EMV 204.1 · Tome 3, p. 342-343
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
Dans la paix du sabbat, Jésus se repose près d’un champ de lin tout en fleurs, qui appartient à Lazare – plutôt que « près » du lin, je dirais : immergé dans le lin très haut – ; assis au bord d’un sillon, il est absorbé dans ses pensées. Il n’y a près de lui que quelque silencieux papillon ou quelque lézard qui arrive silencieusement et le regarde de ses yeux de jais en levant sa tête triangulaire à la gorge claire et palpitante. Rien d’autre. En cette fin d’après-midi, il n’y a pas le moindre souffle de vent parmi les hautes tiges.
De loin, peut-être du jardin de Lazare, parvient le chant d’une femme et avec lui les cris joyeux de l’enfant qui joue avec quelqu’un. Puis une, deux, trois voix qui appellent : “ Maître ! ”, “ Jésus ! ”.
Jésus se secoue et se lève. Si haut que soit le lin à son complet développement, Jésus émerge largement de cette mer verte et bleue.
« Le voici, là, Jean ! » crie Simon le Zélote.
Et Jean, à son tour crie :
« Mère ! Jésus est ici, dans le lin. »
Et pendant que Jésus s’approche du sentier qui conduit aux maisons, voici venir Marie.
Annotation
Jésus se repose près d’un champ de lin tout en fleurs : Le lin est cultivé dans la plupart des pays tempérés ou chauds. Sa fleur est bleue, ce qui faisait écrire à Aragon : "Un grand champ de lin bleu qui fait au ciel miroir". Les plantes poussent de 10 mm par jour et peuvent atteindre 80 cm à 1 m.