EMV 83.6 · Tome 2
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
Je suis venu pour ceux qui souffrent, mais je ne force pas les confidences. Le chagrin a sa pudeur...
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 83.6 · Tome 2
Je suis venu pour ceux qui souffrent, mais je ne force pas les confidences. Le chagrin a sa pudeur...
EMV 83.7 · Tome 2
83.7 Jésus dit ensuite [après la vision de l'EMV 83] :
« Petit Jean, que de fois j’ai pleuré, le visage contre terre, pour les hommes ! Et vous, vous voudriez souffrir moins que moi ?
Même pour vous, les bons sont dans la proportion qu’il y avait entre les bons et Judas. Et plus un homme est bon, plus il doit souffrir. Mais, pour vous aussi – et je le dis spécialement pour ceux qui sont préposés au soin des coeurs –, il est nécessaire de s’instruire en étudiant Judas. Tous, vous êtes des “ Pierre ”, vous, les prêtres, et vous devez lier et délier. Mais de quel esprit d’observation vous devez faire preuve, quelle fusion avec Dieu vous devez avoir, quelle étude éveillée, quelles comparaisons avec la méthode de votre Maître doivent être les vôtres, pour lui ressembler, comme vous le devez !
Ce que je mets en lumière semblera à certains inutile, humain, impossible. Ceux-là ont l’habitude de nier les phases humaines de la vie de Jésus et se font de moi une idée tellement en dehors de la vie humaine qu’elle n’est plus que divine. Dans ce cas, où est la très sainte Humanité, le sacrifice fait par la deuxième Personne de la trinité en revêtant une chair ? Ah ! J’étais réellement l’Homme parmi les hommes. J’étais l’Homme et c’est pourquoi je souffrais de voir le traître et les ingrats. C’est pourquoi aussi je me réjouissais de l’amour de ceux qui m’aimaient ou se convertissaient à moi. C’est pour cela que je frémissais et pleurais devant le cadavre spirituel de Judas. J’ai frémi et pleuré devant un ami mort, mais je savais que j’allais le rappeler à la vie et je me réjouissais de voir déjà son âme dans les limbes. Mais là... j’avais en face de moi le démon. Et je ne dis rien de plus.
Toi, Jean, suis-moi. Faisons encore ce don aux hommes. Et puis... Bienheureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et s’efforcent de la mettre en pratique. Bienheureux ceux qui veulent me connaître pour m’aimer. En eux et pour eux, je serai bénédiction. »
EMV 83.7 · Tome 2
Ce que je mets en lumière semblera à certains inutile, humain, impossible. Ceux-là ont l’habitude de nier les phases humaines de la vie de Jésus et se font de moi une idée tellement en dehors de la vie humaine qu’elle n’est plus que divine. Dans ce cas, où est la très sainte Humanité, le sacrifice fait par la deuxième Personne de la trinité en revêtant une chair ? Ah ! J’étais réellement l’Homme parmi les hommes. J’étais l’Homme et c’est pourquoi je souffrais de voir le traître et les ingrats. C’est pourquoi aussi je me réjouissais de l’amour de ceux qui m’aimaient ou se convertissaient à moi. C’est pour cela que je frémissais et pleurais devant le cadavre spirituel de Judas. J’ai frémi et pleuré devant un ami mort, mais je savais que j’allais le rappeler à la vie et je me réjouissais de voir déjà son âme dans les limbes. Mais là... j’avais en face de moi le démon. Et je ne dis rien de plus.
Toi, Jean, suis-moi. Faisons encore ce don aux hommes. Et puis... Bienheureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et s’efforcent de la mettre en pratique. Bienheureux ceux qui veulent me connaître pour m’aimer. En eux et pour eux, je serai bénédiction. »
EMV 84.3 · Tome 2
– (...) Qui attendons-nous, nous le peuple d’Israël, si ce n’est toi ?
– Et tu crois que c’est moi, l’Attendu ?
– Simon ne m’a jamais menti, et ce n’est pas un garçon qui s’exalte pour des nuées mensongères. L’âge et la souffrance l’ont mûri comme un sage. Et puis... même s’il ne t’avait pas connu dans la réalité de ton être, tes oeuvres auraient parlé et t’auraient proclamé “ Saint ”. Qui fait les oeuvres de Dieu doit être un homme de Dieu. Or toi, tu les fais. Et tu les accomplis de telle façon qu’elles proclament que tu es bien l’Homme de Dieu. Lui, mon ami, est venu à toi, attiré par ta renommée de thaumaturge, et il a obtenu le miracle. Et je sais que ton chemin est marqué par d’autres miracles. Pourquoi donc ne pas croire que tu es l’Attendu ? Ah ! Il est si doux de croire à ce qui est bon ! Il nous faut feindre de croire bonnes tant de choses qui ne le sont pas, par amour de la paix ou parce qu’on n’y peut rien changer. Il nous faut montrer que nous croyons à tant de paroles rusées qui paraissent flatteries, louanges, gentillesses, et sont au contraire sarcasme et blâme, venin couvert de miel, tout en sachant ce qu’il en est réellement... Il faut bien s’y plier parce que... on ne peut pas faire autrement et que nous sommes faibles contre tout un monde qui est puissant, et que nous sommes seuls contre tout un monde qui nous est ennemi... Dès lors, pourquoi avoir de la difficulté à croire ce qui est bon ? D’ailleurs, les temps sont mûrs et les signes des temps existent. Ce qui pourrait encore manquer pour affermir notre foi et la mettre à l’abri du doute, cela nous est apporté par notre volonté de croire et d’apaiser notre coeur dans la certitude que l’attente est finie et que le Rédempteur est là, que le Messie existe... Celui qui rendra la paix à Israël et aux enfants d’Israël. Celui qui... nous assurera un trépas tranquille dans la certitude d’être rachetés et nous fera vivre sans ce souci nostalgique pour nos morts... Ah, les morts ! Pourquoi les pleurer sinon parce que, n’ayant plus leurs enfants, ils n’ont pas encore le Père et Dieu ?
– Il y a longtemps que ton père est mort ?
– Trois ans, et sept qu’est morte ma mère... Mais je ne les regrette plus depuis quelque temps... Moi aussi, je voudrais être là où j’espère qu’ils sont en attendant le Ciel.
– Dans ce cas, tu n’aurais pas comme hôte le Messie.
– C’est vrai. Maintenant je suis plus favorisé qu’eux parce que je te possède... et cette joie donne la paix à mon coeur.
Lazare dit à Jésus :
EMV 84.5 · Tome 2
– Je mets en oeuvre l’amour et la miséricorde.
EMV 84.6 · Tome 2
Je veux que tu m’enseignes, toi qui n’es pas un rabbi, mais le Verbe sage et divin.
EMV 85.3 · Tome 2
Beaucoup d’entre vous vénèrent Jean-Baptiste. Lui aussi le vénère et l’appelle “ le saint, pareil à Elie pour sa mission, mais encore plus grand qu’Elie. ” Donc, si tel est Jean-Baptiste, il ne peut être que le Messie, celui que Jean-Baptiste appelle “ l’Agneau de Dieu ” en jurant qu’en raison de sa sainteté, il l’a vu couronné du Feu de l’Esprit de Dieu, tandis qu’une voix venue du Ciel le proclamait : “ Fils bien-aimé de Dieu qu’il faut écouter ” ...
C'est Judas qui parle à des gens du Temple.
EMV 85.6 · Tome 2
« Où allons-nous ?
– Retrouver Jean. A cette heure de chaleur, il sera à la maison de l’Oliveraie. »
Ils s’y rendent rapidement, en cherchant de l’ombre par les rues que chauffe un soleil ardent. Ils dépassent le faubourg poussiéreux, traversent la Porte des Remparts, sortent dans la campagne éblouissante, puis vont de là à l’oliveraie, et enfin à la maison.
Dans la cuisine fraîche et sombre grâce à la toile qui couvre la porte, se trouve Jean. Il sommeille, et Jésus l’appelle :
« Jean !
– Toi, Maître ? Je t’attendais ce soir.
– Je suis venu plus tôt. Comment t’es-tu occupé, Jean ?
– Comme un agneau qui a perdu son berger. Je parlais à tout le monde de toi, parce que parler de toi, c’était déjà un peu comme si tu étais là. J’ai parlé à certains parents, à des connaissances, à des étrangers. A Hanne, aussi... Et à un estropié dont je me suis fait un ami avec trois deniers. On me les avait donnés et je les lui ai offerts. Et encore à une pauvre femme de l’âge de ma mère, qui pleurait dans un groupe de femmes sur le pas d’une porte.
Je lui ai demandé : “ Pourquoi pleures-tu ? ”
Elle m’a répondu : “ Le médecin m’a déclaré : ‘ Ta fille est phtisique. Résigne-toi. Elle mourra au début d’octobre. ’ Je n’ai qu’elle : elle est belle, bonne, elle a quinze ans. Elle devait se marier au printemps, et au lieu du coffre de noces, c’est sa tombe que je dois préparer. ”
Je lui ai dit : “ Je connais un Médecin qui peut te la guérir, si tu as la foi. ” – “ Plus personne ne peut la guérir. Trois médecins l’ont vue. Elle crache déjà du sang. ”
“ Le mien, ai-je dit, n’est pas un médecin comme les tiens. Il ne soigne pas au moyen de remèdes, mais par sa puissance. C’est le Messie... ”
Une petite vieille, alors, lui a lancé : “ Oh ! Crois, Elise ! Je connais un aveugle qui a recouvré la vue grâce à lui ! ”
Alors la mère est passée de la défiance à l’espoir et elle t’attend... Ai-je bien agi ? Je n’ai fait que cela.
– Tu as bien agi. Et, ce soir, nous irons chez tes amis. Quant à Judas, tu ne l’as plus vu ?
– Non, Maître. Mais il m’a envoyé de la nourriture et de l’argent que j’ai donnés aux pauvres. Il m’a fait dire de les utiliser à mon gré, car ils étaient à lui.
– C’est vrai. Jean, demain nous partons pour la Galilée...
– J’en suis heureux, Maître. Je pense à Simon Pierre. Comme il doit t’attendre ! Nous passons aussi par Nazareth ?
– Oui, et nous nous y arrêterons pour attendre Pierre, André et ton frère Jacques.
– Oh ! Nous restons en Galilée ?
– Nous y restons quelque temps. »
Jean en est tout heureux. Et tout se termine sur la vision de son bonheur
Simon le Zélote quitte le Temple avec Jésus et demande :
EMV 86.3 · Tome 2
Il n’y a que le péché qui me dégoûte.
Jésus dit :
EMV 86.5 · Tome 2
Si vous saviez ce que c’est pour moi que d’accomplir ma mission et de voir que les coeurs y viennent – c’est-à-dire viennent au Père –, ah ! Comme vous me suivriez toujours davantage spirituellement ! »