EMV 37.4-5 · Tome 1
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
« Je t’ai consolée, mon âme, par une vision de ma petite enfance heureuse malgré sa pauvreté, parce qu’entourée de l’affection de deux saints, les plus grands que le monde ait portés.
37.5 On dit que Joseph fut mon père nourricier. Bien sûr, il n’a pas pu, puisqu’il était homme, me donner du lait comme Marie qui m’en a nourri, mais il s’est usé au travail pour me procurer le pain et des aliments fortifiants. Il a eu pour moi la tendresse d’une vraie mère. C’est de lui que j’ai appris – et jamais élève n’eut un meilleur maître – tout ce qui d’un enfant fait un homme, et un homme qui doit gagner son pain.
Si mon intelligence de Fils de Dieu était parfaite, il faut réfléchir et croire que je n’ai pas voulu m’affranchir de façon sensationnelle des règles de la croissance. Rabaissant donc la perfection de mon intelligence divine au niveau de la compréhension humaine, je me suis assujetti à avoir pour maître un homme et à avoir besoin d’un maître. Si, par la suite, j’ai appris rapidement et en faisant preuve de bonne volonté, cela ne m’enlève pas le mérite de m’être mis sous la dépendance d’un homme, ni à cet homme juste le mérite d’avoir nourri ma petite intelligence des connaissances nécessaires à la vie.
Ces doux moments passés à côté de Joseph qui m’amenait comme en jouant à être capable de travailler, je ne les oublierai jamais, même maintenant que je suis au Ciel. Et quand je regarde mon père putatif, je revois le petit jardinet et l’atelier enfumé, et il me semble voir apparaître ma Mère avec son sourire qui illuminait notre maison et me comblait de joie.