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Notes du thème

Attributs de Dieu

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EMV 84.3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– (...) Qui attendons-nous, nous le peuple d’Israël, si ce n’est toi ?

– Et tu crois que c’est moi, l’Attendu ?

– Simon ne m’a jamais menti, et ce n’est pas un garçon qui s’exalte pour des nuées mensongères. L’âge et la souffrance l’ont mûri comme un sage. Et puis... même s’il ne t’avait pas connu dans la réalité de ton être, tes oeuvres auraient parlé et t’auraient proclamé “ Saint ”. Qui fait les oeuvres de Dieu doit être un homme de Dieu. Or toi, tu les fais. Et tu les accomplis de telle façon qu’elles proclament que tu es bien l’Homme de Dieu. Lui, mon ami, est venu à toi, attiré par ta renommée de thaumaturge, et il a obtenu le miracle. Et je sais que ton chemin est marqué par d’autres miracles. Pourquoi donc ne pas croire que tu es l’Attendu ? Ah ! Il est si doux de croire à ce qui est bon ! Il nous faut feindre de croire bonnes tant de choses qui ne le sont pas, par amour de la paix ou parce qu’on n’y peut rien changer. Il nous faut montrer que nous croyons à tant de paroles rusées qui paraissent flatteries, louanges, gentillesses, et sont au contraire sarcasme et blâme, venin couvert de miel, tout en sachant ce qu’il en est réellement... Il faut bien s’y plier parce que... on ne peut pas faire autrement et que nous sommes faibles contre tout un monde qui est puissant, et que nous sommes seuls contre tout un monde qui nous est ennemi... Dès lors, pourquoi avoir de la difficulté à croire ce qui est bon ? D’ailleurs, les temps sont mûrs et les signes des temps existent. Ce qui pourrait encore manquer pour affermir notre foi et la mettre à l’abri du doute, cela nous est apporté par notre volonté de croire et d’apaiser notre coeur dans la certitude que l’attente est finie et que le Rédempteur est là, que le Messie existe... Celui qui rendra la paix à Israël et aux enfants d’Israël. Celui qui... nous assurera un trépas tranquille dans la certitude d’être rachetés et nous fera vivre sans ce souci nostalgique pour nos morts... Ah, les morts ! Pourquoi les pleurer sinon parce que, n’ayant plus leurs enfants, ils n’ont pas encore le Père et Dieu ?

– Il y a longtemps que ton père est mort ?

– Trois ans, et sept qu’est morte ma mère... Mais je ne les regrette plus depuis quelque temps... Moi aussi, je voudrais être là où j’espère qu’ils sont en attendant le Ciel.

– Dans ce cas, tu n’aurais pas comme hôte le Messie.

– C’est vrai. Maintenant je suis plus favorisé qu’eux parce que je te possède... et cette joie donne la paix à mon coeur.

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Lazare dit à Jésus :

EMV 86.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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86.2 Ecoutez donc, mes frères en Israël : rien n’arrive sans que Dieu le permette, même la domination d’un pays étranger, ce suprême malheur pour un peuple. Mais, presque toujours, si ce peuple s’interroge sincèrement, il peut dire que c’est lui qui l’a voulu par sa ma­nière de vivre opposée à Dieu. Rappelez-vous les prophètes. Combien de fois en ont-ils parlé ! Combien ont montré, par les événements passés, présents et futurs, que le conquérant est le châtiment, la verge du châtiment, sur les épaules du fils ingrat. Combien de fois n’ont-ils pas enseigné la manière de ne plus la subir : revenir au Seigneur. Ce n’est pas la révolte ni la guerre qui guérit les blessures, essuie les larmes et rompt les chaînes. C’est vivre en juste. Alors Dieu intervient. Et que peuvent les armes et les troupes armées contre l’éclat des cohortes angéliques lorsqu’elles luttent en faveur des bons ? Nous sommes frappés ? Nous méritons de ne plus l’être davantage par notre façon de vivre, nous, les fils de Dieu. Ne resserrez pas vos chaînes par des péchés toujours renouvelés. Ne donnez pas aux païens l’occasion de vous croire sans religion ou plus païens qu’eux par votre manière de vivre. Vous êtes le peuple à qui Dieu lui-même a donné la Loi. Observez-la. Faites que vos maîtres eux-mêmes s’inclinent devant vos chaînes en disant : “ Ils nous sont soumis, mais ils sont plus grands que nous, d’une grandeur qui ne tient pas au nombre, ni à l’argent, ni aux armes, ni à la puissance, mais qui est due au fait qu’ils proviennent de Dieu. En eux brille la paternité d’un Dieu parfait, saint, puissant. C’est là le signe d’une véritable divinité. Elle resplendit à travers ses enfants. ” Qu’ils méditent là-dessus et parviennent à la vérité du vrai Dieu en abandonnant l’erreur. Tous, même le plus pauvre, même le plus ignorant du peuple de Dieu, peut être un maître pour un païen, un maître par sa manière de vivre et de prêcher Dieu aux païens à travers les actes d’une vie sainte.

Allez, que la paix soit avec vous !

EMV 87.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Je suis habitué depuis des années à souffrir pour être fidèle à la vérité. Je ne pouvais mentir pour gagner les bonnes grâces des puissants. Et sais-tu combien de fois ils sont venus se moquer de moi, dans ma chambre de malade, et promettre – des promesses fallacieuses, c'est sûr – de me secourir si je disais que j'avais menti et que toi, Jésus, tu n'étais pas le Sauveur nouveau-né ? Mais je ne pouvais pas mentir. Mentir, ç'aurait été renier ma joie, ç'aurait été détruire mon unique espérance, ç'aurait été te repousser, mon Seigneur ! Te repousser, toi ! Dans la nuit de ma misère, dans la tristesse de mon infirmité, je gardais toujours la joie d'un ciel parsemé d'étoiles : le visage de ma mère, l'unique joie de ma vie d'orphelin, le visage d'une épouse qui ne fut jamais mienne et à laquelle je gardais mon amour au-delà de la mort. C'étaient mes deux petites étoiles. Il y avait aussi deux étoiles plus grandes, semblables à des lunes très pures : Joseph et Marie souriant à un nouveau-né et à nous, pauvres bergers, et, étincelant au centre du ciel de mon coeur, ton visage innocent, doux, trois fois saint... Je ne pouvais repousser ce ciel qui était le mien ! Je ne pouvais renoncer à sa lumière, la plus pure qui puisse exister. J'aurais préféré passer ma vie au milieu des tourments, que me passer de toi, mon souvenir béni, mon Jésus nouveau-né ! »

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Isaa, un berger de bethléem dit :

EMV 87.3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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87.3 – Mais alors, quand seras-tu connu ?

– Par qui, Judas ?

– Mais par le monde !

– Jamais.

– Jamais ? Mais n’es-tu pas le Sauveur ?

– Je le suis, mais le monde ne veut pas être sauvé. Ce n’est que dans la proportion d’un sur mille qu’il voudra me connaître, et dans la proportion d’un sur dix mille qu’il me suivra réellement. Et encore, j’exagère. Je ne serai pas connu même par mes plus intimes.

– Mais s’ils te sont intimes, ils te connaîtront.

– Oui, Judas. Ils me connaîtront en tant que Jésus, le juif Jésus. Mais ils ne me connaîtront pas pour ce que je suis. En vérité, je vous dis que je ne serai pas connu de tous mes intimes. Connaître veut dire aimer avec fidélité et vertu... et il y aura quelqu’un qui ne me connaîtra pas. »

Jésus a le geste de résignation découragée qu’il a toujours quand il annonce sa future trahison : il ouvre les mains et les tient ainsi, tournées vers l’extérieur, le visage affligé qui ne regarde ni les hommes ni le ciel, mais seulement sa future destinée de Trahi.

« Ne dis pas cela, Maître, intervient Jean d’une voix suppliante.

– Nous te suivons pour toujours mieux te connaître » dit Simon.

Les bergers font chorus.

« Nous te suivons comme une épouse et tu nous es plus cher qu’elle. Nous sommes plus jaloux de toi que d’une femme. Ah non ! Nous te connaissons déjà tellement que nous ne pouvons plus te méconnaître. Lui (Judas désigne Isaac) dit que renier ton souvenir de nouveau-né aurait été pour lui plus atroce que de perdre la vie. Or tu n’étais alors qu’un nouveau-né. Nous, nous te possédons comme homme et comme maître. Nous t’entendons et nous voyons tes oeuvres. Ton contact, ton haleine, ton baiser sont pour nous une consécration continuelle, une perpétuelle purification. Seul un démon pourrait te renier après avoir été ton intime !

– C’est vrai, Judas, mais il y en aura un.

– Malheur à lui ! Je serai pour lui un justicier.

– Non, laisse au Père la justice. Sois son rédempteur, le rédempteur de cette âme qui se tourne vers Satan.

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Jésus parle de celui qui le trahira.

EMV 88.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Bénis soient-ils, ces arbres et ces vignes pour lesquels la brise sera vol des ailes d’anges et chants des voix angéliques ! Béni soit-il, ce sol que tu sanctifies de ton pied ! Viens, Seigneur Jésus ! Ecoutez, arbres et vignes. Ecoutez, campagnes. Maintenant, ce Nom que je vous avais confié pour ma consolation, je le lui dis à lui. Jésus est ici. Ecoutez et que dans les branches et les sarments tressaille la sève. Le Messie est avec nous. »

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Jésus vient de retrouver le berger Jonas. Celui-ci veut lui donner l'hospitalité et Jésus lui assure que les anges veilleront sur le domaine de son maître à sa place. Jonas dit alors :

EMV 89.3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Ah ! comme il me pèse de voir souffrir les bons ! Ma condition d’homme pauvre et méprisé par le monde ne me pèse que pour cette raison. Judas, s’il m’entendait, dirait : “ Mais n’es-tu pas le Verbe de Dieu ? Ordonne et les pierres deviendront de l’or et du pain pour les malheureux. ” Il reprendrait le piège de Satan. Je veux bien rassasier les affamés, mais pas comme Judas le voudrait. Vous êtes encore trop peu formés pour comprendre la profondeur de ce que je dis. Mais je te l’affirme, à toi : si Dieu pourvoyait à tout, il commettrait un vol envers ses amis. Il les priverait de la possibilité de se montrer miséricordieux, donc d’obéir au commandement de l’amour. Mes amis doivent avoir cette marque de Dieu, qui leur soit commune avec lui : la sainte miséricorde qui se manifeste en actes et en paroles. Or les malheurs d’autrui fournissent à mes amis la manière de l’exercer. As-tu compris cette pensée ? »

EMV 89.3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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89.3 Ah ! Comme il me pèse de voir souffrir les bons ! Ma condition d’homme pauvre et méprisé par le monde ne me pèse que pour cette raison. Judas, s’il m’entendait, dirait : “ Mais n’es-tu pas le Verbe de Dieu ? Ordonne et les pierres deviendront de l’or et du pain pour les malheureux. ” Il reprendrait le piège de Satan. Je veux bien rassasier les affamés, mais pas comme Judas le voudrait. Vous êtes encore trop peu formés pour comprendre la profondeur de ce que je dis. Mais je te l’affirme, à toi : si Dieu pourvoyait à tout, il commettrait un vol envers ses amis. Il les priverait de la possibilité de se montrer miséricordieux, donc d’obéir au commandement de l’amour. Mes amis doivent avoir cette marque de Dieu, qui leur soit commune avec lui : la sainte miséricorde qui se manifeste en actes et en paroles. Or les malheurs d’autrui fournissent à mes amis la manière de l’exercer. As-tu compris cette pensée ?

– Elle est profonde, je la médite et je m’humilie en comprenant combien je suis obtus et combien Dieu est grand, lui qui veut que nous possédions tous ses attributs les plus doux pour nous appeler ses fils. Dieu se dévoile à moi dans ses multiples perfections par toute la lumière que tu me mets au coeur. De jour en jour, comme un homme qui avance dans un lieu inconnu, je développe la connaissance de cette Réalité immense qu’est la Perfection qui veut nous appeler ses “ fils ”. J’ai l’impression de m’élever comme un aigle ou de plonger comme un poisson dans ces deux immensités infinies que sont le ciel et la mer, mais j’ai beau faire, je n’en touche jamais les limites. Qui donc est Dieu ?

– Dieu est la Perfection qu’on ne peut atteindre, Dieu est la Beauté parfaite, Dieu est la Puissance infinie, Dieu est l’Essence incompréhensible, Dieu est la Bonté insurpassable, Dieu est la Compassion indestructible, Dieu est la Sagesse incommensurable, Dieu est l’Amour devenu Dieu. Il est l’Amour ! Il est l’Amour ! Tu dis que, plus tu connais Dieu dans sa perfection, plus il te semble t’élever ou plonger dans deux immensités infinies d’azur sans ombre... Mais quand tu comprendras ce qu’est l’Amour devenu Dieu, tu ne t’élèveras plus, ne plongeras plus dans l’azur, mais dans un tourbillon éblouissant de flammes, et tu seras aspiré par une béatitude qui sera pour toi mort et vie. Tu auras Dieu en ta totale possession quand, par ta volonté, tu seras arrivé à le comprendre et à le mériter. Alors, tu seras établi en sa perfection.

– Ah, Seigneur ! »...

Simon est écrasé.

89.4 Le silence se fait. On a rejoint la route. Jésus s’arrête pour attendre les autres.

EMV 92.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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92.5 Voyez ma Mère : pouvez-vous imaginer qu’il puisse y avoir en elle la moindre tendance au mal ? Eh bien, étant donné que l’amour la pousse à me suivre, elle quittera sa maison quand mon amour le voudra. Ce matin, elle m’en a encore prié ; alors que c’est elle qui m’a instruit, elle me disait : “ Au nombre de tes disciples, fais qu’il y ait aussi ta Mère, mon Fils. Je veux apprendre ta doctrine. ” Elle, qui a possédé cette doctrine en son sein et d’abord en son esprit, par un don de Dieu à la future Mère de son Verbe incarné, elle me disait : “ Cependant... c’est à toi de juger si je puis venir sans risquer de perdre l’union à Dieu, sans que ce monde, dont tu me dis qu’il pénètre partout avec ses puanteurs, puisse corrompre mon coeur, qui a été, est, et ne veut être qu’à Dieu. Je m’examine et, autant que je sache, il me semble pouvoir le faire, parce que... (et là, elle s’est fait le plus grand éloge sans même y penser), parce que je ne trouve pas de différence entre la paix candide de l’époque où j’étais une fleur du Temple et celle que je possède en moi, maintenant que cela fait plus de trente ans que je suis la maîtresse de la maison. Mais je suis une indigne servante qui connaît mal et juge plus mal encore des choses de l’esprit. Toi, tu es le Verbe, la Sagesse, la Lumière et tu peux être lumière pour ta pauvre Maman qui accepte de ne plus te voir plutôt que de n’être pas agréable au Seigneur. ” Et moi, j’ai dû lui dire, le coeur tremblant d’admiration : “ Maman, je te l’affirme : ce n’est pas le monde qui pourra te corrompre, mais c’est lui qui sera embaumé par toi. ”

Ma Mère, vous l’entendez, a su voir les dangers de la vie au milieu du monde. Même pour elle, ce sont des dangers, même pour elle. Et vous, hommes, vous ne les voyez pas ?