Aller au contenu

Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

Page 167 sur 198

Confort de lecture

Aa

EMV 180.10 · Tome 3, p. 183

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Voir dans son contexte

Citation

– (...) Dis, mon garçon, sa MĂšre est-elle bien en sĂ»retĂ© ?

– Oh oui ! MĂȘme les bergers disciples de Jean sont partis avec elle.

Détail

Jean-Baptiste a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© pendant que Jean accompagnait la Vierge Marie Ă  Hennon pour que le PrĂ©curseur voie la MĂšre du Christ.

EMV 181 · Tome 3, p. 184-193

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Voir dans son contexte

Détail

Titre du chapitre : La parabole du bon grain et de l'ivraie.

Date de la vision : Vendredi 8 juin 1945.

Calendrier : Mardi 22 février 28 (9 Adar I 3788) selon maria-valtorta.org - Jeudi 2 mars 28 selon Valtorta.fr

Lieux (carte) : De BethsaĂŻde Ă  ChorazeĂŻn

Cycle : Apostolat en Galilée

RĂ©sumĂ© : Le groupe apostolique est sur le lac de TibĂ©riade. Pierre se mĂ©fie de tout le monde, depuis que Jean-Baptiste a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©, et en apercevant la barque de Simon le pharisien prĂšs de CapharnaĂŒm, il dĂ©cide de changer leur destination. Ils accostent donc ailleurs, malgrĂ© les remarques de JĂ©sus. Pierre les quitte pour aller Ă  CapharnaĂŒm, aprĂšs quoi, le reste du groupe va Ă  ChorazeĂŻn, dans la maison d'Elie, le nouveau disciple. JĂ©sus y guĂ©rit une petite-fille qui a sans doute la jaunisse. Mais la foule sait que le MaĂźtre est lĂ  et ce dernier se rĂ©signe Ă  parler malgrĂ© sa tristesse suite Ă  l'arrestation de son cousin. Reste du rĂ©sumĂ© Ă  venir. Alors le Sauveur donne la parabole du bon grain et de l'ivraie, puis il donne son sens universel, tel qu'il est connu dans l'Evangile. Mais aux apĂŽtres, le Christ donne un sens particulier, car ils sont troublĂ©s par la trahison de Jean-Baptiste par un de ses disciples. JĂ©sus explique que le MaĂźtre cultive les champs de chacun des siens, mais que certains sont ouverts au monde et Ă  Satan. Il en vient ainsi Ă  parler du traĂźtre, qui en vient Ă  trahir son propre maĂźtre. Matthieu et Judas ont tendance alors Ă  tout imputer sur le DĂ©mon, et que le crime du disciple est dĂšs lors plus pardonnable, et JĂ©sus leur rĂ©pond en disant que le Bien et le Mal existe : l'ĂȘtre humain doit donc faire usage de son discernement, puisqu'il est libre d'agir comme il le souhaite. Enfin, ils se reposent chez Elie de ChorazaĂŻn et tout s'arrĂȘte ici.

Contenu du chapitre : 181.1 : Pierre, mĂ©fiant, refuse d'aborder Ă  CapharnaĂŒm. 181.2 : JĂ©sus ira chez les parents d'Élie le nouveau disciple. GuĂ©rison d'une fillette. 181.3 : La parabole du bon grain et de l'ivraie. 181.4 : Le sens gĂ©nĂ©ral de la parabole. 181.5 : Application aux apĂŽtres et aux disciples. 181.6 : Application au traitre et au saint. 181.7 : L'homme demeure libre.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 41

EMV 181.2 · Tome 3, p. 186-187

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Voir dans son contexte

Citation

A leur entrĂ©e dans ChorazeĂŻn, l’aurore a fait place au grand jour. Il n’est pas une plante qui ne brille de joyaux de rosĂ©e. Les oiseaux chantent de tous cĂŽtĂ©s. Il y a un air pur, frais, qui semble mĂȘme avoir un goĂ»t de lait, d’un lait vĂ©gĂ©tal plutĂŽt qu’animal, et l’odeur des grains de blĂ© qui se forment dans les Ă©pis, des amandiers chargĂ©s de fruits
 une odeur que j’ai sentie pendant les fraĂźches matinĂ©es dans les champs fertiles de la plaine du PĂŽ.

Ils arrivent trĂšs vite Ă  la maison d’Elie. Mais, Ă  ChorazeĂŻn, beaucoup de gens savent dĂ©jĂ  que le MaĂźtre est arrivĂ© et, au moment oĂč JĂ©sus s’apprĂȘte Ă  en franchir le seuil, une mĂšre accourt en criant :

« Jésus, fils de David, pitié pour mon enfant ! »

Elle tient dans ses bras une fillette d’une dizaine d’annĂ©es, au teint cireux et trĂšs amaigrie. Plus que cireux, son teint est jaunĂątre.

« Qu’a ta fille ?

– Les fiĂšvres. Elle les a attrapĂ©es aux pĂąturages le long du Jourdain, car nous sommes les bergers d’un homme riche. J’ai Ă©tĂ© appelĂ©e par son pĂšre auprĂšs de la petite malade. Actuellement, il est reparti Ă  la montagne. Mais toi, tu sais qu’avec cette maladie on ne peut aller en altitude. Comment puis-je rester ici ? Le maĂźtre m’a laissĂ©e jusqu’à prĂ©sent. Mais moi, je suis Ă  la laine et Ă  la mise bas. Le temps du travail arrive pour nous, les bergers. Nous serons renvoyĂ©s ou sĂ©parĂ©s si je reste ici. Et je verrai mourir ma fille si je monte sur l’Hermon.

– As-tu foi que je peux le faire ?

– J’en ai parlĂ© Ă  Daniel, le berger d’ElisĂ©e. Il m’a dit : “ Notre Enfant guĂ©rit toute maladie. Va trouver le Messie. ” je suis venue d’au-delĂ  de MĂ©rom Ă  ta recherche en la portant dans mes bras. J’aurais toujours marchĂ© jusqu’à ce que je te trouve


– Ne marche plus que pour retourner chez toi, Ă  ton paisible travail. Ta fille est guĂ©rie, car je le veux. Va en paix. »

La femme regarde sa fille et JĂ©sus tour Ă  tour. Peut-ĂȘtre espĂšre-t-elle voir l’enfant redevenir Ă  l’instant mĂȘme potelĂ©e et avec de belles couleurs. VoilĂ  que la fillette Ă©carquille ses yeux fatiguĂ©s, qu’auparavant elle tenait fermĂ©s, en regardant JĂ©sus et elle sourit.

« Ne crains rien, femme. Je ne te trompe pas. Sa fiÚvre a disparu pour toujours. De jour en jour, elle va reprendre meilleure mine. Laisse-la marcher. Elle ne chancellera plus et ne sentira pas la fatigue. »

La mùre pose par terre sa fille qui se tient bien droite et sourit d’un air toujours plus joyeux. A la fin, elle gazouille de sa voix argentine :

« Bénis le Seigneur, maman ! Je suis bien guérie ! Je le sens. »

Et, dans sa simplicitĂ© de pastourelle et de fillette, elle s’élance au cou de JĂ©sus et lui donne un baiser. La mĂšre, rĂ©servĂ©e comme l’ñge l’enseigne, se prosterne et baise le vĂȘtement du Seigneur en le bĂ©nissant.

« Allez. Souvenez-vous du bienfait que vous avez obtenu de Dieu et soyez bonnes. Que la paix soit avec vous. »

Annotation

« Qu’a ta fille ? » « Les fiĂšvres. Elle les a attrapĂ©es aux pĂąturages le long du Jourdain. » TrĂšs probablement la fiĂšvre jaune, ou fiĂšvre des marais, qui fit des ravages dans les populations durant toute l'AntiquitĂ©. Voir, Ă  ce sujet, la note de bas de page de l’EMV 177 : Les fiĂšvres des marais (fiĂšvre jaune ou paludisme ou malaria) causaient de graves Ă©pidĂ©mies dans l'AntiquitĂ©. Elles sont Ă©voquĂ©es Ă  plusieurs reprises dans l'Ɠuvre. Durant des siĂšcles ces fiĂšvres furent attribuĂ©es Ă  l'insalubritĂ© de l'air (aria cattiva d’oĂč vient le mot italien mala aria = mauvais air), sans jamais faire la relation avec les moustiques. Maria Valtorta rapporte ici une opinion parfaitement en accord avec la croyance des romains et non en rapport avec ses connaissances d’infirmiĂšre."

J’ai Ă©tĂ© appelĂ©e par son pĂšre auprĂšs de la petite malade. Actuellement, il est reparti Ă  la montagne. Mais toi, tu sais qu’avec cette maladie on ne peut aller en altitude. Cette indication mĂ©dicale mĂ©riterait d’ĂȘtre examinĂ©e par des personnes compĂ©tentes.

EMV 181.3-7 · Tome 3, p. 187-192

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Voir dans son contexte

Citation

« En cette belle pĂ©riode oĂč les Ă©pis de blĂ©s se forment, je veux vous proposer une parabole empruntĂ©e au grain de blĂ©. Ecoutez.

Le Royaume des Cieux est semblable Ă  un homme qui a semĂ© du bon grain dans son champ. Mais, pendant que l’homme et ses serviteurs dormaient, son ennemi est arrivĂ© et a semĂ© des graines d’ivraie sur les sillons puis s’en est allĂ©. Personne, au dĂ©but, ne s’aperçut de rien. L’hiver vint, apportant pluies et givre. A la fin du mois de TĂ©bet, le grain germa, et l’on vit apparaĂźtre le vert tendre des petites herbes qui pointaient Ă  peine. Dans leur enfance innocente, elles paraissaient toutes semblables. Vint le mois de Shebat puis celui d’Adar. Les plantes grandirent et les Ă©pis formĂšrent leurs grains. On vit alors que le vert n’était pas que du grain, mais qu’il y avait aussi de l’ivraie bien enroulĂ©e avec ses vrilles fines et tenaces sur les tiges du blĂ©.

Les serviteurs du maĂźtre allĂšrent chez lui et lui dirent : “ Seigneur, quelles graines as-tu semĂ©es ? Est-ce que ce n’étaient pas des graines de choix qui n’étaient pas mĂ©langĂ©es Ă  d’autres semences ?

– Bien sĂ»r que si ! J’en ai choisi les grains, tous de mĂȘme qualitĂ©. Et j’aurais bien vu s’il y avait eu d’autres semences.

– Alors pourquoi autant d’ivraie a-t-elle poussĂ© parmi ton bon grain ? ”

Le maĂźtre rĂ©flĂ©chit, puis il rĂ©pondit : “ C’est un ennemi qui m’a fait cela pour me nuire. ”

Les serviteurs demandĂšrent alors : “ Veux-tu que nous passions au milieu des sillons et que, patiemment, nous dĂ©gagions les Ă©pis de l’ivraie en arrachant cette derniĂšre ? Si tu l’ordonnes, nous le ferons. ”

Mais le maĂźtre rĂ©pondit : “ Non. En le faisant, vous risqueriez d’arracher aussi le bon grain et presque certainement d’abĂźmer les Ă©pis encore tendres. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson. Alors, je dirai aux moissonneurs : ‘Fauchez tout ensemble ; puis, avant de lier les gerbes, maintenant que la sĂ©cheresse a rendu friables les vrilles de l’ivraie et que les Ă©pis serrĂ©s sont plus robustes et plus durs, sĂ©parez l’ivraie du bon grain et faites-en des bottes Ă  part. Vous les brĂ»lerez ensuite, cela formera une fumure pour le sol. Quant au bon grain, vous le porterez dans les greniers et il servira Ă  faire un excellent pain, Ă  la honte de l’ennemi qui n’y aura rien gagnĂ© d’autre que d’ĂȘtre mĂ©prisable aux yeux de Dieu Ă  cause de sa mĂ©chancetĂ©.’ ”

Maintenant, rĂ©flĂ©chissez en votre for intĂ©rieur : combien de fois et avec quelle abondance l’Ennemi sĂšme-t-il dans vos cƓurs ? Et comprenez comme il faut veiller avec patience et constance afin que peu d’ivraie se mĂ©lange au grain choisi. Le sort de l’ivraie, c’est de brĂ»ler. Voulez-vous brĂ»ler ou devenir citoyens du Royaume ? Vous dites que vous voulez ĂȘtre citoyens du Royaume. Eh bien, sachez l’ĂȘtre ! Le bon Dieu vous donne la Parole. L’ennemi veille pour la rendre nuisible, car la farine de grain mĂ©langĂ©e Ă  de la farine d’ivraie donne un pain amer et nocif pour les intestins. S’il y a de l’ivraie dans votre Ăąme, sachez, par votre bonne volontĂ©, la mettre Ă  part pour la jeter, afin de ne pas ĂȘtre indignes de Dieu. Allez, mes enfants, que la paix soit avec vous. »

181.4 Les gens se dispersent lentement. Il ne reste dans le jardin que les huit apîtres, plus Elie, son frùre, sa mùre et le vieil Isaac qui se nourrit l’ñme à regarder son Sauveur.

« Venez autour de moi et Ă©coutez. Je vous explique le sens complet de cette parabole, qui a encore deux aspects en plus de celui que j’ai montrĂ© Ă  la foule.

Dans son sens universel, la parabole s’explique de la façon suivante : le champ, c’est le monde. La bonne semence, ce sont les fils du Royaume de Dieu semĂ©s par Dieu dans le monde en attendant d’arriver Ă  leur fin et d’ĂȘtre coupĂ©s par la Faucheuse et amenĂ©s au MaĂźtre du monde pour qu’il les engrange dans ses greniers. L’ivraie, ce sont les fils du Malin rĂ©pandus, Ă  leur tour, sur le champ de Dieu dans l’intention de faire de la peine au MaĂźtre du monde et de nuire aussi aux Ă©pis de Dieu. Par un sortilĂšge, l’Ennemi de Dieu les a semĂ©s exprĂšs, car vraiment le diable dĂ©nature l’homme jusqu’à en faire une crĂ©ature qui soit sienne, et il la sĂšme pour corrompre les autres qu’il n’a pas pu asservir autrement. La moisson, ou plutĂŽt la formation des gerbes et leur transport dans les greniers, c’est la fin du monde et ce sont les anges qui en sont chargĂ©s. Il leur a Ă©tĂ© ordonnĂ© de rassembler les crĂ©atures aprĂšs la fenaison et de sĂ©parer le bon grain de l’ivraie ; et de mĂȘme que, dans la parabole, on brĂ»le cette derniĂšre, ainsi, au Jugement dernier, les damnĂ©s seront brĂ»lĂ©s dans le feu Ă©ternel.

Le Fils de l’homme enverra ses anges pour extirper de son Royaume tous les artisans de scandale et d’iniquitĂ©. Car alors le Royaume se trouvera sur la terre et au Ciel, et aux citoyens du Royaume sur la terre seront mĂȘlĂ©s de nombreux fils de l’Ennemi. Ceux-ci atteindront, comme l’annoncent les prophĂštes, la perfection du scandale et de l’abomination dans toute leur activitĂ© terrestre et ils causeront de terribles tracas aux fils de l’esprit. Dans le Royaume de Dieu, aux Cieux, on aura dĂ©jĂ  expulsĂ© les corrompus, car la corruption n’entre pas au Ciel. Donc, en passant la faux dans les rangs de la derniĂšre rĂ©colte, les anges du Seigneur faucheront et sĂ©pareront le bon grain de l’ivraie ; ils jetteront cette derniĂšre dans la fournaise ardente oĂč il n’y a que pleurs et grincements de dents, et ils emmĂšneront les justes, le grain de choix, dans la JĂ©rusalem Ă©ternelle oĂč ils resplendiront comme autant de soleils dans le Royaume de mon PĂšre, qui est aussi le vĂŽtre.

181.5 VoilĂ  donc le sens universel. Mais pour vous, il y en a un autre qui rĂ©pond Ă  des questions que vous vous ĂȘtes posĂ©es plusieurs fois, en particulier depuis hier soir. Vous vous demandez : “ Mais, dans la masse des disciples, il peut donc y avoir des traĂźtres ? ” et en votre cƓur vous frĂ©missez d’horreur et de peur. Il peut y en avoir. Il y en a certainement.

Le semeur rĂ©pand le bon grain. Dans ce cas, plus que rĂ©pandre on pourrait dire : “ choisit ”, car le MaĂźtre, que ce soit moi ou Jean-Baptiste, avait choisi ses disciples. Comment donc se sont-ils dĂ©voyĂ©s ? Non, ce n’est pas cela qu’il faut dire. Je me suis mal exprimĂ© en parlant de “ semence ” pour les disciples. Vous pourriez mal comprendre. Mieux vaut dire : “ champ ”. Autant de disciples autant de champs, choisis par le MaĂźtre pour former l’aire du Royaume de Dieu, les biens de Dieu. Le MaĂźtre ne mĂ©nage pas ses efforts pour les cultiver afin qu’ils produisent cent pour cent. Il leur procure tous les soins nĂ©cessaires. Avec patience. Avec amour. Avec sagesse. Avec effort. Avec constance. Il voit aussi leurs mauvaises tendances, leur ariditĂ© et leur aviditĂ©. Il voit leurs entĂȘtements et leurs faiblesses. Mais il espĂšre toujours, et il fortifie son espĂ©rance par la priĂšre et la pĂ©nitence, car il veut les amener Ă  la perfection.

Mais les champs sont ouverts. Ce ne sont pas des jardins bien clos, entourĂ©s de murailles, dont le maĂźtre est le seul propriĂ©taire et oĂč il est seul Ă  pouvoir entrer. Ils sont ouverts, placĂ©s au milieu du monde, dans le monde. Tous peuvent s’en approcher, tous peuvent y pĂ©nĂ©trer. Tous et tout. Ah ! Il n’y a pas que de l’ivraie comme mauvaise semence ! L’ivraie, ce pourrait ĂȘtre le symbole de la lĂ©gĂšretĂ© amĂšre de l’esprit du monde. Mais voilĂ  que, jetĂ©es par l’ennemi, toutes les autres semences y germent : voici les orties, le chiendent, la cuscute, le liseron, voici enfin la ciguĂ« et les herbes toxiques. Pourquoi ? Pourquoi ? De quoi s’agit-il ?

Les orties, ce sont les esprits piquants, indomptables, qui blessent par surabondance de venin et causent tant de dĂ©sagrĂ©ment. Le chiendent, ce sont les parasites qui Ă©puisent le maĂźtre et qui ne savent que ramper et sucer, profitant de son travail et faisant du tort aux personnes de bonne volontĂ© qui tireraient vraiment davantage de fruit si le maĂźtre n’était pas troublĂ© et dĂ©rangĂ© par les soins qu’exige le chiendent. Le liseron inerte, ce sont ceux qui ne s’élĂšvent de terre qu’en profitant des autres. Les cuscutes, ce sont ceux qui causent du tourment sur le chemin dĂ©jĂ  pĂ©nible du maĂźtre et pour les disciples fidĂšles qui le suivent. Ils s’accrochent, s’enfoncent, dĂ©chirent, griffent, crĂ©ent mĂ©fiance et souffrance. Quant aux herbes toxiques, ce sont les disciples criminels, ceux qui en arrivent Ă  trahir et Ă  Ă©teindre la vie comme la ciguĂ« et les autres plantes vĂ©nĂ©neuses. Avez-vous dĂ©jĂ  vu comme elles sont belles, avec leurs petites fleurs qui deviennent autant de petites boules blanches, rouges, bleu-violet ? Qui pourrait croire que cette corolle Ă©toilĂ©e, blanche ou Ă  peine rosĂ©e, avec son petit cƓur d’or, qui pourrait croire que ces coraux multicolores si semblables aux autres baies qui font les dĂ©lices des oiseaux et des enfants peuvent, une fois arrivĂ©s Ă  maturitĂ©, donner la mort ? Personne. Et les innocents se font piĂ©ger. Ils les croient bons comme eux-mĂȘmes
 ils les cueillent et en meurent.

Les bons croient les autres aussi bons qu’eux-mĂȘmes ! Ah, quelle vĂ©ritĂ© qui Ă©lĂšve le maĂźtre et condamne celui qui le trahit ! Comment ? La bontĂ© ne dĂ©sarme-t-elle pas ? Ne rend-elle pas inoffensif l’homme malveillant ? Non. Elle ne le rend pas tel, car l’homme tombĂ©, devenu la proie de l’Ennemi, est insensible Ă  tout ce qui est supĂ©rieur. A ses yeux, tout ce qui est supĂ©rieur change d’aspect. La bontĂ© devient une faiblesse qu’il est permis de fouler aux pieds et qui exacerbe sa malveillance comme, chez un fauve, la volontĂ© d’égorger est exacerbĂ©e par l’odeur du sang. Le maĂźtre lui-mĂȘme est toujours un innocent
 et il laisse le traĂźtre l’empoisonner car il ne veut et ne peut laisser penser aux autres qu’un homme puisse ĂȘtre le meurtrier d’un innocent.

181.6 les ennemis viennent chez les disciples, ces champs du MaĂźtre. Ils sont trĂšs nombreux. Le premier, c’est Satan. Les autres, ses serviteurs, Ă  savoir les hommes, les passions, le monde et la chair. Pour eux, le disciple le plus facile Ă  atteindre est celui qui ne reste pas tout prĂšs du MaĂźtre, mais qui se tient Ă  mi-chemin entre le MaĂźtre et le monde. Il ne sait pas et ne veut pas se sĂ©parer de ce qui est jouissance, pour ĂȘtre tout entier Ă  celui qui l’amĂšne Ă  Dieu. Les dĂ©mons rĂ©pandent sur lui leurs semences : l’or, la puissance, la femme, l’orgueil, la peur d’ĂȘtre mal jugĂ© par le monde, l’esprit d’arrivisme. “ Les grands sont les plus forts. Je les sers pour m’en faire des amis. ” C’est ainsi qu’on devient criminel et qu’on se damne pour ces misĂ©rables vanitĂ©s


Pourquoi le MaĂźtre, qui voit l’imperfection de son disciple, mĂȘme s’il ne veut pas se rendre Ă  la pensĂ©e : “ Celui-ci me donnera la mort ”, ne le renvoie-t-il pas immĂ©diatement de sa suite ? C’est ce que vous vous demandez.

Parce qu’il est inutile de le faire. S’il le faisait, cela ne l’empĂȘcherait pas de l’avoir pour ennemi, doublement ennemi et d’autant plus acharnĂ©, Ă  cause de la rage ou de la douleur d’ĂȘtre dĂ©couvert ou d’ĂȘtre chassĂ©. La douleur, oui, car parfois le disciple ne se rend pas compte qu’il est mauvais. L’Ɠuvre du dĂ©mon est tellement subtile qu’il ne le remarque pas. Il devient un dĂ©mon sans soupçonner qu’il subit cette transformation. La rage aussi, oui : il enrage d’ĂȘtre connu pour ce qu’il est quand il est conscient de l’action en lui de Satan et de ses adeptes, autrement dit de ceux qui profitent des faiblesses du faible pour lui faire supprimer le saint qui les offense, quand ils comparent sa bontĂ© Ă  leur propre noirceur.

Quant au saint, il prie et s’abandonne Ă  Dieu. “ Que soit fait ce que tu permets qu’il se fasse ”, dit-il. Il ajoute seulement cette rĂ©serve : “ pourvu que cela serve Ă  tes fins. ” Le saint sait que l’heure viendra oĂč la mauvaise ivraie sera sĂ©parĂ©e de sa moisson. Par qui ? Par Dieu lui-mĂȘme, qui ne permet pas que l’on s’oppose, plus qu’il n’est utile, au triomphe de sa volontĂ© d’amour.

181.7 – Mais si tu admets que les coupables sont toujours Satan et ses adeptes
 il me semble que la responsabilitĂ© du disciple en est amoindrie, objecte Matthieu.

– Ne pense pas cela. Si le Mal existe, le Bien existe aussi, et l’homme a la facultĂ© de discerner, donc la libertĂ© de choisir.

– Tu dis que Dieu ne permet pas que l’on s’oppose, plus qu’il n’est utile, au triomphe de sa volontĂ© d’amour. Donc cette erreur elle-mĂȘme est utile, s’il la permet, et elle sert au triomphe de la volontĂ© divine, ajoute Judas.

– Et tu en dĂ©duis, comme Matthieu, que cela justifie le crime du disciple. Dieu avait créé le lion sans fĂ©rocitĂ© et le serpent sans venin. Maintenant, l’un est fĂ©roce, l’autre est venimeux. Mais Dieu les a sĂ©parĂ©s de l’homme pour cette raison. MĂ©dite lĂ -dessus et fais-en l’application. »

Annotation

En cette belle pĂ©riode oĂč les Ă©pis de blĂ©s se forment, je veux vous proposer une parabole empruntĂ©e au grain de blĂ©. Ecoutez. La parabole du bon grain et de l'ivraie est rapportĂ©e briĂšvement par Matthieu 13,24-30 (voir ci-dessous). Au EMV 575.7 JĂ©sus rappelle cette parabole Ă  Jean et Jacques.

A la fin du mois de TĂ©bet, le grain germa, et l’on vit apparaĂźtre le vert tendre des petites herbes qui pointaient Ă  peine. À la fin du mois de TĂ©bet: dĂ©but janvier; Shebat correspond Ă  janvier/fĂ©vrier, Adar Ă  fĂ©vrier/mars. Voir le calendrier pour les mois et les explications donnĂ©es ici pour l'annĂ©e.

On vit alors que le vert n’était pas que du grain, mais qu’il y avait aussi de l’ivraie bien enroulĂ©e avec ses vrilles fines et tenaces sur les tiges du blĂ©. L’ivraie a pour nom botanique Lolium, proche de l’italien Loglio qu’emploie Maria Valtorta. Cependant la Vulgate emploie le mot Zizania (d’oĂč vient l’expression semer la zizanie). En latin ce terme peut ĂȘtre gĂ©nĂ©rique et dĂ©signer une mauvaise herbe conformĂ©ment Ă  son sens syriaque (Zizon) d’oĂč il vient. Les agronomes appellent "adventices" ces plantes malvenues et invasives. Voir le commentaire du chapitre 181 sur maria-valtorta.org (Pro e contro Maria Valtorta, La disputa tra Mir et Gregori, page 189 et suivantes).

Il y avait aussi de l’ivraie bien enroulĂ©e avec ses vrilles fines et tenaces sur les tiges du blĂ©. Dans les "mauvaises herbes" que JĂ©sus cite par la suite, plusieurs plantes portent des vrilles comme le liseron ou la cuscute de Palestine. On comprend que JĂ©sus demande Ă  ne pas les arracher de peur d’arracher, en mĂȘme temps, le bon grain.

L’ennemi veille pour la rendre nuisible, car la farine de grain mĂ©langĂ©e Ă  de la farine d’ivraie donne un pain amer et nocif pour les intestins. (...) VoilĂ  que, jetĂ©es par l’ennemi, toutes les autres semences y germent : voici les orties, le chiendent, la cuscute, le liseron, voici enfin la ciguĂ« et les herbes toxiques. La cuscute a des propriĂ©tĂ©s laxatives et le liseron est un purgatif doux. La farine de l’ivraie commune, une graminĂ©e, mĂ©langĂ©e en petite quantitĂ© Ă  la farine de blĂ©, empĂȘche l’action de la levure. S’agissant des troubles intestinaux Ă©voquĂ©s par JĂ©sus, il doit s’agir de la cuscute ou du liseron ou d’un genre d’ivraie distinct de la graminĂ©e commune qui sert parfois de plante fourragĂšre.

Ceux-ci atteindront, comme l’annoncent les prophĂštes, la perfection du scandale et de l’abomination dans toute leur activitĂ© terrestre. Comme l'annoncent par exemple: Daniel 9,27 ; 11, 31.36; 12,11.

Dn 9, 27 : Il conclura une alliance ferme avec un grand nombre pendant une semaine ; et, au milieu de la semaine, il fera cesser le sacrifice et l'oblation, et sur l'aile des abominations viendra un dévastateur, et cela jusqu'à ce que la destruction et ce qui a été décrété se répandent sur le dévasté.

Nous n'avons pas retrouvé de versets probants aux autres références indiquées.

Dn 11, 31.36 : Des troupes envoyées par lui se tiendront là ; elles profaneront le sanctuaire, la forteresse ; elles feront cesser le sacrifice perpétuel et dresseront l'abomination du dévastateur.

Dn 12, 11 : Depuis le temps oĂč sera interrompu le sacrifice perpĂ©tuel, et oĂč sera dressĂ©e l'abomination du dĂ©vastateur, il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours.

Voici donc le sens universel : Jésus avait déjà commenté le sens de la Parabole dans sa catéchÚse du 27 octobre 1943.

Vous vous demandez : “ Mais, dans la masse des disciples, il peut donc y avoir des traĂźtres ? ” Voir le chapitre prĂ©cĂ©dent, en EMV 180.8. La trahison d’un disciple de Jean-Baptiste, cause de l’arrestation du prophĂšte, provoque un grand Ă©moi.

VoilĂ  que, jetĂ©es par l’ennemi, toutes les autres semences y germent : voici les orties, le chiendent, la cuscute, le liseron, voici enfin la ciguĂ« et les herbes toxiques. La cuscute de Palestine (cuscuta palaestina), est un parasite qui entoure les plantes grĂące Ă  de nombreux suçoirs. Voir les connaissances botaniques remarquables.

Avez-vous déjà vu comme elles sont belles, avec leurs petites fleurs qui deviennent autant de petites boules blanches, rouges, bleu-violet ? Des boules rouges : Exemple de la Douce-amÚre ou Morelle douce-amÚre (Solanum dulcamara). Ses baies provoqueraient douleurs abdominales, vomissements et céphalées. Elles se rencontrent en Eurasie méridionale.

Des boules bleu-violet : C’est le cas de la corroyĂšre Ă  feuilles de myrte (corriara myrtifolia). Ses fruits, de couleur bleu-violet, sont appĂ©tissants, mais provoquent des intoxications alcooliques dans les troupeaux qui les mangent. Ils peuvent se montrer mortels dans certaines conditions. La plante n’est cependant commune que dans la partie ouest de la mĂ©diterranĂ©e. Cela peut ĂȘtre aussi le cas de la bryone dioĂŻque (Bryonia dioica). Plante grimpante par ses vrilles, elle peut provoquer par simple contact cutanĂ© des dermites, plus ou moins irritĂ©es. L'ingestion de parties de la plante (baies, racine) provoque des vomissements, de la diarrhĂ©e et peut avoir des consĂ©quences graves (dĂ©lire, crampes
). L'absorption de quelques dizaines de baies, attrayantes par leur couleur, suffirait Ă  provoquer la mort d'un enfant.

Les bons croient les autres aussi bons qu’eux-mĂȘmes ! Ah, quelle vĂ©ritĂ© qui Ă©lĂšve le maĂźtre et condamne celui qui le trahit ! Lors de la relecture du tapuscrit fait par le PĂšre Migliorini, Maria Valtorta note Ă  cet endroit : "Travailler pour racheter avec bontĂ©, travailler sans espoirs et sans illusions, par pur dĂ©sir de faire son devoir jusqu’à l'extrĂȘme, travailler pour que les autres ne se rendent pas compte que celui-lĂ  est un mauvais, pour qu'ils ne le haĂŻssent pas ... Quelle divine leçon donne le MaĂźtre Divin aux guides spirituels et Ă  tous les chrĂ©tiens !"

"Dieu ne permet pas que l'on s'oppose, plus qu'il n'est utile, au triomphe de sa volonté d'amour". Sur un feuillet inséré dans la copie dactylographiée, Maria Valtorta a écrit :

"Dieu a donné à l'homme l'intellect pour comprendre, la raison pour se guider en tant que créature raisonnable, la conscience pour conseiller, la loi pour savoir comment se réguler, la liberté de mériter ce qu'il veut mériter : Dieu et la gloire, ou l'Enfer et la damnation.

En outre, Il lui a donnĂ© la grĂące ou la prĂ©destination Ă  la grĂące afin qu’elle soit un stimulus ou un moyen, d'Ă©lever les choses Ă©numĂ©rĂ©es ci-dessous Ă  un niveau capable de lui donner saintement le goĂ»t du surnaturel et de Dieu.

Maintenant, dans l'homme intelligent, raisonnable, conscient, libre, et surtout instruit dans la Foi, connaissant sa fin derniĂšre et la Loi divine, il ne devrait y avoir que des actions telles que la Loi le prescrit et la connaissance de la fin nous incite Ă  pratiquer, alors mĂȘme que la raison et la conscience les indiquent comme bonnes Ă  tous, mĂȘme Ă  ceux qui ne connaissent pas la religion rĂ©vĂ©lĂ©e, afin d'obtenir la rĂ©compense Ă©ternelle que l'intellect humain, d’autant plus quand il est Ă©clairĂ© par la GrĂące, sont infiniment supĂ©rieur Ă  toutes les conceptions qu’un croyant peut imaginer.

Mais il arrive parfois que l'homme, agissant contre la raison, fasse de sa liberté un joug du plus cruel des esclavages : celui du diable et du péché, préférant le Mal au Bien.

MĂȘme si Dieu permet que l'homme accomplisse ce qu'il choisit de son plein grĂ© d'accomplir, et cela pour le jauger et le confirmer en grĂące ou bien juger qu'il mĂ©rite un chĂątiment, rien n'amoindrit la culpabilitĂ© de l'homme. Car, s'il est vrai que l'homme, Ă  l'incitation de Dieu ou Ă  l'instigation de Satan, peut faire le bien ou le mal, il n'en reste pas moins vrai que l'homme devrait suivre Dieu seul et ses invitations d'amour, car c'est de lui qu'il a reçu tous ces dons naturels, moraux et surnaturels capables de faire de lui un enfant de Dieu, hĂ©ritier du Royaume."

Evangile de Matthieu 13, 23-30 ; 36-43

Mt 13, 23-30 ; Mt 13, 36-43 : Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit Ă  raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. » Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable Ă  un homme qui a semĂ© du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blĂ© et s’en alla. Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maĂźtre vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semĂ© dans ton champ ? D’oĂč vient donc qu’il y a de l’ivraie ?” Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?” Il rĂ©pond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blĂ© en mĂȘme temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brĂ»ler ; quant au blĂ©, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.” »

Alors, laissant les foules, il vint Ă  la maison. Ses disciples s’approchĂšrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » Il leur rĂ©pondit : « Celui qui sĂšme le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L’ennemi qui l’a semĂ©e, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. De mĂȘme que l’on enlĂšve l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il Ă  la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlĂšveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; ils les jetteront dans la fournaise : lĂ , il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur PĂšre. Celui qui a des oreilles, qu’il entende !

EMV 181.3 · Tome 3, p. 188

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Voir dans son contexte

Citation

Maintenant, rĂ©flĂ©chissez en votre for intĂ©rieur : combien de fois et avec quelle abondance l’Ennemi sĂšme-t-il dans vos cƓurs ? Et comprenez comme il faut veiller avec patience et constance afin que peu d’ivraie se mĂ©lange au grain choisi. Le sort de l’ivraie, c’est de brĂ»ler. Voulez-vous brĂ»ler ou devenir citoyens du Royaume ? Vous dites que vous voulez ĂȘtre citoyens du Royaume. Eh bien, sachez l’ĂȘtre ! Le bon Dieu vous donne la Parole. L’ennemi veille pour la rendre nuisible, car la farine de grain mĂ©langĂ©e Ă  de la farine d’ivraie donne un pain amer et nocif pour les intestins. S’il y a de l’ivraie dans votre Ăąme, sachez, par votre bonne volontĂ©, la mettre Ă  part pour la jeter, afin de ne pas ĂȘtre indignes de Dieu. Allez, mes enfants, que la paix soit avec vous.

Détail

Jésus vient de donner la parabole du bon grain et de l'ivraie.

EMV 181.3 · Tome 3, p. 188

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Voir dans son contexte

Citation

Comprenez comme il faut veiller avec patience et constance afin que peu d’ivraie se mĂ©lange au grain choisi. Le sort de l’ivraie, c’est de brĂ»ler. Voulez-vous brĂ»ler ou devenir citoyens du Royaume ? Vous dites que vous voulez ĂȘtre citoyens du Royaume. Eh bien, sachez l’ĂȘtre !

EMV 181.3 · Tome 3, p. 188

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Voir dans son contexte

Citation

Le bon Dieu vous donne la Parole. L’ennemi veille pour la rendre nuisible, car la farine de grain mĂ©langĂ©e Ă  de la farine d’ivraie donne un pain amer et nocif pour les intestins. S’il y a de l’ivraie dans votre Ăąme, sachez, par votre bonne volontĂ©, la mettre Ă  part pour la jeter, afin de ne pas ĂȘtre indignes de Dieu.

EMV 181.5-7 · Tome 3, p. 189-192

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Voir dans son contexte

Citation

181.5 VoilĂ  donc le sens universel. Mais pour vous, il y en a un autre qui rĂ©pond Ă  des questions que vous vous ĂȘtes posĂ©es plusieurs fois, en particulier depuis hier soir. Vous vous demandez : “ Mais, dans la masse des disciples, il peut donc y avoir des traĂźtres ? ” et en votre cƓur vous frĂ©missez d’horreur et de peur. Il peut y en avoir. Il y en a certainement.

Le semeur rĂ©pand le bon grain. Dans ce cas, plus que rĂ©pandre on pourrait dire : “ choisit ”, car le MaĂźtre, que ce soit moi ou Jean-Baptiste, avait choisi ses disciples. Comment donc se sont-ils dĂ©voyĂ©s ? Non, ce n’est pas cela qu’il faut dire. Je me suis mal exprimĂ© en parlant de “ semence ” pour les disciples. Vous pourriez mal comprendre. Mieux vaut dire : “ champ ”. Autant de disciples autant de champs, choisis par le MaĂźtre pour former l’aire du Royaume de Dieu, les biens de Dieu. Le MaĂźtre ne mĂ©nage pas ses efforts pour les cultiver afin qu’ils produisent cent pour cent. Il leur procure tous les soins nĂ©cessaires. Avec patience. Avec amour. Avec sagesse. Avec effort. Avec constance. Il voit aussi leurs mauvaises tendances, leur ariditĂ© et leur aviditĂ©. Il voit leurs entĂȘtements et leurs faiblesses. Mais il espĂšre toujours, et il fortifie son espĂ©rance par la priĂšre et la pĂ©nitence, car il veut les amener Ă  la perfection.

Mais les champs sont ouverts. Ce ne sont pas des jardins bien clos, entourĂ©s de murailles, dont le maĂźtre est le seul propriĂ©taire et oĂč il est seul Ă  pouvoir entrer. Ils sont ouverts, placĂ©s au milieu du monde, dans le monde. Tous peuvent s’en approcher, tous peuvent y pĂ©nĂ©trer. Tous et tout. Ah ! Il n’y a pas que de l’ivraie comme mauvaise semence ! L’ivraie, ce pourrait ĂȘtre le symbole de la lĂ©gĂšretĂ© amĂšre de l’esprit du monde. Mais voilĂ  que, jetĂ©es par l’ennemi, toutes les autres semences y germent : voici les orties, le chiendent, la cuscute, le liseron, voici enfin la ciguĂ« et les herbes toxiques. Pourquoi ? Pourquoi ? De quoi s’agit-il ?

Les orties, ce sont les esprits piquants, indomptables, qui blessent par surabondance de venin et causent tant de dĂ©sagrĂ©ment. Le chiendent, ce sont les parasites qui Ă©puisent le maĂźtre et qui ne savent que ramper et sucer, profitant de son travail et faisant du tort aux personnes de bonne volontĂ© qui tireraient vraiment davantage de fruit si le maĂźtre n’était pas troublĂ© et dĂ©rangĂ© par les soins qu’exige le chiendent. Le liseron inerte, ce sont ceux qui ne s’élĂšvent de terre qu’en profitant des autres. Les cuscutes, ce sont ceux qui causent du tourment sur le chemin dĂ©jĂ  pĂ©nible du maĂźtre et pour les disciples fidĂšles qui le suivent. Ils s’accrochent, s’enfoncent, dĂ©chirent, griffent, crĂ©ent mĂ©fiance et souffrance. Quant aux herbes toxiques, ce sont les disciples criminels, ceux qui en arrivent Ă  trahir et Ă  Ă©teindre la vie comme la ciguĂ« et les autres plantes vĂ©nĂ©neuses. Avez-vous dĂ©jĂ  vu comme elles sont belles, avec leurs petites fleurs qui deviennent autant de petites boules blanches, rouges, bleu-violet ? Qui pourrait croire que cette corolle Ă©toilĂ©e, blanche ou Ă  peine rosĂ©e, avec son petit cƓur d’or, qui pourrait croire que ces coraux multicolores si semblables aux autres baies qui font les dĂ©lices des oiseaux et des enfants peuvent, une fois arrivĂ©s Ă  maturitĂ©, donner la mort ? Personne. Et les innocents se font piĂ©ger. Ils les croient bons comme eux-mĂȘmes
 ils les cueillent et en meurent.

Les bons croient les autres aussi bons qu’eux-mĂȘmes ! Ah, quelle vĂ©ritĂ© qui Ă©lĂšve le maĂźtre et condamne celui qui le trahit ! Comment ? La bontĂ© ne dĂ©sarme-t-elle pas ? Ne rend-elle pas inoffensif l’homme malveillant ? Non. Elle ne le rend pas tel, car l’homme tombĂ©, devenu la proie de l’Ennemi, est insensible Ă  tout ce qui est supĂ©rieur. A ses yeux, tout ce qui est supĂ©rieur change d’aspect. La bontĂ© devient une faiblesse qu’il est permis de fouler aux pieds et qui exacerbe sa malveillance comme, chez un fauve, la volontĂ© d’égorger est exacerbĂ©e par l’odeur du sang. Le maĂźtre lui-mĂȘme est toujours un innocent
 et il laisse le traĂźtre l’empoisonner car il ne veut et ne peut laisser penser aux autres qu’un homme puisse ĂȘtre le meurtrier d’un innocent.

181.6 les ennemis viennent chez les disciples, ces champs du MaĂźtre. Ils sont trĂšs nombreux. Le premier, c’est Satan. Les autres, ses serviteurs, Ă  savoir les hommes, les passions, le monde et la chair. Pour eux, le disciple le plus facile Ă  atteindre est celui qui ne reste pas tout prĂšs du MaĂźtre, mais qui se tient Ă  mi-chemin entre le MaĂźtre et le monde. Il ne sait pas et ne veut pas se sĂ©parer de ce qui est jouissance, pour ĂȘtre tout entier Ă  celui qui l’amĂšne Ă  Dieu. Les dĂ©mons rĂ©pandent sur lui leurs semences : l’or, la puissance, la femme, l’orgueil, la peur d’ĂȘtre mal jugĂ© par le monde, l’esprit d’arrivisme. “ Les grands sont les plus forts. Je les sers pour m’en faire des amis. ” C’est ainsi qu’on devient criminel et qu’on se damne pour ces misĂ©rables vanitĂ©s


Pourquoi le MaĂźtre, qui voit l’imperfection de son disciple, mĂȘme s’il ne veut pas se rendre Ă  la pensĂ©e : “ Celui-ci me donnera la mort ”, ne le renvoie-t-il pas immĂ©diatement de sa suite ? C’est ce que vous vous demandez.

Parce qu’il est inutile de le faire. S’il le faisait, cela ne l’empĂȘcherait pas de l’avoir pour ennemi, doublement ennemi et d’autant plus acharnĂ©, Ă  cause de la rage ou de la douleur d’ĂȘtre dĂ©couvert ou d’ĂȘtre chassĂ©. La douleur, oui, car parfois le disciple ne se rend pas compte qu’il est mauvais. L’Ɠuvre du dĂ©mon est tellement subtile qu’il ne le remarque pas. Il devient un dĂ©mon sans soupçonner qu’il subit cette transformation. La rage aussi, oui : il enrage d’ĂȘtre connu pour ce qu’il est quand il est conscient de l’action en lui de Satan et de ses adeptes, autrement dit de ceux qui profitent des faiblesses du faible pour lui faire supprimer le saint qui les offense, quand ils comparent sa bontĂ© Ă  leur propre noirceur.

Quant au saint, il prie et s’abandonne Ă  Dieu. “ Que soit fait ce que tu permets qu’il se fasse ”, dit-il. Il ajoute seulement cette rĂ©serve : “ pourvu que cela serve Ă  tes fins. ” Le saint sait que l’heure viendra oĂč la mauvaise ivraie sera sĂ©parĂ©e de sa moisson. Par qui ? Par Dieu lui-mĂȘme, qui ne permet pas que l’on s’oppose, plus qu’il n’est utile, au triomphe de sa volontĂ© d’amour.

181.7 – Mais si tu admets que les coupables sont toujours Satan et ses adeptes
 il me semble que la responsabilitĂ© du disciple en est amoindrie, objecte Matthieu.

– Ne pense pas cela. Si le Mal existe, le Bien existe aussi, et l’homme a la facultĂ© de discerner, donc la libertĂ© de choisir.

– Tu dis que Dieu ne permet pas que l’on s’oppose, plus qu’il n’est utile, au triomphe de sa volontĂ© d’amour. Donc cette erreur elle-mĂȘme est utile, s’il la permet, et elle sert au triomphe de la volontĂ© divine, ajoute Judas.

– Et tu en dĂ©duis, comme Matthieu, que cela justifie le crime du disciple. Dieu avait créé le lion sans fĂ©rocitĂ© et le serpent sans venin. Maintenant, l’un est fĂ©roce, l’autre est venimeux. Mais Dieu les a sĂ©parĂ©s de l’homme pour cette raison. MĂ©dite lĂ -dessus et fais-en l’application.

Détail

Jésus vient de donner la parabole du bon grain et de l'ivraie, ainsi que son sens universel. Puis il revient sur la trahison de Jean-Baptiste par l'un de ses disciples.

Annotation

Vous vous demandez : “ Mais, dans la masse des disciples, il peut donc y avoir des traĂźtres ? ” Voir le chapitre prĂ©cĂ©dent, en EMV 180.8. La trahison d’un disciple de Jean-Baptiste, cause de l’arrestation du prophĂšte, provoque un grand Ă©moi.

Les bons croient les autres aussi bons qu’eux-mĂȘmes ! Ah, quelle vĂ©ritĂ© qui Ă©lĂšve le maĂźtre et condamne celui qui le trahit ! Lors de la relecture du tapuscrit fait par le PĂšre Migliorini, Maria Valtorta note Ă  cet endroit : "Travailler pour racheter avec bontĂ©, travailler sans espoirs et sans illusions, par pur dĂ©sir de faire son devoir jusqu’à l'extrĂȘme, travailler pour que les autres ne se rendent pas compte que celui-lĂ  est un mauvais, pour qu'ils ne le haĂŻssent pas ... Quelle divine leçon donne le MaĂźtre Divin aux guides spirituels et Ă  tous les chrĂ©tiens !"

"Dieu ne permet pas que l'on s'oppose, plus qu'il n'est utile, au triomphe de sa volonté d'amour". Sur un feuillet inséré dans la copie dactylographiée, Maria Valtorta a écrit :

"Dieu a donné à l'homme l'intellect pour comprendre, la raison pour se guider en tant que créature raisonnable, la conscience pour conseiller, la loi pour savoir comment se réguler, la liberté de mériter ce qu'il veut mériter : Dieu et la gloire, ou l'Enfer et la damnation.

En outre, Il lui a donnĂ© la grĂące ou la prĂ©destination Ă  la grĂące afin qu’elle soit un stimulus ou un moyen, d'Ă©lever les choses Ă©numĂ©rĂ©es ci-dessous Ă  un niveau capable de lui donner saintement le goĂ»t du surnaturel et de Dieu.

Maintenant, dans l'homme intelligent, raisonnable, conscient, libre, et surtout instruit dans la Foi, connaissant sa fin derniĂšre et la Loi divine, il ne devrait y avoir que des actions telles que la Loi le prescrit et la connaissance de la fin nous incite Ă  pratiquer, alors mĂȘme que la raison et la conscience les indiquent comme bonnes Ă  tous, mĂȘme Ă  ceux qui ne connaissent pas la religion rĂ©vĂ©lĂ©e, afin d'obtenir la rĂ©compense Ă©ternelle que l'intellect humain, d’autant plus quand il est Ă©clairĂ© par la GrĂące, sont infiniment supĂ©rieur Ă  toutes les conceptions qu’un croyant peut imaginer.

Mais il arrive parfois que l'homme, agissant contre la raison, fasse de sa liberté un joug du plus cruel des esclavages : celui du diable et du péché, préférant le Mal au Bien.

MĂȘme si Dieu permet que l'homme accomplisse ce qu'il choisit de son plein grĂ© d'accomplir, et cela pour le jauger et le confirmer en grĂące ou bien juger qu'il mĂ©rite un chĂątiment, rien n'amoindrit la culpabilitĂ© de l'homme. Car, s'il est vrai que l'homme, Ă  l'incitation de Dieu ou Ă  l'instigation de Satan, peut faire le bien ou le mal, il n'en reste pas moins vrai que l'homme devrait suivre Dieu seul et ses invitations d'amour, car c'est de lui qu'il a reçu tous ces dons naturels, moraux et surnaturels capables de faire de lui un enfant de Dieu, hĂ©ritier du Royaume."