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Elisabeth et Zacharie

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EMV 6.1-5 · Tome 1, p. 49-52

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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6.1 Je vois Anne et Joachim, en compagnie de Zacharie et d’Elisabeth, sortir d’une maison de Jérusalem – certainement une maison d’amis ou de parents – et prendre la direction du Temple pour la cérémonie de la purification.

Anne porte dans ses bras l’enfant, bien emmaillotée et même enveloppée dans une couverture de laine légère qui doit être douce et chaude. Avec quelle précaution et quel amour elle porte et surveille sa petite fille ! De temps à autre, elle soulève le bord du tissu fin et chaud pour voir si Marie respire bien, puis elle l’en recouvre pour la protéger de l’air vif d’une belle, mais froide journée de plein hiver.

Elisabeth tient des paquets. Joachim traîne par une corde deux gros agneaux tout blancs, des moutons déjà plus que des agneaux. Zacharie ne porte rien. Il est bien beau dans son vêtement de lin, qu’un lourd manteau de laine, blanche elle aussi, laisse entrevoir. Un Zacharie beaucoup plus jeune que celui que j’ai déjà vu à l’occasion de la naissance de Jean-Baptiste, en pleine force de l’âge. De même, Elisabeth est une femme d’âge mûr, mais elle garde une certaine fraîcheur. Chaque fois qu’Anne regarde le bébé, elle se penche sur le petit visage endormi en s’extasiant. Elle aussi est très belle dans son vêtement d’un bleu qui tend vers le violet foncé, la tête couverte d’un voile qui lui tombe sur les épaules et sur le manteau, plus sombre que la robe.

Pour ce qui est d’Anne et de Joachim, leurs habits de fête leur donnent l’air solennel. Contrairement à son habitude, Joachim ne porte pas sa tunique marron foncé, mais un long vêtement d’un rouge très sombre – nous le qualifierions aujourd’hui de “ rouge saint Joseph ” –, et les franges de son manteau sont toutes neuves et jolies. Lui aussi porte sur la tête une sorte de voile triangulaire entouré d’un cercle de cuir. Tous ces vêtements sont neufs et fins.

Quant à Anne, il n’est pas question d’habit foncé aujourd’hui ! Elle porte une robe d’un jaune très pâle, presque couleur vieil ivoire, serrée à la ceinture, au cou et aux poignets par une bande qui semble d’argent et d’or. Elle a la tête couverte d’un voile très fin qui paraît damassé, lui aussi retenu sur le front par une lame mince mais précieuse. Elle a mis un collier de filigrane au cou ainsi que des bracelets aux poignets. Elle ressemble à une reine, ne serait-ce que par la dignité avec laquelle elle porte son vêtement et surtout son manteau, d’un jaune pâle bordé d’une grecque en belle broderie, teinte sur teinte.

« J’ai l’impression de te voir le jour de ton mariage. Je n’étais alors qu’une fillette, mais je me rappelle encore comme tu étais belle et heureuse, dit Elisabeth.

– Mais je le suis davantage aujourd’hui... et j’ai voulu mettre cette même robe pour cette cérémonie. Je l’avais gardée pour cela... et je n’espérais plus la mettre pour un jour pareil.

6.2 – Le Seigneur t’a beaucoup aimée, soupire Elisabeth.

– C’est pour cette raison que je lui offre ce que j’aime le plus : ma fleur.

– Comment arriveras-tu à l’arracher de ton sein quand ce sera le moment ?

– Je me rappellerai que je ne l’avais pas, et que c’est Dieu qui me l’a donnée. Je serai toujours plus heureuse maintenant qu’à cette époque-là. Quand je la saurai au Temple, je me dirai : “ Elle prie devant le tabernacle, elle prie le Dieu d’Israël en faveur de sa maman aussi ”, et je me sentirai en paix. Et j’éprouverai une paix encore plus grande en pensant : “ Elle est toute à lui. Lorsque les deux heureux vieillards qui l’ont reçue du Ciel ne seront plus, lui, l’Eternel, sera encore son Père. ” Crois-moi, j’en ai la ferme conviction, cette petite fille ne nous appartient pas. Je n’étais plus bonne à rien... C’est lui qui l’a déposée dans mon sein, comme un don divin pour essuyer mes larmes et affermir notre espérance ainsi que nos prières. C’est pourquoi elle est à lui. Nous en sommes, nous, les heureux gardiens... qu’il en soit béni ! »

6.3 Ils parviennent aux murs du Temple.

« Pendant que vous allez à la porte de Nicanore, je vais prévenir le prêtre. Je vous rejoindrai ensuite » annonce Zacharie. Il disparaît derrière une arcade qui donne accès à une grande cour entourée de portiques.

Le groupe continue à traverser les terrasses successives. En effet – je ne sais pas si je l’ai jamais précisé – l’enceinte du Temple ne se trouve pas sur un terrain plat, mais elle monte par paliers successifs de plus en plus hauts. On accède à chaque palier par des marches et chacun d’eux comprend des cours, des portiques et des portails magnifiquement travaillés, en marbre, en bronze et en or.

Avant d’atteindre le lieu du rendez-vous, ils s’arrêtent pour sortir des paquets ce qu’ils ont apporté : des galettes, me semble-t-il, larges, plates et bien beurrées, de la farine blanche, deux colombes dans une cage en osier ainsi que deux grosses pièces d’argent ; certaines pièces étaient en effet très lourdes mais, heureusement, les poches n’existaient pas à cette époque, car elles en auraient été trouées.

Voici la belle porte de Nicanore, un chef-d’oeuvre de broderie en bronze massif laminé d’argent. Zacharie est déjà là, aux côtés d’un prêtre en vêtement de lin somptueux.

Anne est aspergée d’une eau que je suppose lustrale, puis reçoit l’ordre de s’avancer vers l’autel du sacrifice. L’enfant n’est plus dans les bras de sa mère. Elisabeth l’a prise, et elle reste au-dehors.

En revanche, Joachim entre derrière sa femme, tirant der­rière lui un malheureux agneau bêlant. Moi... je fais comme pour la purification de Marie : je ferme les yeux pour ne pas le voir égorger.

Anne est désormais purifiée.

6.4 Zacharie dit quelques mots à voix basse à son collègue, qui acquiesce avec un sourire. Celui-ci s’approche ensuite du groupe recomposé et, félicitant le père et la mère pour leur joie et leur fidélité aux promesses, il reçoit le second agneau, la farine et les galettes.

« Cette fillette est donc consacrée au Seigneur ? Que la bénédiction de Dieu soit sur elle et sur vous ! Voici venir Anne, ce sera l’une de ses maîtresses : Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Viens, femme : cette petite est offerte au Temple en hostie de louange. Tu seras sa maîtresse, et elle croîtra en sainteté sous ta protection. »

Anne, fille de Phanuel, aux cheveux déjà tout blancs, cajole la petite fille, qui s’est éveillée et regarde de ses yeux innocents et étonnés toute cette blancheur, tout cet or qui brille au soleil.

La cérémonie doit être achevée. Je n’ai pas vu de rite particulier pour l’offrande de Marie. Peut-être suffisait-il de le dire au prêtre, et surtout à Dieu, auprès du lieu sacré.

6.5 « Je voudrais faire l’offrande au Temple et aller à l’endroit où j’ai vu la lumière, l’année dernière », dit Anne.

Ils s’y rendent, accompagnés d’Anne, fille de Phanuel. Ils ne pénètrent pas dans le Temple proprement dit. Cela se comprend, car ce sont des femmes et il s’agit d’une fille. Ils ne vont même pas là où Marie ira offrir son Fils. Mais, tout près de la porte grande ouverte, ils regardent l’intérieur demi-obscur d’où parviennent de doux chants de jeunes filles et où brillent des lampes précieuses qui répandent une lumière dorée sur deux rangées de petites têtes voilées de blanc, deux vraies rangées de lys.

« Dans trois ans, tu seras là, mon lys, promet Anne à Marie, qui regarde à l’intérieur, comme fascinée, et sourit en entendant ces chants psalmodiés.

– On dirait qu’elle comprend, dit Anne, fille de Phanuel. C’est une belle petite fille ! Elle me sera aussi chère que si c’était la mienne. Je te le promets, femme, du moins si l’âge me le permet.

– Tu seras encore là, femme, déclare Zacharie. Tu la recevras parmi les jeunes filles consacrées. Moi aussi, j’y serai. Je veux être présent ce jour-là pour lui recommander de prier pour nous dès le premier instant... »

Il regarde sa femme, qui comprend et soupire.

La cérémonie est terminée et Anne, fille de Phanuel, se retire, tandis que les autres sortent du Temple en discutant.

J’entends Joachim dire :

« J’aurais bien donné tous mes agneaux, et pas seulement les deux meilleurs, pour avoir cette joie et louer Dieu ! »

Je ne vois rien de plus.

EMV 8.2 · Tome 1, p. 62-63

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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8.2 Ils marchent lentement, doucement. Ils donnent l’impression de vouloir allonger le plus possible leur route. Tout leur est prétexte pour faire halte. Mais une route a forcément une fin, et celle-ci est sur le point de se terminer. Voilà, au sommet de cette dernière montée, les murs d’enceinte du Temple. Anne pousse un gémissement et serre plus fort la main de Marie.

« Ma chère Anne, je suis avec toi », dit une voix qui sort de l’ombre d’une arcade basse à un croisement de routes.

Elisabeth, qui l’attendait sûrement, la rejoint et la serre sur son coeur. Comme Anne est en larmes, elle lui propose :

« Viens, viens un moment dans cette maison amie, puis nous partirons ensemble. Zacharie est là, lui aussi. »

Ils entrent tous dans une pièce basse et sombre où brille un grand feu. La maîtresse de maison, certainement une amie d’Elisabeth, mais inconnue d’Anne, se retire par politesse pour laisser le petit groupe tranquille.

« Ne crois pas que j’aie changé d’avis, ou que je donne à regret mon trésor au Seigneur, explique Anne entre ses larmes, mais c’est le coeur... Oh, comme mon vieux coeur souffre de retrouver sa solitude de mère sans enfant ! Si tu le sentais...

– Je le comprends, mon Anne... Mais tu es bonne et Dieu te réconfortera dans ta solitude. Marie priera pour que Dieu donne la paix à sa mère, n’est-ce pas ? »

Marie caresse les mains de sa mère et les embrasse, elle se les passe sur le visage pour en être caressée, et Anne serre ce petit visage dans ses mains, et l’embrasse, encore et encore. Elle ne s’en rassasie pas.

Zacharie entre alors et salue :

« La paix du Seigneur soit sur les justes.

– Oui, répond Joachim, demande pour nous la paix, car notre coeur tremble de l’offrir. C’est comme l’offrande d’Abraham lorsqu’il gravissait la montagne, et nous ne trouverons pas d’autre offrande pour racheter celle-là. Nous ne le voudrions pas, d’ailleurs, parce que nous sommes fidèles à Dieu. Mais nous souffrons, Zacharie. Toi qui es prêtre de Dieu, comprends-nous et ne t’en scandalise pas.

– Jamais ! Bien au contraire, votre douleur sait ne pas dépasser les bornes de ce qui est permis et vous porter à l’infidélité, et cela m’apprend à aimer le Très-Haut. Mais prenez courage. »

Détail

Anne, Joachim, Marie sont à Jérusalem. La Mère du Sauveur s'apprête à entrer au Temple à l'âge de trois ans.

Annotation

C’est comme l’offrande d’Abraham lorsqu’il gravissait la montagne, et nous ne trouverons pas d’autre offrande pour racheter celle-là. Cf. Genèse 22,1-18. C'est justement sur le mont Moriah où se situe le Temple, que la Bible situe le sacrifice d'Isaac. Celui-ci fut remplacé au dernier moment par un bélier.

Livre de la Genèse 22, 1-8

Gn 22, 1-8 : Après ces événements, Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il lui dit : « Abraham ! » Celui-ci répondit : « Me voici ! » Dieu dit : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l’offriras en holocauste sur la montagne que je t’indiquerai. »

Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux de ses serviteurs et son fils Isaac. Il fendit le bois pour l’holocauste, et se mit en route vers l’endroit que Dieu lui avait indiqué. Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit l’endroit de loin. Abraham dit à ses serviteurs : « Restez ici avec l’âne. Moi et le garçon nous irons jusque là-bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous. »

Abraham prit le bois pour l’holocauste et le chargea sur son fils Isaac ; il prit le feu et le couteau, et tous deux s’en allèrent ensemble. Isaac dit à son père Abraham : « Mon père ! – Eh bien, mon fils ? » Isaac reprit : « Voilà le feu et le bois, mais où est l’agneau pour l’holocauste ? » Abraham répondit : « Dieu saura bien trouver l’agneau pour l’holocauste, mon fils. » Et ils s’en allaient tous les deux ensemble.

Ils arrivèrent à l’endroit que Dieu avait indiqué. Abraham y bâtit l’autel et disposa le bois ; puis il lia son fils Isaac et le mit sur l’autel, par-dessus le bois. Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils. Mais l’ange du Seigneur l’appela du haut du ciel et dit : « Abraham ! Abraham ! » Il répondit : « Me voici ! » L’ange lui dit : « Ne porte pas la main sur le garçon ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. »

Abraham leva les yeux et vit un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham donna à ce lieu le nom de « Le-Seigneur-voit ». On l’appelle aujourd’hui : « Sur-le-mont-le-Seigneur-est-vu. » Du ciel, l’ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham.

Il déclara : « Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur : parce que tu as fait cela, parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique, je te comblerai de bénédictions, je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis. Puisque tu as écouté ma voix, toutes les nations de la terre s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction par le nom de ta descendance. »

EMV 8.3 · Tome 1, p. 63-64

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« La prophétesse Anne aura grand soin de cette fleur de David et d’Aaron. C’est actuellement le seul lys de sa descendance sainte que David ait au Temple, et on s’en occupera comme d’une perle royale. Les temps touchent à leur terme et les mères de sa lignée devraient avoir souci de consacrer leurs filles au Temple – puisque c’est d’une vierge de la souche de David que sortira le Messie. Mais les places réservées aux vierges dans le Temple sont vides, à cause du relâchement de la foi. Il y en a trop peu au Temple, et aucune de la descendance royale depuis que Sarah, fille d’Elisée, en est sortie pour se marier, voici trois ans. Il est vrai qu’il manque encore six lustres pour arriver à la date fixée, mais... Eh bien ! espérons que Marie sera la première de nombreuses vierges davidiennes devant le Voile sacré. Et puis... qui sait ?... »

Zacharie n’ajoute rien, mais il regarde Marie d’un air pensif.

Détail

Anne, Joachim, Marie sont à Jérusalem. La Mère du Sauveur s'apprête à entrer au Temple à l'âge de trois ans. Ils sont rejoints par Elisabeth, qui les fait entrer dans une maison amie. Son époux arrive sur ces entrefaites et Joachim révèle leur douleur.

Annotation

La prophétesse Anne aura grand soin de cette fleur de David et d’Aaron. Marie est descendante de David par son père Joachim et d’Aaron (frère de Moïse) par sa mère Anne. Elle est donc de race royale et sacerdotale. Son ascendance sacerdotale est déduite de sa parenté avec Élisabeth (Luc 1,5), et sa race royale se déduit, notamment, de son mariage avec Joseph "de la race de David". Or, selon la loi de Moïse, l’orpheline héritière (Nombres 27,9) devait se marier dans le même clan (Nombres 36,8).

Les temps touchent à leur terme : Allusion à la prophétie de Daniel sur les soixante-dix semaines (d’années) avant la venue du Messie (cf. Daniel 9,22-27). Cette prophétie était très répandue à l’époque du Christ.

Les places réservées aux vierges dans le Temple sont vides. Le Messie devait être de la descendance de David (Isaïe 11,1s). Il sera né d’une vierge (Isaïe 7,13-14), mais la croyance selon laquelle cette vierge aurait été éduquée au Temple n’est pas indiquée. Anne-Catherine Emmerich la mentionne dans sa Vie de la Vierge Marie (chapitre 35) : elle l’attribue, comme ici Maria Valtorta, à une tradition non précisée. Elle provient sans doute de l’estime portée aux vierges du Temple et à la qualité de leur recrutement.

Il manque encore six lustres pour arriver à la date fixée. Le lustre est une période de 5 ans. Chez les romains, c’était la période au terme de laquelle les censeurs (magistrats suprêmes) étaient élus. C’était aussi l’intervalle entre deux recensements.

EMV 8.3 · Tome 1, p. 63-64

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Il reprend : « Je veillerai moi aussi sur elle. Je suis prêtre et j’ai mes entrées. J’en profiterai pour ce petit ange. Et Elisabeth viendra la voir souvent...

– Oh, certainement ! J’ai un grand besoin de Dieu et je viendrai le dire à cette enfant, afin qu’elle le dise à l’Eternel. »

Détail

Marie va entrer au Temple, pour le plus grand déchirement de ses parents. Zacharie parle alors d'Anne et des vierges du Temple.

Annotation

Zacharie et Élisabeth demeurent à Hébron, et peuvent donc venir plus facilement que Joachim et Anne qui demeurent alors à Nazareth.

EMV 8.4 · Tome 1, p. 64-65

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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8.4 Anne a repris courage. Pour la réconforter un peu plus, Elisabeth lui demande :

« N’est-ce pas ton voile d’épouse ? Ou bien as-tu filé du nouveau byssus ?

– C’est bien le même. Je le consacre au Seigneur avec elle. Je n’y vois plus guère... et puis nos ressources ont bien diminué à cause des taxes et à la suite de revers de fortune... Il m’était impossible de faire de grosses dépenses. J’ai seulement préparé un riche trousseau pour son séjour dans la Maison de Dieu et pour après... parce que je pense que ce n’est pas moi qui l’habillerai pour ses noces... et je veux que ce soit toujours la main de sa maman, même froide et inerte, qui la pare pour son mariage et lui file ses linges et ses vêtements d’épouse.

– Oh ! Pourquoi ces tristes pensées ?

– Je suis déjà âgée, ma cousine. Je ne l’avais jamais autant ressenti que maintenant, sous le poids de cette souffrance. J’ai donné les dernières forces de ma vie à cette fleur, pour la porter et la nourrir, et maintenant... et maintenant... la douleur de la perdre souffle sur ces dernières forces et les dissipe.

– Il ne faut pas dire cela, ne serait-ce que par égard pour Joachim.

– Tu as raison. Je tâcherai de vivre pour mon mari. »

Joachim, attentif aux paroles de Zacharie, a fait semblant de ne rien entendre, mais il a entendu, et il pousse un profond soupir, les yeux baignés de larmes.

Annotation

Il m’était impossible de faire de grosses dépenses. J’ai seulement préparé un riche trousseau pour son séjour dans la Maison de Dieu et pour après... Au mariage de Marie, Élisabeth évoque ce trousseau préparé par Anne alors disparue (EMV 13.3).

Nos ressources ont bien diminué à cause des taxes et à la suite de revers de fortune... Ce revers de fortune est évoqué plusieurs fois dans l’œuvre, notamment en EMV 9.

Je suis déjà âgée, ma cousine. On présente généralement Élizabeth comme la nièce d'Anne et la cousine de Marie. Ici elle serait plutôt cousine germaine d'Anne. À moins qu’il s’agisse d’une appellation d’usage comme l’était "frère" pour désigner les cousins.

EMV 8.4-5 · Tome 1, p. 64-65

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Citation

« Nous voici entre la troisième et la sixième heure. Je crois le moment venu d’y aller » dit Zacharie.

Tous se lèvent pour remettre leur manteau et partir.

8.5 Mais, avant de sortir, Marie s’agenouille sur le seuil, bras ouverts. C’est un petit chérubin qui implore :

« Papa ! Maman ! Votre bénédiction ! »

Elle ne pleure pas, la courageuse petite. Mais ses lèvres tremblent et sa voix, brisée par un sanglot retenu, ressemble plus que jamais au gémissement tremblant de la tourterelle. Son petit visage est plus pâle et son regard révèle une anxiété résignée. C’est ce même regard que je verrai au Calvaire et au Sépulcre, en plus fort, jusqu’à devenir insoutenable, non sans en souffrir profondément.

Ses parents la bénissent et l’embrassent, une fois, deux fois, dix fois. Ils ne peuvent s’en rassasier... Elisabeth pleure en silence et Zacharie, bien qu’il ne veuille pas le montrer, est profondément ému.

Ils sortent, Marie entre son père et sa mère, comme auparavant, et Zacharie avec sa femme à l’avant. Les voici à l’intérieur des murs du Temple.

Détail

Marie va entrer au Temple et quitter ses parents.

Annotation

Nous voici entre la troisième et la sixième heure. 10h30 du matin. C'est l'heure de l'offrande matinale (Exode 29,38-39; Exode 30,7; Nombres 28,3-4), évoquée aussi au EMV 197.5, et en EMV 518.1. L'offrande du matin était moins solennelle que celle de la neuvième heure.

EMV 8.5 · Tome 1, p. 65

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Elisabeth se tient à côté d’Anne, mais légèrement en retrait, d’un demi-pas.

Détail

Quand Joachim, Anne et Marie attendent le grand-prêtre pour présenter la Vierge au Temple, Elisabeth est présente.

EMV 9.2 · Tome 1, p. 69

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Je me suis entouré de sages dans ma parenté mortelle. Anne, Joachim, Joseph, Zacharie, et plus encore Elisabeth, et plus tard Jean-Baptiste ne sont-ils pas de vrais sages ? Et je ne parle pas de ma Mère, en qui la Sagesse avait fait sa demeure.

Détail

Jésus dit :

EMV 9.5 · Tome 1, p. 71-72

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Du fait de sa sainteté, Anne n’a pas connu les souffrances de l’enfantement : c’est en extase qu’elle donna le jour à l’Immaculée qu’elle avait portée. Au lieu de connaître l’agonie, ils s’éteignirent doucement, de même qu’une étoile s’éteint naturellement quand le soleil pointe à l’aurore. Et s’ils n’eurent pas la consolation de me posséder, moi, la Sagesse incarnée, comme ce fut le cas de Joseph, j’étais invisiblement présent à leurs côtés et leur disais des paroles sublimes, penché sur leur oreiller pour les endormir en paix, en attendant leur triomphe.

Certains diront : “ Pourquoi donc n’ont-ils pas eu à souffrir pour engendrer et mourir, puisqu’ils étaient fils d’Adam ? ” Je leur réponds : “ Jean-Baptiste, qui est fils d’Adam, engendré avec le péché originel, fut bien sanctifié d’avance pour s’être approché de moi alors que j’étais encore dans le sein de ma Mère ; dans ce cas, comment n’aurait-elle eu aucune grâce, la sainte mère de la Femme toute sainte, de l’Immaculée préservée par Dieu, elle qui le porta dans son âme presque divine et dans son coeur encore embryonnaire, elle qui ne s’est jamais séparée du Père depuis l’instant où il l’a pensée, qui fut conçue dans un sein qui retourna au Ciel posséder Dieu pour une éternité de gloire ? ” Et j’ajoute : “ Une conscience droite procure une mort sereine, ce que vous obtiennent aussi les prières des saints. ”

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Contestation émise : "Anne a enfanté sans douleur"

Anne n'a pas connu les douleurs de l'enfantement. Sur une note dactylographiée, Maria écrit : "C'est une chose admise même par certains théologiens dans le sens matériel des douleurs de l'enfantement ; en réalité, la joie extatique de donner le jour à Marie prévalut sur la souffrance naturelle pour toute femme, au point qu'Anne accoucha sans les angoisses et les souffrances habituelles dans ce cas-là".

Contestation émise : Marie a été créé de toute éternité (l'éternité est réservée à Dieu).

L'Oeuvre dit en parlant de Marie qu'elle "ne s’est jamais séparée du Père depuis l’instant où il l’a pensée". Cela confirme bien que l'âme de Marie est de toute éternité pensée par Dieu (comme chacun d'entre nous). Mais c'est à différencier de son existence réelle (d'il y a 2000 ans).

EMV 11 · Tome 1, p. 81-85

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Titre du chapitre : Marie confie son vœu au grand-prêtre.

Date de la vision : Dimanche 3 septembre 1944

Calendrier : Novembre de l'an -7 (Eloul 3754).

Lieux (carte) : Jérusalem

Cycle : Mariage avec Joseph

Résumé : Marie rejoint sa cellule avec d'autres vierges. Quand elle est sur le point d'entrer dans sa chambre, une maîtresse lui indique que le grand-prêtre veut la voir. Elle y va donc, et elle découvre ledit prêtre, mais aussi Zacharie et Anne de Phanuel. Simon ben Boethos lui déclare alors qu'il connaît sa sainteté, et qu'il aimerait qu'elle reste au Temple prier chaque matin le Seigneur. Mais la Loi dit autre chose et elle doit se marier. Il la rassure en disant qu'il n'oublie pas qu'elle est de la lignée de David, et comme elle ne connaît personne,ils se fieront sur Dieu pour choisir son époux. Marie confie alors son voeu de virginité au grand-prêtre et ce dernier lui demande quand elle l'a réalisé. La Mère du Seigneur se plonge alors dans ses souvenirs pour lui répondre. Elle lui dit qu'elle ne s'oppose pas au mariage, mais qu'elle veut quand même rester vierge. Le grand-prêtre lui déclare alors que Dieu lui donnera son époux, qui sera saint puisqu'elle se sera confiée au Très-Haut. Elle parlera de son voeu à son futur mari.

Contenu du chapitre : 11.1 : Le sourire de Marie au milieu d'un bombardement réjouit Maria Valtorta. 11.2 : Avec les vierges Marie rentre dans sa cellule. 11.3 : Le Pontife lui rappelle qu'elle doit se marier. 11.4 : Mais Marie s'est promise au Seigneur et raconte comment. 11.5 : Tu diras ton vœu à ton époux.