EMV 188.4 · Tome 3, p. 233
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
Donne-moi le souvenir et la haine qui te rendent malade et laisse-moi mettre dans ton cœur l’amour !
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 188.4 · Tome 3, p. 233
Donne-moi le souvenir et la haine qui te rendent malade et laisse-moi mettre dans ton cœur l’amour !
EMV 188.6 · Tome 3, p. 236
Mon fils, ne tends pas la main vers le fruit défendu. Il est déjà imprudent de l’approcher. Ne sois pas curieux de connaître ce qui est au-delà de la terre, de peur d’être victime du poison satanique. Fuis l’occultisme et ce qui ne s’explique pas. Une seule chose doit être accueillie avec une sainte foi : Dieu.
EMV 188.6 · Tome 3, p. 236
Ne désire pas le péché, mais la sainteté, mon fils.
EMV 188.7 · Tome 3, p. 237
Ils sortent des ruines et commencent à descendre par le sentier qu’ils avaient pris. L’homme borgne est resté sur place.
« Encore là ? demande Jésus en faisant mine de ne pas remarquer son visage rougi par les larmes.
– Oui. Si tu me le permets ; je te suis. J’ai une chose à te dire…
– Viens donc avec moi. Que veux-tu me dire ?
– Jésus… Je crois que, pour trouver la force de parler, de faire la magie sainte de me changer moi-même, d’invoquer mon âme morte comme la magicienne invoqua Samuel pour Saül, je dois dire ton Nom, doux comme ton regard, saint comme ta voix. Tu m’as donné une vie nouvelle et elle est informe, incapable comme celle d’un nouveau-né dont la naissance a été difficile. Elle se débat encore dans l’étreinte d’une mauvaise écorce. Aide-moi à sortir de ma mort.
– Oui, mon ami.
– Je… j’ai compris que j’ai encore un peu d’humanité dans mon cœur. Je ne suis pas complètement une bête sauvage, et je puis encore aimer et être aimé, pardonner et être pardonné. Ton amour, ton amour qui est pardon me l’apprend. C’est bien cela, n’est-ce pas ?
– Oui, mon ami.
– Alors… emmène-moi avec toi. Je m’appelais Félix ! Quelle ironie ! Mais toi, donne-moi un nouveau nom, afin que le passé soit réellement mort. Je te suivrai comme un chien vagabond qui finit par trouver un maître. Je serai ton esclave, si tu veux. Mais ne me laisse pas seul…
– Oui, mon ami.
– Quel nom me donnes-tu ?
– Un nom qui m’est cher : Jean. Car tu es la grâce que fait le Seigneur.
– Me prends-tu avec toi ?
– Pour l’instant, oui. Après, tu me suivras avec les disciples. Mais ta maison ?
– Je n’ai plus de maison. Je vais laisser aux pauvres ce que j’ai. Donne-moi seulement ton amour et du pain.
– Viens. »
Exemple d'un homme qui vient à Jésus après avoir discuté avec lui.
Invoquer mon âme morte comme la magicienne invoqua Samuel pour Saül : dans le Premier Livre de Samuel, chapitre 28. Nous renvoyons à cette note pour plus de précision.
Je m'appelais Félix : Félix veut dire "heureux" en latin.
EMV 191.8 · Tome 3, p. 255-256
N’ayez jamais de haine, pour aucune raison. La Haine est puissante dans le monde, mais la Haine a toujours une limite. L’Amour ne connaît aucune limite de puissance ni de temps. Aimez donc, pour que l’Amour vous défende et vous réconforte sur la Terre, et pour qu’il vous récompense au Ciel.
EMV 194.3 · Tome 3, p. 270
« Tu dis que tu ouvriras les portes des Cieux. Or ne sont-elles pas fermées à cause du grand Péché ? Maman me disait que personne ne pouvait y entrer tant que ne serait pas venu le pardon, et que les justes l’attendaient dans les limbes.
– C’est bien cela. Mais, plus tard, j’irai vers le Père après avoir annoncé la parole de Dieu et… et vous avoir obtenu le pardon, et je lui dirai : “ Voici, Père, j’ai entièrement accompli ta volonté. Je veux maintenant la récompense de mon sacrifice : que viennent les justes qui attendent ton Royaume. ” Et le Père me répondra : “ Qu’il en soit comme tu veux. ” Alors je descendrai appeler tous les justes ; les limbes ouvriront leurs portes au son de ma voix, et il en sortira dans l’allégresse les saints patriarches, les prophètes lumineux, les femmes bénies d’Israël et puis… sais-tu combien d’enfants ? Comme une prairie en fleurs, des enfants de tout âge ! Et, en chantant, ils me suivront pour monter au beau paradis.
EMV 196.5 · Tome 3, p. 283
Dans la création, avant la faute, tout était ordonné à l’amour et basé sur lui. Cette multiplication des enfants aurait été amour saint, pur, puissant, parfait. C’est le premier commandement que Dieu avait donné à l’homme : “ Croissez et multipliez-vous. ” Par conséquent, après moi, aimez vos enfants. L’amour, tel qu’il existe maintenant : celui qui actuellement engendre des enfants, n’existait pas alors. La malice n’existait pas, pas plus que l’exécrable désir des sens. L’homme aimait la femme et la femme aimait l’homme, naturellement, non pas naturellement selon la nature telle que nous l’entendons, ou plutôt telle que vous, hommes, l’entendez, mais selon la nature des enfants de Dieu : surnaturellement.
"Surnaturellement" : Maria Valtorta note sur une copie dactylographiée : sans que le désordre de la malice s’unisse ou même “se substitue” aux lois ordonnées de Dieu, inhérentes à la multiplication et à la population de la terre. Elle ajoute en marge : Tant que l’homme est resté dans cet ordre, le venin de la triple concupiscence qui le rendit délirant, puis rebelle, enfin déchu, ne naquit pas en lui.
EMV 197.2 · Tome 3, p. 290-291
« Je me sens étranger dans la maison du Père… Je l’ai abandonnée trop longtemps…
– Tu y reviens, pris par la main par moi qui suis le Fils du Père. Si je te conduis devant l’autel, c’est parce que je sais que tout est pardonné. »
Jean d’En-Dor sanglote douloureusement et dit :
« Merci, mon Dieu.
– Oui, remercie le Très-Haut. (...) Tu es à moi, tu es à Dieu comme disciple et donc comme futur prêtre de ton Seigneur, dans la nouvelle ère et la nouvelle religion qui tirera son nom de moi. »
EMV 197.5 · Tome 3, p. 293
Le matin, c’est le commencement du jour. Et il est bon que l’homme bénisse le Seigneur pour en être béni pendant la journée, dans tous ses travaux. Mais le soir, c’est encore plus solennel. La lumière décroît, le travail cesse, la nuit arrive. La lumière qui décroît nous rappelle la chute dans le mal ; d’ailleurs, réellement, les mauvaises actions ont lieu habituellement de nuit. Pourquoi ? Parce que l’homme n’est plus occupé par son travail. Il lui arrive plus facilement d’être circonvenu par le Malin qui lui adresse ses incitations et ses cauchemars. Aussi est-ce bien, après avoir remercié Dieu de sa protection pendant la journée, de le supplier d’éloigner de nous les fantômes de la nuit et les tentations. La nuit, le sommeil… c’est le symbole de la mort. Mais heureux ceux qui, après avoir vécu avec la bénédiction du Seigneur, s’endorment, non dans les ténèbres, mais dans une lumineuse aurore.
EMV 199.4 · Tome 3, p. 308-309
Ils crient : « Jésus, notre Sauveur, aie pitié de nous ! » et montrent leurs mains difformes et couvertes de plaies.
« Jésus, Fils de David, aie pitié !
– Que voulez-vous que je fasse pour vous ? demande Jésus en levant son visage vers ces misères.
– Que tu nous sauves du péché et de la maladie.
– Ce sont la volonté et le repentir qui sauvent du péché…
– Mais si tu le veux, tu peux effacer nos péchés. Au moins cela, si tu ne veux pas guérir nos corps.
– Si je vous dis : “ Choisissez entre les deux choses ”, laquelle voulez-vous ?
– Le pardon de Dieu, Seigneur, pour être moins désolés. »
Jésus fait un signe d’approbation, avec un sourire lumineux, puis il lève les bras et s’écrie :
« Soyez exaucés, je le veux. »
Exaucés ! Cela peut concerner le péché comme la maladie, ou les deux, et les cinq malheureux restent dans l’incertitude. Mais les apôtres, eux, ne sont pas incertains, et ils ne peuvent s’empêcher de crier leur hosanna en voyant la lèpre disparaître comme un flocon de neige qui tombe sur du feu. A ce moment, les cinq lépreux comprennent qu’ils sont exaucés complètement. Leurs cris résonnent comme une sonnerie de victoire. Ils s’embrassent les uns les autres et envoient des baisers à Jésus, puisqu’ils ne peuvent se précipiter à ses pieds, puis ils se tournent vers leurs compagnons pour leur dire :
« Et vous, vous ne voulez pas encore croire ? Mais quels malheureux êtes-vous ? »
– Soyez bons ! Vos pauvres frères ont besoin de réfléchir. Ne leur dites rien. La foi ne s’impose pas. On la prêche par la paix, la douceur, la patience, la constance. C’est ce que vous ferez après votre purification, comme Simon l’a fait pour vous. Du reste, le miracle est déjà lui-même une prédication. Vous, qui êtes guéris, allez au plus tôt trouver le prêtre. Vous, les malades, attendez-nous ce soir. Nous vous apporterons des vivres. Que la paix soit avec vous. »
Jésus est parti voir des lépreux.