EMV 90.2.3.5 · Tome 2
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
90.2 Marie, femme d’Alphée, entre tout doucement :
« Déjà au travail ?
– Oui, je fais le pain et, regarde, les galettes au miel qu’il aime tellement.
– Occupe-toi d’elles. Il y a beaucoup de pâte pour le pain. Je vais te la pétrir. »
Marie, femme d’Alphée, robuste et d’allure plus populaire, pétrit énergiquement son pain, tandis que Marie mélange miel et beurre pour ses gâteaux et en fait des petits ronds qu’elle dépose sur une plaque.
« Je ne sais comment faire pour prévenir Jude... Jacques n’ose pas... et les autres... »
Marie, femme d’Alphée, soupire.
« Aujourd’hui viendra Simon Pierre. Il vient toujours le surlendemain du sabbat avec du poisson. Nous l’enverrons trouver Jude.
– S’il veut bien y aller...
– Oh ! Simon ne me dit jamais non.
(...) [Le Christ rejoint les deux femmes]
Jésus se penche pour donner un baiser à sa Mère.
Il caresse aussi l’autre Marie, qui rentre, toute rouge d’avoir allumé le four.
« Il faudra prévenir Jude. »
C’est la préoccupation de Marie, femme d’Alphée.
« Ce ne sera pas nécessaire, Jude sera ici, aujourd’hui.
– Comment le sais-tu ? »
Jésus sourit et se tait.
(...) Il se passe quelque temps et, pendant l’attente, Marie, femme d’Alphée, dit :
« Tu n’as pas fini ce travail à temps.
– Je l’aurai vite fini. Et mon Jésus y trouvera quelque fraîcheur sans avoir un poids sur la tête. » (...)
90.5 La voix rauque de Pierre se fait entendre de dehors :
« Voici le pauvre Simon qui apporte ses salutations et... »
Il est entré et est resté pétrifié.
Mais ensuite, il lance à terre le panier rond qu’il portait sur le dos et se jette lui-même par terre en disant :
« Ah ! Seigneur éternel ! Mais... Non, tu n’aurais pas dû me faire cela, Maître ! Etre ici... et ne rien faire savoir au pauvre Simon ! Que Dieu te bénisse, Maître ! Ah, comme je suis heureux ! Je n’en pouvais plus de rester sans toi ! »
Et il lui caresse la main, sans écouter Jésus qui lui dit :
« Relève-toi, Simon. Relève-toi donc !
– Je me lève, oui. Pourtant... Dis donc, toi, mon garçon ! (Le garçon, c’est Jean). Toi, au moins, tu pouvais courir m’avertir ! Maintenant, file tout de suite à Capharnaüm, pour l’apprendre aux autres... et d’abord dans la maison de Jude. Ton fils va arriver, femme. Vite ! Imagine-toi que tu es un lièvre avec des chiens à tes trousses. »
Jean part en riant.