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Notes du thème

Adam et Eve : l'origine de l'Homme

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EMV 174.9 · Tome 3, p. 133-134

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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174.9 Vous savez déjà comment Eve fut corrompue, et Adam par son intermédiaire. Satan donna un baiser sur l’oeil de la femme et l’ensorcela de telle façon que toute vision jusqu’alors pure prit pour elle un aspect impur et éveilla d’étranges curiosités. Puis Satan lui donna un baiser sur les oreilles et les ouvrit aux paroles d’une science inconnue : la sienne. La pensée d’Eve, elle aussi, voulut connaître ce qui n’était pas nécessaire. Puis Satan montra à son oeil et à sa pensée éveillés au mal tout ce qu’ils n’avaient pas vu ni compris jusque là, et tout en Eve s’éveilla et se corrompit. Alors la femme alla trouver l’homme, lui révéla son secret et persuada Adam de goûter au nouveau fruit, si beau à voir et interdit jusqu’alors. Elle l’embrassa et le regarda avec une bouche et des yeux déjà pris par le trouble satanique. Alors la corruption pénétra en Adam qui vit le fruit défendu et par suite le désira. Il y mordit avec sa compagne, et tomba de si haut dans la boue.

Quand un homme est corrompu, il entraîne l’autre dans la corruption, à moins que ce ne soit un saint au vrai sens du mot.

Attention à votre regard, vous les hommes, au regard des yeux comme à celui de l’esprit. S’ils sont corrompus, ils ne peuvent que corrompre le reste. L’oeil est la lumière du corps, ta pensée est la lumière de ton coeur. Mais si ton oeil n’est pas pur, tout en toi deviendra trouble et les nuées de la séduction créeront en toi des imaginations impures, car par suite de la soumission des organes à la pensée, une pensée corrompue corrompt les sens. Tout est pur en l’homme à la pensée pure qui lui donne un regard pur, et la lumière de Dieu descend en maîtresse là où les sens ne font pas obstacle. Mais si, par quelque mauvaise volonté, tu as habitué ton oeil à des visions troubles, tout en toi deviendra ténèbres. C’est inutilement que tu regarderas les choses les plus saintes. Dans la nuit, il n’y aura que ténèbres et tu feras des oeuvres de ténèbres.

Annotation

Satan donna un baiser : dans une longue note qui occupe les quatre pages d’un feuillet plié et inséré dans une copie dactylographiée, Maria Valtorta explique en quoi consiste la corruption de l’œil et de l’oreille d’Ève. Il s’agit d’un baiser immatériel, une leçon de malice intellectuelle destinée à éveiller une curiosité initialement spirituelle, comme l’était l’épreuve proposée par Dieu pour confirmer Adam et Ève dans la grâce : l’obéissance au seul commandement de Dieu. Cette curiosité initialement spirituelle a ensuite dégénéré en curiosités substantielles toujours plus pesantes et bestiales.

Après avoir décrit la condition originelle d’Ève qui connaissait Dieu avec justice, se voyait et se connaissait elle-même dans sa partie supérieure de fille de Dieu, mais s’ignorait dans sa partie inférieure de créature animale, la note poursuit : Satan, sous l’aspect d’un serpent, attira l’imprudente, la fascina comme c’est le propre d’un serpent, fit de son charme plein de ruse un poison mortel qui assombrit la vue et l’intelligence spirituelles de la femme ; puis, avec lubricité et toutes sortes d’insinuations, il révéla la femme à elle-même. Alors Ève se vit aussi puissante que Dieu, comme si elle s’était débarrassée de la marque de toute créature : devoir obéir à tout ce que Dieu commande et se borner à faire ce que Dieu permet. Après qu’elle eut rejeté cette marque pour être “comme Dieu”, la luxure spirituelle du “pouvoir tout faire” entra en elle. Cela engendra la luxure intellectuelle du “tout connaître” : le bien et surtout le mal que Dieu lui interdisait de connaître. Au contraire, le Serpent l’y incitait, car c’est seulement par la pleine connaissance du bien et du mal qu’Adam et elle, deviendraient “comme des dieux”, rendraient immortels leur sang et leur descendance par leur propre capacité ; il allait jusqu’à se proposer comme maître pour leur permettre de tout connaître. Et Eve le prit pour maître.

La luxure intellectuelle, fille de la spirituelle, engendra la luxure charnelle. Et Ève, qui avait déjà employé pour le mal sa vue et son ouïe, voulut aussi employer le toucher en prenant connaissance du fruit mystérieux, l’odorat en aspirant son essence enivrante, et le goût en mordant l’écorce d’une connaissance nouvelle pour en déguster la saveur inconnue. C’est alors que naquit en elle un appétit concupiscent de consommer complètement ce qu’elle avait à peine essayé : en effet, désormais privée de la grâce, de son innocence et de son intégrité, ce qui était mauvais lui parut bon, et elle ne pouvait plus garder sa sensualité sous la sujétion de la raison. Elle se connut elle-même, connut et voulut que son compagnon connaisse : elle alla le trouver avec une mauvaise intention, l’entraîna à mépriser le commandement de Dieu, le tenta de mordre ce qu’elle avait mordu la première. Après l’avoir ainsi rendu semblable à elle en luxure et en malice, elle le persuada de consommer ce qui était interdit parce que cela procurait une nouvelle jouissance immédiate et un futur pouvoir d’être semblables à Dieu en créant par eux-mêmes de nouveaux hommes sur la terre, par des lois naturelles communes aux animaux et différentes de celles que Dieu avait établies.

La note conclut : Les deux échelles de Satan visent à faire de l’homme, cet enfant de Dieu, un animal, et du Fils unique de Dieu devenu homme un pécheur. La première descend de l’esprit vers la chair et a “ réussi ” par la chute fatale. La seconde monte de la chair à l’esprit et a “raté” pour la raison suivante : le dessein satanique d’induire le messie au péché et par là de détruire pour toujours toute possibilité de régénération de l’homme à sa condition d’enfant de Dieu, servit, grâce à la perfection de l’Homme-Dieu, à confirmer le Christ dans sa grâce d’homme et donc dans sa puissance de Messie, cause de salut éternel pour la descendance d’Adam rachetée.

Livre de la Genèse 3, 6

Gn 3, 6 : La femme vit que le fruit de l'arbre était bon à manger, agréable à la vue et désirable pour acquérir l'intelligence; elle prit de son fruit et en mangea; elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea.

EMV 174.19 · Tome 3, p. 144

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Il a été dit également : “ Que celui qui renvoie sa femme lui remette un acte de divorce. ” Mais c’est une chose à réprouver. Cela ne vient pas de Dieu. Dieu dit à Adam : “ C’est la compagne que j’ai faite pour toi. Croissez et multipliez-vous sur la terre, remplissez-la et soumettez-la à votre pouvoir. ” Et Adam, rempli d’une intelligence supérieure – car le péché n’avait pas encore troublé sa raison sortie parfaite de Dieu – s’écria : “ Voilà enfin l’os de mes os et la chair de ma chair. On l’appellera Virago, c’est-à-dire un autre moi-même parce qu’elle est tirée de l’homme. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et les deux ne feront qu’une seule chair. ” Et avec l’éclat d’une splendeur accrue, la Lumière éternelle approuva avec un sourire cette parole d’Adam, qui devint la loi première, irréformable. Maintenant, si, à cause de la dureté croissante de l’homme, le législateur humain dut faire une nouvelle loi ; si, à cause de l’inconstance croissante de l’homme, il dut mettre un frein et dire : “ Mais si tu l’as répudiée, tu ne peux plus la reprendre ”, cela n’efface pas la loi première, originelle, née au paradis terrestre et approuvée par Dieu.

Annotation

On l'appellera Virago. Ce mot en latin, vient de vir (homme) et désigne une femme qui est comme un homme. Il n’est pas employé ici dans le sens péjoratif français de femme criarde.

Le législateur humain est ici Moïse.

Livre du Deutéronome 24, 1 et 24, 3-4

Dt 24, 1 : Lorsqu’un homme prend une femme et l’épouse, et qu’elle cesse de trouver grâce à ses yeux, parce qu’il découvre en elle une tare, il lui écrira une lettre de répudiation et la lui remettra en la renvoyant de sa maison.

Dt 24, 3-4 : Mais si ce dernier mari la prend en aversion, écrit pour elle une lettre de divorce, et que, la lui ayant remise en main, il la renvoie de sa maison ; ou bien si ce dernier mari qui l'a prise pour femme vient à mourir, 4alors le premier mari, qui l'a renvoyée, ne pourra pas la reprendre pour femme, après qu'elle a été souillée, car c'est une abomination devant Yahweh, et tu n'engageras pas dans le péché le pays que Yahweh, ton Dieu, te donne pour héritage.

Livre de la Genèse 1, 28 et 2, 22-24

Gn 1, 28 : Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. »

Gn 2, 22-24 : Avec la côte qu’il avait prise à l’homme, il façonna une femme et il l’amena vers l’homme. L’homme dit alors : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera femme – Ishsha –, elle qui fut tirée de l’homme – Ish. » À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.

Evangile de Matthieu 5, 31-32

Mt 5, 31-32 : Il a été dit également : Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère.

EMV 180.3 · Tome 3, p. 175-176

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Il faut toujours à nos sens un mot pour saisir une idée. Chacun de nous – je parle de nous qui croyons – croit par la force de la foi au très haut Seigneur et Créateur, le Dieu éternel qui est au Ciel. Mais tout être a besoin de plus que cette foi nue, vierge, incorporelle, apte et suffisante aux anges qui voient et aiment Dieu spirituellement, puisqu’ils partagent avec lui la nature spirituelle et ont la capacité de voir Dieu. Mais nous autres, nous avons besoin de nous créer une “ image ” de Dieu. Cette image est faite des qualités essentielles que nous attribuons à Dieu pour donner un nom à sa perfection absolue, infinie. Plus l’âme se concentre, plus elle arrive à atteindre une connaissance de Dieu exacte. Voici ce que j’entends par “ le Dieu immanent ”. Je ne suis pas philosophe. Je n’emploie peut-être pas le bon terme. Mais, pour moi, le Dieu immanent est en somme le sentiment de Dieu, la perception de Dieu qu’a notre âme, c’est le fait de le sentir et de le percevoir non plus comme une idée abstraite, mais comme une présence réelle qui nous donne une force et une paix nouvelles.

– C’est bien. Mais comment en as-tu le sentiment ? Quelle différence y a-t il entre sentir par la foi et sentir par l’immanence ? demande Judas avec quelque ironie.

– Dieu est sécurité, mon garçon, dit Pierre. Simon emploie ce mot de sentiment, que je ne comprends pas littéralement, mais dont je comprends l’esprit — et sois bien sûr que notre mal est de comprendre seulement la lettre, et non l’esprit des paroles de Dieu. Quand donc tu sens Dieu comme le dit Simon, cela veut dire que tu parviens à saisir non seulement le concept de la majesté terrible de Dieu, mais aussi celui de sa très douce paternité. Cela veut dire que tu sens que, même si le monde entier te jugeait et te condamnait injustement, un seul être, lui, l’Eternel qui est pour toi un Père, ne te juge pas, mais t’absout et te console. Cela veut dire que tu sens que, même si tout le monde te haïssait, tu sentirais sur toi un amour plus grand que le monde entier. Cela veut dire que, isolé dans une prison ou un désert, tu entendrais toujours Quelqu’un te parler et te dire : “ Sois saint pour être comme ton Père. ” Cela veut dire que, par un amour vrai pour le Dieu Père, que finalement on arrive à percevoir comme tel, on accepte, on travaille, on prend ou on laisse sans mesure humaine, en ne pensant qu’à rendre amour pour amour, qu’à imiter Dieu le plus possible dans ses propres actions.

– Tu es bien orgueilleux ! Imiter Dieu ! Cela ne t’est pas permis, juge Judas.

– Ce n’est pas de l’orgueil. L’amour porte à l’obéissance. Copier Dieu me semble encore être une forme d’obéissance, puisque Dieu dit nous avoir fait à son image et à sa ressemblance, réplique Pierre.

– Il nous a faits. Nous, nous ne devons pas nous élever plus haut.

– Mais tu es bien malheureux, si tu penses cela, mon cher garçon ! Tu oublies que nous sommes déchus et que Dieu veut nous ramener à ce que nous étions. »

180.4 Jésus prend la parole :

« Plus encore, Pierre, Judas et vous tous. Plus encore. La perfection d’Adam était encore susceptible de s’accroître grâce à l’amour qui l’aurait amené à devenir l’image toujours plus exacte de son Créateur. Adam, sans la tache du péché, aurait été un très pur miroir de Dieu. C’est pourquoi je dis : “ Soyez parfaits comme le Père qui est aux Cieux est parfait. ” Comme le Père, donc comme Dieu. Pierre a très bien parlé, de même que Simon. Je vous prie de vous rappeler leurs paroles et de les appliquer à vos âmes. »

Détail

Simon le Zélote exprime une de ses réflexions sur Dieu. L'amour, l'orgueil, l'obéissance et le cas de la rédemption sont abordés en fin de la note.

Annotation

Livre de la Genèse 1, 26

Gn 1, 26 : Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. »

EMV 180.4 · Tome 3, p. 176-177

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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La perfection d’Adam était encore susceptible de s’accroître grâce à l’amour qui l’aurait amené à devenir l’image toujours plus exacte de son Créateur. Adam, sans la tache du péché, aurait été un très pur miroir de Dieu. C’est pourquoi je dis : “ Soyez parfaits comme le Père qui est aux Cieux est parfait. ” Comme le Père, donc comme Dieu.

EMV 181.7 · Tome 3, p. 192

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Mais si tu admets que les coupables sont toujours Satan et ses adeptes… il me semble que la responsabilité du disciple en est amoindrie, objecte Matthieu.

– Ne pense pas cela. Si le Mal existe, le Bien existe aussi, et l’homme a la faculté de discerner, donc la liberté de choisir.

– Tu dis que Dieu ne permet pas que l’on s’oppose, plus qu’il n’est utile, au triomphe de sa volonté d’amour. Donc cette erreur elle-même est utile, s’il la permet, et elle sert au triomphe de la volonté divine, ajoute Judas.

– Et tu en déduis, comme Matthieu, que cela justifie le crime du disciple. Dieu avait créé le lion sans férocité et le serpent sans venin. Maintenant, l’un est féroce, l’autre est venimeux. Mais Dieu les a séparés de l’homme pour cette raison. Médite là-dessus et fais-en l’application.

Détail

Jésus vient de parler du disciple qui devient l'ennemi du Maître, en suivant Satan et les démons.

Annotation

"Dieu ne permet pas que l'on s'oppose, plus qu'il n'est utile, au triomphe de sa volonté d'amour". Sur un feuillet inséré dans la copie dactylographiée, Maria Valtorta a écrit :

"Dieu a donné à l'homme l'intellect pour comprendre, la raison pour se guider en tant que créature raisonnable, la conscience pour conseiller, la loi pour savoir comment se réguler, la liberté de mériter ce qu'il veut mériter : Dieu et la gloire, ou l'Enfer et la damnation.

En outre, Il lui a donné la grâce ou la prédestination à la grâce afin qu’elle soit un stimulus ou un moyen, d'élever les choses énumérées ci-dessous à un niveau capable de lui donner saintement le goût du surnaturel et de Dieu.

Maintenant, dans l'homme intelligent, raisonnable, conscient, libre, et surtout instruit dans la Foi, connaissant sa fin dernière et la Loi divine, il ne devrait y avoir que des actions telles que la Loi le prescrit et la connaissance de la fin nous incite à pratiquer, alors même que la raison et la conscience les indiquent comme bonnes à tous, même à ceux qui ne connaissent pas la religion révélée, afin d'obtenir la récompense éternelle que l'intellect humain, d’autant plus quand il est éclairé par la Grâce, sont infiniment supérieur à toutes les conceptions qu’un croyant peut imaginer.

Mais il arrive parfois que l'homme, agissant contre la raison, fasse de sa liberté un joug du plus cruel des esclavages : celui du diable et du péché, préférant le Mal au Bien.

Même si Dieu permet que l'homme accomplisse ce qu'il choisit de son plein gré d'accomplir, et cela pour le jauger et le confirmer en grâce ou bien juger qu'il mérite un châtiment, rien n'amoindrit la culpabilité de l'homme. Car, s'il est vrai que l'homme, à l'incitation de Dieu ou à l'instigation de Satan, peut faire le bien ou le mal, il n'en reste pas moins vrai que l'homme devrait suivre Dieu seul et ses invitations d'amour, car c'est de lui qu'il a reçu tous ces dons naturels, moraux et surnaturels capables de faire de lui un enfant de Dieu, héritier du Royaume."

EMV 196.5 · Tome 3, p. 283-284

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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L’amour de l’homme, et en particulier de la femme, pour ses enfants, a valeur de commandement, selon les mots de Dieu à Adam et à Eve : après les avoir bénis, voyant qu’il avait fait une “ bonne chose ” dans un lointain sixième jour, le premier sixième jour de la création, il leur dit : “ Croissez et multipliez-vous, et remplissez la terre... ”

Je devine l’objection que tu n’exprimes pas et j’y réponds tout de suite : dans la création, avant la faute, tout était ordonné à l’amour et basé sur lui. Cette multiplication des enfants aurait été amour saint, pur, puissant, parfait. C’est le premier commandement que Dieu avait donné à l’homme : “ Croissez et multipliez-vous. ” Par conséquent, après moi, aimez vos enfants. L’amour, tel qu’il existe maintenant : celui qui actuellement engendre des enfants, n’existait pas alors. La malice n’existait pas, pas plus que l’exécrable désir des sens. L’homme aimait la femme et la femme aimait l’homme, naturellement, non pas naturellement selon la nature telle que nous l’entendons, ou plutôt telle que vous, hommes, l’entendez, mais selon la nature des enfants de Dieu : surnaturellement.

Comme ils étaient doux, ces premiers jours d’amour entre Adam et Eve, qui étaient frère et soeur, puisque nés d’un Père unique, et qui pourtant étaient époux et, dans leur amour, se regardaient avec les yeux innocents de deux jumeaux au berceau ! Et l’homme éprouvait l’amour d’un père pour sa compagne “ os de ses os et chair de sa chair ”, comme l’est un enfant pour un père. Et la femme connaissait la joie d’être fille, c’est-à-dire protégée par un amour très haut car elle sentait qu’elle possédait en elle quelque chose de cet homme magnifique qui l’aimait avec innocence et avec une angélique ardeur dans les belles prairies de l’Eden !

Ensuite, dans l’ordre des commandements que Dieu a donnés avec un sourire à ses enfants bien-aimés, vient celui qu’Adam lui-même — doté par la grâce d’une intelligence qui n’avait au-dessus d’elle que celle de Dieu — exprime, en parlant de sa compagne et en elle de toutes les femmes ; c’est le décret de la pensée de Dieu qui se réfléchissait avec netteté dans le pur miroir de l’âme d’Adam où naissait une fleur de pensée et de parole : “ L’homme quittera son père et sa mère et s’unira à sa femme ; les deux seront une seule chair. ”

Si les trois piliers des trois amours dont je viens de parler n’avaient pas existé, l’amour du prochain aurait-il pu exister ? Non, cela aurait été impossible. L’amour de Dieu nous donne Dieu pour ami et enseigne l’amour. Celui qui n’aime pas Dieu, qui est bon, ne peut certainement pas aimer son prochain, qui le plus souvent a des défauts. S’il n’y avait pas eu l’amour conjugal et la paternité dans le monde, il n’aurait pas pu y avoir de prochain car le prochain est fait de l’ensemble des enfants nés des hommes.

Détail

Jésus vient de parler de l'amour de Dieu, de l'amour conjugal, et de l'amour paternel et maternel. Il s'arrête particulièrement sur l'amour qu'on porte envers ses enfants et en vient à parler d'Adam et Eve.

Annotation

“ Croissez et multipliez-vous, et remplissez la terre... ” Selon Genèse 1, 28.

L’homme aimait la femme et la femme aimait l’homme, naturellement, non pas naturellement selon la nature telle que nous l’entendons, ou plutôt telle que vous, hommes, l’entendez, mais selon la nature des enfants de Dieu : surnaturellement. "Surnaturellement" : Maria Valtorta note sur une copie dactylographiée : sans que le désordre de la malice s’unisse ou même “se substitue” aux lois ordonnées de Dieu, inhérentes à la multiplication et à la population de la terre. Elle ajoute en marge : Tant que l’homme est resté dans cet ordre, le venin de la triple concupiscence qui le rendit délirant, puis rebelle, enfin déchu, ne naquit pas en lui.

L’homme éprouvait l’amour d’un père pour sa compagne “ os de ses os et chair de sa chair ”, comme l’est un enfant pour un père. Selon Genèse 2, 23.

“ L’homme quittera son père et sa mère et s’unira à sa femme ; les deux seront une seule chair. ” Selon Genèse 2, 24.

Livre de la Genèse 1, 28

Gn 1, 28 : Et Dieu les bénit, et il leur dit : « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la, et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se meut sur la terre. »

Livre de la Genèse 2, 23-24

Gn 2, 23-24 : Et l’homme dit : « Celle-ci cette fois est os de mes os et chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. » C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.

EMV 196.5 · Tome 3, p. 283

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Dans la création, avant la faute, tout était ordonné à l’amour et basé sur lui. Cette multiplication des enfants aurait été amour saint, pur, puissant, parfait. C’est le premier commandement que Dieu avait donné à l’homme : “ Croissez et multipliez-vous. ” Par conséquent, après moi, aimez vos enfants. L’amour, tel qu’il existe maintenant : celui qui actuellement engendre des enfants, n’existait pas alors. La malice n’existait pas, pas plus que l’exécrable désir des sens. L’homme aimait la femme et la femme aimait l’homme, naturellement, non pas naturellement selon la nature telle que nous l’entendons, ou plutôt telle que vous, hommes, l’entendez, mais selon la nature des enfants de Dieu : surnaturellement.

Annotation

"Surnaturellement" : Maria Valtorta note sur une copie dactylographiée : sans que le désordre de la malice s’unisse ou même “se substitue” aux lois ordonnées de Dieu, inhérentes à la multiplication et à la population de la terre. Elle ajoute en marge : Tant que l’homme est resté dans cet ordre, le venin de la triple concupiscence qui le rendit délirant, puis rebelle, enfin déchu, ne naquit pas en lui.

EMV 203.6 · Tome 3, p. 338

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“ Notre Père ”.

Je l’appelle “ Père ”. C’est le Père du Verbe, c’est le Père de Celui qui s’est incarné. C’est ainsi que je veux que vous l’appeliez vous aussi, car vous faites un avec moi, si vous demeurez en moi. Il fut un temps où l’homme devait se jeter face à terre pour soupirer, en tremblant d’épouvante : “ Dieu ! ” Celui qui ne croit pas en moi ni en ma parole est encore pris par cette crainte paralysante… Observez l’intérieur du Temple. Non seulement Dieu, mais aussi le souvenir de Dieu, est caché aux yeux des fidèles par un triple voile. Sépara­tion par la distance, séparation par les voiles, tout a été pris et appliqué pour signifier à celui qui prie : “ Tu es fange. Lui, il est Lumière. Tu es abject. Lui, il est Saint. Tu es esclave. Lui, il est Roi. ”

Mais maintenant !… Relevez-vous ! Approchez-vous ! Je suis le Prêtre éternel. Je peux vous prendre par la main et vous dire : “ Venez. ” Je peux saisir les rideaux du vélarium et les écarter, ouvrant tout grand l’inaccessible lieu, fermé jusqu’à aujourd’hui. Fermé ? Pourquoi ? Fermé à cause de la faute originelle, oui, mais encore plus étroitement fermé par la conscience corrompue des hommes. Pourquoi est-il fermé si Dieu est amour, si Dieu est Père ? Je peux, je dois, je veux vous conduire, non pas dans la poussière, mais dans l’azur ; non pas au loin, mais tout près ; non pas comme des esclaves, mais comme des fils sur le cœur de Dieu.

Dites “ Père ! Père ! ”, et ne vous lassez pas de le répéter. Ne savez-vous pas que, chaque fois que vous le dites, le Ciel rayonne de la joie de Dieu ? Ne diriez-vous que ce mot, avec un amour véritable, vous feriez déjà une prière agréable au Seigneur. “ Père ! Mon père ! ” disent les enfants à leur géniteur. C’est le premier mot qu’ils disent : “ Mère, père. ” Vous êtes les petits enfants de Dieu. Je vous ai engendrés à partir du vieil homme que vous étiez. Ce vieil homme, je l’ai détruit par mon amour, pour faire naître l’homme nouveau, le chrétien. Appelez donc, du premier nom que les enfants connaissent, le Père très saint qui est aux Cieux.

EMV 207.11 · Tome 3, p. 386

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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En vérité, je suis une chair, et Marie est la Mère du Verbe fait chair. Si l’heure de ma naissance ne fut qu’extase, c’est parce qu’elle est la nouvelle Eve qui ne porte pas le poids de la faute ni l’héritage du châtiment. Mais cela n’a pas été pour moi une dégradation de reposer en elle.

Détail

Jésus dit :