c’est pourquoi je vous dis : “ Soyez parfaits comme votre Père qui est dans les Cieux est parfait. ”
EMV 172.3 · Tome 3, p. 107
Tu es intelligent, libre et adulte et non pas un interdit ou un enfant qui n’est pas au courant de ce qui se fait et doit donc être représenté par ses parents. Tu es ce que tu es : un homme doué de raison, par conséquent tu es responsable de tes actes et tu dois agir par toi-même, en garantissant tes actes et tes paroles par ton honnêteté et ta sincérité personnelles, l’estime que tu as su toi-même éveiller chez autrui, et non pas l’honnêteté, la sincérité de tes parents et l’estime qu’ils ont su inspirer. Les pères sont-ils responsables de leurs enfants ? Oui, tant qu’ils sont mineurs. Ensuite, chacun est responsable de lui-même.
EMV 172.3 · Tome 3, p. 107
Ne jurez pas non plus sur votre tête, sur vos yeux, votre langue et vos mains. Vous n’en avez pas le droit. Tout ce que vous avez appartient à Dieu. Vous n’êtes que les gardiens temporaires, les banquiers des trésors moraux ou matériels que Dieu vous a accordés. Dans ce cas, pourquoi disposer de ce qui n’est pas à vous ? Pouvez-vous ajouter un seul cheveu à votre tête ou en changer la couleur ? Et, si cela vous est impossible, pourquoi garantir votre serment par votre vue, votre parole, la liberté de vos membres ? Ne bravez pas Dieu. Il pourrait vous prendre au mot et assécher vos yeux, de même qu’il peut rendre secs les arbres de vos vergers, vous enlever vos enfants ou vous arracher vos maisons, pour vous rappeler que le Seigneur, c’est lui, et vous ses sujets, et que maudit est celui qui s’idolâtre au point de se considérer comme supérieur à Dieu en le bravant par le mensonge.
EMV 172.5 · Tome 3, p. 109
La pensée, la parole, le regard, les actes sont le reflet du cœur. C’est de son cœur que le juste tire le bien, et plus il en tire, plus il en trouve, car le bien que l’on fait donne naissance à un bien nouveau. C’est comme le sang qui se renouvelle dans le circuit des veines et revient au cœur, toujours enrichi d’éléments nouveaux venant de l’oxygène qu’il a absorbé ou des sucs des aliments qu’il a assimilés. L’homme pervers, au contraire, ne peut tirer de son cœur ténébreux, rempli de mensonges et de poison, que mensonges et poison qui se développent toujours plus, fortifiés qu’ils sont par les fautes qu’ils accumulent comme s’accumulent sur l’homme bon les bénédictions de Dieu. Croyez bien, en effet, que c’est le trop-plein du cœur qui déborde des lèvres et se révèle dans les actes.
EMV 172.7 · Tome 3, p. 111-112
(...) Vous, vous n’avez pas peur de demander. Et cela vous paraît juste. En effet, obtenir cette grâce ne serait pas inutile à tel moment précis. Mais la vie ne se termine pas à ce moment-là. Et ce qui est bien aujourd’hui pourrait ne pas l’être demain. Cela, vous l’ignorez, puisque vous ne connaissez que le moment présent et c’est encore une grâce de Dieu. Mais Dieu connaît aussi l’avenir. Il arrive donc souvent que, pour vous épargner une peine plus grande, il laisse une prière non exaucée.
Pendant mon année de vie publique, plus d’une fois j’ai entendu des cœurs qui gémissaient : “ Combien j’ai souffert alors, quand Dieu ne m’a pas écouté. Mais maintenant je dis : ‘ Cela valait mieux, car cette grâce m’aurait empêché d’arriver à cette heure de Dieu. ’ ” J’en ai entendu d’autres dire – et me dire – : “ Pourquoi, Seigneur, ne m’exauces-tu pas ? Tu l’accordes aux autres mais pas à moi ! ” Bien que j’aie souffert de voir souffrir, j’ai pourtant dû répondre : “ Je ne le peux pas ”, car les exaucer aurait signifié entraver leur vol vers la vie parfaite. Il arrive aussi que le Père dise : “ Je ne le peux pas. ” Ce n’est pas qu’il ne puisse accomplir l’acte immédiat. Mais il s’y refuse parce qu’il en connaît les conséquences futures.
Ecoutez : un jeune enfant souffre des intestins. Sa mère appelle le médecin et le médecin dit : “ Pour qu’il guérisse, il lui faut une diète absolue. ” L’enfant pleure, crie, supplie, paraît s’affaiblir. La mère, toujours pleine de pitié, unit ses lamentations à celles de son fils. Cette interdiction absolue lui semble être de la dureté de la part du médecin. Elle pense que ce jeûne et ces larmes peuvent nuire à son enfant. Mais le médecin reste inexorable. A la fin, il lui dit : “ Femme, moi je sais, toi tu ne sais pas. Veux-tu perdre ton enfant ou veux-tu que je le sauve ? ” La mère crie : “ Je veux qu’il vive ! ” “ Dans ce cas, poursuit le médecin, je ne peux autoriser de nourriture. Ce serait sa mort. ” C’est ainsi que, parfois, le Père parle. Vous, en mères pleines de pitié pour votre moi, vous ne voulez pas l’entendre pleurer parce qu’on vous refuse une grâce. Mais Dieu dit : “ Je ne le peux pas. Ce serait mauvais pour toi. ” Un jour viendra – si ce n’est l’éternité – où on en viendra à dire : “ Merci, mon Dieu, de ne pas avoir écouté ma sotte demande ! ”
Jésus répond à la question de pourquoi il n'exauce pas toutes nos prières, même si on souffre et qu'on a mal. Il donne les paroles évangéliques : "Demandez et vous recevrez, cherchez et où vous ouvrirez, frappez et l'on vous ouvrira". Puis il dit :
EMV 173.6 · Tome 3, p. 122
Regardez : j’ai des amis puissants parmi les riches et des amis parmi les pauvres. Et en vérité, je vous dis que ce ne sont pas les amis puissants qui sont les plus aimés. Je vais chez eux, non pas pour moi ou dans mon propre intérêt, mais parce que je peux recevoir d’eux beaucoup pour ceux qui ne possèdent rien. Moi, je suis pauvre. Je n’ai rien. Je voudrais posséder tous les trésors du monde et les changer en pain pour ceux qui ont faim, en maisons pour ceux qui sont sans toit, en vêtements pour ceux qui sont nus, en médicaments pour les malades. Vous me direz : “ Toi, tu peux guérir. ” Oui, je peux cela et bien plus. Mais les autres n’ont pas toujours la foi, si bien que je ne puis faire ce que je ferais et ce que je voudrais faire, si je trouvais dans les cœurs la foi en moi. Je voudrais faire du bien même à ceux qui n’ont pas la foi, et puisqu’ils ne demandent pas de miracle au Fils de l’homme, je voudrais les secourir d’homme à homme. Mais je n’ai rien. C’est pour cela que je tends la main à ceux qui possèdent et que je leur demande : “ Fais-moi la charité, au nom de Dieu. ” Voilà pourquoi j’ai des amis en haut lieu. Demain, quand je ne serai plus sur terre, il y aura encore des pauvres, et moi, je ne serai plus là ni pour faire des miracles pour les croyants, ni pour faire l’aumône pour amener à la foi. Alors mes amis riches auront appris à mon contact comment on s’y prend pour faire le bien et mes apôtres, à mon contact aussi, auront appris à faire l’aumône par amour pour leurs frères. Ainsi les pauvres seront-ils toujours secourus.
Demain, quand je ne serai plus sur terre, il y aura encore des pauvres. Pensée reprise par Jésus lors de l'Onction de Béthanie (Cf. Matthieu 26,11 | Jean 12,8).
EMV 173.7 · Tome 3, p. 122-124
C’est pourquoi je vous dis : ne vous inquiétez pas trop de posséder peu : vous aurez toujours le nécessaire. Ne vous inquiétez pas trop en pensant à l’avenir : personne ne sait quel avenir l’attend. Ne vous préoccupez pas de ce que vous mangerez pour vous garder en vie, ni de quoi vous vous couvrirez pour garder votre corps au chaud : la vie de votre âme est bien plus précieuse que votre ventre et vos membres, elle a bien plus de prix que la nourriture et le vêtement, comme la vie matérielle a plus de prix que la nourriture, et le corps plus que le vêtement. Et votre Père le sait. Sachez-le donc, vous aussi. Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent pas dans des greniers et pourtant ils ne meurent pas de faim car le Père céleste les nourrit. Or vous, les hommes, les créatures préférées du Père, vous valez beaucoup plus qu’eux.
Qui de vous peut ajouter par tout son savoir-faire une seule coudée à sa taille ? Si vous ne réussissez pas à allonger votre taille d’un pouce, comment pouvez-vous penser à changer votre future situation en augmentant vos richesses pour vous garantir une longue et heureuse vieillesse ? Pouvez-vous dire à la mort : “ Tu viendras me prendre quand je voudrai ” ? C’est impossible. Dans ce cas, pourquoi vous préoccuper du lendemain ? Et pourquoi vous faites-vous autant de soucis par crainte de rester sans vêtements ? Regardez comment croissent les lys des champs : ils ne travaillent pas, ne filent pas, ne vont pas chez les marchands de drap faire des achats. Et pourtant je vous assure que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, ne fut jamais vêtu comme l’un d’eux. Si donc Dieu revêt ainsi l’herbe des champs qui vit aujourd’hui et qui servira demain à chauffer le four ou à nourrir le troupeau pour finir en cendres ou en fumier, combien plus prendra-t-il soin de vous, qui êtes ses enfants.
Ne soyez pas des hommes de peu de foi. Ne vous inquiétez pas pour un avenir incertain : “ Quand je serai vieux, comment mangerai-je ? Que boirai-je ? Comment m’habillerai-je ? ” laissez ces préoccupations aux païens qui n’ont pas la certitude lumineuse de la paternité divine. Vous, vous l’avez et vous savez que votre Père connaît vos besoins et qu’il vous aime. Ayez donc confiance en lui. Recherchez d’abord ce qui est vraiment nécessaire : la foi, la bonté, la charité, l’humilité, la miséricorde, la pureté, la justice, la douceur, les trois ou quatre vertus principales et toutes les autres encore, de façon à être les amis de Dieu et à avoir droit à son Royaume. Je vous assure que le reste vous sera accordé par surcroît, sans même que vous le demandiez. Il n’est pas de riche plus riche que le saint et de plus assuré que lui. Dieu est avec le saint. Le saint est avec Dieu. Il ne demande rien pour son corps et Dieu lui fournit le nécessaire. Mais il travaille pour son âme, à qui Dieu se donne lui-même ici-bas, puis le Paradis après la vie.
Ne vous mettez donc pas en peine pour ce qui ne le mérite pas. Affligez-vous d’être imparfaits et non d’être mal approvisionnés en biens terrestres. Ne vous mettez pas à la torture pour le lendemain. Demain pensera à lui-même, et vous y penserez au moment où vous le vivrez. Pourquoi vous en soucier dès aujourd’hui ? La vie n’est-elle pas déjà suffisamment encombrée par les souvenirs pénibles d’hier et les pensées torturantes d’aujourd’hui pour éprouver le besoin d’y ajouter les cauchemars des “ que sera demain ” ? Laissez à chaque jour ses ennuis ! Il y aura toujours dans la vie plus de peines que nous ne le voudrions, sans encore ajouter les peines à venir aux présentes ! Répétez sans cesse la grande parole de Dieu : “ Aujourd’hui. ” Vous êtes ses enfants, créés à sa ressemblance. Dites donc avec lui : “ Aujourd’hui. ”
Demain pensera à lui-même. Cette pensée, devenue proverbiale, est rapportée en Matthieu 6,34. Elle est à nouveau évoquée par Jésus au EMV 584.15.
EMV 173.7 · Tome 3, p. 123 et p. 124
Les hommes sont "les créatures préférées du Père".
"Vous êtes ses enfants, créés à sa ressemblance".