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Notes du thème

Saint Joseph

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EMV 13.9 · Tome 1, p. 98-99

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Lorsque, à l’heure de l’épreuve, le soupçon le tortura, il souffrit comme personne, à la fois en tant qu’homme et en tant que serviteur de Dieu, du sacrilège qu’il suspectait. Mais cette épreuve était encore à venir. En ce moment, en ce temps de grâce, il voit et se met au service de Dieu de la manière la plus authentique qui soit. C’est plus tard que viendra l’orage de l’épreuve, comme pour tous les saints, afin que, ainsi éprouvés, ils deviennent des coadjuteurs de Dieu.

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Après avoir donné la vision des fiançailles de Joseph et de Marie, Jésus parle de son père putatif et dit :

EMV 13.10-11 · Tome 1, p. 99-100

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Joseph n’était pas au Golgotha ? Vous semble-t-il qu’il ne soit pas au nombre des corédempteurs ? En vérité, je vous dis qu’il fut le premier d’entre eux. C’est pourquoi il est grand aux yeux de Dieu, grand en raison de son sacrifice, de sa patience, de sa constance et de sa foi. Qui a la foi la plus profonde, sinon celui qui croit sans avoir vu les miracles du Messie ?

13.11 Que soit loué mon père putatif, cet exemple pour vous de ce qui vous manque le plus : la pureté, la fidélité et le parfait amour. Que soit loué celui qui a merveilleusement lu le Livre scellé, instruit par la Sagesse pour savoir comprendre les mystères de la grâce, l’homme élu par Dieu pour protéger le Salut du monde contre les pièges de tous ses ennemis. »

EMV 14 · Tome 1, p. 100-106

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Titre du chapitre : Les époux arrivent à Nazareth

Date de la vision : 6 septembre 1944

Calendrier : Mars de l'an -6

Lieux (carte) : Nazareth

Cycle : Mariage avec Joseph

Résumé : Maria décrit Nazareth. Marie revient en effet dans sa cité, après avoir vécu au Temple pendant des années. Elle est fiancée à Joseph et celui-ci l'accompagne, avec Zacharie et Elisabeth. Nazareth leur fait d'ailleurs la fête. Ils arrivent à la maison et Joseph, Zacharie, et Elisabeth lui présentent la demeure de Joachim ainsi que le jardin. La Vierge rencontre aussi Alphée, Marie de Cléophas et ses enfants. Puis elle fait connaissance de Sarah, ainsi que son fils, Alphée, le petit ami d'Anne. Joseph fait le tour de la maison avec son épouse et son frère apprend qu'ils ne feront pas la noce tout de suite. Il s'en étonne et Joseph répond qu'ils ne feront la cérémonie qu'aux seize ans de Marie. Le futur saint fait ensuite promettre à celle-ci qu'elle l'appellera dans tous ses besoins. La famille prend congé, et Zacharie décide de laisser Elisabeth pour qu'elle apprenne à sa cousine à être une parfaite maîtresse de maison. Cela permettra aussi à Marie de décorer sa maison à son goût.

Contenu du chapitre : 14.1 : La route dans les collines de Galilée. 14.2 : Entrée triomphale à Nazareth. 14.3 : Joseph indique de loin la maison de Marie. C'est lui qui y travaillera. 14.4 : Accueil de Marie d'Alphée et de Sarah. 14.5 : Joseph s'offre à Marie comme confident. 14.6 : Les noces auront lieu quand elle aura seize ans. 14.7 : Élisabeth restera quelque temps avec sa cousine.

EMV 14.2-3 · Tome 1, p. 101-102

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14.2 Un chariot passe sur la route, celui qui porte Joseph, Marie et ses cousins. Leur voyage s’achève.

Marie regarde, du regard anxieux de celui qui veut connaître – ou plutôt reconnaître – ce qu’il voit sans se le rappeler, et elle sourit lorsqu’un souvenir imprécis revient et s’arrête comme une lumière sur telle ou telle chose, sur un point particulier. Elisabeth, Zacharie et Joseph l’aident à se souvenir en signalant tel ou tel sommet, telle ou telle maison.

On voit des habitations, désormais, parce que Nazareth apparaît, étendue sur sa colline qui ondule. Eclairée à l’ouest par le soleil couchant, elle dévoile ses petites maisons blanches, larges et basses que surmonte une terrasse teintée de rose. Certaines, encore tout illuminées par le soleil, semblent proches de l’incendie tant leur façade rougit sous le soleil qui fait même briller l’eau des canaux et des puits bas, presque sans parapet, d’où montent en grinçant les seaux pour la famille ou les arrosoirs pour le potager.

Enfants et femmes s’écartent au bord de la route, jetant un coup d’oeil dans le chariot, et saluent Joseph, qui est bien connu. Mais ils restent ensuite perplexes et intimidés devant les trois autres.

Mais quand on pénètre dans la ville proprement dite, il n’y a plus ni perplexité ni crainte. Une foule de gens de tout âge se trouve à l’entrée de la bourgade, sous un arc rudimentaire de fleurs et de feuillage et, à peine le chariot apparaît-il de derrière le coude de la dernière maison campagnarde qui échappe à l’alignement qu’une roulade de cris aigus s’élève et on agite rameaux et fleurs. Ce sont les femmes, les jeunes filles et les enfants de Nazareth qui saluent l’épouse. Plus réservés, les hommes se tiennent derrière la haie animée et bruyante des femmes, et saluent gravement.

Le chariot a été découvert avant l’arrivée, car le soleil n’est plus gênant et cela permet à Marie de bien voir sa terre natale. Elle est belle comme une fleur. Blanche et blonde comme un ange, elle sourit avec bonté aux enfants qui lui jettent des fleurs et lui envoient des baisers, aux jeunes filles de son âge qui l’appellent par son nom, aux épouses, aux mères, aux vieilles femmes qui la bénissent de leur voix chantante. Elle s’incline devant les hommes, en particulier devant l’un d’eux, peut-être le rabbin ou le personnage principal de la bourgade.

Le chariot avance au pas dans la rue principale, suivi un bon moment par la foule, pour qui son arrivée est un événement.

14.3 « Voici ta maison, Marie », dit Joseph en indiquant de son fouet une petite maison placée exactement au pied d’une colline ; à l’arrière, un beau et grand jardin tout en fleurs se termine par une minuscule oliveraie. Au-delà, l’habituelle haie d’aubépines et de cactus marque la limite de la propriété. Les champs qui appartenaient autrefois à Joachim s’étendent au loin...

« Tu vois, il te reste peu de choses, dit Zacharie. La maladie de ton père a été longue et coûteuse. Les frais pour réparer les dégâts faits par Rome ont été élevés, eux aussi. Tu vois ? La route a emporté les trois dépendances principales et la maison a été réduite. Pour l’agrandir sans lourdes dépenses, on a utilisé une partie de la colline qui fait grotte. Joachim y gardait les provisions et Anne ses métiers à tisser. Tu en feras ce qui te semblera bon.

– Oh, peu importe que ce soit petit ! Cela me suffira toujours. Je travaillerai...

– Non, Marie. » C’est Joseph qui parle. « C’est moi qui travaillerai. Tu ne feras rien d’autre que tisser ainsi les travaux de couture et de la maison. Je suis jeune et fort, et je suis ton époux. Ne m’humilie pas en travaillant.

– Je ferai comme tu veux.

– Oui, cela, je le veux. Pour tout le reste, tes désirs font loi, mais pas sur ce point. »

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Marie revient à Nazareth après avoir vécu au Temple pendant des années. Elle est fiancée à Joseph et celui-ci l'accompagne, avec Zacharie et Elisabeth.

EMV 14.5 · Tome 1, p. 103-104

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On ouvre portes et fenêtres. Pleins de curiosité, les derniers rayons du soleil entrent.

Marie a maintenant ôté son manteau et son voile car, mis à part les fleurs de myrte, elle porte encore sa robe de mariée. Elle sort dans le jardin en fleurs, elle regarde, sourit et, tenant toujours Joseph par la main, elle fait le tour du jardin. Elle semble reprendre possession d’un lieu perdu.

Joseph lui montre ses travaux :

« Tu vois ? Ici, j’ai fait ce fossé pour recueillir l’eau de pluie, car ces vignes ont toujours soif. J’ai coupé les branches les plus vieilles de cet olivier pour lui redonner de la vigueur, et j’ai planté ces pommiers parce que deux étaient morts. Là, j’ai mis des figuiers. Quand ils auront poussé, ils protègeront la maison d’un soleil trop ardent et du regard des curieux. La tonnelle est celle d’autrefois, j’en ai seulement changé les poteaux pourris et je l’ai taillée. Elle donnera beaucoup de raisin, j’espère. Et là, re­garde ! »

Tout fier, il la conduit vers la pente qui s’élève derrière la maison et marque la limite du verger du côté du couchant.

« Là, j’ai creusé une petite grotte et je l’ai étayée ; quand ces petites plantes auront pris racine, elle ressemblera presque à celle que tu avais. Il n’y a pas de source... mais j’espère y amener un filet d’eau. Je travaillerai pendant les longues soirées d’été, quand je viendrai te voir...

EMV 14.5.6 · Tome 1, p. 103-104

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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14.5 Les lourdes caisses sont déchargées et portées dans la maison. On entre ; c’est alors que je reconnais la petite maison de Nazareth telle qu’elle sera plus tard, dans la vie de Jésus.

Joseph prend Marie par la main – c’est un geste habituel chez lui – pour entrer. Sur le pas de la porte, il lui dit :

« Maintenant, sur le seuil de cette maison, j’attends de toi une promesse : que, quoi qu’il puisse t’advenir ou te falloir, tu n’aies pas d’autre ami, pas d’autre aide vers qui te tourner que Joseph et que, pour aucune raison, tu ne doives t’inquiéter seule. Je suis tout à toi, souviens-t’en, et ce sera pour moi une joie de rendre ton chemin heureux et – puisque le bonheur n’est pas toujours en notre pouvoir – de te le rendre du moins paisible et sûr.

– Je te le promets, Joseph. » (...)

[Alphée le frère de Joseph demande :] Quand comptes-tu penser aux noces ?

– Quand Marie aura seize ans, après la fête des Tentes. Les soirées d’hiver paraîtront bien douces aux nouveaux époux ! », et il sourit encore en regardant Marie.

C’est un sourire d’entente secrète et pleine de douceur, d’une consolante chasteté fraternelle. Puis il reprend son tour :

« Voici la pièce creusée dans la colline. Si tu veux, j’en ferai mon atelier quand je viendrai. Elle communique avec la maison, mais n’en fait pas partie. Comme cela, le bruit et le désordre ne te dérangeront pas. Mais si tu veux en faire quelque chose d’autre...

– Non, Joseph, c’est très bien comme ça. »

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Marie revient à Nazareth après avoir vécu au Temple pendant des années. Elle est fiancée à Joseph et celui-ci l'accompagne, avec Zacharie et Elisabeth.

EMV 14.6 · Tome 1, p. 104-105

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14.6 – Comment ? dit Alphée, vous ne faites pas les noces cet été ?

– Non. Marie souhaite filer les étoffes de laine, la seule chose qui manque à son trousseau. Et j’en suis heureux. Marie est si jeune que ce n’est rien pour nous d’attendre un an ou plus. En attendant, elle s’adapte à la maison...

– Ah ! tu as toujours été un peu différent des autres et tu le restes. Je me demande qui n’aurait pas hâte d’avoir pour femme une fleur comme Marie. Mais toi, tu laisses passer des mois !

– Joie longuement attendue n’en est que plus intensément savourée », répond Joseph avec un fin sourire.

Son frère hausse les épaules et demande :

« Et alors ? Quand comptes-tu penser aux noces ?

– Quand Marie aura seize ans, après la fête des Tentes. Les soirées d’hiver paraîtront bien douces aux nouveaux époux ! », et il sourit encore en regardant Marie.

C’est un sourire d’entente secrète et pleine de douceur, d’une consolante chasteté fraternelle.

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Marie revient à Nazareth après avoir vécu au Temple pendant des années. Elle est fiancée à Joseph et Alphée, le frère de celui-ci, apprend qu'ils n'accompliront pas les noces tout de suite.

EMV 14.7 · Tome 1, p. 105-106

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14.7 Ils rentrent dans la maison et allument les lampes.

« Marie est fatiguée, dit Joseph. Laissons-la tranquille avec ses cousins. »

Après avoir salué, tous s’en vont. Joseph reste encore quelques instants, et discute à mi-voix avec Zacharie.

« Ton cousin te laisse Elisabeth quelque temps. Tu es contente ? Moi oui. Elle va t’aider à... devenir une parfaite maîtresse de maison. Tu pourras avec elle disposer à ton goût tes affaires et décorer la maison, et je viendrai t’aider tous les soirs. Tu pourras avec elle acheter de la laine et tout ce qu’il te faut. Je règlerai les dépenses. Souviens-toi que tu m’as promis de t’adresser à moi pour tout. Adieu, Marie. Dors de ton premier sommeil de maîtresse de maison, et que l’ange de Dieu te le rende paisible. Que le Seigneur soit toujours avec toi !

– Adieu, Joseph. Sois toi aussi sous l’aile de l’ange de Dieu. Merci, Joseph, merci de tout. Autant que je le peux, mon amour répondra au tien. »

Joseph salue les cousins et sort.

C’est ainsi que la vision s’achève.

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Marie revient à Nazareth après avoir vécu au Temple pendant des années. Elle est fiancée à Joseph et celui-ci l'accompagne, avec Zacharie et Elisabeth. Ils font le tour de la maison, puis Joseph intervient.

EMV 17.13-15 · Tome 1, p. 118-120

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La joie a jailli de mon coeur comme la tige d’une rose en fleur. Mais elle s’est aussitôt parée d’épines aiguës et la douleur m’a étreinte comme ces branches autour desquelles s’enroulent les liserons. La douleur due à la souffrance de mon époux, c’est le spasme au sein de ma joie. La douleur due à la souffrance de mon Fils, ce sont les épines de ma joie.

Eve a recherché la jouissance, le triomphe, la liberté. Moi, j’ai accepté la douleur, l’anéantissement, l’esclavage. J’ai renoncé à ma vie tranquille, à l’estime de mon époux, à ma propre liberté. Je n’ai rien gardé pour moi. Je suis devenue la servante de Dieu dans mon corps, ma conduite et mon âme ; je me suis fiée à lui non seulement pour la conception virginale, mais aussi pour la défense de mon honneur, pour la consolation de mon époux, pour le moyen de l’amener lui aussi à sublimer notre mariage, pour que nous devenions ceux qui rendent à l’homme et à la femme leur dignité perdue.

17.14 J’ai embrassé la volonté du Seigneur sur moi, sur mon époux, sur mon enfant. J’ai dit “ oui ” pour tous les trois, avec la certitude que Dieu n’allait pas mentir à sa promesse de me secourir dans ma douleur d’épouse qui se voit jugée coupable et de mère qui se rend compte qu’elle enfante son fils pour le livrer à la souffrance.

“ Oui ”, ai-je dit. Oui, et cela suffit. Ce “ oui ” a effacé le “ non ” d’Eve au commandement de Dieu. “ Oui, Seigneur, comme tu veux. Je connaîtrai ce que tu veux. Je vivrai comme tu le veux. Je connaîtrai la joie si tu le veux. Je souffrirai de ce que tu veux. Oui, toujours oui, mon Seigneur, depuis cet instant où ton rayon m’a rendue mère jusqu’au moment où tu m’as appelée à toi. Oui, toujours oui. Toutes les voix de la chair, toutes les inclinations de mes sens sont remises sous le poids de ce oui perpétuel. Plus haut se trouve mon âme, placée comme sur un piédestal de diamant. Il lui manque des ailes pour voler vers toi, mais elle maîtrise tout mon être dompté et asservi pour te servir dans la joie comme dans la douleur. Mais souris, mon Dieu, et sois heureux : la faute est vaincue, effacée, annihilée. Elle gît sous mon talon, elle est lavée par mes larmes, détruite par mon obéissance. De mon sein naîtra l’Arbre nouveau. Il portera le Fruit qui connaîtra le mal, intégralement, pour l’avoir souffert en lui-même, et il produira le bien, intégralement. Les hommes pourront venir à lui et je serai heureuse qu’ils le cueillent, même sans penser qu’il naît de moi. Pourvu que l’homme soit sauvé et Dieu aimé, qu’il soit fait de sa servante ce que l’on fait de la terre où un arbre se dresse : un tremplin pour s’élever. ”

17.15 Maria, il faut toujours savoir être un tremplin pour que les autres s’élèvent vers Dieu. Peu importe s’ils nous piétinent, pourvu qu’ils réussissent à marcher vers la croix. C’est le nouvel arbre qui porte le fruit de la connaissance du bien et du mal : il dit en effet aux hommes ce qui est mal et ce qui est bien pour qu’ils sachent choisir et vivre. Il sait en même temps devenir une liqueur ca­pable de guérir les personnes empoisonnées par le mal auquel elles ont voulu goûter. Qu’importe si les pieds des hommes foulent notre coeur, pourvu que le nombre des rachetés croisse et que le sang de mon Jésus n’ait pas été versé sans produire de fruit. C’est là le sort des servantes de Dieu. Mais, ensuite, nous méritons de recevoir dans notre sein la sainte Hostie et de dire au pied de la croix baignée de son sang et de nos larmes : “ Père, voici l’hostie immaculée que nous t’offrons pour le salut du monde. Garde-nous, Père, unies à elle et, par ses mérites infinis, donne-nous ta bénédiction. ”

EMV 18 · Tome 1, p. 122-128

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Marie annonce à Joseph la maternité d’Élizabeth et confie à Dieu le soin de justifier la sienne.

Date de la vision et de la dictée : Le samedi 25 mars 1944 (fête de l’Annonciation).

Calendrier : Mercredi 21 février de l'an -5

Lieux (carte) : Nazareth

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Marie est toute seule, dans sa maison à Nazareth. On est certainement au soir de l'Annonciation. Elle prie, puis mange très simplement. Joseph arrive après qu'elle ait terminé, et son épouse l'accueille. Il lui apporte du raisin et des oeufs, qu'il veut offrir à Marie. La Pleine de Grâce se rend compte qu'il n'a pas mangé et lui apporte donc ce qu'il faut : il refuse juste les oeufs qui sont pour Marie, et uniquement pour elle. Le patriarche de la Sainte Famille se restaure et ils parlent ensemble. Joseph raconte sa journée, puis, quand un silence survient, c'est Marie qui prend la parole, pour lui annoncer la maternité de sa cousine. Joseph est surpris, et demande comment elle l'a su, puis, quand Marie lui a répondu, celle-ci lui demande la permission d'aller voir Elisabeth. Joseph lui répond par l'affirmative, mais il lui demande d'attendre quelques jours car il doit aller à Jérusalem. Ils feront donc la route jusque-là ensemble. Après, Joseph s'en retournera, mais il sera plus tranquille s'il l'accompagne jusqu'à la Ville Sainte. Marie le remercie, et peu de temps après, le futur père de Jésus s'en va. Marie le laisse s'en aller, puis elle soupire et prie, certainement à cause de sa douleur de ne pas pouvoir lui dire son secret.

Marie donne ensuite une dictée à Maria et elle lui raconte qu'après être revenue à elle, lors de l'extase de l'Annonciation, sa première pensée se tourna vers Joseph. Elle n'avait plus aucune crainte en présence de son époux, mais comment lui annoncer sa maternité ? C'est l'Esprit Saint qui lui intima l'ordre de se taire, et la Toute Sainte porta sa confiance de créature à la perfection. Elle s'abandonna à Dieu, et connut sa première douleur de co-Rédemptrice. Elle nous enjoint alors à laisser Dieu défendre notre réputation...

Contenu du chapitre : 18.1 : Marie s'active pour le repas du soir. 18.2 : Arrivée de Joseph. 18.3 : Elle le fait manger. 18.4 : Ils parlent de tout et de rien. 18.5 : Marie ira aider Élisabeth enceinte. 18.6 : Les époux se séparent. 18.7 : Quoi dire à Joseph ? 18.8 : Confie-moi le soin de te justifier. 18.9 : Ma première douleur de Corédemptrice. 18.10 : Confiez à Dieu la garde de votre réputation.