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Notes du thème

Enseignements liés au Magistère de l'Eglise

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EMV 197.5 · Tome 3, p. 293

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Le matin, c’est le commencement du jour. Et il est bon que l’homme bénisse le Seigneur pour en être béni pendant la journée, dans tous ses travaux. Mais le soir, c’est encore plus solennel. La lumière décroît, le travail cesse, la nuit arrive. La lumière qui décroît nous rappelle la chute dans le mal ; d’ailleurs, réellement, les mauvaises actions ont lieu habituellement de nuit. Pourquoi ? Parce que l’homme n’est plus occupé par son travail. Il lui arrive plus facilement d’être circonvenu par le Malin qui lui adresse ses incitations et ses cauchemars. Aussi est-ce bien, après avoir remercié Dieu de sa protection pendant la journée, de le supplier d’éloigner de nous les fantômes de la nuit et les tentations. La nuit, le sommeil… c’est le symbole de la mort. Mais heureux ceux qui, après avoir vécu avec la bénédiction du Seigneur, s’endorment, non dans les ténèbres, mais dans une lumineuse aurore.

EMV 198.1 · Tome 3, p. 294

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Par la route ombragée qui relie le mont des Oliviers à Béthanie – et je pourrais dire que la montagne avec ses verts contreforts arrive jusqu’à la campagne de Béthanie –, Jésus et ses disciples marchent rapidement jusqu’à la ville de Lazare.

Il n’y est pas encore entré qu’on le reconnaît et que des messagers volontaires se répandent dans tous les sens pour annoncer sa venue. Grâce à cela, Lazare et Maximin accourent d’un côté, Isaac avec Timon et Joseph de l’autre, et en troisième lieu Marthe avec Marcelle, qui relève son voile afin de se baisser pour baiser le vêtement de Jésus ; tout de suite après surviennent Marie, femme d’Alphée, et Marie Salomé qui vénèrent le Maître, puis embrassent leurs fils. Pendant ce temps, le petit Yabeç — que Jésus tient toujours par la main —, ballotté au milieu de tous ces gens qui arrivent, écarquille les yeux avec stupéfaction ; de son côté, Jean d’En-Dor, se sentant étranger, se retire à part au fond du groupe. Et voici que s’avance, sur le sentier qui mène à la maison de Simon, la Mère de Jésus.

Jésus laisse tomber la main de Yabeç et repousse doucement ses amis pour se hâter vers elle. Les mots bien connus déchirent l’air, se détachant comme un solo d’amour au-dessus du bourdonnement de la foule : « Mon Fils ! » ; « Maman ! » Ils s’embrassent ; on sent, dans le baiser, de Marie l’angoisse de celle qui a craint pendant si longtemps et qui, maintenant, au moment de la délivrance de la terreur qui l’a possédée, ressent la fatigue de l’effort qu’elle a fait à la mesure du danger qu’il a couru…

Jésus, qui le comprend, lui fait une caresse et dit :

« En plus de mon ange gardien, j’avais le tien, Mère, pour veiller sur moi. Il ne pouvait rien m’arriver de mal. »

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EMV 199.4 · Tome 3, p. 308-309

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ils crient : « Jésus, notre Sauveur, aie pitié de nous ! » et montrent leurs mains difformes et couvertes de plaies.

« Jésus, Fils de David, aie pitié !

– Que voulez-vous que je fasse pour vous ? demande Jésus en levant son visage vers ces misères.

– Que tu nous sauves du péché et de la maladie.

– Ce sont la volonté et le repentir qui sauvent du péché…

– Mais si tu le veux, tu peux effacer nos péchés. Au moins cela, si tu ne veux pas guérir nos corps.

– Si je vous dis : “ Choisissez entre les deux choses ”, laquelle voulez-vous ?

– Le pardon de Dieu, Seigneur, pour être moins désolés. »

Jésus fait un signe d’approbation, avec un sourire lumineux, puis il lève les bras et s’écrie :

« Soyez exaucés, je le veux. »

Exaucés ! Cela peut concerner le péché comme la maladie, ou les deux, et les cinq malheureux restent dans l’incertitude. Mais les apôtres, eux, ne sont pas incertains, et ils ne peuvent s’empêcher de crier leur hosanna en voyant la lèpre disparaître comme un flocon de neige qui tombe sur du feu. A ce moment, les cinq lépreux comprennent qu’ils sont exaucés complètement. Leurs cris résonnent comme une sonnerie de victoire. Ils s’embrassent les uns les autres et envoient des baisers à Jésus, puisqu’ils ne peuvent se précipiter à ses pieds, puis ils se tournent vers leurs compagnons pour leur dire :

« Et vous, vous ne voulez pas encore croire ? Mais quels malheureux êtes-vous ? »

– Soyez bons ! Vos pauvres frères ont besoin de réfléchir. Ne leur dites rien. La foi ne s’impose pas. On la prêche par la paix, la douceur, la patience, la constance. C’est ce que vous ferez après votre purification, comme Simon l’a fait pour vous. Du reste, le miracle est déjà lui-même une prédication. Vous, qui êtes guéris, allez au plus tôt trouver le prêtre. Vous, les malades, attendez-nous ce soir. Nous vous apporterons des vivres. Que la paix soit avec vous. »

Détail

Jésus est parti voir des lépreux.

EMV 199.4 · Tome 3, p. 309

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Et vous, vous ne voulez pas encore croire ? Mais quels malheureux êtes-vous ? »

[Jésus répond :]

– Soyez bons ! Vos pauvres frères ont besoin de réfléchir. Ne leur dites rien. La foi ne s’impose pas. On la prêche par la paix, la douceur, la patience, la constance.

Détail

Jésus vient de guérir des lépreux. Il y en a encore d'autres, qui n'ont pas demandé le miracle, mais ont vu la guérison de leurs confrères. On leur demande alors pourquoi ils n'ont pas encore la foi au Messie.

EMV 200.3 · Tome 3, p. 317-318

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Aglaé enlève le petit sac qu’elle avait sur les épaules, s’agenouille aux pieds de Jésus et fond en larmes. Elle glisse à terre et pleure, la tête appuyée sur ses bras croisés contre le sol.

« Ne pleure pas comme cela. Ce n’est plus le moment. Il te fallait pleurer lorsque tu éprouvais de la haine contre Dieu, pas maintenant que tu l’aimes et que tu en es aimée. »

Mais Aglaé continue de pleurer…

« Tu ne crois pas qu’il en est ainsi ? »

Sa voix se fraye un chemin à travers les sanglots :

« Je l’aime, c’est vrai, comme je sais le faire, comme je le peux… mais j’ai beau savoir et croire que Dieu est bonté, je ne puis oser espérer obtenir son amour. J’ai trop péché… Je l’obtiendrai, un jour peut-être… mais je dois encore beaucoup pleurer… Pour l’instant, je suis seule dans mon amour. Je suis seule… Ce n’est plus la solitude désespérée des années passées. C’est une solitude remplie du désir de Dieu et qui n’est donc plus désespérée… mais si triste, si triste…

– Aglaé, comme tu connais mal encore le Seigneur ! Ce désir que tu as de lui est pour toi une preuve que Dieu répond à ton amour, qu’il est pour toi un ami, qu’il t’appelle, qu’il t’invite, qu’il te veut. Dieu est incapable de rester inerte devant le désir de la créature, car ce désir, c’est lui qui l’a allumé dans ce cœur, lui, le Créateur et Seigneur de toute créature. C’est lui qui l’a allumé, car il a aimé d’un amour privilégié l’âme qui maintenant le désire. Le désir de Dieu précède toujours le désir de la créature, car il est le Très-Parfait et son amour est bien plus actif et brûlant que l’amour de la créature.

– Mais comment, comment Dieu peut-il aimer ma boue ?

– Ne cherche pas à comprendre avec ton intelligence. C’est un abîme de miséricorde incompréhensible pour l’esprit humain. Mais ce que l’intelligence de l’homme ne peut comprendre, l’intelligence de l’amour, l’amour de l’esprit le comprend au contraire. Cet amour comprend et entre avec assurance dans le mystère qui est Dieu et dans le mystère des rapports de l’âme avec Dieu. Entre, c’est moi qui te le dis. Entre, parce que Dieu le veut.

– Oh ! Mon Sauveur ! Mais alors, suis-je bien pardonnée ? Suis-je vraiment aimée ? Dois-je le croire ?

– T’ai-je jamais menti ?

– Oh non, Seigneur ! Tout ce que tu m’as dit à Hébron s’est vérifié. Tu m’as sauvée, comme tu l’as dit par ton nom. Tu m’as cherchée, moi, pauvre âme perdue. Tu as redonné la vie à cette âme que je portais en moi, morte. Tu m’as dit que si je te cherchais je te trouverais, et cela s’est vérifié. Tu m’as dit que tu es partout où l’homme a besoin de médecin et de remèdes. Et c’est vrai. Tout, tout ce que tu as dit à la pauvre Aglaé, depuis ces paroles du matin de juin jusqu’à celles de la Belle Eau…

– Par conséquent, tu dois croire à celles-ci aussi.

– Oui, je crois, je crois ! Mais dis-moi, toi : “ Je te pardonne ” !

– Je te pardonne au nom de Dieu et de Jésus.

– Je te remercie…»

Détail

Aglaé, une ancienne pécheresse, rencontre le Seigneur et pleure devant lui. Jésus prend alors la parole et l'invite à ne pas pleurer.

Annotation

Tout ce que tu m’as dit à Hébron s’est vérifié. En EMV 77.

EMV 200.4 · Tome 3, p. 319

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Aurai-je la force de détruire ma chair coupable ?

– Dans la solitude où tu seras et où Satan t’assaillira avec une violence haineuse au fur et à mesure que tu appartiendras davantage au Ciel, tu trouveras un de mes apôtres autrefois pécheur, puis racheté.

– Alors ce n’est pas l’apôtre béni qui me parlait de toi ? Il est trop honnête pour avoir été pécheur.

– Pas celui-là, mais un autre. Il te rejoindra au bon moment. Il te dira ce que tu ne peux encore savoir. Va en paix. Que la bénédiction de Dieu soit sur toi. »

Détail

Aglaé va s'isoler du rester du monde et elle interroge le Christ.

Annotation

Tu trouveras un de mes apôtres autrefois pécheur, puis racheté. Probablement Matthieu.

Alors ce n’est pas l’apôtre béni qui me parlait de toi ? André.

EMV 200.4 · Tome 3, p. 319

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Et qui me parlera désormais de Dieu ?

– Ton âme ressuscitée, pour le moment…

– Je ne te verrai jamais plus ?

– Jamais plus sur la terre. Mais d’ici peu, je t’aurai totalement rachetée et alors je viendrai vers ton âme pour te préparer à monter vers Dieu.

– Comment ma complète rédemption adviendra-t-elle, si je ne te vois plus ? Comment me la donneras-tu ?

– En mourant pour tous les pécheurs.

– Oh non ! Toi, mourir ? Non !

– Pour vous donner la vie, je dois me livrer à la mort. C’est pour cela que je suis venu en tant qu’homme. Ne pleure pas… Tu me rejoindras sans tarder là où je serai après mon sacrifice et le tien.

– Mon Seigneur ! Moi aussi, je mourrai pour toi ?

– Oui, mais d’une autre manière. Ta chair mourra d’heure en heure, et par la décision de ta volonté. Cela fait presque un an qu’elle est en train de mourir. Quand elle sera tout à fait morte, je t’appellerai.

Détail

Jésus parle à Aglaé, ancienne pécheresse convertie, qui va s'isoler de tout.

EMV 203.1 · Tome 3, p. 333-334

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Merci, mes amis, de votre grand amour pour moi. Si vous pouviez voir comme il me console, vous en seriez bien surpris ! Voyez : je supporte de continuelles épreuves et déceptions. Du moins, ce sont des déceptions pour vous. Pour moi, soyez-en persuadés, je n’ai pas de déceptions, car il ne m’a pas été accordé le don d’ignorance… Même pour cela, je vous conseille de vous laisser conduire par moi. Si je permets ceci ou cela, n’y faites pas obstacle. Si je n’interviens pas pour mettre fin à quelque chose, ne vous occupez pas de le faire vous-mêmes. Chaque chose en son temps. Ayez confiance en moi, par-dessus tout.