EMV 129.3 · Tome 2, p. 367-368
L’Evangile tel qu'il m'a été révélé
Citation
« Amenez-moi le malade. »
On le traîne là, tout criant et gesticulant.
« Tu vois ? Tu dis qu’il est fou, qu’aucun médecin ne peut le guérir. C’est vrai. Aucun médecin : car il n’est pas fou. Mais un être des enfers – je parle ainsi pour toi qui es païen – est entré en lui.
– Mais il n’a pas l’esprit d’une pythie. Au contraire, il ne dit que des choses fausses.
– Nous donnons à cet esprit le nom de “ démon ”, non de pythie. Il y a celui qui parle et celui qui est muet. Celui qui trompe par des raisons teintées de vérités et celui qui n’est que désordre mental. Le premier de ces deux est le plus complet et le plus dangereux. Ton frère a le second. Mais maintenant, il va en sortir.
– Comment ?
– Lui-même te le dira. »
Jésus ordonne :
« Quitte cet homme ! Retourne à ton abîme.
– J’y vais. Contre toi, mon pouvoir est trop faible. Tu me chasses et me muselles. Pourquoi es-tu toujours victorieux… ? »
L’esprit a parlé par la bouche de l’homme qui s’affaisse ensuite, comme épuisé.
« Il est guéri. Déliez-le sans crainte.
– Guéri ? En es-tu sûr ? Mais… mais moi, je t’adore ! »
Le Romain veut se prosterner, mais Jésus refuse.
« Elève ton âme. C’est au Ciel qu’est Dieu. Adore-le et va à lui. Adieu.
– Non. Pour ça, non. Accepte au moins quelque chose. Permets-moi de te traiter comme les prêtres d’Esculape. Permets-moi de t’entendre parler… Permets-moi de parler de toi dans ma patrie…
– D’accord, et viens avec ton frère. »
Détail
Un Romain a amené à Jésus son frère possédé.