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Réconfort de Jésus à Maria Valtorta

Thème : Maria Valtorta et son œuvre

Confort de lecture

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EMV 58 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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11 octobre.

Avant-hier et hier, silence et nuit. Mais pas de découragement. En effet, si la bonté de Dieu a épargné mon corps épuisé et brisé par la souffrance que lui donne la fatigue de l'écriture, Il m'a réconforté l'esprit avec son invisible présence, toute pour moi, blanche et souriante. Et toute la sérénité de ces yeux saints s'est déversée dans mon coeur.

Oh ! mon trésor inconnu du monde ! Même du monde qui m'est le plus proche : même de ceux qui vivent avec moi et qui me voient simplement occupée à lire mes prières, ou à faire de la dentelle, à manger un fruit ou à parler de choses ordinaires, et ils ne savent pas que la "meilleure partie" de mon être ne fait qu'adorer le Dieu que je vois et parler avec Lui et l'écouter. Parfois, je me prends à sourire en pensant que ceux qui sont avec moi ne savent pas Qui est avec moi. Et alors aussi, il se trouve que je souffre quand en présence du Saint, de l'Invisible, du Pur, de l'Adorable on tient des conversations qui ne sont ni saintes, ni pures, ni charitables. Les gens ne peuvent pas savoir et je ne puis pas parler... Mais quel choc j'en reçois, et quelle vigilance j'exerce pour réparer avec des actes d'amour, de foi, d'espérance, de pureté le choc que ressent mon Jésus de ces conversations ! Ce choc doit être bien fort, puisqu'en moi, pauvre ver, il cause déjà tant de peine, du fait que mon Jésus m'a communiqué un petit quelque chose de sa façon de sentir et de penser.

Détail

Le texte suivant apparaît dans l’ancienne édition de 1985, mais a été retiré de la nouvelle édition de 2017 car il n’est pas en rapport avec la scène décrite. Il en est de même dans l’édition italienne de référence.

EMV 108.3 · Tome 2, p. 207

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Jésus monte sur un escalier qui conduit à une aile à arcades sous laquelle sont abrités des sacs de produits et des instruments agricoles. Comme il jubile, Jésus, en montant ces quelques marches ! J’aperçois son sourire à travers ses cheveux soyeux que fait onduler la brise du soir. Et je voudrais bien connaître la raison de ce bonheur si lumineux. Tel le vin dont parlait le maître de la maison, la joie de ce sourire pénètre dans mon coeur – qui était très triste aujourd’hui – et le réconforte.

(Ce n’est pas la première chose qui me réconforte aujourd’hui. Ce matin – vous m’aviez déjà vue pleurer à cause d’une souffrance spirituelle toujours plus vive –, il m’était apparu au moment de la communion, comme toujours quand vous dites : « Voici l’Agneau de Dieu. » Mais il ne s’était pas borné à vous regarder avec amour, Père, et à me sourire. Il avait quitté sa place à gauche du lit et était passé à droite, de son pas allongé, avec un léger balancement en avant, et il était venu à ma droite, me donnant, de ses mains allongées, des caresses sensibles et en me disant : « Ne pleure pas ! »... Mais maintenant, son sourire m’inonde de paix.)

EMV 134 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Je vous ai dit la visite peu agréable et la prophétie que j'ai eue hier soir Vous avez vu que j'avais le visage "épouvanté" et vous me l'avez dit en entrant. Je ne savais pas quel visage j'avais, mais certes je suis impressionnée et cela ne passe pas avec les heures.

Ce n'est pas la première fois, vous le savez, que Satan me donne des ennuis, en me tentant sur ceci ou cela. Et maintenant qu'il ne tente plus la chair, il tente l'esprit. C'est depuis un an que de temps à autre il me donne des ennuis.

- La première fois, ce fut quand il me tenta dans les journées redoutables pour moi, en avril 1944, quand il me promit de m'aider si je l'adorais.

- La seconde, quand il m'assaillit par cette pénétrante, violente et longue tentation du 4 juillet 1944, en me tentant à singer le langage du Maître pour anéantir ceux qui m'avaient offensée.

- La troisième quand il me suggéra de faire avec les paroles dictées une oeuvre personnelle et de la publier en m'en attribuant le mérite et en en tirant des bénéfices.

- La quatrième quand, en février de cette année (il me semble qu'on était déjà en février) il m'apparut (c'était la première fois que je le voyais, car les autres fois, je sentais seulement sa présence) me terrorisant par son aspect et sa haine.

- La cinquième, ce fut hier soir.

Ce sont là les grandes manifestations de Satan. Mais depuis, j'ai mis à son compte, à lui, toutes les autres choses plus petites qui me viennent des autres qui veulent me porter à l'orgueil, à la complaisance en moi-même, ou bien à la simulation, ou encore à la persuasion que je ne suis qu'une malade et que tout est le fruit de troubles psychiques. Même les obstacles qui viennent de parents, des autorités et des camionneurs, je les attribue tous à Satan. Il fait ce qu'il peut, de son mieux, pour me causer des ennuis et m'amener à l'inquiétude, à la révolte, à la persuasion que la prière est inutile et que tout est mensonge.

Mais, je vous avoue qu'hier soir, il m'a beaucoup troublée. Ce n'est pas la première fois qu'il fait naître en moi la peur d'être trompée et d'en devoir un jour rendre compte à Dieu et même aux hommes. Vous savez que c'est là ma terreur... Jésus et vous me réconfortez toujours et elle renaît, toujours, Pourtant c'étaient des pensées qui étaient "à moi", excitées par Satan mais qui venaient de moi. Hier soir, ç'a été une menace explicite, directe. Il m'a dit : "Vas-y, vas-y ! Je t'attends au bon moment. Au dernier moment. Alors je te persuaderai tellement que tu as toujours menti à Dieu, aux hommes et à toi même, et que tu es une menteuse que tu tomberas dans une vraie terreur, dans le désespoir d'être damnée. Et tu le diras avec de telles paroles que les personnes qui t'entoureront croiront à une rétractation finale pour aller vers Dieu chargée d'un péché moins lourd. Toi, et ceux qui seront avec toi, vous resterez dans cette persuasion. Et c'est ainsi que tu mourras... et les autres en resteront profondément troublés... Je t'attends, oui... Et toi aussi, attends-moi. Je ne fais pas de promesses sans les tenir. En ce moment tu me donnes un ennui sans mesure. Mais alors ce sera moi qui te le donnerai. Je me vengerai de tout ce que tu me fais... Je me vengerai, comme moi seul sais le faire." Et sur ce, il s'en est allé, me laissant bien mal...

La douce Maman est venue ensuite, douce et affectueuse avec son habit blanc pour me sourire et me caresser. Mon Jésus m'a souri de son plus joyeux sourire. Mais, ils m'ont à peine quittée, que je suis retombée dans le marasme... Et cela dure.

Quand cette pensée m'arrive avec cette force, je me sens tentée de dire : "Je n'écris plus une seule parole, en dépit de toute pression." Mais après, je réfléchis et je me dis : "C'est justement cela que veut Satan" et je laisse tomber cette suggestion. (...)

EMV 134 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

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Me voici dans une grande tempête. Exactement une de ces tempêtes de mars où l'éclat du soleil et l'obscurité des nuages d'orage se succèdent. J'ai l'impression d'être une nacelle sur des flots agités, tantôt à la cime, à la cime de la vague en plein soleil, tantôt dans un gouffre entre deux montagnes liquides qui semblent vouloir me submerger dans un ténébreux abîme. Il me semble passer alternativement d'un océan en furie au port le plus tranquille, et d'être plongée tantôt dans le fiel, tantôt dans le miel.

Quelle souffrance, depuis hier soir ! Il y a des moments où je suis au Ciel avec les brèves et douces paroles, les sourires bienheureux que me donnent Jésus et Marie, avec la force qu'ils me donnent. Je dis alors : "Oh ! je suis bien sûre de n'être pas une illusionnée, ni une pécheresse." (au sujet des dictées et des visions, naturellement). Puis voilà que je replonge dans le sombre abîme, dans le fracas effrayant des paroles et des menaces d'hier soir. Après le Paradis, je goûte l'enfer. Puis la bonté de Jésus et de Marie revient à mon secours et ma pauvre âme se trouve soulevée vers le soleil, vers le ciel, dans une béatitude qui me remplit de douceur. Et puis, de nouveau la plongée dans l'amertume, dans la nuit, dans l'épouvante, J'ai peur... Aidez-moi à gagner cette bataille.

Détail

Comme pour le texte d’introduction, le texte suivant ne figure plus dans la nouvelle édition, mais se trouve dans les Cahiers de 1945 à 1950, à la date du jour (19 mars 1945).