EMV 167.7 · Tome 3, p. 57
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
– On dit que tu es dieu : est-ce vrai ?
– Je suis le Fils du vrai Dieu, fait chair tout en restant Dieu.
Notes du thème
Confort de lecture
EMV 167.7 · Tome 3, p. 57
– On dit que tu es dieu : est-ce vrai ?
– Je suis le Fils du vrai Dieu, fait chair tout en restant Dieu.
EMV 167.10-11 · Tome 3, p. 61-62
Comme s’il était le plus adroit des pères, Jésus sort de la tonnelle en soutenant la petite fille qui fait ses premiers pas et veut aller vers un jet d’eau qui ondule au soleil. (...) Jésus, qui rit parce que l’enfant veut attraper le spectre solaire du jet d’eau, mais ne prend que de la lumière… et elle insiste tant et plus en pépiant comme un poussin de ses lèvres roses.
Jésus s'occupe de la jeune Fausta, la fille de Valeria.
EMV 167.13 · Tome 3, p. 63
167.13 Plautina réfléchit profondément. Jésus l’observe en silence. Finalement, elle demande :
« Et toi, tu as une âme ?
– Certainement.
– Mais es-tu Dieu ou non ?
– Je suis Dieu. Je te l’ai dit. Mais maintenant j’ai pris une nature humaine. Sais-tu pour quelle raison ? Parce que c’est seulement par mon sacrifice que je pouvais résoudre les difficultés qui dépassent votre entendement et, après avoir abattu l’erreur, libérer aussi l’âme d’un esclavage que je ne puis t’expliquer pour l’instant. C’est pourquoi j’ai enfermé la Sagesse dans un corps, la Sainteté dans un corps. Je répands la Sagesse comme une semence sur la terre, comme le pollen au vent ; et comme d’une amphore précieuse que l’on a brisée, la Sainteté coulera sur le monde à l’heure de la grâce et sanctifiera les hommes. Alors, le Dieu inconnu sera connu.
EMV 167.13 · Tome 3, p. 63
167.13 Plautina réfléchit profondément. Jésus l’observe en silence. Finalement, elle demande :
« Et toi, tu as une âme ?
– Certainement.
– Mais es-tu Dieu ou non ?
– Je suis Dieu. Je te l’ai dit. Mais maintenant j’ai pris une nature humaine. Sais-tu pour quelle raison ? Parce que c’est seulement par mon sacrifice que je pouvais résoudre les difficultés qui dépassent votre entendement et, après avoir abattu l’erreur, libérer aussi l’âme d’un esclavage que je ne puis t’expliquer pour l’instant. C’est pourquoi j’ai enfermé la Sagesse dans un corps, la Sainteté dans un corps. Je répands la Sagesse comme une semence sur la terre, comme le pollen au vent ; et comme d’une amphore précieuse que l’on a brisée, la Sainteté coulera sur le monde à l’heure de la grâce et sanctifiera les hommes. Alors, le Dieu inconnu sera connu.
– Mais tu es déjà connu. Ceux qui mettent en doute ta puissance et ta sagesse sont mauvais ou menteurs.
– Je suis connu, mais nous n’en sommes qu’à l’aurore. Le midi sera rempli de la connaissance de moi.
– Que sera ton midi ? Un triomphe ? et moi, le verrai-je ?
– En vérité, ce sera un triomphe. Et tu y seras. Car tu as la nausée de ce que tu sais et tu désires connaître ce que tu ignores. Ton âme a faim.
– C’est vrai ! J’ai faim de vérité.
– Moi, je suis la Vérité.
– Alors donne-toi à moi, qui suis affamée.
– Tu n’as qu’à venir à ma table. Ma parole est pain de vérité.
EMV 167.13 · Tome 3, p. 63-64
– (...) Ton âme a faim.
– C’est vrai ! J’ai faim de vérité.
– Moi, je suis la Vérité.
– Alors donne-toi à moi, qui suis affamée.
– Tu n’as qu’à venir à ma table. Ma parole est pain de vérité.
EMV 168.1-10 · Tome 3, p. 65-76
Marie est seule à Nazareth. On frappe à la porte. C'est Aglaé qui demande pitié au nom de Jésus. Marie l'accueille aussitôt, mais la jeune femme est en larmes. Elle se considère comme une moins que rien, mais la Vierge la met en confiance et l'invite à parler.
Aglaé confesse alors toute sa vie. Elle parle de sa jeunesse, de ses parents, de son attirance pour les spectacles à Syracuse. Elle parle d'un patricien romain devant qui elle a dansé en étant quasiment dénudée. Elle avoue l'avoir suivi pour aller à Rome, où elle a mené une vie de débauche. Le patricien s'étant lassé, elle a survécu en exploitant ses talents de danse. Un maître de danse l'accueille, perfectionne son art, puis la lance dans le patriarcat corrompu de Rome. Finalement, on l'a amenée en Palestine, et son nouveau maître l'a conduite à Hébron où elle découvre qui est Jésus.
Elle fuit un peu plus tard et retrouve Jésus à la Belle-Eau. C'est la femme voilée. Mais bientôt, on s'en prend au Maître. Il doit s'en aller, et Aglaé, de son côté, l'attend, sauf qu'elle est repérée par des pharisiens. Elle s'en va en conséquence à Nazareth mais la Vierge n'est alors pas présente. Alors elle va à Capharnaüm, où on lui propose d'être l'amante du Christ, et elle n'ose pas se représenter au Seigneur de cette façon. La jeune femme va à Nazareth et lui avoue tout.
Marie est bouleversée par son récit, mais elle lui assure que tout commence pour cette âme repentie et l'accueille dans sa maison. La Vierge lui assure par ailleurs le pardon du Christ et dit qu'elle la confiera à une famille amie. En attendant, Aglaé logera à Nazareth.
EMV 168.2 · Tome 3, p. 66
– Si tu viens à moi, si tu cherches mon Fils à travers moi, tu ne peux plus être qu’un cœur qui se repent. Cette maison accueille tout ce qui s’appelle douleur.
La Vierge parle à une jeune femme qui est venue la trouver.
EMV 168.6 · Tome 3, p. 71
“ Mon nom signifie Sauveur. Je sauve ceux qui ont un réel désir d’être sauvés. Je sauve en enseignant à être pur, à vouloir rechercher l’honneur, le bien à tout prix, quitte à en souffrir. Je suis celui qui vient chercher ceux qui étaient perdus, celui qui donne la vie. Je suis Pureté et Vérité. ”
Aglaé reformule ce que Jésus lui a dit, dans l'EMV 77.
EMV 168.7 · Tome 3, p. 72-73
Par la suite, il fut exposé aux pièges de ceux qui voyaient un péché dans le désir qu’avait une âme de renaître. Mon sauveur est parti… et moi, je l’ai attendu… de même que m’attendait la vengeance de gens plus indignes que moi de le regarder. Car, moi, c’est en tant que païenne que j’ai péché contre moi-même, alors qu’eux ont péché contre le Fils de Dieu, bien que connaissant Dieu. Ils m’ont frappée, et leur accusation m’a blessée plus que les pierres, mon âme poussée au désespoir a été blessée plus que mon corps.
Ah ! Quelle terrible lutte contre moi-même ! Déchirée, en sang, blessée, fiévreuse, privée de mon Médecin, sans toit ni pain, j’ai regardé en arrière, devant moi… Le passé me conseillait : “ Reviens ”, le présent me soufflait : “ Tue-toi ”, le futur m’exhortait : “ Espère. ” J’ai espéré. Je ne me suis pas suicidée. Je le ferais si, lui, il me chassait, car je ne veux plus être celle que j’étais. Je me suis traînée jusqu’à un village pour y demander un abri. Mais j’y ai été reconnue. Comme une bête, j’ai dû fuir çà et là, toujours poursuivie, toujours méprisée, toujours maudite parce que je voulais être honnête et que j’avais déçu ceux qui voulaient frapper ton Fils par mon intermédiaire. J’ai suivi le fleuve pour remonter jusqu’en Galilée, et je suis venue ici. Mais tu étais absente… Je suis alors allée à Capharnaüm. Mais tu venais d’en partir. Un vieillard m’a vue, un de ses ennemis, et il m’a fait un texte d’accusation contre lui, ton Fils. Et comme je pleurais sans réagir, il m’a dit… il m’a dit… : “ Tout pourrait changer pour toi si tu acceptais d’être ma maîtresse et ma complice pour accuser le Rabbi de Nazareth. Il suffit que tu dises devant mes amis qu’il était ton amant… ” Je me suis enfuie comme si j’avais vu grouiller un nœud de vipères sous un buissons de fleurs.
Aglaé raconte sa vie et en vient à son séjour à la Belle-Eau. Elle évoque le Christ.
Il ne peut s'agir que d'un des deux plus virulents ennemis de Jésus à Capharnaüm: soit Joachim du sanhédrin, soit Éli, qui aurait vite oublié la guérison de son petit-fils Élysée.
EMV 168.8-9 · Tome 3, p. 73-75
Marie est bouleversée. Elle pleure, elle souffre, mais les seuls signes de sa douleur, ce sont les larmes qui tombent sur la repentie.
« Je veux mourir pardonnée. Je veux mourir sans autre souvenir que mon Sauveur. Je veux mourir avec sa sagesse pour amie… et je ne peux plus l’approcher car le monde nous guette, lui et moi, pour nous accuser… »
Tombée à terre comme une vraie loque, Aglaé pleure.
168.9 Presque haletante, Marie se lève en murmurant :
« Comme il est difficile d’être rédempteurs ! »
Aglaé, qui entend ce murmure et voit sa réaction, gémit :
« Tu vois ? Tu vois qu’à toi aussi j’inspire le dégoût ? Maintenant, je m’en vais. C’en est fini pour moi !
– Non, ma fille. Non, ce n’est pas fini. Pour toi maintenant, tout commence. Ecoute, pauvre âme. Ce n’est pas pour toi que je gémis, mais pour le monde cruel. Non seulement je ne te laisse pas partir, mais je te recueille, pauvre hirondelle que la bourrasque a abattue contre mes murs. Je t’amènerai à Jésus et, lui, il t’indiquera le chemin de la rédemption…
– Je n’ai plus d’espoir… Le monde a raison. Je ne peux être pardonnée.
– Par le monde, non. Mais par Dieu, oui. Laisse-moi te parler au nom du suprême Amour qui m’a donné un Fils pour que je le donne au monde. Il m’a sortie de la bienheureuse ignorance de ma virginité consacrée pour que le monde obtienne le pardon. Il a pris mon sang non de l’enfantement, mais de mon cœur en me révélant que mon Fils est la grande victime. Regarde-moi, ma fille. Il y a dans ce cœur une grande blessure. Elle gémit depuis trente ans et plus. Elle ne cesse de s’élargir et me consume. Sais-tu quel nom, elle a ?
– Douleur ?
– Non. Amour. Et c’est cet amour qui me saigne pour que le Fils ne soit pas seul à opérer le salut. C’est l’amour qui met en moi un feu pour que je purifie ceux qui n’osent pas aller vers mon Fils. C’est l’amour qui suscite en moi les larmes par lesquelles je lave les pécheurs. Tu voulais mes caresses. Je te donne mes larmes qui déjà te purifient pour que tu puisses regarder mon Seigneur. Ne pleure pas ainsi. Tu n’es pas la seule pécheresse qui vient au Seigneur et repart rachetée. Il y en a eu d’autres, et il y en aura d’autres.
Doutes-tu qu’il puisse te pardonner ? Mais ne vois-tu pas en tout ce qui t’est arrivé une mystérieuse volonté de la bonté divine ? (...) Qui t’a rendue capable de vivre en pénitente pour purifier toujours plus ton âme ? Qui t’a rendu l’âme d’une martyre, l’âme d’une croyante, une âme persévérante, une âme pure ?…
Oui. Ne secoue pas la tête. Crois-tu qu’il n’y a de pur que celui qui n’a pas connu la sensualité ? Crois-tu que l’âme ne puisse plus jamais redevenir vierge et belle ? Oh, ma fille ! Mais entre ma pureté qui est tout entière grâce du Seigneur et ton héroïque ascèse pour retourner vers le sommet de ta pureté perdue, sois sûre que c’est la tienne qui est la plus grande. C’est toi qui la construis : contre la sensualité, le besoin et l’habitude. Pour moi, c’est un don naturel comme la respiration. Toi, tu dois tailler à vif dans ta pensée, tes affections, ta chair, pour ne pas te souvenir, pour ne pas désirer, pour ne pas favoriser. Moi… Est-ce qu’une petite enfant de quelques heures peut désirer la chair ? Et a-t-elle le mérite de ne pas le faire ? C’est ce qu’il en est pour moi. J’ignore ce qu’est cette tragique faim qui a fait de l’humanité une victime. Je ne connais que la très sainte faim de Dieu. Mais, toi, tu ne la connaissais pas, et c’est par toi-même que tu l’as apprise. Et l’autre faim, tragique et horrible, tu l’as domptée pour l’amour de Dieu, ton unique amour maintenant. Souris, fille de la miséricorde divine ! Mon Fils fait en toi ce qu’il t’a dit à Hébron. Il l’a déjà fait. Tu es déjà sauvée car tu as eu la volonté sincère de te sauver, parce que tu as appris la pureté, la douleur, le bien. Ton âme est revenue à la vie. Oui. Il te faut sa parole pour te dire au nom de Dieu : “ Tu es pardonnée. ” Moi, je ne peux la dire, mais je te donne mon baiser comme une promesse, comme un commencement de pardon…
O Esprit éternel, un peu de toi est toujours en ta Marie ! Permets qu’elle te répande, Esprit sanctificateur, sur la créature qui pleure et espère. Au nom de notre Fils, ô Dieu d’amour, sauve celle qui attend de Dieu son salut. Que la grâce dont l’ange m’a dit que Dieu m’a comblée se pose miraculeusement sur cette femme et la soutienne, jusqu’à ce que Jésus, le Sauveur béni, le Prêtre suprême l’absolve au nom du Père, du Fils et de l’Esprit…
Aglaé vient de raconter toute sa vie à Marie. Celle-ci en souffre, et la jeune femme devant elle lui fait part de son plus grand désir.
« Comme il est difficile d’être rédempteurs ! » : Marie se souvient de cette parole devant Jésus, en EMV 262.7.