EMV 163.3 · Tome 3, p. 30
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
Tout ce que j’ai, c’est la Parole que Dieu m’a donnée et que j’annonce. Or elle est tellement élevée que l’homme ne saurait la taxer.
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 163.3 · Tome 3, p. 30
Tout ce que j’ai, c’est la Parole que Dieu m’a donnée et que j’annonce. Or elle est tellement élevée que l’homme ne saurait la taxer.
EMV 165.5 · Tome 3, p. 40-41
Le monde nous attend, ce monde profané et profanateur qui a besoin de maîtres et de rédempteurs. J’ai voulu vous faire connaître Dieu pour que vous le préfériez de loin au monde dont toutes les affections ne valent pas un seul sourire de Dieu. J’ai voulu que vous puissiez méditer sur ce qu’est le monde et sur ce qu’est Dieu pour vous faire désirer le meilleur. En ce moment, vous n’aspirez qu’à Dieu. Ah ! Si je pouvais vous garder à cette heure-ci, à ce désir ! Mais le monde nous attend. Et nous allons vers le monde qui nous attend, au nom de la sainte charité : de même qu’elle m’a envoyé dans le monde, elle vous envoie elle aussi, par mon commandement. Mais je vous en conjure ! Comme on garde une perle dans son écrin, gardez bien le trésor de ces jours où vous vous êtes regardés, soignés, relevés, revêtus, unis à Dieu. Telles les pierres du témoignage élevées par les patriarches en souvenir des alliances avec Dieu, conservez ces précieux souvenirs dans votre cœur.
EMV 165.8 · Tome 3, p. 41-42
Vous n’avez pas tous présent à la mémoire un passage du Livre. Je vous le rappelle. Au deuxième livre des Paralipomènes, au chapitre 29, il est raconté comment Ezéchias, roi de Juda, fit purifier le Temple. Après cette purification, il fit faire des sacrifices pour les péchés, pour le royaume, pour le sanctuaire et pour Juda, après quoi commença l’offrande individuelle. Mais comme les prêtres ne suffisaient pas pour les immolations, on appela à l’aide les lévites, consacrés par un rite plus court que les prêtres.
C’est ce que je ferai. Vous êtes les prêtres que moi, le Prêtre éternel, j’ai longuement et soigneusement préparés. Mais vous ne suffisez pas à la tâche toujours plus vaste des immolations individuelles à leur Seigneur Dieu. C’est pourquoi je vous associe ceux qui restent disciples, ceux qui attendent au pied de la montagne, ceux qui sont déjà un peu plus élevés, ceux qui sont répandus sur la terre d’Israël et seront plus tard disséminés aux quatre coins du monde. Il leur sera attribué des fonctions de même importance : car, si la mission est unique, leur classement aux yeux du monde sera différent. Mais pas aux yeux de Dieu auprès de qui réside la Justice. Ainsi, le disciple obscur, ignoré des apôtres et de ses confrères, qui vivra saintement en conduisant des âmes à Dieu sera plus grand que l’apôtre renommé connu qui n’aura d’apôtre que le nom et rabaissera sa dignité apostolique en poursuivant des buts humains.
La tâche des apôtres et des disciples sera toujours celle des prêtres et des lévites d’Ezéchias : pratiquer le culte, abattre les idolâtries, purifier les cœurs et les lieux, annoncer le Seigneur et sa Parole. Il n’est pas de tâche plus sainte sur la terre, ni de dignité plus élevée que la vôtre. C’est bien pour cette raison que je vous ai dit : “ Ecoutez-vous, examinez-vous. ”
165.9 Malheur à l’apôtre qui tombe ! Il entraîne beaucoup de disciples, qui à leur tour entraînent un nombre encore plus grand de fidèles. Cette ruine grossit sans cesse, comme une avalanche qui tombe ou le cercle qui s’étend sur le lac si l’on lance des pierres au même endroit.
Serez-vous tous parfaits ? Non. L’esprit qui vous anime actuellement durera-t-il ? Non. Le monde lancera ses tentacules pour étrangler votre âme. Ce sera la victoire du monde, fils de Satan pour les cinq dixièmes, esclave de Satan pour encore trois dixièmes, indifférent à Dieu pour les deux dixièmes qui restent. Cette victoire éteindra la lumière dans le cœur des saints. Défendez-vous tout seuls contre vous-mêmes, contre le monde, la chair, le démon. Mais surtout défendez-vous de vous-mêmes. Soyez en garde, mes enfants, contre l’orgueil, la sensualité, la duplicité, la tiédeur, l’assoupissement spirituel, et encore contre l’avarice ! Quand votre “ moi inférieur ” élève la voix et pleurniche sous prétexte de cruautés à son endroit, faites-le taire par ces mots : “ pour un instant de privation que je te cause, je te procure, et pour l’éternité, le banquet extatique que tu as eu dans la caverne de la montagne à la fin de la lune de Shebat. ”
Deuxième Livre des Chroniques, chapitre 29
2 Ch 29
01 Ézékias devint roi à l’âge de vingt-cinq ans et il régna vingt-neuf ans à Jérusalem. Le nom de sa mère était Abiya, fille de Zacharie.
02 Il fit ce qui est droit aux yeux du Seigneur, tout comme avait fait David, son ancêtre.
03 La première année de son règne, le premier mois, il rouvrit les portes de la Maison du Seigneur et les répara.
04 Il fit venir les prêtres et les lévites et, les ayant réunis sur la place de l’Orient,
05 il leur dit : « Écoutez-moi, lévites ! Maintenant, sanctifiez-vous, sanctifiez la Maison du Seigneur, Dieu de vos pères, et du sanctuaire enlevez la souillure.
06 Car nos pères ont été infidèles, ils ont fait ce qui est mal aux yeux du Seigneur notre Dieu. Ils l’ont abandonné, ils ont détourné leur visage de la demeure du Seigneur, et lui ont tourné le dos.
07 Ils ont même fermé les portes du Vestibule, ils ont éteint les lampes, ils ont cessé de brûler de l’encens et d’offrir l’holocauste dans le sanctuaire du Dieu d’Israël.
08 La colère du Seigneur s’est abattue sur Juda et sur Jérusalem. Il les a livrés à la terreur, à la désolation et à la moquerie, comme vous le voyez de vos yeux.
09 Voilà pourquoi nos pères sont tombés sous l’épée, et nos fils, nos filles et nos femmes sont en captivité.
10 Maintenant j’ai l’intention de conclure une alliance avec le Seigneur, Dieu d’Israël, pour que se détourne de nous l’ardeur de sa colère.
11 Maintenant, mes fils, ne soyez plus négligents, car c’est vous que le Seigneur a choisis, pour vous tenir devant lui et le servir, pour être ses serviteurs et brûler de l’encens. »
12 Alors les lévites se mirent à l’œuvre : parmi les fils de Qehath : Mahath fils d’Amasaï, Joël fils d’Azarias ; parmi les fils de Merari : Qish fils d’Abdi, Azarias fils de Yehallélel ; parmi les Guershonites : Yoah fils de Zimma, Éden fils de Yoah ;
13 parmi les fils d’Éliçafane : Shimri et Yéiël ; parmi les fils d’Asaf : Zacharie et Mattanyahou ;
14 parmi les fils de Hémane : Yeïel et Shiméï ; parmi les fils de Yedoutoune : Shemaya et Ouzziel.
15 Ils réunirent leurs frères, se sanctifièrent et, selon l’ordre du roi conforme aux paroles du Seigneur, ils vinrent purifier la Maison du Seigneur.
16 Les prêtres entrèrent à l’intérieur de la Maison du Seigneur pour la purifier. Ils emportèrent sur le parvis de la Maison du Seigneur tous les objets impurs qu’ils trouvèrent dans le temple du Seigneur. Les lévites les ramassèrent pour les emporter dehors, dans le ravin du Cédron.
17 Ils commencèrent cette sanctification le premier jour du premier mois. Le huitième jour du mois, ils entrèrent dans le Vestibule du Seigneur. Ils mirent huit jours à sanctifier la Maison du Seigneur, et le seizième jour du premier mois ils avaient achevé.
18 Ils se rendirent ensuite dans les appartements du roi Ézékias et lui dirent : « Nous avons purifié toute la Maison du Seigneur, l’autel des holocaustes et tous ses ustensiles, la table où l’on dispose les pains de l’offrande et tous ses ustensiles.
19 Et tous les objets que, pendant son règne, le roi Acaz avait profanés par son infidélité, nous les avons remis en état et sanctifiés : les voici devant l’autel du Seigneur. »
20 Le roi Ézékias, s’étant levé de bon matin, réunit les princes de la ville et monta à la Maison du Seigneur.
21 On amena sept taureaux, sept béliers, sept agneaux et sept boucs, en sacrifice pour la faute, à l’intention du royaume, du sanctuaire et de Juda. Le roi dit aux prêtres, descendants d’Aaron, d’offrir les holocaustes sur l’autel du Seigneur.
22 On immola les bœufs, et les prêtres recueillirent le sang dont on aspergea l’autel ; on immola les béliers, et de leur sang on aspergea l’autel ; on immola les agneaux, et de leur sang on aspergea l’autel.
23 Ensuite, devant le roi et l’assemblée, on fit avancer les boucs destinés au sacrifice pour la faute, et on leur imposa les mains.
24 Les prêtres les immolèrent et, de leur sang répandu sur l’autel, ils firent un sacrifice pour la faute, en expiation pour tout Israël. C’est en effet pour tout Israël que le roi avait ordonné l’holocauste et le sacrifice pour la faute.
25 Il plaça les lévites dans la Maison du Seigneur, au son des cymbales, des harpes et des cithares, selon le commandement de David, de Gad, le voyant du roi, et du prophète Nathan. Car ce commandement venait du Seigneur par l’intermédiaire de ses prophètes.
26 Quand les lévites, avec les instruments de David, et les prêtres, avec les trompettes, eurent pris place,
27 Ézékias ordonna d’offrir l’holocauste sur l’autel. Au moment où commença l’holocauste commencèrent aussi le cantique au Seigneur et la sonnerie des trompettes, avec accompagnement des instruments de David, roi d’Israël.
28 Toute l’assemblée se prosterna ; on chanta le cantique, et les trompettes sonnèrent jusqu’à l’achèvement de l’holocauste.
29 Lorsqu’on eut achevé d’offrir l’holocauste, le roi et tous ceux qui étaient avec lui s’inclinèrent et se prosternèrent.
30 Le roi Ézékias et les princes dirent aux lévites de célébrer le Seigneur en reprenant les paroles de David et d’Asaf le voyant. Ils célébrèrent donc dans la joie, puis se mirent à genoux et se prosternèrent.
31 Ézékias prit alors la parole et dit : « Maintenant, vous avez reçu l’investiture du Seigneur ; approchez-vous donc, offrez des sacrifices d’action de grâce dans la Maison du Seigneur. » Alors l’assemblée offrit des sacrifices d’action de grâce, et tous ceux que leur cœur y incitait offrirent des holocaustes.
32 Le nombre des holocaustes qu’offrit l’assemblée fut de soixante-dix bœufs, cent béliers et deux cents agneaux, le tout en holocauste pour le Seigneur.
33 On consacra encore six cents bœufs et trois mille brebis.
34 Toutefois les prêtres n’étaient pas assez nombreux pour dépecer toutes les victimes de l’holocauste. Alors leurs frères, les lévites, les aidèrent jusqu’à ce que le travail soit achevé, et que les prêtres se soient sanctifiés. Les lévites, en effet, avaient mis plus d’empressement que les prêtres à se sanctifier.
35 Il y eut aussi de nombreux holocaustes, outre les graisses des sacrifices de paix et les libations pour les holocaustes. Ainsi fut rétabli le service de la Maison du Seigneur.
36 Ézékias et le peuple se réjouirent de ce que Dieu avait réalisé pour le peuple, car cela s’était fait rapidement.
EMV 165.9 · Tome 3, p. 42
165.9 Malheur à l’apôtre qui tombe ! Il entraîne beaucoup de disciples, qui à leur tour entraînent un nombre encore plus grand de fidèles. Cette ruine grossit sans cesse, comme une avalanche qui tombe ou le cercle qui s’étend sur le lac si l’on lance des pierres au même endroit.
EMV 165.9 · Tome 3, p. 42
La tâche des apôtres et des disciples est de "pratiquer le culte, abattre les idolâtries, purifier les cœurs et les lieux, annoncer le Seigneur et sa Parole."
EMV 166.2-3 · Tome 3, p. 44-46
166.2 Jésus dit encore :
« Voici mes apôtres. Ils sont autant de Christ, car je les ai choisis pour cela. Adressez-vous à eux en toute confiance. Ils ont appris de moi tout ce dont vous avez besoin pour vos âmes… »
Les apôtres regardent Jésus d’un air effaré. Mais lui sourit et poursuit :
« … et ils apporteront à vos âmes la lumière des étoiles et le rafraîchissement de la rosée pour vous empêcher de languir dans les ténèbres. Ensuite, je viendrai et je vous procurerai la plénitude du soleil et des flots, ainsi que toute la sagesse pour vous rendre forts et heureux d’une force et d’une joie surnaturelles. Paix à vous, mes enfants. D’autres m’attendent, qui sont plus malheureux et plus pauvres que vous. Mais je ne vous laisse pas seuls. Je vous laisse mes apôtres, et c’est comme si je laissais les fils de mon amour aux soins des plus affectueuses et des plus sûres des nourrices. »
Jésus fait un geste d’adieu et de bénédiction et s’éloigne (...). Les apôtres le suivent.
166.3 Lorsqu’ils parviennent à un endroit désert, presque dans la plaine, au milieu de bruyères touffues qui s’étendent en direction du lac, ils s’arrêtent un moment. C’est alors que Jésus leur dit :
« Je vous bénis ! Retournez à votre travail et accomplissez-le jusqu’à ce que je vienne comme je vous l’ai dit. »
Pierre, qui jusque là restait muet, éclate soudain :
« Mais, mon Seigneur, qu’as-tu fait ? Pourquoi prétendre que nous avons tout ce dont les âmes ont besoin ? C’est vrai que tu nous as donné beaucoup. Mais nous sommes cabochards, moi du moins, et… il me reste bien peu de ce que tu nous as donné. C’est comme si, après le repas, on ne gardait dans l’estomac que le plus lourd : le reste n’y est plus. »
Jésus sourit franchement :
« Où donc est passé le reste de la nourriture ?
– Mais… je l’ignore. Je sais que, si je mange des mets délicats, une heure après j’ai l’impression d’avoir l’estomac vide. Alors que si je mange des racines lourdes ou des lentilles à l’huile, il faut du temps pour que ça descende !
– Oui, il faut du temps. Mais sois bien sûr que les racines et les lentilles, qui semblent te rassasier davantage, sont les aliments qui te laissent le moins de substance. C’est du remplissage qui passe sans grand profit. Au contraire, les petits plats que tu ne sens plus une heure après ne sont plus dans l’estomac, mais sont passés dans le sang. Quand un aliment est digéré, il n’est plus dans l’estomac, mais ses sucs sont dans le sang et c’est le plus utile. Vous avez l’impression, tes compagnons et toi, que rien ou bien peu de ce que je vous ai dit demeure en vous. Peut-être vous souvenez-vous bien des passages qui sont les plus conformes à votre tempérament : pour les violents, les passages violents ; pour les méditatifs, les passages qui portent à la méditation ; pour ceux qui aiment, les passages qui ne sont qu’amour. C’est sans doute le cas. Mais croyez-moi : vous avez tout en vous, même s’il vous semble que tout s’est dissipé. Vous l’avez absorbé. La pensée vous le dévidera comme un fil multicolore en y amenant des teintes douces ou sévères selon les besoins. Pensez seulement que, moi, je sais et que jamais je ne vous aurais envoyés si je vous avais su incapables d’agir. Adieu, Pierre ! Allons, souris ! Aie foi ! Fais un bel acte de foi en la Sagesse omniprésente. Adieu à tous. Le Seigneur reste avec vous. »
Jésus envoie pour la première fois les apôtres évangéliser les foules sans qu'il ne soit présent.
EMV 166.3 · Tome 3, p. 46
Vous avez l’impression, tes compagnons et toi, que rien ou bien peu de ce que je vous ai dit demeure en vous. Peut-être vous souvenez-vous bien des passages qui sont les plus conformes à votre tempérament : pour les violents, les passages violents ; pour les méditatifs, les passages qui portent à la méditation ; pour ceux qui aiment, les passages qui ne sont qu’amour. C’est sans doute le cas. Mais croyez-moi : vous avez tout en vous, même s’il vous semble que tout s’est dissipé. Vous l’avez absorbé. La pensée vous le dévidera comme un fil multicolore en y amenant des teintes douces ou sévères selon les besoins. Pensez seulement que, moi, je sais et que jamais je ne vous aurais envoyés si je vous avais su incapables d’agir. Adieu (...) ! Allons, souris ! Aie foi ! Fais un bel acte de foi en la Sagesse omniprésente. Adieu à tous. Le Seigneur reste avec vous. »
EMV 166.9-11 · Tome 3, p. 51-52
Il nous enseigne sa voie, la voie de l’amour. Il est lui-même l’Amour qui, dans sa miséricorde pour nous, s’est fait chair. Et cet amour miséricordieux nous ouvre le chemin que même les petits peuvent gravir. Il est le premier à le parcourir, non par besoin personnel, mais pour nous l’enseigner. Lui, il n’aurait même pas besoin d’ouvrir les ailes pour se fondre à nouveau dans le Père. Si son esprit, je vous le jure, est enfermé ici-bas, sur cette terre misérable, il est toujours avec le Père, car Dieu peut tout, or lui, il est Dieu. Mais il nous précède, en laissant derrière lui les parfums de la sainteté, l’or et le feu de son amour. Observez quel est son chemin : ah ! Il atteint bien le sommet de l’arche ! Mais qu’il est tranquille et sûr ! Ce n’est pas une ligne droite, mais une spirale, autrement dit un chemin plus long : son sacrifice d’amour miséricordieux se manifeste dans cette longueur où il se tient par amour pour nous, les faibles. Le chemin est plus long, mais plus adapté à notre misère. La montée vers l’Amour, vers Dieu, est simple comme est simple l’Amour. Mais c’est une route vers les profondeurs, car Dieu est un abîme que je qualifierais d’inaccessible s’il ne s’était abaissé pour se laisser rejoindre, pour se sentir embrasser par les âmes enflammées d’amour pour lui. »
(Jean parle et pleure en souriant, tout à l’extase de révéler Dieu).
« La voie simple de l’amour est longue, car cet Abîme qui est Dieu est sans fond et si grand qu’on pourrait y progresser à volonté. Mais l’Abîme admirable appelle notre abîme misérable. Il nous appelle par ses lumières et nous dit : “ Venez à moi. ” Oh ! L’invitation de Dieu, l’invitation du Père !
166.10 Ecoutez ! Ecoutez ! Les Cieux sont restés ouverts car le Christ en a laissé les portes grandes ouvertes en y plaçant les anges de la miséricorde et du pardon, afin qu’en attendant l’effusion de la grâce sur les hommes, il en provienne au moins des lumières, des parfums et des chants capables de séduire saintement le cœur des hommes, et pour que des paroles pleines de suavité nous en arrivent. C’est la voix de Dieu qui parle et nous dit : “ Votre enfance ? Mais c’est votre plus grand trésor ! Je voudrais que vous deveniez vraiment tout petits pour posséder la même humilité, la même sincérité et le même amour que les petits enfants, cet amour confiant des enfants envers leur père. Votre incapacité ? Mais c’est ma gloire ! Ah ! Venez ! Je ne vous demande même pas d’éprouver par vous-mêmes le son des bonnes pierres ou des mauvaises. Mais donnez-les-moi ! Je les choisirai moi-même et vous, vous reconstruirez. L’escalade vers la perfection ? Oh non, mes petits enfants ! Montez ici main dans la main de mon Fils, votre frère, montez à ses côtés… ”
Monter ! Venir à toi, éternel Amour ! Prendre ta ressemblance, c’est-à-dire l’amour ! Aimer, voilà le secret… aimer ! Se donner… Aimer ! S’anéantir… Aimer ! Se fondre… La chair ? Ce n’est rien. La souffrance ? Ce n’est rien. Le temps ? Ce n’est rien. Le péché lui-même se réduit à rien si je le fonds dans ton feu, mon Dieu ! Il n’y a que l’amour. L’amour ! L’Amour, qui nous a donné le Dieu incarné nous pardonnera tout. Et aimer, c’est ce que nul ne sait faire mieux que les petits enfants. Et personne n’est plus aimé qu’un petit enfant.
166.11 Ah ! Toi que je ne connais pas, mais qui désires connaître le bien pour le distinguer du mal, pour posséder l’azur, le soleil céleste, tout ce qui est joie surnaturelle, aime et tu le possèderas. Aime le Christ. Tu mourras à cette vie, mais tu ressusciteras spirituellement. Avec une âme nouvelle, sans plus avoir besoin d’utiliser les pierres, tu seras pour l’éternité un feu qui ne s’éteint jamais. La flamme monte. Elle n’a besoin ni d’escalier ni d’ailes pour s’élever. Libère ton moi de toute construction, mets en toi l’amour : tu vas flamboyer. Laisse cela arriver sans y mettre aucune restriction. Au contraire, avives-en la flamme en y jetant, pour l’alimenter, tout ton passé de passions et de connaissances : ce qui est moins bon se détruira dans la flamme, ce qui est déjà du métal noble sera purifié. Mon frère, jette-toi dans l’amour actif et joyeux de la Trinité. Tu comprendras ce qui te paraît aujourd’hui incompréhensible car tu comprendras Dieu, qui n’est compréhensible que par ceux qui se donnent sans mesure à son feu sacrificateur. Tu te fixeras enfin en Dieu dans un embrassement de flamme, en priant pour moi, le petit enfant du Christ qui a osé te parler de l’Amour. »
Jean parle de la doctrine du Christ et de la façon de monter sur la voie de la sainteté.
EMV 167.10 · Tome 3, p. 61
Que votre âme médite sur mes paroles.
EMV 167.13 · Tome 3, p. 63-64
– (...) Ton âme a faim.
– C’est vrai ! J’ai faim de vérité.
– Moi, je suis la Vérité.
– Alors donne-toi à moi, qui suis affamée.
– Tu n’as qu’à venir à ma table. Ma parole est pain de vérité.