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Notes du thème

La Vierge Marie dans la vie publique du Christ

Page 31 sur 41

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EMV 136.6 · Tome 2, p. 424

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Marie était encore dans sa maison dans l’attente de la cohabitation avec son époux, lorsque Gabriel, l’ange des divines annonciations, revint sur la terre et demanda à la Vierge d’être mère. Déjà il avait promis le Précurseur au prêtre Zacharie qui ne l’avait pas cru. Mais la Vierge crut que cela pouvait se faire par la volonté de Dieu et, sublime dans son ignorance, demanda seulement : “ Comment cela peut-il se faire ? ”

L’Ange lui répondit alors : “ Tu es la pleine de grâce, Marie. Ne crains donc pas car tu as trouvé grâce aux yeux du Seigneur même pour ce qui est de ta virginité. Tu concevras et enfanteras un fils auquel tu donneras le nom de Jésus, car c’est lui le Sauveur promis à Jacob et à tous les patriarches et prophètes d’Israël. Il sera grand et vrai Fils du Très-Haut, car c’est par l’opération de l’Esprit Saint qu’il sera conçu. Le Père lui donnera le trône de David, comme cela est annoncé, et il régnera sur la maison de Jacob jusqu’à la fin des siècles, mais son vrai Règne n’aura jamais de fin. Maintenant, le Père, le Fils, l’Esprit Saint attendent ton obéissance pour accomplir la promesse. Déjà le Précurseur du Christ est dans le sein d’Elisabeth, ta cousine et, si tu consens, l’Esprit Saint descendra sur toi, et celui qui naîtra de toi sera saint et portera son vrai nom de Fils de Dieu. ”

Marie répondit alors : “ Voici la Servante du Seigneur. Qu’il soit fait de moi selon sa parole. ” Et l’Esprit de Dieu descendit sur son Epouse et par cette première étreinte lui conféra ses lumières, qui achevèrent de perfectionner les vertus de silence, d’humilité, de prudence et de charité dont elle était remplie ; car elle ne fit qu’un avec la Sagesse et, désormais inséparable de la charité, l’Obéissante, la Chaste se perdit dans l’océan d’obéissance que je suis. Puis elle connut la joie d’être mère sans connaître le trouble d’être déflorée. Elle fut la neige qui devint toute fleur et s’offrit ainsi à Dieu...

EMV 136.7 · Tome 2, p. 424-425

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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136.7 – Mais son mari ? glisse Pierre, étonné.

– Le sceau de Dieu retint closes les lèvres de Marie, si bien que Joseph ne connut le prodige qu’au moment où, de retour de la maison de Zacharie, son parent, Marie apparut mère aux yeux de son époux.

– Et qu’est-ce qu’il a fait ?

– Il a souffert... tout comme Marie...

– Si ç’avait été moi...

– Joseph était un saint, Simon Pierre. Dieu sait où il dépose ses dons... Il souffrit profondément et décida de l’abandonner, en acceptant d’être lui-même tenu pour injuste. Mais l’ange descendit lui dire : “ Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse. Car celui qui s’est formé en elle est le Fils de Dieu et c’est par l’opération de Dieu qu’elle est mère. Et quand le Fils sera né, tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui le Sauveur. ”

– Joseph était-il instruit ? demande Barthélemy.

– Comme tout descendant de David.

– Dans ce cas, il aura été aussitôt éclairé en se souvenant du prophète : “ Voici qu’une vierge concevra... ”

– Oui, il l’a été. A l’épreuve a succédé la joie...

– Si ç’avait été moi, reprend Simon Pierre, ça ne se serait pas passé comme ça, car auparavant j’aurais... Oh ! Seigneur, comme il est bon que ce n’ait pas été moi ! Je l’aurais brisée comme une fleur sans lui donner le temps de parler. Et après, si je n’avais pas été un assassin, j’aurais eu peur d’elle... La peur d’Israël tout entier, depuis des siècles, à l’égard du Tabernacle...

– Moïse lui-même eut peur de Dieu et pourtant il fut secouru et resta avec lui sur la montagne... Joseph alla donc habiter dans la maison sainte de son épouse et pourvut aux besoins de la Vierge et de celui qui devait naître. Et lorsque vint pour tous le temps de l’édit, il se rendit avec Marie dans la terre de ses pères, mais Bethléem les repoussa parce que le coeur des hommes est fermé à la charité.

Détail

Jésus parle de l'Annonciation à ses disciples et Pierre demande quelle a été la réaction de Joseph.

Annotation

Livre d'Isaïe 7, 14

Is 7, 14

C'est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la Vierge a conçu, et elle enfante un fils, et elle lui donne le nom d'Emmanuel.

EMV 136.9-10 · Tome 2, p. 427-428

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Dieu veillait, Dieu mettait à l’épreuve, Dieu pourvoyait, Dieu perfectionnait. Avoir Dieu, c’est un effort, pas seulement de la joie. Mon père d’amour connut l’effort et aussi ma Mère d’âme et de chair. Même ce qui était permis fut interdit pour que le mystère couvre d’ombre le Messie enfant.

136.10 Que cela explique à beaucoup de gens qui ne le comprennent pas la double raison de l’angoisse de mes parents quand je fus égaré pendant trois jours. Amour d’une mère, amour d’un père pour leur enfant disparu ; crainte des gardiens du Messie qu’il soit découvert avant le temps voulu ; terreur d’avoir mal protégé le Salut du monde et le grand don de Dieu. C’est la raison du cri insolite : “ Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Ton père et moi, angoissés, nous te cherchions ! ” Ton père, ta Mère... un voile est jeté sur l’éclat du Verbe incarné. Alors vient cette rassurante réponse : “ Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ? ” Réponse accueillie et comprise par la Pleine de grâce pour ce qu’elle veut dire, en d’autres termes : “ Ne craignez rien. Je suis petit, un enfant. Mais si, selon l’humanité je croîs en taille, en sagesse et en grâce aux yeux des hommes, je suis le Parfait en tant que Fils du Père ; par conséquent, je sais me conduire parfaitement, servant le Père pour faire resplendir sa lumière, servant Dieu en lui conservant le Sauveur. ” Et c’est ainsi que j’ai agi jusqu’à il y a maintenant un an.

A présent, le temps est venu. Les voiles se lèvent. Et le Fils de Joseph se montre sous sa nature de Messie de la Bonne Nouvelle, de Sauveur, de Rédempteur, de Roi du siècle à venir. »

EMV 141.4 · Tome 2, p. 458

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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J’ai hâte d’atteindre la Galilée. J’y ai ma Mère qui souffre. Parce que, rappelez-le-vous, il y a quelqu’un qui se donne pour tâche de l’affliger. Je veux la rassurer.

EMV 144.3 · Tome 2, p. 469

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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« Il est dit que le Messie naîtrait d’une vierge de Juda. Toi, de qui et comment es-tu né ?

– A Bethléem Ephrata, de Marie de la race de David, par une conception spirituelle. Veuillez le croire. »

La belle voix de Jésus éclate d’un triomphe joyeux lorsqu’il proclame la virginité de sa Mère.

Annotation

Isaïe 7, 14 : C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous).

Michée 5, 1-2 : Et toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois. Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera... celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël.

EMV 148.3 · Tome 2, p. 485

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jean se prosterne jusqu’à terre et, chose qui paraît impossible chez un personnage si austère, il pleure, secoué par de forts sanglots de joie spirituelle.

Jésus lui pose la main sur la tête :

« Tes pleurs, qui sont joie et humilité, font écho à un chant lointain au son duquel ton petit cœur a tressailli d’allégresse. Ce chant et ces pleurs forment le même hymne de louange à l’Eternel qui “ a fait de grandes choses, lui qui est puissant chez les âmes humbles ”. Ma Mère, elle aussi, va de nouveau entonner le cantique qu’elle a chanté alors. Mais ensuite, elle aussi obtiendra la plus grande gloire, comme pour toi : après le martyre. Je t’apporte aussi son salut, ses souhaits les meilleurs et son réconfort. Tu les mérites. Ici ce n’est que la main du Fils de l’homme qui se tient sur ta tête, mais du Ciel ouvert descendent la Lumière et l’Amour pour te bénir, Jean.

– Je n’en mérite pas tant. Je suis ton serviteur.

– Tu es mon Jean. Ce jour-là, au Jourdain, j’étais le Messie qui se manifestait ; ici, en ce moment, c’est le cousin et le Dieu qui veut te donner le viatique de son amour de Dieu et de parent. Lève-toi, Jean. Donnons-nous le baiser d’adieu.

– Je n’en mérite pas tant… Je l’ai toujours désiré, pendant toute ma vie, mais je n’ose faire cet acte sur toi. Tu es mon Dieu.

– Je suis ton Jésus. Adieu. Mon âme sera proche de la tienne jusqu’à la paix. Pour ce qui est de tes disciples, vis et meurs en paix. Je ne puis te donner que cela, à présent. Mais au Ciel je te donnerai le centuple, car tu as trouvé toute grâce aux yeux de Dieu. »

EMV 150.1-3 · Tome 2, p. 490-492

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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150.1 Jésus est seul. Il marche rapidement sur la grand-route qui passe à proximité de Nazareth et, une fois en ville, il se dirige vers la maison. Quand il en est proche, il voit sa Mère qui s’y rend de son côté, accompagnée de son neveu Simon, fils d’Alphée, chargé de fagots de bois sec. Il l’appelle :

« Maman ! »

Marie se retourne en s’écriant :

« Oh ! Mon Fils bien-aimé ! »

Ils courent l’un vers l’autre pendant que Simon, après avoir jeté ses fagots par terre, imite Marie, et s’approche de son cousin, qu’il salue cordialement.

« Maman, je suis venu. Es-tu heureuse maintenant ?

– Oui, tellement heureuse, mon Fils ! Mais... si c’est seulement à ma prière que tu l’as fait, je te dis qu’il ne m’est pas permis, ni à toi, de suivre le sang plutôt que la mission.

– Non, Maman. Je suis venu aussi pour d’autres raisons.

– C’est donc bien vrai, mon Fils ? Je croyais, je voulais croire que c’étaient des paroles mensongères et que tu n’étais pas haï à ce point... »

Il y a des larmes dans la voix et dans les yeux de Marie.

« Ne pleure pas, Maman. Ne me fais pas souffrir. J’ai besoin de ton sourire.

– Oui, mon Fils, oui. C’est vrai. Tu vois tant de visages durs et hostiles que tu as besoin de beaucoup d’amour et de sourires. Mais ici, vois-tu, quelqu’un t’aime pour tous... »

Marie, qui s’appuie légèrement sur son Fils qui la tient par les épaules, marche lentement vers la maison et essaie de sourire pour effacer toute peine du coeur de Jésus.

Simon a repris son fardeau et marche à côté de Jésus.

« Tu es pâle, Maman. On t’a fait beaucoup de peine ? As-tu été malade ? Es-tu trop fatiguée ?

– Non, mon Fils, non. Ma seule peine est de te voir au loin et pas aimé. Mais ici, tous font preuve de beaucoup de bonté à mon égard. Je ne parle même pas de Marie et d’Alphée : tu sais ce qu’ils sont. Mais même Simon, tu vois comme il est bon ? C’est toujours comme cela. Il m’a rendu service, ces mois-ci. Maintenant, il m’approvisionne en bois. Il est très bon. Et même Joseph, sais-tu ? Ils ont tant de pensées délicates pour leur Marie...

– Que Dieu te bénisse, Simon, et qu’il bénisse aussi Joseph. Que vous ne m’aimiez pas encore comme Messie, je vous le pardonne. Vous viendrez à l’amour du Christ que je suis, mais comment pourrais-je vous pardonner de ne pas l’aimer, elle ?

– Aimer Marie, c’est juste et c’est la paix, Jésus. Mais toi aussi, tu es aimé... seulement, voilà, nous avons trop de craintes pour toi.

– Oui, vous m’aimez humainement. Vous en viendrez à un amour supérieur.

– Mais, toi aussi, mon Fils, tu es pâle et amaigri.

– Oui, tu parais vieilli. Je le vois moi aussi », observe Simon.

150.2 Ils entrent dans la maison et Simon, après avoir rangé les fagots, se retire discrètement.

« Mon Fils, maintenant que nous sommes seuls, dis-moi toute la vérité. Pourquoi t’ont-ils chassé ? »

Marie parle, les mains sur les épaules de son Jésus et elle fixe son visage émacié.

Jésus a un sourire doux et las :

« Parce que je cherchais à amener l’homme à l’honnêteté, à la justice, à la vraie religion.

– Mais qui t’accuse ? Le peuple ?

– Non, Mère. Les pharisiens et les scribes, à l’exception de quelques justes parmi eux.

– Mais qu’as-tu fait pour t’attirer leurs accusations ?

– J’ai dit la vérité. Ne sais-tu pas que c’est la plus grande faute pour les hommes ?

– Et qu’est-ce qu’ils ont pu dire pour justifier leurs accusations ?

– Des mensonges. Ceux que tu connais et d’autres encore.

– Rapporte-les à ta Maman. Remets toute ta douleur dans mon sein. Un sein de mère est habitué à la douleur et il est heureux de la consumer pour l’enlever du coeur de son fils. Donne-moi ta douleur, Jésus. Mets-toi ici comme lorsque tu étais tout petit, et dépose toute ton amertume. »

Jésus s’assied sur un petit banc aux pieds de sa Mère et raconte tous ces mois de Judée, sans rancoeur, mais sans voile.

Marie lui caresse les cheveux, un héroïque sourire aux lèvres contrastant avec la larme qui scintille dans son oeil bleu.

Jésus souligne aussi la nécessité d’approcher des femmes pour les racheter et la peine qu’il a de ne pouvoir le faire à cause de la malignité des hommes.

Marie approuve, puis décide :

« Mon Fils, tu ne dois pas me refuser ce que je veux. Dorénavant, je viendrai avec toi quand tu t’éloigneras. Par n’importe quel temps, en n’importe quelle saison, à n’importe quel endroit. Je te défendrai contre la calomnie. Ma seule présence fera tomber la boue. Et Marie viendra avec moi. Elle le désire tant ! Voilà ce qu’il faut aux côtés du Saint contre le démon et le monde : le coeur des mamans. »

Détail

Jésus rentre à Nazareth et retrouve Marie.

Annotation

Il voit sa Mère qui s’y rend de son côté, accompagnée de son neveu Simon, fils d’Alphée, chargé de fagots de bois sec. Jésus a quitté Nazareth depuis septembre, il y a quatre mois. Maintenant, en hiver, il faut chauffer la maisonnette.