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Notes du thème

Jésus-Christ dans L'Evangile tel qu'il m'a été révélé

Page 41 sur 120

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EMV 80.10 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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L’Homme avait remporté la triple victoire. L’Homme savait ce que voulait dire être homme et il avait vaincu. Il était épuisé. Ce combat avait été plus épuisant que le jeûne prolongé... Mais l’esprit dominait... Je crois que les Cieux ont tressailli à mon affirmation complète de créature douée de connaissance. C’est à partir de ce moment, je crois, qu’est venu en moi le pouvoir de faire des miracles. J’avais été Dieu. J’étais devenu l’Homme. Maintenant, triomphant des tendances animales liées à la nature humaine, j’étais devenu l’Homme-Dieu. Je le suis. Et comme Dieu, je puis tout. Comme homme, j’ai l’expérience de tout. Vous aussi, agissez comme moi, si vous voulez faire ce que je fais. Et faites-le en mémoire de moi.

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Après la tentation du Christ par Satan dans l'Évangile :

EMV 80.11 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Les premiers contacts avec le monde m’avaient déjà donné la nausée et découragé. Il est trop laid. Désormais, mon âme s’est nourrie de la moelle du lion : la fusion avec le Père dans l’oraison et la solitude. Je peux retourner dans le monde pour reprendre ma croix, ma première croix de Rédempteur : celle du contact avec le monde, avec le monde où trop rares sont les âmes qui s’appellent Marie, qui s’appellent Jean...

EMV 80.11 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Cet homme [Judas] s’étonnait que j’aie demandé l’aide du Père et que je l’aie prié de ne pas m’induire en tentation. Par conséquent, de ne pas m’abandonner au risque d’une tentation qui dépasserait mes forces.

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A propos de la tentation du Christ et de la phrase : "Ne m'induis pas en tentation".

EMV 81 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus rencontre pour la première fois les bergers Siméon, Matthias, Jean. Il est aussi accompagné du berger Joseph, de Simon le Zélote, et de Jean. D'abord intimidés, les bergers sont vite mis à l'aise et racontent que Jean est incarcéré. Ils pourraient le libérer avec une somme suffisante. Or le groupe a les bijoux d'Aglaé. Judas est envoyé les vendre en compagnie de Jean. Simon le Zélote avoue alors son malaise vis-à-vis de l'Iscariothe.

EMV 81.3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Quand vous le verrez – car vous le verrez encore et le servirez encore, jusqu’à l’heure dite –, assurez-le qu’il n’est pas le dernier dans le coeur du Christ. C’est moins par le sang que par la sainteté qu’il est aimé autant que Jean. Et vous, gardez-en le souvenir. Si l’humilité du saint lui fait proclamer qu’il est “ le dernier ”, la Parole de Dieu le proclame pareil au disciple qui m’est cher. Dites-lui que j’aime Jean parce qu’il porte son nom et que je retrouve en lui les traits de Jean-Baptiste chargé de préparer les âmes au Christ.

– Nous le lui dirons... Mais le verrons-nous encore ?

– Vous le reverrez.

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Omniscience de Jésus. Jésus parle aux disciples de Jean-Baptiste, actuellement emprisonné chez Hérode Antipas.

EMV 82 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus est à Jéricho. Il enseigne à des enfants à être bons envers les animaux et à ne pas être méchants envers eux. Ensuite, Judas rentre, avec Jean, de son entrevue avec Diomède, l'acheteur des bijoux d'Aglaé. Il raconte sa ruse, le fait qu'il a fait passer Jean pour un jeune fiancé, le fait qu'il a fait croire qu'il voulait acheter des bijoux semblables à ceux d'Aglaé pour que le marchand donne son prix. Ensuite, il lui a dit qu'il ne voulait pas acheter, mais vendre, et il a réussi à obtenir douze talents ce qui est considérable. Mais l'apôtre a menti... Jésus lui recommande de ne plus le faire et donne toute la sommes aux disciples de Jean-Baptiste.

EMV 82.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus arrive par une rue et regarde autour de lui, mais il ne voit encore personne. Patiemment, il s’appuie à un tronc d’arbre et il attend. Il trouve moyen de parler aux gamins de la charité qui prend sa source en Dieu et descend du Créateur sur toutes les créatures.

« Ne soyez pas cruels. Pourquoi voulez-vous troubler les oiseaux ? Ils ont leurs nids là-haut. Ils ont leurs petits. Ils ne font de mal à personne. Ils nous réjouissent de leurs chants et nous procurent la propreté en mangeant les restes de l’homme ainsi que les insectes qui nuisent aux moissons et aux fruits. Pourquoi les blesser, les tuer et priver leurs petits de leur père et mère, ou ceux-ci de leurs petits ? Seriez-vous contents de voir entrer un méchant dans votre maison, la démolir, tuer vos parents ou vous emporter loin d’eux ? Non, vous ne le seriez pas. Alors pourquoi faire à ces créatures innocentes ce que vous ne voudriez pas que l’on vous fasse ? Comment pourrez-vous un jour ne pas faire de mal à l’homme si, à votre âge déjà, vous endurcissez votre coeur contre des petites créatures inoffensives et gentilles comme les oiseaux ? Ne savez-vous pas que la Loi dit : “ Aime ton prochain comme toi-même ” ? Celui qui n’aime pas son prochain ne peut pas non plus aimer Dieu. Et celui qui n’aime pas Dieu, comment peut-il aller dans sa Maison et le prier ? Dieu pourrait leur dire – et il le dit dans les Cieux – : “ Va-t’en. Je ne te connais pas. Un fils, toi ? Non, tu n’aimes pas tes frères, tu ne respectes pas en eux le Père qui les a faits. Tu n’es donc ni un frère ni un fils, mais un bâtard, un mauvais fils pour Dieu, un faux frère pour tes frères. ”

Vous voyez comme il aime, lui, le Seigneur éternel ? Aux mois les plus froids, il leur fait trouver des granges bien remplies pour que les oiseaux puissent y abriter leurs petits. Pendant les chaleurs, il leur procure l’ombre des feuilles pour les protéger du soleil. En hiver, dans les champs, le grain est à peine couvert de terre et il leur est facile de trouver les semences et de s’en nourrir. En été, des fruits succulents soulagent leur soif, ils peuvent se bâtir des nids solides et chauds avec les brins de paille et la laine que les troupeaux laissent sur les ronces. Et il est le Seigneur. Vous, petits hommes, qui êtes créés comme des oiseaux par lui et êtes donc les frères de ces petites créatures, pourquoi voulez-vous être différents en vous croyant autorisés à être cruels envers ces petits animaux ? Soyez pour tous miséricordieux en ne privant personne de ce qui lui revient, ni les hommes, vos frères, ni les animaux, vos serviteurs et amis, et Dieu...

– Maître, appelle Simon, Judas arrive !

– ...et Dieu sera miséricordieux envers vous, il vous accordera tout ce qu’il vous faut, comme il le fait pour ces créatures innocentes. Allez et emportez avec vous la paix de Dieu. »

EMV 83 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus est dans la campagne. Il parle avec un paysan qui confie le bien qu'il retire à écouter Jésus (c'est exactement la même chose pour nous qui lisons l'Oeuvre). Jésus parle de la bénédiction de Dieu, ainsi que de la souffrance, du fait qu'elle est expiation et qu'elle est une grâce. Puis, Jean s'en va, et Judas demande à aller à Jérusalem rejoindre un ami. Jésus est dépité par Judas et pleure sans bruit dans un bosquet touffu. Il prie. Finalement, il est rejoint par Simon le Zélote, qui devine sa douleur. Ils parlent de Judas... Et Simon exprime également son désir pour qu'il rencontre Lazare.

EMV 83.3-6 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Le soir descend sur la campagne qui se fait silencieuse. Simon observe le travail des horticulteurs qui arrosent leurs sillons.

83.4 Jésus est resté à sa place quelque temps. Puis il se lève, tourne derrière la maison et s’éloigne dans le verger. Il s’isole. Il va jusqu’à un bosquet touffu où de gros grenadiers sont séparés par des buissons peu élevés qui pourraient bien être des groseilliers. Mais je ne sais rien de précis. Ils n’ont pas de fruits et je connais peu leur feuillage. Jésus se cache là derrière. Il s’agenouille. Il prie... et puis se courbe, le visage contre terre, sur l’herbe et il pleure. C’est du moins ce que ses soupirs profonds et comme entrecoupés me laissent deviner. Ce sont des pleurs découragés, sans sanglots, mais tellement tristes !

Il passe un long moment dans cette attitude. La lumière du crépuscule s’affaiblit, mais il ne fait pas encore assez nuit pour empêcher de voir. Et dans cette faible clarté, on distingue par-dessus un groseillier la vilaine et honnête figure de Simon. Il regarde, cherche des yeux et finit par distinguer la forme toute pelotonnée du Maître, couvert de son manteau bleu foncé qui le fait presque disparaître dans les ombres du sol. On voit à peine sa tête blonde et ses mains jointes en prière qui s’élèvent au-dessus de sa tête appuyée sur ses poignets. Simon le regarde de ses yeux un peu bovins. Aux soupirs que Jésus pousse, il comprend sa tristesse, et sa bouche, aux lèvres épaisses et presque violettes, s’ouvre :

« Maître ! » appelle-t-il.

Jésus lève la tête.

« Tu pleures, Maître, pourquoi ? Me permets-tu de venir ? »

Le visage de Simon exprime l’étonnement et la peine. C’est un homme laid, décidément. Aux traits disgracieux, au teint olivâtre foncé, se joint la trace bleuâtre et profonde des cicatrices laissées par sa maladie. Mais il a un regard si bon que sa laideur disparaît.

« Viens, Simon, mon ami. »

Jésus s’est assis dans l’herbe. Simon s’assied à côté de lui.

« Pourquoi es-tu triste, mon Maître ? Moi, je ne suis pas Jean et je ne saurais t’offrir tout ce que lui te donne. Mais j’ai en moi le désir de t’apporter du réconfort. Et je n’ai qu’une douleur : celle d’être incapable de le faire. Dis-moi : t’ai-je donc déplu, ces derniers jours, au point que tu es accablé de devoir rester avec moi ?

– Non, mon bon ami, tu ne m’as jamais déplu depuis le moment où je t’ai vu. Et je crois que je n’aurai jamais aucune raison de souffrir par ta faute.

– Et alors, Maître ? Je ne suis pas digne de tes confidences, mais par mon âge, je pourrais presque être un père pour toi, et tu sais quel désir j’ai toujours eu d’avoir un fils... Laisse-moi te caresser comme si tu étais mon enfant et qu’en ce moment de peine je te tienne lieu de père et de mère. C’est de ta Mère que tu as besoin pour oublier tant de choses...

– Oh oui, de ma Mère !

– Eh bien ! en attendant que tu puisses te consoler auprès d’elle, laisse à ton serviteur la joie de te consoler. 83.5 Tu pleures, Maître, parce que quelqu’un t’a déplu. Depuis plusieurs jours, ton visage est comme le soleil quand les nuages le voilent. Je t’observe. Ta bonté cache ta blessure, pour qu’on ne déteste pas celui qui te blesse. Mais cette blessure te fait souffrir et te donne la nausée. Mais dis-moi, mon Seigneur : pourquoi n’éloignes-tu pas la source de cette peine ?

– Parce que, humainement, c’est inutile et ce serait contre la charité.

– Ah ! Tu as compris que je parle de Judas ! C’est à cause de lui que tu souffres. Comment peux-tu, toi la Vérité, supporter ce menteur ? Il ment sans changer de couleur. Il est plus fourbe qu’un renard, plus fermé qu’un rocher. Aujourd’hui, il est parti. Pour quoi faire ? Combien d’amis peut-il donc avoir ? Je souffre de te laisser, mais je voudrais le suivre et voir... Oh, mon Jésus ! Cet homme... éloigne-le, mon Seigneur.

– C’est inutile. Ce qui doit arriver arrivera.

– Que veux-tu dire ?

– Rien de particulier.

– Tu l’as laissé volontiers partir parce que... parce qu’il t’a dégoûté par son comportement à Jéricho.

– C’est vrai. Simon, je te le répète : ce qui doit arriver arrivera, et Judas fait partie de cet avenir. Lui aussi doit y être !

– Mais Jean m’a dit que Simon-Pierre est toute franchise, tout feu... Est-ce qu’il le supportera, celui-là ?

– Il doit le supporter. Pierre a lui aussi son rôle à jouer et Judas est la trame sur laquelle il doit tisser ce rôle. Si tu préfères, c’est l’école où Pierre se formera plus qu’avec tout autre. Etre bon avec Jean, comprendre les âmes qui lui ressemblent, c’est à la portée même des idiots. Mais être bon avec un Judas, savoir comprendre les âmes comme la sienne et leur servir de médecin et de prêtre, c’est difficile. Judas est votre enseignement vivant.

– Le nôtre ?

– Oui, le vôtre. Le Maître n’est pas éternel sur la terre. Il s’en ira après avoir mangé le pain le plus dur et bu le vin le plus âpre. Mais vous, vous resterez pour me continuer... et vous devez savoir. Car le monde ne finit pas avec le Maître, il durera jusqu’au retour final du Christ et au jugement final de l’homme. Et, en vérité, je te dis que pour un Jean, un Pierre, un Simon, un Jacques, un André, un Philippe, un Barthélemy, un Thomas, il y a au moins sept Judas. Sinon plus, plus encore !... »

Simon réfléchit en silence. Puis il reprend :

« Les bergers sont bons, Judas les méprise, mais, moi, je les aime.

– Je les aime et je fais leur éloge.

– Ce sont des âmes simples, comme il faut l’être pour te plaire.

– Judas a vécu en ville.

– C’est là son unique excuse. Mais il y en a tant qui ont vécu en ville, et pourtant... 83.6 Quand viendras-tu chez mon ami ?

– Demain, Simon. Ce sera avec plaisir car nous sommes seuls, toi et moi. Je pense que c’est un homme cultivé et qui a, comme toi, de l’expérience.

– Il souffre beaucoup... Dans son corps et plus encore dans son coeur. Maître... je voudrais te demander une chose : s’il ne te parle pas de lui-même de ses tristesses, ne l’interroge pas, toi, sur sa maison.

– Je ne le ferai pas. Je suis venu pour ceux qui souffrent, mais je ne force pas les confidences. Le chagrin a sa pudeur...

– Et moi, je ne l’ai pas respectée... Mais j’ai senti tant de peine chez toi...

– Tu es mon ami et tu avais déjà donné un nom à ma douleur. Moi, pour ton ami, je suis le Rabbin inconnu. Quand il me connaîtra... Alors... Partons. La nuit est venue. Ne faisons pas attendre nos hôtes qui sont fatigués. Demain, à l’aube, nous irons à Béthanie. »

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Simon est seul avec Jésus dans la campagne. Et Jésus se retire pour prier, après le départ de Judas, qui a menti à Jéricho pour vendre effrontément les bijoux d'Aglaé,

EMV 83.5 · Tome 2

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Tu pleures, Maître, parce que quelqu’un t’a déplu. Depuis plusieurs jours, ton visage est comme le soleil quand les nuages le voilent. Je t’observe. Ta bonté cache ta blessure, pour qu’on ne déteste pas celui qui te blesse. Mais cette blessure te fait souffrir et te donne la nausée. Mais dis-moi, mon Seigneur : pourquoi n’éloignes-tu pas la source de cette peine ?

– Parce que, humainement, c’est inutile et ce serait contre la charité.

– Ah ! Tu as compris que je parle de Judas ! C’est à cause de lui que tu souffres. Comment peux-tu, toi la Vérité, supporter ce menteur ? Il ment sans changer de couleur. Il est plus fourbe qu’un renard, plus fermé qu’un rocher. Aujourd’hui, il est parti. Pour quoi faire ? Combien d’amis peut-il donc avoir ? Je souffre de te laisser, mais je voudrais le suivre et voir... Oh, mon Jésus ! Cet homme... éloigne-le, mon Seigneur.

– C’est inutile. Ce qui doit arriver arrivera.

– Que veux-tu dire ?

– Rien de particulier.

– Tu l’as laissé volontiers partir parce que... parce qu’il t’a dégoûté par son comportement à Jéricho.

– C’est vrai. Simon, je te le répète : ce qui doit arriver arrivera, et Judas fait partie de cet avenir. Lui aussi doit y être !

– Mais Jean m’a dit que Simon-Pierre est toute franchise, tout feu... Est-ce qu’il le supportera, celui-là ?

– Il doit le supporter. Pierre a lui aussi son rôle à jouer et Judas est la trame sur laquelle il doit tisser ce rôle. Si tu préfères, c’est l’école où Pierre se formera plus qu’avec tout autre. Etre bon avec Jean, comprendre les âmes qui lui ressemblent, c’est à la portée même des idiots. Mais être bon avec un Judas, savoir comprendre les âmes comme la sienne et leur servir de médecin et de prêtre, c’est difficile. Judas est votre enseignement vivant.

– Le nôtre ?

– Oui, le vôtre. Le Maître n’est pas éternel sur la terre. Il s’en ira après avoir mangé le pain le plus dur et bu le vin le plus âpre. Mais vous, vous resterez pour me continuer... et vous devez savoir. Car le monde ne finit pas avec le Maître, il durera jusqu’au retour final du Christ et au jugement final de l’homme. Et, en vérité, je te dis que pour un Jean, un Pierre, un Simon, un Jacques, un André, un Philippe, un Barthélemy, un Thomas, il y a au moins sept Judas. Sinon plus, plus encore !... »

Détail

Omniscience de Jésus. Simon le Zélote a surpris Jésus en train de pleurer et il déclare :