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Notes du thème

Le mystère de la Rédemption et de la souffrance

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EMV 80.9 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Ici, j’ai ressenti la lassitude du héros et de l’ascète qui, en une heure de prémonition, se rend compte de l’inutilité de son effort... J’ai pleuré... La tristesse... quel appel magique pour Satan ! Ce n’est pas un péché d’être triste si le moment est torturant. Ce qui en est un, c’est de s’abandonner à la tristesse et de tomber dans l’inertie ou le désespoir.

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Jésus parle de sa tentation au désert.

EMV 80.11 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Les premiers contacts avec le monde m’avaient déjà donné la nausée et découragé. Il est trop laid. Désormais, mon âme s’est nourrie de la moelle du lion : la fusion avec le Père dans l’oraison et la solitude. Je peux retourner dans le monde pour reprendre ma croix, ma première croix de Rédempteur : celle du contact avec le monde, avec le monde où trop rares sont les âmes qui s’appellent Marie, qui s’appellent Jean...

EMV 83 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus est dans la campagne. Il parle avec un paysan qui confie le bien qu'il retire à écouter Jésus (c'est exactement la même chose pour nous qui lisons l'Oeuvre). Jésus parle de la bénédiction de Dieu, ainsi que de la souffrance, du fait qu'elle est expiation et qu'elle est une grâce. Puis, Jean s'en va, et Judas demande à aller à Jérusalem rejoindre un ami. Jésus est dépité par Judas et pleure sans bruit dans un bosquet touffu. Il prie. Finalement, il est rejoint par Simon le Zélote, qui devine sa douleur. Ils parlent de Judas... Et Simon exprime également son désir pour qu'il rencontre Lazare.

EMV 83.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– La souffrance n’est-elle pas toujours un mal ?

– Non, mon ami, c’est un mal du point de vue humain, mais d’un point de vue qui dépasse l’humain, c’est un bien. Elle augmente les mérites des justes qui la supportent sans désespérer ni se révolter et l’offrent : ce faisant, ils s’offrent eux-mêmes par leur résignation en sacrifice d’expiation pour leurs propres manquements et pour les fautes du monde, et elle est rédemption pour ceux qui ne sont pas justes.

– C’est si difficile de souffrir ! Dit le paysan, auquel se sont joints les membres de sa famille : entre adultes et enfants, une dizaine de personnes.

– Je sais que l’homme trouve cela difficile. Comme le Père savait que l’homme la jugerait ainsi, il ne l’avait pas donnée à ses enfants. Elle est venue à la suite de la faute. Mais combien de temps dure la souffrance sur la terre ? Dans la vie d’un homme, peu de temps. Toujours peu, même si elle dure toute la vie. Alors, je vous le demande : ne vaut-il pas mieux souffrir un peu de temps, plutôt que toujours ? N’est-il pas préférable de souffrir ici, plutôt qu’au purgatoire ? Pensez ! Le temps y est multiplié par mille ! Ah, en vérité, je vous le dis, on ne devrait pas maudire, mais bénir la souffrance, l’appeler “ grâce ” et “ pitié ”.

EMV 83.7 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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83.7 Jésus dit ensuite [après la vision de l'EMV 83] :

« Petit Jean, que de fois j’ai pleuré, le visage contre terre, pour les hommes ! Et vous, vous voudriez souffrir moins que moi ?

Même pour vous, les bons sont dans la proportion qu’il y avait entre les bons et Judas. Et plus un homme est bon, plus il doit souffrir. Mais, pour vous aussi – et je le dis spécialement pour ceux qui sont préposés au soin des coeurs –, il est nécessaire de s’instruire en étudiant Judas. Tous, vous êtes des “ Pierre ”, vous, les prêtres, et vous devez lier et délier. Mais de quel esprit d’observation vous devez faire preuve, quelle fusion avec Dieu vous devez avoir, quelle étude éveillée, quelles comparaisons avec la méthode de votre Maître doivent être les vôtres, pour lui ressembler, comme vous le devez !

Ce que je mets en lumière semblera à certains inutile, humain, impossible. Ceux-là ont l’habitude de nier les phases humaines de la vie de Jésus et se font de moi une idée tellement en dehors de la vie humaine qu’elle n’est plus que divine. Dans ce cas, où est la très sainte Humanité, le sacrifice fait par la deuxième Personne de la trinité en revêtant une chair ? Ah ! J’étais réellement l’Homme parmi les hommes. J’étais l’Homme et c’est pourquoi je souffrais de voir le traître et les ingrats. C’est pourquoi aussi je me réjouissais de l’amour de ceux qui m’aimaient ou se convertissaient à moi. C’est pour cela que je frémissais et pleurais devant le cadavre spirituel de Judas. J’ai frémi et pleuré devant un ami mort, mais je savais que j’allais le rappeler à la vie et je me réjouissais de voir déjà son âme dans les limbes. Mais là... j’avais en face de moi le démon. Et je ne dis rien de plus.

Toi, Jean, suis-moi. Faisons encore ce don aux hommes. Et puis... Bienheureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et s’efforcent de la mettre en pratique. Bienheureux ceux qui veulent me connaître pour m’aimer. En eux et pour eux, je serai bénédiction. »

EMV 84.3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– (...) Qui attendons-nous, nous le peuple d’Israël, si ce n’est toi ?

– Et tu crois que c’est moi, l’Attendu ?

– Simon ne m’a jamais menti, et ce n’est pas un garçon qui s’exalte pour des nuées mensongères. L’âge et la souffrance l’ont mûri comme un sage. Et puis... même s’il ne t’avait pas connu dans la réalité de ton être, tes oeuvres auraient parlé et t’auraient proclamé “ Saint ”. Qui fait les oeuvres de Dieu doit être un homme de Dieu. Or toi, tu les fais. Et tu les accomplis de telle façon qu’elles proclament que tu es bien l’Homme de Dieu. Lui, mon ami, est venu à toi, attiré par ta renommée de thaumaturge, et il a obtenu le miracle. Et je sais que ton chemin est marqué par d’autres miracles. Pourquoi donc ne pas croire que tu es l’Attendu ? Ah ! Il est si doux de croire à ce qui est bon ! Il nous faut feindre de croire bonnes tant de choses qui ne le sont pas, par amour de la paix ou parce qu’on n’y peut rien changer. Il nous faut montrer que nous croyons à tant de paroles rusées qui paraissent flatteries, louanges, gentillesses, et sont au contraire sarcasme et blâme, venin couvert de miel, tout en sachant ce qu’il en est réellement... Il faut bien s’y plier parce que... on ne peut pas faire autrement et que nous sommes faibles contre tout un monde qui est puissant, et que nous sommes seuls contre tout un monde qui nous est ennemi... Dès lors, pourquoi avoir de la difficulté à croire ce qui est bon ? D’ailleurs, les temps sont mûrs et les signes des temps existent. Ce qui pourrait encore manquer pour affermir notre foi et la mettre à l’abri du doute, cela nous est apporté par notre volonté de croire et d’apaiser notre coeur dans la certitude que l’attente est finie et que le Rédempteur est là, que le Messie existe... Celui qui rendra la paix à Israël et aux enfants d’Israël. Celui qui... nous assurera un trépas tranquille dans la certitude d’être rachetés et nous fera vivre sans ce souci nostalgique pour nos morts... Ah, les morts ! Pourquoi les pleurer sinon parce que, n’ayant plus leurs enfants, ils n’ont pas encore le Père et Dieu ?

– Il y a longtemps que ton père est mort ?

– Trois ans, et sept qu’est morte ma mère... Mais je ne les regrette plus depuis quelque temps... Moi aussi, je voudrais être là où j’espère qu’ils sont en attendant le Ciel.

– Dans ce cas, tu n’aurais pas comme hôte le Messie.

– C’est vrai. Maintenant je suis plus favorisé qu’eux parce que je te possède... et cette joie donne la paix à mon coeur.

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Lazare dit à Jésus :

EMV 84.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– (...) Maître : quelles paroles trouves-tu pour les coupables, pour les convertir, pour les soumettre ? Des paroles de réprimande sévère comme celles dont est remplie l’histoire d’Israël à l’égard des coupables – et le dernier à les employer, c’est le Précurseur –, ou des paroles de pitié ?

– Je mets en oeuvre l’amour et la miséricorde. Crois bien, Lazare, que, sur celui qui est tombé, un regard d’amour a plus de puissance qu’une malédiction.

– Et si l’amour est méprisé ?

– Insister encore. Insister jusqu’au bout. Lazare, connais-tu ces terrains où la traîtrise du sol engloutit les imprudents ?

– Oui, je les connais par mes lectures. Dans mon état de santé, je lis beaucoup, à la fois par passion et pour occuper mes longues heures d’insomnie. Je sais qu’il en existe en Syrie et en Egypte, et d’autres encore près de la Chaldée et je sais qu’ils agissent comme des ventouses : quand ils vous attrapent, ils vous aspirent. Un Romain prétend que ce sont des bouches de l’Enfer habitées par des monstres païens. Est-ce vrai ?

– Non, ce n’est pas vrai. Ce sont des formations spéciales du sol terrestre. L’Olympe n’a rien à y voir. On cessera de croire à l’O­lympe et ces terrains existeront toujours. Les progrès de l’homme pourront donner une explication plus véridique du fait, mais ils ne pourront pas le faire disparaître. Maintenant, je te dis : comme tu les as connus par tes lectures, tu as pu lire aussi comment on peut sauver ceux qui y sont tombés.

– Oui, avec une corde qu’on leur lance au bout d’une perche, même avec une branche. Alors ce petit secours suffit pour donner à celui qui s’enlise le peu d’aide qu’il lui faut pour se dégager et lui permet de se tenir tranquille sans se débattre, jusqu’à l’arrivée de secours plus efficaces.

– Eh bien ! Le coupable, c’est celui qui s’est laissé posséder par un sol trompeur dont la surface est couverte de fleurs, mais qui, par-dessous, est une boue mouvante. Crois-tu que si l’homme savait ce à quoi il s'engage en remettant un seul atome de soi au pouvoir de Satan, il le ferait ? Mais il l’ignore... et après... Soit il est paralysé par la stupeur et le venin du Mal, soit il s’affole et, pour échapper au remords de sa perdition, il se débat, s’enlise dans une autre fange, met en mouvement de lourdes ondes mouvantes par ses mouvements inconsidérés et celles-ci précipitent sa perte. L’amour, c’est la corde, le filin, la branche dont tu parles. Il faut insister, insister... jusqu’à ce qu’il les saisisse... Une parole... un pardon... une plus grande indulgence pour sa faute... uniquement pour arrêter la descente et attendre le secours de Dieu... Lazare, connais-tu la puissance du pardon ? Il amène Dieu à l’aide du sauveteur...

EMV 85.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Simon ! Il y a là-bas [à Nazareth] une fleur ! C’est une fleur qui vit dans la solitude en exhalant pureté et amour pour son Dieu et pour son Fils : il y a ma Mère. Tu feras sa connaissance, Simon, et tu me diras s’il est sur la terre une créature comme elle, même en fait de grâce humaine. Elle est belle, mais ce qui émane de son intérieur surpasse toute cette beauté. Si un homme brutal la dévêtait, la balafrait et la renvoyait errante, elle aurait encore tout l’aspect d’une reine en robe royale, car sa sainteté la revêtirait d’un manteau de splendeur. Le monde pourra bien me faire tout le mal possible, je lui pardonnerai tout parce que pour venir au monde et le racheter, je l’ai eue, elle, l’humble et grande Reine du monde. Le monde l’ignore, mais c’est par elle qu’il a eu le Bien et qu’il l’aura encore davantage au cours des siècles.

Nous voici au Temple. Nous observons la forme judaïque du culte, mais, en vérité, je te dis que la vraie Maison de Dieu, l’Arche Sainte, c’est son coeur, dont le voile est sa chair très pure, sur laquelle ses vertus tissent une merveilleuse broderie.