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Paroles de la Vierge Marie

Thème : La Vierge Marie dans l'ensemble de l'EMV · Page 5 sur 8

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EMV 38.3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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(...) Voilà qu’une question se pose : est-ce que le peuple d’Israël, après avoir marché si longtemps, avait encore les chariots qu’il possédait à sa sortie d’Egypte ? Les avis sont partagés.

On recourt à Marie :

« Maman, je dis que les Israélites avaient encore leurs chariots, Jacques dit que non, Jude ne sait pas à qui donner raison. Et toi, tu le sais ?

– Oui, mon Fils. Le peuple nomade avait encore ses chariots. Quand il s’arrêtait, on faisait les réparations. Les plus faibles montaient dessus et on y transportait les provisions et toutes choses nécessaires à un peuple si nombreux. Excepté l’Arche, portée à bras d’hommes, tout le reste était sur les chariots. »

La question est réglée.

EMV 38.7-8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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38.7 Mais, cette année, toi aussi, tu devrais envoyer Jésus à l’école. Il en a l’âge.

– Je n’enverrai jamais Jésus à l’école » répond Marie catégoriquement.

Il est étonnant de la voir parler de cette manière, qui plus est avant Joseph.

« Pourquoi ? L’enfant doit étudier pour être capable, le moment venu, de passer l’examen de majorité...

– L’enfant sera instruit, mais il n’ira pas à l’école. C’est décidé.

– Tu seras bien la seule en Israël à agir de cette manière.

– Je serai la seule, mais c’est ce que je vais faire. N’est-ce pas, Joseph ?

– C’est vrai. Jésus n’a pas besoin d’aller à l’école. Marie a été élevée au Temple et c’est un vrai docteur pour la connaissance de la Loi. Elle sera sa maîtresse. C’est ma volonté aussi.

– Vous le gâtez, ce garçon.

– Tu ne peux pas dire cela. C’est le meilleur enfant de Nazareth. L’as-tu jamais entendu pleurer, faire des caprices, refuser d’obéir, manquer de respect ?

– Pour ça, non, mais cela arrivera si on continue à le gâter.

– Ce n’est pas gâter ses enfants que de les garder près de soi. C’est les aimer intelligemment et de bon coeur. C’est ainsi que nous l’aimons, notre Jésus, et puisque Marie est plus instruite que le maître d’école, c’est elle qui servira de maîtresse à Jésus.

– Et quand il sera homme, ton Jésus sera une femmelette à qui une mouche fera peur.

– Non, il ne le sera pas. Marie est une femme forte qui sait donner une éducation virile. Moi aussi, je ne suis pas un faible et je sais donner des exemples virils. Jésus est une créature sans défauts physiques ni moraux. Il grandira donc, droit et fort physiquement et spirituellement. Tu peux être tranquille, Alphée : il ne déshonorera pas la famille. D’ailleurs, c’est décidé et cela suffit.

– C’est Marie qui a décidé et toi...

– Et même si c’était vrai ? N’est-ce pas beau que deux personnes qui s’aiment soient toutes disposées à avoir la même pensée et la même volonté parce que, mutuellement, l’une em­brasse le point de vue de l’autre et le fait sien ? Si Marie voulait des choses déraisonnables, je dirais : “ Non. ” Mais tout ce qu’elle demande est plein de sagesse, je l’approuve et je le fais mien. Nous nous aimons, nous, comme au premier jour... et ce sera ainsi tant que nous vivrons. N’est ce pas, Marie ?

– Oui, Joseph et – mais que cela n’arrive jamais – si l’un devait mourir sans l’autre, nous nous aimerions encore. »

Joseph caresse la tête de Marie comme si elle était encore une enfant, et elle le regarde d’oeil paisible et affectueux.

38.8 Sa belle-soeur intervient :

« Vous avez bien raison. Ah, si j’étais capable d’enseigner ! A l’école nos fils apprennent le bien et le mal. A la maison, le bien seulement. Mais moi je ne sais pas... Si Marie...

– Que veux-tu, ma belle-soeur ? Ne te gêne pas pour le dire. Tu sais que je t’aime et que je suis heureuse quand je puis te faire plaisir.

– Je disais... Jacques et Jude sont un peu plus âgés que Jésus. Ils vont déjà à l’école... mais pour ce qu’ils savent !... Au contraire, Jésus connaît déjà si bien la Loi !... Je voudrais... Voilà, voudrais-tu les prendre eux aussi, quand tu enseignes à Jésus ? Je pense qu’ils deviendraient meilleurs et plus instruits. Ils sont cousins, au fond, et il est bon qu’ils s’aiment comme des frères... J’en serais si heureuse !

– Si Joseph veut bien et ton mari aussi, j’y suis toute disposée. Parler pour un, ou pour trois, cela revient au même. Revoir toute l’Ecriture, c’est de la joie. Qu’ils viennent ! »

Les trois enfants qui étaient entrés tout doucement ont entendu et ils attendent la décision.

« Ils vont te pousser au désespoir, Marie, dit Alphée.

– Non, avec moi ils sont toujours bons. N’est-ce pas que vous serez gentils si je vous fais la classe ? »

Ils accourent tous deux auprès d’elle, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche, lui passent les bras autour du cou, la tête sur l’épaule et font les plus belles promesses.

« Laisse-les essayer, Alphée, et laisse-moi aussi essayer. Je crois que tu n’en seras pas mécontent. Ils viendront chaque jour, depuis la sixième heure jusqu’au soir. Cela suffira, tu peux le croire. Je connais l’art d’enseigner sans fatiguer. Les enfants, on les captive et on les distrait en même temps. Si on les comprend et si on les aime, on en est aimé et on obtient tout d’eux. Et vous m’aimez, n’est-ce pas ? »

En guise de réponse, ils lui donnent deux gros baisers.

« Tu vois ?

– Je vois. Je n’ai plus qu’à te dire : “ Merci. ” Et Jésus, que dira-t-il en voyant sa Mère occupée avec les autres ? Qu’en dis-tu, Jésus ?

– Moi, je dis : “ Bienheureux ceux qui se tiennent près d’elle, qui l’écoutent et qui établissent leur demeure auprès de la sienne. ” Comme pour la Sagesse, bienheureux celui qui est ami de ma Mère et je suis heureux que ceux que j’aime soient ses amis.

– Mais qui met de telles paroles sur les lèvres de l’enfant ? demande Alphée, étonné.

– Personne, mon frère. Personne au monde ».

C’est la fin de la vision.

EMV 41.11-13 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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L’angoisse de la Mère et la réponse du Fils

41.11 Jésus dit :

« Revenons en arrière, très en arrière. Revenons au Temple où, à l’âge de douze ans, je suis en train de discuter. Revenons même sur les chemins qui mènent à Jérusalem et de Jérusalem au Temple.

Tu vois la douleur de Marie lorsque, au moment où les groupes d’hommes et de femmes se réunissent, elle se rend compte que je ne suis pas avec Joseph.

Elle ne s’emporte pas en durs reproches envers son époux. Toutes les femmes l’auraient fait. Elles l’auraient fait pour bien moins que cela, en oubliant que l’homme est toujours le chef de famille.

Mais la douleur qui se manifeste sur le visage de Marie transperce le coeur de Joseph plus qu’aucun reproche. Marie ne s’abandonne pas à des scènes dramatiques. Vous le faites pour bien moins que cela afin qu’on vous remarque et pour vous attirer la pitié. Mais sa douleur contenue est si évidente, à voir le tremblement qui la saisit, la pâleur de son visage, ses yeux dilatés, qu’elle émeut davantage qu’une scène de pleurs et de cris.

Elle ne sent plus la fatigue ni la faim. Pourtant, l’étape avait été longue et depuis si longtemps elle n’avait rien pris ! Mais elle laisse tout : la couchette que l’on préparait, la nourriture qui va être distribuée. Elle revient sur ses pas. C’est le soir et la nuit tombe. Peu importe. Chaque pas la rapproche de Jérusalem. Elle arrête les caravanes, les pèlerins, elle les interroge. Joseph la suit et l’aide. Une journée de marche à rebours, et puis l’angoissante recherche dans toute la ville.

Où, où donc peut être son Jésus ? Dieu permet que, pendant de si longues heures, elle ne sache pas où me chercher. Chercher un enfant au Temple n’avait pas de sens. Que pouvait bien faire un enfant au Temple ? Tout au plus s’il était perdu en ville et y était revenu, porté par ses petits pas, sa voix plaintive aurait appelé sa maman et attiré l’attention des adultes, des prêtres, qui auraient pensé à rechercher ses parents au moyen d’écriteaux apposés sur les portes. Or il n’y avait aucun écriteau. Personne en ville ne savait rien de cet enfant. Beau ? Blond ? Robuste ? Mais il y en a tellement ! C’était insuffisant pour pouvoir affirmer : “ Je l’ai vu, il était ici ou là ! ”

41.12 Puis, après trois jours ­ qui symbolisent les trois jours de sa future angoisse, Marie, à bout de forces, pénètre dans le Temple, traverse les cours et les vestibules. Rien. Elle cherche, elle court, la pauvre Maman, partout où elle entend une voix d’enfant. Les bêlements des agneaux eux-mêmes lui paraissent être la voix de celui qu’elle cherche. Mais Jésus ne pleure pas : il enseigne. Voilà que Marie entend, par delà une barrière de personnes, la chère voix qui dit : “ Ces pierres frémiront... ” Elle tente de se frayer un chemin à travers la foule et elle y réussit après beaucoup d’efforts. Le voilà, son Fils, les bras ouverts, bien droit au milieu des docteurs.

Marie est la Vierge prudente mais, cette fois, le chagrin la fait sortir de sa réserve. C’est un ouragan qui abat tout obstacle. Elle court vers son Fils, l’embrasse en le soulevant de son siège et le pose à terre en s’écriant :

“ Oh ! Pourquoi nous as-tu fait cela ? Cela fait trois jours que nous marchons à ta recherche. Ta Mère se meurt de chagrin, mon Enfant. Ton père tombe de fatigue. Pourquoi, Jésus ? ”

On ne demande pas “ pourquoi ” à Celui qui sait. Le “ pourquoi ” de sa façon d’agir. A ceux qui sont appelés, on ne de­mande pas “ pourquoi ” ils laissent tout pour suivre la voix de Dieu. J’étais la Sagesse et je savais. J’étais “ appelé ” à une mission et je l’accomplissais. Au-dessus du père et de la mère de la terre, il y a Dieu, le Père divin. Ses intérêts dépassent les nôtres, ses affections passent avant toutes les autres. C’est ce que je réponds à ma Mère.

Je termine l’enseignement aux docteurs par l’enseignement à Marie, Reine des docteurs. Et elle ne l’a jamais oublié. Le soleil est revenu dans son coeur, tandis qu’elle me tient par la main, humble et obéissant, mais mes paroles lui sont restées au plus profond du coeur. Beaucoup de jours ensoleillés ou nuageux passeront au cours de ces vingt et une années où je serai encore sur terre. Beaucoup de joies et beaucoup de peines et de pleurs alterneront dans son coeur pendant les vingt et une autres années qui suivront, mais elle ne demandera plus : “ Pourquoi, mon Fils, nous as-tu fait cela ? ”

Apprenez cette leçon, ô hommes arrogants.

41.13 J’ai voulu instruire et éclairer moi-même cette vision, parce que tu n’es pas en état de faire plus. »

EMV 52.5-8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus prend place à la table centrale, avec l’époux, l’épouse, les parents des époux et les amis plus influents. Par respect pour le Maître, on donne des sièges aux deux disciples à la même table.

Jésus tourne le dos au mur où se trouvent les jarres et les crédences. Il ne les voit donc pas, pas plus que l’affairement du majordome autour des plats de rôti qu’on amène par une petite porte près des crédences.

J’observe une chose : hormis les mères des époux et Marie, au­cune femme ne siège à cette table. Toutes les femmes se trouvent à la table le long du mur – elles font d’ailleurs beaucoup de bruit. On les sert après les époux et les hôtes de marque. Jésus se trouve à côté du maître de maison et a en vis-à-vis Marie, qui est à côté de l’épouse.

Le repas commence, et je vous assure que l’appétit ne manque pas et encore moins la soif. Deux convives mangent et boivent peu, ce sont Jésus et sa Mère, qui parle aussi très peu. Jésus parle un peu plus. Mais tout en parlant peu, il n’est, dans sa conversation, ni froid ni distant. C’est un homme courtois, mais pas bavard. Quand on l’interroge, il répond, s’intéresse à ce qu’on lui dit et donne son avis, mais ensuite il se recueille comme quelqu’un d’habitué à la méditation. Il sourit, mais ne rit jamais. S’il entend quelque plaisanterie trop osée, il fait celui qui n’entend pas. Marie se nourrit de la contemplation de son Jésus, de même que Jean, qui est au bout de la table et reste pendu aux lèvres de son Maître.

52.6 Marie s’aperçoit que les serviteurs parlent à voix basse avec le majordome et que celui-ci est gêné. Elle comprend qu’il y a quelque chose de désagréable.

« Mon Fils, dit-elle doucement en attirant l’attention de Jésus par ces mots, mon Fils, ils n’ont plus de vin.

– Femme, qu’y a-t-il, désormais, entre toi et moi ? »

Tout en disant ces mots, Jésus sourit encore plus doucement et Marie aussi, comme deux personnes qui connaissent une vérité qui est leur joyeux secret ignoré de tous.

52.8 Marie ordonne aux serviteurs :

« Faites ce qu’il vous dira. »

Marie a lu dans les yeux souriants de son Fils l’assentiment, voilé d’un grand enseignement pour tous les “ appelés ”. Jésus ordonne alors aux serviteurs :

« Remplissez d’eau les cruches. »

Je vois les serviteurs emplir les jarres de l’eau apportée du puits. (J’entends le grincement de la poulie qui fait monter et descendre le seau qui déborde). Je vois le majordome se verser un peu de ce liquide avec un regard de stupeur, le goûter avec une mimique d’un plus grand étonnement, le déguster, et s’adresser au maître de maison et à l’époux, son voisin.

Marie regarde encore son Fils et sourit ; puis, recevant un sourire de lui, elle incline la tête en rougissant légèrement. Elle est heureuse.

Un murmure traverse la salle. Les têtes se tournent vers Jésus et Marie. Certains se lèvent pour mieux voir, d’autres vont voir les jarres. Après un temps de silence, un choeur de louanges s’adresse à Jésus.

Mais lui se lève et dit une seule parole : « Remerciez Marie », puis il quitte le repas. Les disciples le suivent. Sur le seuil, il répète :

« Que la paix soit sur cette maison et la bénédiction de Dieu sur vous » et il ajoute : « Mère, je te salue. »

La vision s’arrête là.

Détail

Jésus est aux noces de Cana.

EMV 57.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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57.2 Ils arrivent ainsi à la maison. Avertie par un petit garçon prévenant, Marie se tient déjà sur le seuil.

« Mon Fils !

– Maman ! »

Ils tombent dans les bras l’un de l’autre. Beaucoup moins grande que Jésus, Marie, la tête appuyée en haut de la poitrine de son Fils, se blottit dans ses bras. Quant à lui, il embrasse ses cheveux blonds. Ils entrent dans la maison.

Les disciples, y compris Jude, restent au-dehors pour leur laisser la liberté de leurs premiers épanchements.

« Jésus, mon Fils ! »

La voix de Marie tremble, comme si elle avait la gorge nouée.

« Pourquoi, Maman, cette émotion ?

– Oh, mon Fils ! On m’a dit... Au Temple, il y avait des gens de Galilée, de Nazareth, ce jour-là... Ils sont revenus... et ils ont raconté... Oh, mon Fils !...

– Mais, tu le vois, Maman, je vais bien. Aucun mal ne m’est arrivé, et Dieu a été glorifié dans sa Maison.

– Oui, je le sais, Fils de mon coeur. Je sais que cela a été comme la cloche qui éveille les dormeurs. Et, pour la gloire de Dieu, j’en suis heureuse... heureuse que mon peuple s’éveille à Dieu... Je ne te ferai pas de reproche... je ne t’empêcherai pas... je te comprends... et... et je suis heureuse... mais je t’ai donné la vie, moi, mon Fils !... »

Marie est encore entourée par les bras de Jésus. Elle a parlé en tenant ses petites mains ouvertes et appuyées sur la poitrine de son Fils, la tête levée vers lui, l’oeil plus brillant à cause d’une larme sur le point de couler. Puis elle se tait et appuie de nouveau sa tête sur la poitrine de Jésus. On dirait une tourterelle grise, ainsi vêtue de toile bise, à l’abri de deux grandes ailes blanches car Jésus porte encore son habit et son manteau blancs.

« Maman, pauvre Maman, Maman chérie !... »

Jésus l’embrasse encore.

Détail

Jésus et ses disciples arrivent à Nazareth et vont vers la demeure de la Sainte Famille.

EMV 57.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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57.5 Un peu gênés au début, les disciples prennent ensuite de l’assurance. Ils parlent de leurs maisons, du voyage à Jérusalem, des miracles que Jésus a faits. Ils sont pleins de zèle et d’affection, et Pierre essaie de se faire une alliée de Marie pour obtenir de pouvoir tout de suite rester auprès de Jésus, sans devoir attendre à Bethsaïde.

« Faites ce qu’il vous dit, lui conseille Marie avec un doux sourire. Cette attente vous sera plus utile qu’une union immédiate. Mon Jésus fait bien tout ce qu’il fait. »

L’espoir de Pierre disparaît, mais il se résigne de bonne grâce. Il demande seulement :

« Est-ce que l’attente sera longue ? »

Jésus le regarde avec un sourire, mais ne dit rien d’autre. Marie interprète ce sourire comme un signe de bienveillance :

« Simon, fils de Jonas, il sourit... aussi, je te dis : le temps de ton attente obéissante sera rapide comme le vol de l’hirondelle sur le lac.

– Merci, Femme.

EMV 57.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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57.6 – Tu ne dis rien, Jude ?... Et toi, Jean ?

– Je te regarde, Marie.

– Et moi aussi.

– Moi aussi, je vous regarde... et, savez-vous ? Il me revient à l’esprit une époque lointaine. En ce temps-là déjà, j’avais trois paires d’yeux qui s’attachaient à mon visage avec amour. Tu te souviens, Marie, de mes trois écoliers ?

– Oh ! Si je m’en souviens ! C’est vrai ! Maintenant aussi, ils sont trois, d’âge sensiblement égal. Ils te regardent avec tout leur amour. Et celui-ci, Jean, je crois, ressemble au Jésus d’alors, cheveux blonds et joues roses, et le plus jeune de tous. »

Les autres veulent savoir. On raconte des souvenirs et des anecdotes. Le temps passe et le soir arrive. (...)

Détail

Ressemblance de Jean avec Jésus.

EMV 78.8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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78.8 Un vieillard dit :

« Ecoute, Seigneur. Il y a longtemps, très longtemps, au temps de l’édit, arriva jusqu’ici la nouvelle qu’était né le Sauveur à Bethléem... et moi, j’y suis allé avec d’autres... J’ai vu un petit bébé tout comme les autres. Mais je l’ai adoré avec foi. Puis j’ai appris qu’il y en avait un autre, un saint du nom de Jean. Quel est le vrai Messie ?

– Celui que tu as adoré. L’autre est son précurseur. C’est un grand saint aux yeux du Très-Haut, mais pas le Messie.

– Alors c’était toi ?

– C’était moi. Et qu’as-tu vu autour du nouveau-né que j’étais alors ?

– Pauvreté et propreté, honnêteté et pureté... Un artisan aimable et sérieux qui s’appelait Joseph, de la race de David, une jeune mère blonde et aimable qui s’appelait Marie. Auprès de sa grâce, les plus belles roses d’Engaddi pâlissent et les lis des parterres royaux paraissent ternes. Et un bébé aux grands yeux bleus, aux cheveux d’or pâle... Je n’ai rien vu d’autre... mais j’entends encore la voix de la Mère qui me dit : “ Au nom de mon Enfant, je te le dis : que le Seigneur soit avec toi, jusqu’à son éternelle rencontre et que sa grâce vienne au-devant de toi sur ton chemin. ” J’ai quatre-vingt-quatre ans... je suis au bout de ma route. Je n’espérais plus rencontrer la grâce de Dieu. Mais je t’ai trouvé... et maintenant je ne désire plus voir une lumière autre que la tienne...

EMV 89.5-8 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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89.5 ... Jésus est seul. Il marche rapidement au milieu des oliviers chargés de petites olives déjà bien formées. Le soleil, proche de son crépuscule, darde ses rayons sur les frondaisons des arbres précieux et pacifiques, mais n’arrive à faire filtrer que de rares rayons entre leurs branches serrées. En revanche, la route principale, encaissée entre deux talus, est un ruban poussiéreux d’une clarté aveuglante.

Jésus marche en souriant. Il arrive sur un escarpement... et sourit encore plus radieusement. Voilà Nazareth... Elle paraît trembler sous l’ardeur du soleil. Jésus hâte le pas. Il atteint maintenant la route, sans plus se soucier du soleil. Son pas est leste, on dirait qu’il vole, avec son manteau dont il se protège la tête, mais qui se gonfle et se rabat à ses côtés comme derrière lui. Le chemin est désert et silencieux jusqu’aux premières maisons. Ici ou là on entend s'élever une voix d’enfant ou de femme de l’intérieur des maisons ou des jardins, des jardins dont les frondaisons jettent leur ombre jusque sur la route. Jésus profite de ces taches d’ombre pour échapper à l’implacable soleil. Il tourne par une ruelle à demi ombragée. Il s’y trouve des femmes groupées autour de la fraîcheur d’un puits. Elles le saluent presque toutes de leurs voix aiguës pour lui souhaiter un heureux retour.

« Paix à vous toutes... Mais faites silence. Je veux faire une surprise à ma Mère.

– Sa belle-soeur est partie avec un broc d’eau fraîche, mais elle doit revenir. Elles sont restées sans eau. La source est à sec ou l’eau se perd dans le sol brûlé avant d’arriver à ton jardin. Nous ne savons pas. C’est ce que Marie, femme d’Alphée, disait à l’instant. La voilà qui vient. »

La mère de Jude et de Jacques arrive, une amphore sur la tête et une autre dans chaque main. Elle ne voit pas Jésus tout de suite et crie :

« ça va plus vite comme ça. Marie est toute triste parce que ses plantes meurent de soif. Ce sont encore celles de Joseph et de Jésus et on dirait que cela lui arrache le coeur de les voir se dessécher.

– Mais maintenant qu’elle va me voir... dit Jésus en apparaissant de derrière le groupe.

– Oh ! Mon Jésus béni ! Je vais lui annoncer...

– Non, j’y vais moi-même. Donne-moi les amphores.

– La porte est entrebâillée. Marie est dans le jardin. Ah ! Comme elle va être heureuse ! Elle parlait de toi encore ce matin. Mais venir avec ce soleil ! Tu transpires ! Tu es seul ?

– Non, avec des amis, mais je suis venu en avant pour voir d’abord Maman. Et Jude ?

– Il est à Capharnaüm. Il y va souvent... »

Marie n’ajoute rien, mais elle sourit, tout en essuyant de son voile le visage baigné de sueur de Jésus.

89.6 Les brocs sont prêts. Jésus en charge deux en équilibre sur ses épaules en se servant de sa ceinture et prend le troisième dans la main.

Il marche vite, arrive à la maison, pousse la porte et pénètre dans la petite pièce, qui paraît sombre quand on vient du plein soleil. Il soulève doucement le rideau qui ferme la porte sur le jardin et observe.

Marie se tient debout près d’un rosier, tournant le dos à la maison, et elle s’apitoie sur la plante assoiffée. Jésus pose le broc par terre, et le cuivre résonne en heurtant un caillou.

« Déjà ici, Marie ? » dit la Mère sans se retourner. « Viens, viens. Regarde ce rosier ! Et ces pauvres lys... Ils vont tous mourir si on ne les secourt pas. Apporte aussi des tuteurs pour redresser cette tige qui tombe.

– Je t’apporte tout, Maman. »

Marie sursaute, se retourne, reste une seconde les yeux écarquillés, puis avec un cri, elle court en tendant les bras vers son fils qui déjà a ouvert les siens et l’attend avec un sourire plein d’amour.

« Oh ! Mon fils !

– Maman chérie ! »

Leurs effusions sont longues, douces, et Marie est si heureuse qu’elle ne s’aperçoit pas que Jésus est tout moite. Et quand elle le remarque :

« Pourquoi, mon Fils, venir à une heure pareille ? Tu es cramoisi et tu dégoulines de sueur comme une éponge. Viens, viens à l’intérieur, que ta maman t’essuie et te rafraîchisse. Je t’apporte tout de suite un habit neuf et des sandales propres. Mais mon Fils ! Mon Fils ! Pourquoi voyager par ce soleil ? Les plantes meurent de chaleur et toi, ma Fleur, tu es sur les routes !

– Pour arriver plus vite chez toi, Maman !

– Oh, mon Fils chéri ! Tu as soif ? Oui, bien sûr. Je vais te préparer...

– Soif de tes baisers, Maman, de tes caresses. Laisse-moi rester ainsi, la tête sur ton épaule, comme quand j’étais tout petit... Oh, Maman ! Comme tu me manques !

– Mais dis-moi de venir, mon Fils, et je viendrai. Qu’est-ce qui t’a manqué pendant mon absence ? Un plat que tu aimes particulièrement ?

Des vêtements frais ? Un lit bien fait ? Ah ! Dis-moi, ma Joie, ce qui t’a manqué. Ta servante, ô mon Seigneur, essaiera d’y pourvoir.

– Rien d’autre que toi... »

Jésus, qui est rentré, tenu par la main par sa Mère, s’est assis sur le coffre près du mur. En face se tient Marie, qu’il entoure de ses bras, appuyant la tête contre son coeur et l’embrassant de temps à autre. Puis il la regarde fixement.

« Laisse-moi te regarder, que ma vue se remplisse de toi, ma sainte Maman !

– D’abord le vêtement. Il ne faut pas rester ainsi trempé de sueur. Viens. »

Jésus obéit.

89.7 Quand il revient avec des vêtements frais, leur doux colloque reprend :

« Je suis venu avec des disciples et des amis. Je les ai quittés dans le bois de Melca. Ils viendront demain, à l’aurore. Moi... je ne pouvais plus attendre. Ma Maman !... »

Il lui baise les mains.

« Marie, femme d’Alphée, s’est retirée pour nous laisser seuls. Elle aussi a compris quelle soif j’avais de toi. Demain... demain, tu appartiendras à mes amis et moi aux Nazaréens. Mais, ce soir, tu es pour moi l’Amie et pareillement je suis à toi. Je t’ai amené... Oh ! Maman : j’ai retrouvé les bergers de Bethléem et je t’ai amené deux d’entre eux. Ils sont orphelins et tu es la Mère. Pour tous ; et encore plus des orphelins. Je t’ai aussi amené quelqu’un qui a besoin de toi pour se dominer lui-même. Et un autre qui est un juste et qui a pleuré. Et puis Jean... Je t’apporte le souvenir d’Elie, d’Isaac, de Tobie – maintenant Mathias –, de Jean et de Siméon. Jonas est le plus malheureux. Je te conduirai à lui. Je le lui ai promis. Les autres, il me faut encore les chercher. Samuel et Joseph reposent dans la paix de Dieu.

– Tu es allé à Bethléem ?

– Oui, Maman. J’y ai amené les disciples que j’avais avec moi. Et je t’en ai apporté ces petites fleurs qui ont poussé entre les pierres du seuil.

– Oh ! »

Marie prend les tiges séchées et les embrasse.

« Et Anne ?

– Elle a péri dans le massacre d’Hérode.

– La pauvre ! Elle t’aimait tant !

– Les habitants de Bethléem ont beaucoup souffert et n’ont pas été justes avec les bergers. Mais ils ont beaucoup souffert...

– Mais ils s’étaient montrés bons avec toi, à l’époque !

– Oui et il faut les plaindre pour cette raison. Satan est envieux de leur bonté et les excite au mal. Je suis aussi allé à Hébron. Les bergers, persécutés...

– A ce point !

– Oui. Ils furent aidés par Zacharie et par lui eurent des patrons et du pain, même si ces patrons étaient des hommes durs. Mais ce sont des âmes de justes et ils se sont servis de leurs persécutions et de leurs blessures pour grandir en sainteté. Je les ai réunis. J’ai guéri Isaac et... et j’ai donné mon nom à un bébé... A Yutta, où habitait Isaac malade et où il est revenu à la vie, il y a maintenant un groupe innocent dont les noms sont Marie, Joseph et Jésaï...

– Oh ! Ton nom !

– Et puis le tien et celui du Juste. Et à Kérioth, le village d’origine d’un disciple, un fidèle israélite est mort sur mon coeur... de la joie de ma présence...

89.8 Et puis... Ah ! Que de choses j’ai à te raconter, ma parfaite Amie, ma douce Mère ! Mais pour commencer, je te prie d’avoir une grande pitié pour ceux qui viendront demain. Ecoute : ils m’aiment... mais ils ne sont pas parfaits. Toi, qui est Maîtresse de vertu... Ah ! Mère, aide-moi à les rendre bons... Je voudrais les sauver tous... »

Jésus s’est laissé glisser aux pieds de Marie. Elle apparaît maintenant dans sa majesté de Mère.

« Mon Fils ! Que veux-tu que ta pauvre Mère fasse de plus que toi ?

– Les sanctifier... Ta vertu sanctifie. Je te les ai amenés exprès. Maman... un jour, je te dirai : “ Viens ”, parce qu’alors il sera urgent de sanctifier les âmes, pour que je puisse trouver en elles la volonté de rédemption. Et tout seul, je ne le pourrais pas... Ton silence sera actif comme ma parole. Ta pureté viendra en aide à ma puissance. Ta présence éloignera Satan... et ton Fils, Maman, trouvera de la force à te savoir toute proche. Tu viendras, n’est-ce pas, ma douce Mère ?

– Jésus ! Mon cher Fils ! Je ne te sens pas heureux... Qu’as-tu, créature de mon coeur ? Le monde s’est montré dur envers toi ? Non ? Cela me soulage de le croire... mais... Oh oui ! Je viendrai. Où tu veux. Comme tu veux. Quand tu veux. Aujourd’hui même, sous le soleil, sous les étoiles, comme dans le froid et sous les ondées. Me veux-tu ? Me voici.

– Non, pas maintenant. Mais un jour... Comme elle est douce, la maison ! Et ta caresse ! Laisse-moi dormir ainsi, la tête sur tes genoux. Je suis si las ! Je suis toujours ton petit enfant... »

Epuisé, Jésus s’endort réellement, assis sur la natte, la tête sur le sein de sa Mère qui, tout heureuse, lui caresse les cheveux.

EMV 90.1-3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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90.1 Je vois Marie qui, déchaussée et vive, va et vient dans la petite maison aux premières heures du jour. Dans son vêtement d’un bleu tendre, on dirait un gentil papillon qui effleure sans bruit murs et objets. Elle s’approche de la porte qui donne sur la route, l’ouvre en veillant à ne pas faire de bruit, puis la laisse entrouverte après avoir donné un coup oeil sur le chemin encore désert. Elle remet de l’ordre, ouvre portes et fenêtres, entre dans l’atelier désormais abandonné par Joseph le menuisier et où se trouvent les métiers de Marie. Là aussi, elle s’active. Elle recouvre avec soin une toile en cours de tissage et sourit à une de ses pensées en la regardant.

Elle sort dans le jardin. Les colombes s’assemblent sur ses épaules. Elles volettent d’une épaule à l’autre pour avoir la meil­leure place, querelleuses et jalouses par amour de leur maîtresse, et elles l’accompagnent jusqu’à une cabane où se trouvent les provisions. Elle y prend du grain pour elles et dit :

« Ici, aujourd’hui c’est ici. Ne faites pas de bruit. Il est si fatigué ! »

Puis elle mesure de la farine et va dans une petite pièce près du four. Elle se met à faire le pain et le pétrit, le sourire aux lèvres. Ah, comme elle sourit, aujourd’hui, la Vierge ! On dirait la toute jeune Mère de la Nativité, tellement la joie la rajeunit. Elle enlève un peu de pâte qu’elle met de côté en la couvrant, puis reprend son travail ; cela lui donne chaud ; ses cheveux sont devenus plus clairs à cause d’une mince couche de farine.

90.2 Marie, femme d’Alphée, entre tout doucement :

« Déjà au travail ?

– Oui, je fais le pain et, regarde, les galettes au miel qu’il aime tellement.

– Occupe-toi d’elles. Il y a beaucoup de pâte pour le pain. Je vais te la pétrir. »

Marie, femme d’Alphée, robuste et d’allure plus populaire, pétrit énergiquement son pain, tandis que Marie mélange miel et beurre pour ses gâteaux et en fait des petits ronds qu’elle dépose sur une plaque.

« Je ne sais comment faire pour prévenir Jude... Jacques n’ose pas... et les autres... »

Marie, femme d’Alphée, soupire.

« Aujourd’hui viendra Simon Pierre. Il vient toujours le surlendemain du sabbat avec du poisson. Nous l’enverrons trouver Jude.

– S’il veut bien y aller...

– Oh ! Simon ne me dit jamais non.

90.3 – Que la paix soit sur votre journée » dit Jésus, en apparaissant. Les deux femmes sursautent au son de sa voix.

« Déjà levé ? Pourquoi ? Je voulais que tu dormes...

– J’ai dormi d’un sommeil d’enfant, Maman. C’est toi qui n’as pas dû dormir...

– Je t’ai regardé dormir... C’est ce que je faisais quand tu étais bébé. En dormant, tu souriais toujours... et toute la journée ton sourire me restait comme une perle sur le coeur... Mais, cette nuit, tu ne souriais pas, mon Fils. Tu soupirais comme lorsqu’on est affligé... »

Marie le regarde avec tristesse.

« J’étais fatigué, Maman. Et le monde n’est pas cette maison où tout est honnêteté et amour. Toi... toi, tu sais qui je suis et tu peux comprendre ce qu’est pour moi le contact avec le monde. C’est comme un homme qui marche sur une route puante et boueuse. Même s’il fait attention, un peu de boue rejaillit sur lui, et la puanteur pénètre même s’il essaie de ne pas respirer... et si cet homme aime la propreté et l’air pur, tu peux imaginer combien cela lui est désagréable...

– Oui, mon Fils. Je comprends. Mais cela me fait de la peine que tu souffres...

– En ce moment, je suis avec toi et je ne souffre pas. C’est le souvenir... mais il sert à rendre plus belle ma joie d’être avec toi. »

Jésus se penche pour donner un baiser à sa Mère.

Il caresse aussi l’autre Marie, qui rentre, toute rouge d’avoir allumé le four.

« Il faudra prévenir Jude. »

C’est la préoccupation de Marie, femme d’Alphée.

« Ce ne sera pas nécessaire, Jude sera ici, aujourd’hui.

– Comment le sais-tu ? »

Jésus sourit et se tait.

« Mon Fils, toutes les semaines, ce jour-là, Simon Pierre vient. Il veut m’apporter du poisson pêché au petit matin et il arrive à la fin de la première heure. Il va être heureux, aujourd’hui ! Il est bon, Simon. Pendant le temps qu’il reste, il nous aide. N’est-ce pas, Marie ?

– Simon Pierre est un homme honnête et bon, dit Jésus. Mais l’autre Simon aussi, que tu vas voir sous peu, est un grand coeur. Je vais à leur rencontre. Ils vont arriver. »

Jésus sort, pendant que les femmes, une fois le pain enfourné, rentrent à la maison où Marie remet ses sandales et d’où elle revient avec un vêtement de lin tout blanc.

Il se passe quelque temps et, pendant l’attente, Marie, femme d’Alphée, dit :

« Tu n’as pas fini ce travail à temps.

– Je l’aurai vite fini. Et mon Jésus y trouvera quelque fraîcheur sans avoir un poids sur la tête. »