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Notes du thème

Dieu

Page 78 sur 112

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EMV 166.9-11 · Tome 3, p. 51-52

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Il nous enseigne sa voie, la voie de l’amour. Il est lui-même l’Amour qui, dans sa miséricorde pour nous, s’est fait chair. Et cet amour miséricordieux nous ouvre le chemin que même les petits peuvent gravir. Il est le premier à le parcourir, non par besoin personnel, mais pour nous l’enseigner. Lui, il n’aurait même pas besoin d’ouvrir les ailes pour se fondre à nouveau dans le Père. Si son esprit, je vous le jure, est enfermé ici-bas, sur cette terre misérable, il est toujours avec le Père, car Dieu peut tout, or lui, il est Dieu. Mais il nous précède, en laissant derrière lui les parfums de la sainteté, l’or et le feu de son amour. Observez quel est son chemin : ah ! Il atteint bien le sommet de l’arche ! Mais qu’il est tranquille et sûr ! Ce n’est pas une ligne droite, mais une spirale, autrement dit un chemin plus long : son sacrifice d’amour miséricordieux se manifeste dans cette longueur où il se tient par amour pour nous, les faibles. Le chemin est plus long, mais plus adapté à notre misère. La montée vers l’Amour, vers Dieu, est simple comme est simple l’Amour. Mais c’est une route vers les profondeurs, car Dieu est un abîme que je qualifierais d’inaccessible s’il ne s’était abaissé pour se laisser rejoindre, pour se sentir embrasser par les âmes enflammées d’amour pour lui. »

(Jean parle et pleure en souriant, tout à l’extase de révéler Dieu).

« La voie simple de l’amour est longue, car cet Abîme qui est Dieu est sans fond et si grand qu’on pourrait y progresser à volonté. Mais l’Abîme admirable appelle notre abîme misérable. Il nous appelle par ses lumières et nous dit : “ Venez à moi. ” Oh ! L’invitation de Dieu, l’invitation du Père !

166.10 Ecoutez ! Ecoutez ! Les Cieux sont restés ouverts car le Christ en a laissé les portes grandes ouvertes en y plaçant les anges de la miséricorde et du pardon, afin qu’en attendant l’effusion de la grâce sur les hommes, il en provienne au moins des lumières, des parfums et des chants capables de séduire saintement le cœur des hommes, et pour que des paroles pleines de suavité nous en arrivent. C’est la voix de Dieu qui parle et nous dit : “ Votre enfance ? Mais c’est votre plus grand trésor ! Je voudrais que vous deveniez vraiment tout petits pour posséder la même humilité, la même sincérité et le même amour que les petits enfants, cet amour confiant des enfants envers leur père. Votre incapacité ? Mais c’est ma gloire ! Ah ! Venez ! Je ne vous demande même pas d’éprouver par vous-mêmes le son des bonnes pierres ou des mauvaises. Mais donnez-les-moi ! Je les choisirai moi-même et vous, vous reconstruirez. L’escalade vers la perfection ? Oh non, mes petits enfants ! Montez ici main dans la main de mon Fils, votre frère, montez à ses côtés… ”

Monter ! Venir à toi, éternel Amour ! Prendre ta ressemblance, c’est-à-dire l’amour ! Aimer, voilà le secret… aimer ! Se donner… Aimer ! S’anéantir… Aimer ! Se fondre… La chair ? Ce n’est rien. La souffrance ? Ce n’est rien. Le temps ? Ce n’est rien. Le péché lui-même se réduit à rien si je le fonds dans ton feu, mon Dieu ! Il n’y a que l’amour. L’amour ! L’Amour, qui nous a donné le Dieu incarné nous pardonnera tout. Et aimer, c’est ce que nul ne sait faire mieux que les petits enfants. Et personne n’est plus aimé qu’un petit enfant.

166.11 Ah ! Toi que je ne connais pas, mais qui désires connaître le bien pour le distinguer du mal, pour posséder l’azur, le soleil céleste, tout ce qui est joie surnaturelle, aime et tu le possèderas. Aime le Christ. Tu mourras à cette vie, mais tu ressusciteras spirituellement. Avec une âme nouvelle, sans plus avoir besoin d’utiliser les pierres, tu seras pour l’éternité un feu qui ne s’éteint jamais. La flamme monte. Elle n’a besoin ni d’escalier ni d’ailes pour s’élever. Libère ton moi de toute construction, mets en toi l’amour : tu vas flamboyer. Laisse cela arriver sans y mettre aucune restriction. Au contraire, avives-en la flamme en y jetant, pour l’alimenter, tout ton passé de passions et de connaissances : ce qui est moins bon se détruira dans la flamme, ce qui est déjà du métal noble sera purifié. Mon frère, jette-toi dans l’amour actif et joyeux de la Trinité. Tu comprendras ce qui te paraît aujourd’hui incompréhensible car tu comprendras Dieu, qui n’est compréhensible que par ceux qui se donnent sans mesure à son feu sacrificateur. Tu te fixeras enfin en Dieu dans un embrassement de flamme, en priant pour moi, le petit enfant du Christ qui a osé te parler de l’Amour. »

Détail

Jean parle de la doctrine du Christ et de la façon de monter sur la voie de la sainteté.

EMV 167.5 · Tome 3, p. 57

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– (...) Les enfants ne m’ennuient jamais. Ce sont toujours mes amis.

– Tu as des enfants ou des neveux, Maître ? demande Plautina, qui observe avec quels sourires Jésus essaie de faire rire l’enfant.

– Je n’ai ni enfant ni neveu, mais j’aime les enfants comme j’aime les fleurs, parce qu’ils sont purs et sans malice. Et même, femme, donne-moi ta petite fille. Il m’est si doux de serrer sur mon cœur un petit ange ! »

EMV 167.6 · Tome 3, p. 57-58 et p. 62

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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167.6 Plautina dit :

« Notre amie est bonne et sage, et c’est l’une des rares à ne pas nous mépriser et à ne pas être corrompue par notre fréquentation ; elle t’aura sûrement dit que nous avons désiré te voir et t’entendre pour te juger d’après ce que tu es. Car Rome ne croit pas aux fables… pourquoi souris-tu, Maître ?

– Je te le dirai plus tard. Continue.

– … car Rome ne croit pas aux fables et elle veut juger avec science et conscience avant de condamner ou d’exalter. Ton peuple t’exalte et te calomnie à égale mesure. Tes actes porteraient à t’exalter, mais les paroles de nombreux juifs te font considérer comme guère moins qu’un délinquant. Tes paroles sont solennelles et sages comme celles d’un philosophe. Or Rome apprécie grandement les doctrines philosophiques et… je dois le reconnaître, nos philosophes actuels n’ont pas de doctrine satisfaisante, en particulier parce que leur manière de vivre n’y correspond pas.

– Ils ne peuvent avoir une manière de vivre conforme à leur enseignement.

– Parce qu’ils sont païens, n’est-ce pas ?

– Non, parce qu’ils sont athées.

– Athées ? Ils ont leurs dieux.

– Ils ne les ont même plus, femme. Je te rappelle les anciens philosophes, les plus grands. Ils étaient païens, eux aussi, mais regarde quelle élévation de vie ils ont eue ! Mêlée à l’erreur, car l’homme est enclin à l’erreur. Mais quand ils se sont trouvés en face des plus grands mystères tels que la vie et la mort, quand ils ont été mis devant le dilemme de l’honnêteté ou de la malhonnêteté, de la vertu ou du vice, de l’héroïsme ou de la lâcheté, quand ils ont pensé que se tourner vers le mal aurait été maléfique pour leur patrie et leurs concitoyens, alors ils ont mis toute leur volonté – une volonté de géants – à rejeter les tentacules des mauvais polypes ; libres et saints, ils surent vouloir le Bien à tout prix, ce Bien qui n’est autre que Dieu.

(...) [La conversation continue et les dames romaines ont l'occasion de poser leurs questions. Alors Lydia reprend le sujet de l'athéisme et des philosophes romains.]

« Maître… je n’ai pas bien compris pourquoi tu as dit que nos maîtres ne peuvent avoir une bonne forme de vie sous prétexte qu’ils sont athées. Ils croient à un Olympe, mais ils croient…

– Ils n’ont plus que l’aspect extérieur de la croyance. Tant qu’ils ont vraiment cru comme les vrais sages ont cru à ce dieu inconnu dont je t’ai parlé, à ce dieu qui satisfaisait leur âme même s’il n’avait pas de nom, même sans le vouloir, tant qu’ils ont tourné leur esprit vers cet Etre, bien supérieur aux pauvres dieux pétris d’humanité – et de basse humanité – que le paganisme s’est donnés, ils ont nécessairement reflété un peu de Dieu. L’âme est un miroir qui reflète et un écho qui résonne.

– Quoi, Maître ?

– Dieu.

– Quel grand mot !

– C’est une grande vérité. »

EMV 167.7-9 · Tome 3, p. 58-61

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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167.7– On dit que tu es dieu : est-ce vrai ?

– Je suis le Fils du vrai Dieu, fait chair tout en restant Dieu.

– Mais qui est Dieu ? Si nous te regardons, c’est le plus grand des maîtres.

– Dieu est bien plus qu’un maître. Ne rabaissez pas l’idée sublime de la divinité en la limitant à la sagesse.

– La sagesse est une divinité. Nous avons Minerve : c’est la déesse du savoir.

– Vous avez aussi Vénus, la déesse du plaisir. Pouvez-vous admettre qu’un dieu, c’est-à-dire un être supérieur aux mortels, puisse posséder, porté à la perfection, tout ce qui est laideur chez les mortels ? Pouvez-vous penser qu’un être éternel puisse avoir éternellement les petits plaisirs, mesquins, avilissants, de ceux dont la vie est fugace ? Et qu’il en fasse le but de sa vie ? Ne pensez-vous pas qu’il est répugnant, ce ciel que vous appelez Olympe et où fermentent les plus mauvaises tendances de l’humanité ? Si vous regardez votre ciel, qu’y voyez-vous ? Luxures, crimes, haines, guerres, vols, ripailles, pièges, vengeances… Quand vous voulez célébrer les fêtes de vos dieux, que faites-vous ? Des orgies. Quel culte leur rendez-vous ? Où est la vraie chasteté des femmes consacrées à Vesta ? Sur quel code divin s’appuient vos pontifes pour juger ? Quelles paroles vos augures peuvent-ils lire dans le vol des oiseaux ou le fracas du tonnerre ? Quant aux viscères sanglants des animaux sacrifiés, quelles réponses peuvent-ils fournir à vos aruspices ? Tu as dit : “ Rome ne croit pas aux fables. ” Dans ce cas, pourquoi croit-elle que, en faisant faire le tour des champs à un porc, une brebis et un taureau et en les immolant ensuite, douze pauvres hommes peuvent se rendre Cérès propice, si vous avez un nombre infini de divinités qui se haïssent les unes les autres et aux vengeances desquelles vous croyez ? Non : Dieu est bien différent. Il est éternel, unique et spirituel.

– Mais tu dis que tu es dieu, or tu es chair.

– Il y a dans la patrie des dieux un autel qui n’est dédié à aucun d’eux. La sagesse humaine l’a dédié au dieu inconnu. Car les sages, les vrais philosophes, ont eu l’intuition qu’il existe autre chose que ces histoires inventées pour ces éternels enfants que sont les hommes, dont les esprits sont enveloppés dans les bandeaux de l’erreur. Si donc ces sages – qui ont eu l’intuition qu’il existe autre chose que ces mises en scènes mensongères, quelque chose de vraiment sublime et divin qui a fait tout ce qui existe et d’où provient tout ce qu’il y a de bon dans le monde – ont voulu élever un autel au dieu inconnu, qu’ils pressentaient être le vrai Dieu, comment pouvez-vous donner le nom de Dieu à ce qui ne l’est pas et prétendre savoir ce qu’en réalité vous ignorez ? Sachez donc qui est Dieu pour pouvoir le connaître et l’honorer.

167.8 Dieu est celui qui, par sa pensée, a fait du Néant le Tout. La fable des pierres qui se changent en hommes peut-elle vous persuader et vous satisfaire ? En vérité, certains hommes sont plus durs et plus mauvais que des pierres, et certaines pierres sont plus utiles que l’homme. Mais ne t’est-il pas plus doux, Valéria, de penser en regardant ta petite fille : “ C’est une vivante volonté de Dieu créée et formée par lui, dotée par lui d’une seconde vie qui ne meurt pas, de sorte que je l’aurai encore, ma petite Fausta, et pour l’éternité, si je crois au vrai Dieu. ” Au lieu de dire : “ Cette chair rose, ces cheveux plus fins que les fils d’une toile d’araignée, ces yeux sereins viennent d’une pierre ” ? Ou encore : “ Je suis en tout point semblable à la louve ou à la jument : je m’accouple comme une bête, j’enfante comme une bête, j’élève comme une bête ma fille qui est le fruit de mon instinct animal, elle est une bête qui me ressemble, et demain, quand nous serons toutes les deux mortes, nous serons deux charognes qui se décomposeront dans la puanteur et qui jamais plus ne se reverront ” ? Dis-moi laquelle de ces deux explications ton cœur de mère préférerait.

– Sûrement pas la seconde, Seigneur ! Si j’avais su que Fausta n’était pas une chose qui pouvait se décomposer pour toujours, ma douleur, lors de son agonie, aurait été moins atroce. Car je me serais dit : “ J’ai perdu une perle, mais elle existe encore et je la retrouverai. ”

– Tu l’as dit.

167.9 Quand je suis venu vers vous, votre amie m’a dit qu’elle s’étonnait de votre passion pour les fleurs. Elle craignait même que cela me choque. Mais je l’ai rassurée en lui disant : “ Moi aussi, je les aime, nous allons donc bien nous entendre. ” Mais je veux vous amener à aimer les fleurs comme j’amène Valéria à aimer son enfant dont, j’en suis sûr, elle prendra un plus grand soin maintenant qu’elle sait que Fausta possède une âme, c’est-à-dire une parcelle de Dieu enfermée dans le corps qu’elle, sa mère, lui a fait ; une parcelle qui ne meurt pas et que sa mère retrouvera au Ciel, si elle croit au vrai Dieu.

Il en va de même de vous. Regardez cette superbe rose : la pourpre qui orne les vêtements de l’empereur est moins splendide que ce pétale, qui non seulement fait la joie des yeux par sa couleur, mais aussi celle du toucher par sa délicatesse et de l’odorat par son parfum. Regardez encore celle-ci, et celle-là et cette autre. La première, c’est du sang qui a coulé d’un cœur, la deuxième de la neige fraîchement tombée, la troisième de l’or pâle, et la dernière ressemble à cette douce figure d’enfant qui sourit sur mon cœur. Allons plus loin : la première est raide sur une grosse tige presque sans épines, avec un feuillage rougeâtre comme si on l’avait aspergé de sang ; la deuxième a quelques rares épines en crochet avec des feuilles mates et pâles le long de sa tige ; la troisième est souple comme un jonc et ses feuilles sont petites et brillantes comme de la cire verte ; enfin la dernière semble barrer la route à toute tentative d’attraper sa corolle rose tant elle est couverte d’épines. On dirait une lime aux pointes acérées.

Maintenant, réfléchissez : qui a fait tout cela ? Comment ? Quand ? Où ? Qu’était cet endroit dans la nuit des temps ? Ce n’était rien d’autre qu’un tohu-bohu informe d’éléments. Un seul, Dieu, a dit : “ Je veux ”, et les éléments se séparèrent en se groupant par famille. Un second “ Je veux ” retentit, et ils se mirent en bon ordre les uns par rapport aux autres comme l’eau au milieu des terres ; l’un sur l’autre, comme l’air et la lumière au-dessus de la planète organisée. Encore un “ Je veux ”, et les plantes apparurent, puis les étoiles, les animaux, enfin l’homme. Et pour que l’homme y trouve sa joie, comme si c’étaient de magnifiques jouets, Dieu offrit à son préféré les fleurs, les astres et, comme dernier don, la joie de procréer non pas ce qui meurt, mais ce qui survit à la mort grâce à ce don de Dieu qu’est l’âme. Ces roses sont autant de volontés du Père. Son infinie puissance se manifeste dans une infinité de beautés.

Détail

Des dames romaines, par conséquent païennes, demandent qui est Dieu, et Jésus leur répond longuement. Après avoir évoqué l'Olympe, il parle du dieu inconnu à qui les sages de leur patrie ont élevé un autel, et le Christ explique ensuite que Dieu est celui qui a tout fait.

EMV 167.7 · Tome 3, p. 59

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Il y a dans la patrie des dieux un autel qui n’est dédié à aucun d’eux. La sagesse humaine l’a dédié au dieu inconnu. Car les sages, les vrais philosophes, ont eu l’intuition qu’il existe autre chose que ces histoires inventées pour ces éternels enfants que sont les hommes, dont les esprits sont enveloppés dans les bandeaux de l’erreur. Si donc ces sages – qui ont eu l’intuition qu’il existe autre chose que ces mises en scènes mensongères, quelque chose de vraiment sublime et divin qui a fait tout ce qui existe et d’où provient tout ce qu’il y a de bon dans le monde – ont voulu élever un autel au dieu inconnu, qu’ils pressentaient être le vrai Dieu, comment pouvez-vous donner le nom de Dieu à ce qui ne l’est pas et prétendre savoir ce qu’en réalité vous ignorez ? Sachez donc qui est Dieu pour pouvoir le connaître et l’honorer.

Détail

Jésus parle de l'Olympe, puis il énonce l'autel au dieu inconnu.

EMV 167.12 · Tome 3, p. 62-63

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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– Mais où est cette chose incorporelle et sublime [qu'est l'âme] ? Dans le cœur ? Dans le cerveau ?

– Elle est dans tout ce qui fait l’homme. Elle vous contient et elle est contenue en vous. Quand elle vous quitte, vous devenez des cadavres. Quand elle est tuée par un crime que l’homme commet contre lui-même, vous êtes damnés, séparés de Dieu pour toujours.

EMV 167.13 · Tome 3, p. 63

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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167.13 Plautina réfléchit profondément. Jésus l’observe en silence. Finalement, elle demande :

« Et toi, tu as une âme ?

– Certainement.

– Mais es-tu Dieu ou non ?

– Je suis Dieu. Je te l’ai dit. Mais maintenant j’ai pris une nature humaine. Sais-tu pour quelle raison ? Parce que c’est seulement par mon sacrifice que je pouvais résoudre les difficultés qui dépassent votre entendement et, après avoir abattu l’erreur, libérer aussi l’âme d’un esclavage que je ne puis t’expliquer pour l’instant. C’est pourquoi j’ai enfermé la Sagesse dans un corps, la Sainteté dans un corps. Je répands la Sagesse comme une semence sur la terre, comme le pollen au vent ; et comme d’une amphore précieuse que l’on a brisée, la Sainteté coulera sur le monde à l’heure de la grâce et sanctifiera les hommes. Alors, le Dieu inconnu sera connu.