Aller au contenu

Notes du mot-clé

Bible - Premier Livre des Chroniques

Confort de lecture

Aa

EMV 78.6-7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

78.6 La synagogue donne sur la place. Ils entrent. Jésus se dirige vers l’endroit d’où l’on enseigne. Il commence à parler, tout blanc dans son superbe vêtement, le visage inspiré, les bras étendus en son geste habituel.

« Peuple de Kérioth : le Verbe de Dieu parle. Ecoutez. Celui qui vous parle n’est que la Parole de Dieu. Sa souveraineté vient du Père et retournera au Père lorsqu’il aura évangélisé Israël. Que les coeurs et les esprits s’ouvrent à la vérité pour ne pas stagner dans l’erreur où naît la confusion.

Isaïe a dit : “ Tout vol fait à main armée et tout manteau roulé dans le sang seront mis à brûler, dévorés par le feu. Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné. Il a reçu le pouvoir sur ses épaules et on lui a donné ce nom : Conseiller-merveilleux, Dieu-fort, Père-éternel, Prince-de-paix. ” Voilà mon nom. Laissons aux Césars et aux tétrarques leurs proies. Pour moi, je ferai un vol, mais pas un vol qui mérite d’être puni par le feu. Au contraire, j’arracherai au feu de Satan quantité de proies pour les amener au Royaume de paix dont je suis le Prince et au siècle futur : l’éternité dont je suis le Père.

David, de la souche de qui je viens – comme il avait été prédit par ceux qui ont joui de la vision, à cause de leur sainteté agréée par Dieu pour porter sa parole –, David dit encore : “ Dieu a choisi un seul... mon fils... mais l’oeuvre est grande, car ce palais n’est pas destiné à un homme, mais à Yahvé Dieu. ” Il en est bien ainsi : Dieu, le Roi des rois, a choisi un seul, son Fils, pour construire dans les coeurs sa maison. Et il a déjà préparé les matériaux. Que d’or de charité ! Que de cuivre, d’argent, de fer, de bois rares et de pierres précieuses ! Tout cela est en réserve dans son Verbe et il emploie ces matériaux pour édifier en vous la demeure de Dieu. Mais si l’homme n’aide pas le Seigneur, c’est inutilement que le Seigneur voudra construire sa maison. A l’or, on répond par l’or, à l’argent par l’argent, au cuivre par le cuivre, au fer par le fer. Cela veut dire qu’il faut rendre amour pour amour, continence pour servir la Pureté, constance pour être fidèle, force pour tenir bon. Et puis porter aujourd’hui la pierre, demain le bois ; aujourd’hui le sacrifice, demain le travail ; et édifier, édifier toujours le temple de Dieu en vous.

Le Maître, le Messie, le Roi de l’Israël éternel, du peuple éternel de Dieu vous appelle. Mais il veut que vous soyez purs pour cette oeuvre. A bas l’orgueil, à Dieu les louanges. A bas les pensées humaines : c’est à Dieu qu’appartient le Royaume. Avec humilité dites avec moi : “ Tout t’appartient, Père. A toi tout ce qui est bon. Apprends-nous à te connaître et à te servir en vérité. ” Dites : “ Qui suis-je ? ” Et reconnaissez que vous ne serez quelque chose que lorsque vous serez des demeures purifiées où Dieu pourra descendre et se reposer.

Tous pèlerins et étrangers sur cette terre, sachez vous unir et marcher vers le Royaume promis. Le chemin, ce sont les commandements, accomplis non par crainte du châtiment, mais par amour pour toi, Père saint. L’arche, c’est un coeur parfait où se trouve la manne nourrissante de la sagesse et où fleurit le rameau d’une volonté pure. Et, pour que la maison soit éclairée, venez à la lumière du monde. C’est moi qui vous l’apporte. Je vous apporte la lumière. Rien d’autre. Je ne possède pas de richesses et je ne promets pas d’honneurs terrestres, mais je possède toutes les richesses surnaturelles de mon Père, et à ceux qui suivront Dieu avec amour et charité, je promets l’honneur éternel du Ciel.

Que la paix soit avec vous. »

78.7 Un peu inquiets, les gens, qui ont écouté avec attention, murmurent. Jésus parle avec le chef de la synagogue. D’autres personnes, peut-être les notables, viennent se joindre au groupe.

« Maître... mais n’es-tu pas le Roi d’Israël ? On nous avait dit...

– Je le suis.

– Mais, tu as dit...

– Que je ne possède ni ne promets les richesses du monde. Je ne puis dire que la vérité. Il en est ainsi. Je connais vos pensées. Mais l’erreur vient d’une faute d’interprétation et du très grand respect que vous avez à l’égard du Très-Haut. On vous a dit : “ Le Messie vient ”, et vous avez pensé, comme beaucoup en Israël, que Messie et roi, c’était la même chose. Elevez plus haut votre esprit. Observez ce beau ciel d’été. Vous avez l’impression qu’il finit là, que sa limite se trouve là où l’air ressemble à une voûte de saphir ? Non, plus loin il y a d’autres couches plus pures, des azurs plus nets, jusqu’à l’azur inimaginable du paradis où le Messie conduira les justes, morts dans le Seigneur. Il y a la même différence entre la royauté messianique qu’imagine l’homme et la royauté réelle, qui est toute divine...

– Mais pourrons-nous, nous pauvres hommes, lever les yeux jusqu’à ces hauteurs ?

– Il suffit de le vouloir, et si vous le voulez, je vous aiderai.

– Comment devons-nous t’appeler, si tu n’es pas roi ?

– Maître, Jésus, comme vous voulez. Je suis le Maître et je suis Jésus, le Sauveur. »

Annotation

Livre d'Isaïe 9, 4-5

Is 9, 4-5 : “Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse : ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit de la moisson, comme on exulte au partage du butin.” 1

Premier Livre des Chroniques 29, 1

1 Chr 29, 1 : “Le roi David s’adressa à toute l’assemblée : « Mon fils Salomon, le seul que Dieu a choisi, est jeune et faible, alors que l’ouvrage à accomplir est considérable, car cette citadelle n’est pas destinée à un homme, mais au Seigneur Dieu.”

EMV 188.1-3.5-6 · Tome 3, p. 229-231 ; p. 233-235

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

188.1 Le mont Thabor est maintenant derrière les voyageurs, ils l’ont déjà dépassé. Le groupe chemine dans une plaine située entre cette montagne et une autre qui lui fait face, en parlant de l’ascension que tout le monde a faite. Il semble pourtant que, au début, les plus âgés auraient bien voulu se l’épargner. Mais, maintenant, tous sont contents d’être arrivés au sommet.

Leur marche est aisée puisqu'ils sont sur une route de grande communication, assez praticable. L’heure est fraîche, car j’ai l’impression qu’ils ont passé la nuit sur les pentes du Thabor.

« Voici En-Dor, dit Jésus en montrant du doigt un misérable village agrippé aux premiers contreforts de cet autre groupe montagneux. Tu veux vraiment y aller ?

− Si tu veux me faire plaisir…, répond Judas.

− Dans ce cas, allons-y.

− Mais cela fera beaucoup de chemin ? demande Barthélemy qui, en raison de son âge, ne doit pas être très partisan des excursions panoramiques.

− Oh non ! Mais, si vous voulez rester…, dit Jésus.

− Oui, oui ! Vous n’avez qu’à rester. Il me suffit d’y aller avec le Maître, se hâte d’ajouter Judas.

− En fait, je voudrais savoir ce qu’il y a de beau à voir avant de me décider… Au sommet du Thabor, nous avons vu la mer et après le discours du garçon, je dois reconnaître que je l’ai bien vue pour la première fois, et je l’ai vue comme, toi, tu vois : avec le cœur. Ici… je voudrais savoir s’il y a quelque chose à apprendre et, si c’est le cas, je viens même si je dois me fatiguer, dit Pierre.

− Tu les entends ? Tu n’as pas encore précisé tes intentions. Par gentillesse pour tes compagnons, fais-le maintenant, dit Jésus.

− N’est-ce pas à En-Dor que Saül voulut aller consulter la pythie ?

− Oui. Eh bien ?

− Eh bien, Maître, j’aimerais y aller et t’entendre parler de Saül.

− Oh ! Alors j’y viens moi aussi ! S’exclame Pierre, enthousiaste.

− Dans ce cas, allons-y. »

Ils parcourent rapidement le dernier tronçon de route principale, puis quittent celle-ci pour un chemin secondaire qui mène directement à En-Dor.

188.2 C’est une pauvre localité, comme l’a dit Jésus. Les maisons sont accrochées aux pentes qui, plus loin, après le village, de­viennent plus abruptes. Les habitants sont pauvres. Ils doivent tout au plus pratiquer l’élevage de moutons sur les pâturages de la montagne et au milieu des forêts de chênes séculaires. On voit aussi quelques petits champs d’orge ou de céréales du même genre dans les lieux favorables, ainsi que des pommiers et des figuiers. Quelques rares vignes autour des maisons servent à orner un peu les murs, sombres, comme si ce pays était plutôt humide.

« Nous allons demander où se trouvait la magicienne » dit Jésus.

Et il arrête une femme qui revient de la fontaine avec ses amphores.

La femme le regarde curieusement, puis répond impoliment :

« Je ne sais pas. J’ai bien d’autres choses à faire plus importantes que ces balivernes, moi ! » Et elle le laisse en plan.

Jésus s’adresse alors à un petit vieux qui taille un morceau de bois.

« La magicienne ?…Saül ?…Qui s’en soucie encore ? Mais attends… Il y a quelqu’un qui a étudié et il saura peut-être… Viens. »

Le petit vieux monte en boitant par un sentier pierreux, jusqu’à une maison très misérable et négligée.

« C’est ici. Je vais entrer et l’appeler. »

Pierre, montrant des poulets qui grattent le sol dans une cour malpropre, dit :

« Cet homme n’est pas juif. »

Mais il n’ajoute rien, parce que le petit vieux revient, suivi d’un homme borgne, sale et désordonné comme tout ce qu’il y a dans sa maison.

Le vieillard dit :

« Vois-tu, cet homme dit que c’est là, après cette maison en ruines. Il faut prendre un sentier, puis passer un ruisseau, un bois et des cavernes ; la plus haute, celle qui montre encore des murs écroulés sur le côté, c’est celle que tu cherches. N’est-ce pas ce que tu as dit ?

− Non. Tu as tout embrouillé. Je vais accompagner moi-même ces étrangers. »

L’homme a une voix rude et gutturale, ce qui accroît l’impression défavorable.

188.3 Ils marchent. Pierre, Philippe et Thomas font signes sur signes à Jésus pour qu’il n’y aille pas. Mais Jésus ne les écoute pas. Il avance avec Judas, derrière l’homme, et les autres le suivent… de mauvaise grâce. (...)

188.5 Ils arrivent à un taudis fait de décombres et de cavernes dans la montagne. L’homme cherche à raffermir sa voix et il dit :

« Voilà, c’est ici. Entre donc.

– Merci, mon ami. Sois bon. »

L’homme garde le silence et reste là où il est, pendant que Jésus, accompagné de ses disciples, enjambe des pierres qui étaient certainement des matériaux de murailles solides, dérangeant des lézards verts et d’autres bêtes sauvages. Ils entrent dans une vaste grotte tapissée de suie sur les parois de laquelle il y a encore, gravés dans la pierre, les signes du zodiaque et semblables histoires. Dans un coin, noirci par la fumée, se trouve une niche et, au-dessous, un trou qui ressemble à une bouche d’égout pour l’écoulement de liquide. Les chauves-souris décorent le plafond de leurs grappes repoussantes. Un hibou, dérangé par la lumière d’une branche que Jacques a allumée pour voir s’ils marchent sur des scorpions ou des aspics, se lamente en battant ses ailes ouatées et en fermant ses gros yeux blessés par la lumière. Il est justement perché dans la niche, et une puanteur de rats morts, de belettes, d’oiseaux en putréfaction sous ses pieds se mêle à l’odeur des excréments et du sol humide.

« Quel bel endroit, en vérité ! Dit Pierre. Mon garçon, ça ne vaut pas ton mont Thabor et ta mer ! »

Puis, se tournant vers Jésus :

« Maître, satisfais vite Judas, parce que, ici… ce n’est sûrement pas la salle royale d’Hérode Antipas !

– Tout de suite. Que veux-tu savoir de précis ? demande-t-il à Judas.

– Voilà… : je voudrais savoir si et pourquoi Saül a péché en venant ici… Je voudrais savoir s’il est possible qu’une femme puisse invoquer les morts. Je voudrais savoir si… Ah ! En somme, parle, toi ! Je te poserai des questions.

– Cela demande du temps ! Sortons au moins au soleil, sur les rochers… Nous éviterons l’humidité et la puanteur ! » supplie Pierre.

Jésus y consent. Ils s’assoient comme ils peuvent sur les ruines des murailles.

« Le péché de Saül n’a été que l’un de ses péchés. Il a été précédé et suivi de beaucoup d’autres, tous graves. Double ingratitude envers Samuel qui lui avait donné l’onction royale et qui s’éclipsa ensuite pour ne pas partager avec le roi l’admiration du peuple. Ingratitude envers David qui l’a débarrassé de Goliath et épargné dans la caverne d’Engadi et à Hakila. Coupable de multiples désobéissances et de scandales dans le peuple. Coupable d’avoir affligé Samuel son bienfaiteur, en manquant à la charité. Coupable de jalousie et d’attentats contre David, son autre bienfaiteur et enfin du crime commis ici.

– Contre qui ? Il n’y a tué personne.

– Il a tué son âme. Il a fini de la tuer, ici, à l’intérieur.

188.6 Pourquoi baisses-tu la tête ?

– Je réfléchis, Maître.

– Tu réfléchis, je le vois. A quoi penses-tu ? Pourquoi as-tu voulu venir ? Ce n’est pas par pure curiosité intellectuelle, reconnais-le.

– On entend toujours parler de magie, de nécromancie, d’invocation d’esprits… Je voulais voir si je découvrais quelque chose… Il me plairait de savoir comment cela arrive… Je pense que nous, qui sommes destinés à étonner pour attirer, nous devrions être un peu nécromanciens. Tu es toi, et tu agis par ta puissance. Mais nous, il nous faut chercher une puissance, une aide pour opérer des œuvres étranges qui s’imposent…

– Oh ! Tu es fou ? Que dis-tu là ? s’écrient plusieurs.

– Taisez-vous. Laissez-le parler. Sa folie est autre chose que de la folie.

– Oui, en somme, il me semblait qu’en venant ici, un peu de la magie de cette époque pourrait entrer en moi et me rendre plus grand. Dans ton intérêt, crois-le bien.

– Je sais que tu es sincère dans le désir que tu éprouves actuellement. Mais je te réponds avec des paroles éternelles, car ce sont des paroles du Livre, et le Livre existera tant qu’il y aura des hommes. Cru ou méprisé, défendu au nom de la vérité ou tourné en ridicule, il existera, il existera toujours.

Il est dit : “ Eve, ayant vu que le fruit de l’arbre était bon à manger et beau à voir, le cueillit, en mangea et en donna à son mari… Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils s’aperçurent qu’ils étaient nus, et ils se firent des ceintures… Et Dieu dit : ‘ Et qui vous a appris que vous étiez nus ? Vous avez donc mangé de l’arbre dont je vous avais défendu de manger. ’ Et il les chassa du paradis de délices. ” Et il est écrit dans le livre de Saül : “ Samuel dit, en apparaissant : ‘ Pourquoi m’as-tu troublé en me faisant invoquer ? Pourquoi m’interroger après que le Seigneur s’est retiré de toi ? Le Seigneur te traitera comme je te l’ai dit… parce que tu n’as pas obéi à la voix du Seigneur. ’ ”

Mon fils, ne tends pas la main vers le fruit défendu. Il est déjà imprudent de l’approcher. Ne sois pas curieux de connaître ce qui est au-delà de la terre, de peur d’être victime du poison satanique. Fuis l’occultisme et ce qui ne s’explique pas. Une seule chose doit être accueillie avec une sainte foi : Dieu. Mais ce qui n’est pas Dieu et ne s’explique pas par les forces de la raison ni ne peut être créé par des forces humaines, fuis-le, fuis-le, afin que ne s’ouvrent pas pour toi les sources de la malice et que tu ne comprennes pas que tu es “ nu ”. Nu signifie repoussant dans une humanité mêlée au satanisme.

Pourquoi veux-tu étonner par d’obscurs prodiges ? Etonne par ta sainteté, et qu’elle soit lumineuse comme une chose qui vient de Dieu. Ne désire pas déchirer les voiles qui séparent les vivants des trépassés. Ne trouble pas les défunts. Ecoute-les, s’ils sont sages, tant qu’ils sont sur la terre. Vénère-les en leur obéissant même après leur mort. Mais ne trouble pas leur seconde vie. Celui qui n’obéit pas à la voix du Seigneur perd le Seigneur. Or le Seigneur a interdit l’occultisme, la nécromancie, le satanisme sous toutes ses formes. Que veux-tu savoir de plus que ce que la Parole te dit déjà ? Que veux-tu opérer de plus que ce que ta bonté et ma puissance te permettent d’opérer ? Ne désire pas le péché, mais la sainteté, mon fils.

Ne sois pas blessé par ce que je te dis. Il me plaît que tu te découvres dans ton humanité. Ce qui te plaît à toi plaît à beaucoup, à trop de gens. Seul le but que tu fixes à ce que tu désires : “ être puissant pour attirer à moi ”, enlève à cette humanité un grand poids et lui donne des ailes. Mais ce sont des ailes d’oiseau de nuit. Non, mon Judas : mets à ton âme des ailes lumineuses, des ailes d’ange. C’est seulement grâce à leur souffle que tu attireras les cœurs, que tu les transporteras, dans ton sillage, vers Dieu. Pouvons-nous partir ?

– Oui. Maître ! Je me suis trompé…

– Non, tu as été un chercheur… Le monde en sera toujours rempli. Viens, viens. Sortons de ce lieu de puanteur. Marchons vers le soleil ! Dans quelques jours, ce sera la Pâque, ensuite nous irons chez ta mère ; c’est elle que j’invoque pour toi : ta maison honnête, ta mère sainte. Oh, quelle paix ! »

Comme toujours, le souvenir de sa mère, les éloges du Maître sur sa mère rassérènent Judas.

Annotation

N’est-ce pas à En-Dor que Saül voulut aller consulter la pythie ? Tel qu’on le lit en : 1 Samuel 28, 3-25 | 1 Chroniques 10, 13-14 | Siracide 46, 20. On trouve des analogies en 2 Rois 21, 6 | Isaïe 8, 19-20.    

L’histoire de Saül et de ses "nombreux autres" péchés, comme il est dit en EMV 188.5 (ainsi qu’en d’autres passages tels que EMV 263.2) se trouve essentiellement en 1 Samuel 9-31.           

La pratique de la divination (ou magie, ou encore nécromancie) est interdite en Lévitique 19, 26.31 | Lévitique 20, 6.27 | Deutéronome 18, 9-14

L’appellation de pythonisse donnée à la magicienne remonte à un dieu païen (Apollon pythien). “L’esprit pythien” donné à la magicienne est le propre des païens (comme on l’a vu en EMV 59.4 et en EMV 129.3). Satan “parle par les lèvres des pythies” (comme on peut le lire en EMV 420.10). Il ressort de l’Œuvre que la secte des sadducéens, fortement hostile à Jésus et opposée à son enseignement (comme on le relèvera en EMV 356.5 | EMV 409.6 et EMV 594.6/7), s’adonnait à de telles pratiques, vers lesquelles Judas Iscariote se sentait attiré lui aussi (comme on le voit en EMV 334.8 et EMV 357.6). On trouvera une invective contre les nécromanciens en EMV 503.7.

Ingratitude envers David qui l’a débarrassé de Goliath et épargné dans la caverne d’Engadi (1 Samuel 24, 1-23) et à Hakila (1 Samuel 26, 1-25).

Il est dit : “ Eve, ayant vu que le fruit de l’arbre était bon à manger et beau à voir, le cueillit, en mangea et en donna à son mari… Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils s’aperçurent qu’ils étaient nus, et ils se firent des ceintures… Et Dieu dit : ‘ Et qui vous a appris que vous étiez nus ? Vous avez donc mangé de l’arbre dont je vous avais défendu de manger. ’ Et il les chassa du paradis de délices. ” En Genèse 3, 6.

Il est écrit dans le livre de Saül : “ Samuel dit, en apparaissant : ‘ Pourquoi m’as-tu troublé en me faisant invoquer ? Pourquoi m’interroger après que le Seigneur s’est retiré de toi ? Le Seigneur te traitera comme je te l’ai dit… parce que tu n’as pas obéi à la voix du Seigneur. ’ ” En 1 Samuel 28, 15-19.

Dans quelques jours, ce sera la Pâque : 14 Nisan.

Premier livre de Samuel 28, 3-25

1 S 28, 3-25 : Samuel était mort ; tout Israël l'avait pleuré, et on l'avait enterré à Rama, dans sa ville. Et Saül avait fait disparaître du pays ceux qui évoquaient les morts et les devins.

Les Philistins s'étant rassemblés, vinrent camper à Sunam ; Saül rassembla tout Israël, et ils campèrent à Gelboé. A la vue du camp des Philistins, Saül eut peur, et son cœur fut fort agité. Saül consulta Yahweh, et Yahweh ne lui répondit point, ni par les songes, ni par l'Urim, ni par les prophètes. Alors Saül dit à ses serviteurs : « Cherchez-moi une femme qui évoque les morts, et j'irai vers elle et je la consulterai. » Ses serviteurs lui dirent : « Il y a à Endor une femme qui évoque les morts. » Saül se déguisa et mit d'autres vêtements, et il partit, accompagné de deux hommes. Ils arrivèrent de nuit chez la femme, et Saül lui dit : « Prédis-moi l'avenir en évoquant un mort, et fais-moi monter celui que je te dirai. » La femme lui répondit : « Voici que tu sais ce qu'a fait Saül, comment il a retranché du pays ceux qui évoquent les morts et les devins ; pourquoi me tends-tu un piège, pour me faire mourir ? » Saül lui jura par Yahweh en disant : « Aussi vrai que Yahweh est vivant ! il ne t'arrivera aucun mal à cause de cela. » Et la femme dit : « Qui te ferai-je monter ? » Il répondit : « Fais-moi monter Samuel. »

A la vue de Samuel, la femme poussa un grand cri ; et la femme dit à Saül : « Pourquoi m'as-tu trompée ? Tu es Saül ! » Le roi lui dit : « Ne crains pas ; mais qu'as-tu vu ? » La femme dit à Saül : « Je vois un dieu qui monte de la terre. » Il lui dit : « Quelle figure a-t-il ? » Et elle répondit : « C'est un vieillard qui monte, et il est enveloppé d'un manteau. » Saül comprit que c'était Samuel, et il se jeta le visage contre terre et se prosterna.

Samuel dit à Saül : « Pourquoi m'as-tu troublé, en me faisant monter ? » Saül répondit : « Je suis dans une grande détresse : les Philistins me font la guerre, et Dieu s'est retiré de moi ; il ne m'a répondu ni par les prophètes ni par les songes. Je t'ai évoqué pour que tu me fasses connaître ce que j'ai à faire. » Samuel dit : « Pourquoi me consultes-tu, puisque Yahweh s'est retiré de toi et qu'il est devenu ton adversaire ? Yahweh a agi comme il l'avait annoncé par mon intermédiaire : Yahweh a arraché la royauté de ta main, et l'a donnée à ton compagnon, à David. Parce que tu n'as pas obéi à la voix de Yahweh, et que tu n'as pas traité Amalec selon l'ardeur de sa colère, c'est pour cela que Yahweh a ainsi agi envers toi en ce jour. Et même Yahweh livrera Israël avec toi aux mains des Philistins. Demain, toi et tes fils, vous serez avec moi, et Yahweh livrera le camp d'Israël entre les mains des Philistins. » Aussitôt Saül tomba par terre de toute sa hauteur, car les paroles de Samuel l'avaient rempli d'effroi ; de plus, les forces lui manquaient, car il n'avait pris aucune nourriture de tout le jour et de toute la nuit.

La femme vint vers Saül et, voyant son grand trouble, elle lui dit : « Ta servante a obéi à ta voix ; j'ai exposé ma vie, en obéissant aux paroles que tu m'as dites. Ecoute maintenant, toi aussi, la voix de ta servante, et que je t'offre un morceau de pain ; manges-en, pour avoir de la force lorsque tu poursuivras ta route. » Mais il refusa et dit : « Je ne mangerai point. » Ses serviteurs, ainsi que la femme, le pressèrent, et il se rendit à leurs instances. Il se leva de terre et s'assit sur le divan. La femme avait chez elle un veau gras, elle se hâta de le tuer et, prenant de la farine, elle la pétrit et en cuisit des pains sans levain. Elle les mit devant Saül et devant ses serviteurs, et ils mangèrent. Puis s'étant levés, ils partirent la nuit même.

Premier livre des Chroniques 10, 13-14

1 Ch 10, 13-14 : Saül mourut à cause de la transgression dont il s'était rendu coupable envers Yahweh, parce qu'il n'avait pas observé la parole de Yahweh, et pour avoir interrogé et consulté ceux qui évoquent les morts. Il ne consulta point Yahweh, et Yahweh le fit mourir, et il transféra la royauté à David, fils d'Isaï.

Livre du Siracide 46, 20

Si 46, 20 : Et lorsqu'il se fut endormi, il prophétisa, et, il annonça au roi sa fin prochaine. Du sein de la terre, il éleva sa voix en prophétisant, afin d'effacer l'iniquité du peuple.

Deuxième Livre des Rois 21, 6

2 R 21, 6 : Il fit passer son fils par le feu ; il pratiquait les augures et la divination ; il institua des nécromanciens et des sorciers : faisant ainsi de plus en plus ce qui est mal aux yeux de Yahweh, de manière à l'irriter.

Livre d'Isaïe 8, 19-20

Is 8, 19-20 : Quand ils vous diront : " Consultez ceux qui évoquent les morts, et les devins qui murmurent et chuchotent, " répondez : " Un peuple ne doit-il pas consulter son Dieu ? Consultera-t-il les morts pour les vivants ? A l'enseignement et au témoignage ! " Si le peuple tient un autre langage, il n'y a point pour lui d'aurore.

Premier livre de Samuel 9-31

Etant donné le nombre de chapitre (près de 12), nous ne les reproduirons pas dans cette note.

Livre du Lévitique 19, 26.31

Lv 19, 26.31 : Vous ne mangerez rien avec du sang. Vous ne pratiquerez ni la divination ni la magie. Ne vous adressez point à ceux qui évoquent les esprits, ni aux devins ; ne les consultez point, pour ne pas être souillés par eux. Je suis Yahweh, votre Dieu.

Livre du Lévitique 20, 6.27

Lv 20, 6.27 : Si quelqu'un s'adresse à ceux qui évoquent les esprits et aux devins, pour se prostituer après eux, je tournerai ma face contre cet homme et je le retrancherai du milieu de son peuple. Tout homme ou femme qui évoque les esprits ou s'adonne à la divination sera mis à mort ; on les lapidera : leur sang est sur eux.

Livre du Deutéronome 18, 9-14

Dt 18, 9-14 : Quand tu seras entré dans le pays que te donne Yahweh, ton Dieu, tu n'apprendras pas à imiter les abominations de ces nations-là. Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille, qui s'adonne à la divination, au augures, aux superstitions et aux enchantements, qui ait recours aux charmes, qui consulte les évocateurs et les sorciers, et qui interroge les morts. Car tout homme qui fait ces choses est en abomination à Yahweh, et c'est à cause de ces abominations que Yahweh, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi. Tu seras intègre avec Yahweh, ton Dieu. Car ces nations que tu vas chasser écoutent les augures et les devins ; mais à toi, Yahweh, ton Dieu, ne le permet pas.

Livre de la Genèse 3, 6

Gn 3, 6 : La femme vit que le fruit de l'arbre était bon à manger, agréable à la vue et désirable pour acquérir l'intelligence ; elle prit de son fruit et en mangea ; elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea..

Premier Livre de Samuel 24, 1-23

1 S 24, 1-23 : David monta de là et s'établit dans les lieux forts d'Engaddi. Lorsque Saül fut revenu de la poursuite des Philistins, on vint lui dire : « Voici que David est au désert d'Engaddi. » Saül prit trois mille hommes d'élite d'entre tout Israël, et il alla à la recherche de David et de ses gens jusque sur les rochers des boucs sauvages. Il arriva aux parcs des brebis qui étaient près du chemin ; il y avait là une caverne, où Saül entra pour se couvrir les pieds ; et David et ses gens étaient assis au fond de la caverne. Les hommes de David lui dirent : « Voici le jour dont Yahweh t'a dit : Voici que je livre ton ennemi entre tes mains ; traite-le comme il te plaira. » David se leva et coupa à la dérobée le pan du manteau de Saül. Après cela, le cœur de David lui battit, de ce qu'il avait coupé le pan du manteau de Saül. Et il dit à ses hommes : « Que Yahweh me préserve de faire contre mon seigneur, l'oint de Yahweh, une chose telle que de porter ma main sur lui, car il est l'oint de Yahweh ! » Par ses paroles, David réprima ses hommes et ne leur permit pas de se jeter sur Saül. Saül s'étant levé pour sortir de la caverne continua sa route.

Après cela David se leva et, sortant de la caverne, il se mit à crier après Saül en disant : « O roi, mon seigneur ! » Saül regarda derrière lui, et David s'inclina le visage contre terre et se prosterna. Et David dit à Saül : « Pourquoi écoutes-tu les propos de gens qui disent : Voici que David cherche à te faire du mal ? Voici qu'aujourd'hui tes yeux ont vu comment Yahweh t'a livré, aujourd'hui même, entre mes mains dans la caverne. On me disait de te tuer ; mais mon œil a eu pitié de toi, et j'ai dit : Je ne porterai point ma main sur mon seigneur, car il est l'oint de Yahweh. Vois donc, mon père, vois dans ma main le pan de ton manteau. Puisque j'ai coupé le pan de ton manteau et que je ne t'ai pas tué, reconnais et vois qu'il n'y a dans ma conduite ni méchanceté ni révolte, et que je n'ai point péché contre toi. Et toi, tu fais la chasse à ma vie pour me l'ôter. Que Yahweh soit juge entre moi et toi, et que Yahweh me venge de toi ! Mais ma main ne sera pas sur toi. Des méchants vient la méchanceté, dit le vieux proverbe ; aussi ma main ne sera pas sur toi. Après qui le roi d'Israël s'est-il mis en marche ? Qui poursuis-tu ? Un chien mort ? Une puce ? Que Yahweh juge et prononce entre toi et moi. Qu'il regarde et qu'il défende ma cause, et que sa sentence me délivre de ta main ! »

Lorsque David eut achevé d'adresser ces paroles à Saül, Saül dit : « Est-ce bien ta voix, mon fils David ? » Et Saül éleva la voix et pleura. Il dit à David : « Tu es plus juste que moi ; car toi tu m'as fait du bien, et moi je t'ai rendu du mal. Tu as montré aujourd'hui que tu agis avec bonté envers moi, puisque Yahweh m'a livré entre tes mains et que tu ne m'as pas tué. Si quelqu'un rencontre son ennemi, le laisse-t-il poursuivre en paix son chemin ? Que Yahweh te fasse du bien en retour de ce que tu m'as fait en ce jour ! Maintenant, voici que je sais que tu seras roi et que la royauté d'Israël sera stable entre tes mains. Jure-moi donc par Yahweh que tu ne détruiras pas ma postérité après moi, et que tu ne retrancheras pas mon nom de la maison de mon père. » David le jura à Saül. Et Saül s'en alla dans sa maison, et David et ses hommes montèrent à l'endroit fort.

Premier Livre de Samuel 26, 1-25

1 S 26, 1-25 : Les Ziphéens vinrent auprès de Saül à Gabaa, et dirent : « David est caché sur la colline de Hachila, à l'est de la lande. » Saül se leva et descendit au désert de Ziph avec trois mille hommes d'élite d'Israël, pour chercher David au désert de Ziph. Saül campa sur la colline de Hachila, à l'est de la lande, près du chemin, et David demeurait dans le désert. S'étant aperçut que Saül marchait à sa recherche au désert, David envoya des espions et apprit que Saül était réellement arrivé. David se leva et vint au lieu où Saül était campé. David vit l'endroit où était couché Saül, avec Abner, fils de Ner, chef de son armée : — or Saül couchait au milieu du camp, et le peuple était campé autour de lui. — S'adressant donc à Achimélech, le Héthéen, et à Abisaï, fils de Sarvia et frère de Joab, David dit : « Qui veut descendre avec moi au camp vers Saül. » Et Abisaï répondit : « Moi, je descendrai avec toi. »

David et Abisaï arrivèrent de nuit vers le peuple, et voici que Saül était couché au milieu du camp et dormait, sa lance fichée en terre à son chevet ; Abner et le peuple étaient couchés autour de lui. Abisaï dit à David : « Dieu a enfermé aujourd'hui ton ennemi entre tes mains ; maintenant, je te prie, laisse-moi le frapper de la lance et le clouer en terre d'un seul coup, sans que j'aie à y revenir. » Mais David dit à Abisaï : « Ne le tue pas ! Car qui porterait la main sur l'oint de Yahweh et resterait impuni ? » Et David dit : « Aussi vrai que Yahweh est vivant ! Ce sera seulement Yahweh qui le frappera ; ou bien son jour arrivera et il mourra, ou bien il descendra à la guerre et il périra ; mais que Yahweh me préserve de porter la main sur l'oint de Yahweh ! Maintenant, prends la lance qui est à son chevet, avec la cruche d'eau, et allons-nous-en. »

Et David prit la lance et la cruche d'eau qui étaient au chevet de Saül, et ils s'en allèrent. Personne ne vit, personne ne sut, personne ne se réveilla, car ils dormaient tous, Yahweh ayant fait tomber sur eux un profond assoupissement.

David passa de l'autre côté, et se tint au loin sur le sommet de la montagne ; un grand espace les séparait. Et David cria au peuple et à Abner, fils de Ner, en disant : « Ne répondras-tu pas, Abner ! » Abner répondit en disant : « Qui es-tu, toi qui cries vers le roi ? » David dit à Abner : « N'es-tu pas un homme ? Et qui est ton pareil en Israël ? Pourquoi donc n'as-tu pas gardé le roi, ton seigneur ? Car quelqu'un du peuple est venu pour tuer le roi, ton seigneur. Ce que tu as fait là n'est pas bien. Aussi vrai que Yahweh est vivant ! Vous avez mérité la mort, pour n'avoir pas gardé votre maître, l'oint de Yahweh. Regarde maintenant où sont la lance du roi et la cruche d'eau qui était à son chevet. »

Saül reconnut la voix de David et dit : « Est-ce bien ta voix, mon fils David ? » Et David répondit : « C'est ma voix, ô roi, mon seigneur. » Il ajouta : « Pourquoi mon seigneur poursuit-il son serviteur ? Qu'ai-je fait, et quel crime ma main a-t-elle commis ? Que le roi, mon seigneur, daigne maintenant écouter les paroles de ton serviteur : si c'est Yahweh qui t'excite contre moi, qu'il agrée le parfum d'une offrande ; mais si ce sont des hommes, qu'ils soient maudits devant Yahweh, puisqu'ils m'ont chassé maintenant, pour m'ôter ma place de l'héritage de Yahweh, en disant : Va servir des dieux étrangers ! Et maintenant que mon sang ne tombe pas sur la terre, loin de la face de Yahweh ! Car le roi d'Israël s'est mis en marche pour chercher une puce, comme on poursuivrait une perdrix dans les montagnes. »

Saül dit : « J'ai péché ; reviens, mon fils David, car je ne te ferai plus de mal, puisqu'en ce jour ma vie a été précieuse à tes yeux. Voilà que j'ai agi en insensé et j'ai fait une grande faute. » David répondit : « Voici la lance, ô roi ; que l'un de tes jeunes gens vienne la prendre. Yahweh rendra à chacun selon sa justice et sa fidélité ; car Yahweh t'avait livré aujourd'hui entre mes mains, et je n'ai pas voulu porter la main sur l'oint de Yahweh. Voici que, comme ta vie a été aujourd'hui d'un grand prix à mes yeux, ainsi ma vie sera d'un grand prix aux yeux de Yahweh, et il me délivrera de toute angoisse ! » Saül dit à David : « Sois béni mon fils, David ! Tu réussiras certainement dans tes entreprises. » David continua son chemin, et Saül s'en retourna chez lui.

EMV 191.3-4.9 · Tome 3, p. 250-256

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

191.3 L’un d’eux, d’un certain âge déjà, serre contre lui un enfant d’une dizaine d’années environ ; il mange et pleure.

« Pourquoi, père, fais-tu cela ? lui demande Jésus.

– Parce que ta bonté est trop grande… »

L’homme d’En-Dor dit, de sa voix gutturale :

« C’est vrai… cela fait pleurer, mais ce sont des pleurs sans amertume…

– sans amertume, c’est vrai. Et puis… je voudrais quelque chose. Ces larmes expriment aussi un souhait.

– Que veux-tu, père ?

– Tu vois cet enfant : c’est mon petit-fils. Il est avec moi depuis l’éboulement de cet hiver. Doras ne sait même pas qu’il m’a rejoint car je le fais vivre comme une bête sauvage dans la forêt et je ne le vois qu’au sabbat. S’il le découvre, soit il le chasse, soit il le met au travail… et mon tendre petit-fils aura une condition pire qu’une bête de somme… A Pâque, je l’enverrai avec Michée à Jérusalem pour qu’il devienne fils de la Loi… et ensuite… ? C’est le fils de ma fille…

– Me le confierais-tu à moi, au contraire ? Ne pleure pas. J’ai tant d’amis qui sont honnêtes, saints et qui n’ont pas d’enfants ! Ils l’élèveront saintement, selon ma Voie…

– Ah, Seigneur ! Depuis que j’ai entendu parler de toi, je l’ai désiré et je priais le saint Jonas, lui qui sait ce que c’est que d’appartenir à ce maître, de sauver mon petit-fils de cette mort…

– Mon enfant, viendrais-tu avec moi ?

– Oui, mon Seigneur, et je ne te causerai pas de peine.

– Alors c’est dit.

191.4 – Mais… à qui veux-tu le donner ? demande Pierre en tirant Jésus par la manche. A Lazare, lui aussi ?

– Non, Simon. Mais il y en a tant qui n’ont pas d’enfants…

– Il y a moi aussi… »

Le visage de Pierre paraît maigrir sous l’effet du désir.

– Simon, je te l’ai dit : tu dois être le “ père ” de tous les enfants que je te laisserai en héritage, mais tu ne dois pas avoir la chaîne d’un fils à toi. N’en sois pas blessé. Tu es trop nécessaire au Maître pour que le Maître puisse te séparer de lui à cause d’une affection. Je suis exigeant, Simon. Je suis exigeant plus que l’époux le plus jaloux. Je t’aime d’un amour de prédilection et je te veux tout entier pour moi et à moi.

– C’est bon, Seigneur… C’est bon… Qu’il soit fait comme tu le veux. »

Cette adhésion à la volonté de Jésus est héroïque pour le pauvre Pierre.

« Ce sera l’enfant de mon Eglise naissante. D’accord ? Il sera à tous et à personne. Ce sera “ notre ” petit enfant. Il nous suivra quand les distances le permettront, sinon il nous rejoindra. Ses tuteurs seront les bergers, eux qui aiment dans tous les enfants “ leur ” enfant Jésus. Viens ici, petit. Comment t’appelles-tu ?

– Yabeç, fils de Jean, et je suis de Juda, répond, sans hésiter, le garçon.

– Oui, nous sommes judéens, nous, confirme le vieil homme. Je travaillais sur les terres de Doras en Judée et ma fille a épousé un homme de cette région. Je travaillais dans les bois près d’Arimathie et cet hiver…

– J’ai vu la catastrophe…

– L’enfant a été sauvé parce que, cette nuit-là, il était au loin chez un parent… Vraiment, il a bien porté son nom, Seigneur ! Je l’ai dit tout de suite à ma fille : “ Pourquoi ce nom ? Ne te rappelles-tu pas l’ancien ? ” Mais son mari voulut lui donner ce nom, et il s’appela Yabeç.

– “ L’enfant invoquera le Seigneur et le Seigneur le bénira et élargira ses frontières ; la main du Seigneur est dans sa main et il ne sera plus accablé par le malheur. ” Le Seigneur lui accordera cela pour te consoler, toi, père, et les esprits des morts, ainsi que pour réconforter l’orphelin.

(...) 191.9 Je vous bénis maintenant. Mais je prierai pour vous à chaque nouvelle aurore. Et toi, père, ne te fais plus aucun souci pour l’agneau que tu me confies. Je te le ramènerai de temps en temps pour que tu puisses te réjouir de le voir croître en sagesse et en bonté sur la voie de Dieu. Il sera ton agneau de cette pauvre Pâque, le plus agréable des agneaux présentés à l’autel de Yahvé. Yabeç, salue ton vieux père et puis viens vers ton Sauveur, vers ton bon Berger. Que la paix soit avec vous !

– Oh, Maître ! Bon Maître ! Te quitter !…

– Oui, c’est pénible. Mais il vaut mieux que le surveillant ne vous trouve pas ici. Je suis venu à cet endroit exprès pour vous éviter des punitions. Obéissez pour l’amour de l’Amour qui vous donne ce conseil. »

Les malheureux se lèvent, les larmes aux yeux, et retournent à leur calvaire. Jésus les bénit de nouveau, puis, la main de l’enfant dans la sienne, et l’homme d’En-Dor de l’autre côté, il retourne par le même chemin à la maison de Michée, rejoint par André et Jean qui, après leur service de garde, retrouvent leurs frères.

Détail

Jésus est avec les paysans de Doras et leur offre de quoi manger pour la Pâque. Un des hommes lui présente son petit-fils.

Annotation

"Simon, je te l’ai dit", en EMV 104.5. La dernière mention de Lazare est en lien avec l’évènement rapporté en EMV 172.11.

"J’ai vu la catastrophe", en EMV 139.2.

“ Pourquoi ce nom ? Ne te rappelles-tu pas l’ancien ? ” (...) L’enfant invoquera le Seigneur et le Seigneur le bénira et élargira ses frontières ; la main du Seigneur est dans sa main et il ne sera plus accablé par le malheur. ” : la citation est tirée de 1 Chroniques 4, 9-10.

Premier Livre des Chroniques 4, 9-10

1 Ch 4, 9-10 : Yabés fut plus honoré que ses frères. Sa mère lui donna le nom de Yabés (c’est-à-dire : Dans la douleur) en disant : "J’ai enfanté dans la détresse." Yabés invoqua le Dieu d’Israël en disant : "Si vraiment tu me bénis, tu agrandiras mon territoire, ta main sera avec moi, et tu éloigneras de moi le malheur, en sorte que ma détresse prenne fin." Et Dieu lui accorda ce qu’il avait demandé.

EMV 217.3-4 · Tome 3, p. 457-460

L’Evangile tel qu'il m'a été révélé

Voir dans son contexte

Citation

« (...) En attendant, toi qui te prétends saint, pourquoi permets-tu certaines choses ? Toi qui te dis Maître, pourquoi n’instruis-tu pas tes apôtres, avant les autres ? Regarde-les, derrière toi ! Les voilà, avec encore l’instrument du péché dans leurs mains ! Tu les vois ? Ils ont cueilli des épis, or c’est le sabbat. Ils ont cueilli des épis qui ne leur appartenaient pas. Ils ont violé le sabbat et ils ont volé. »

Pierre répond :

« Nous avions faim. Nous avons demandé logement et nourri­ture au village où nous sommes arrivés hier soir. Ils nous ont chassés. Seule une petite vieille nous a donné de son pain et une poignée d’olives. Que Dieu le lui rende au centuple, car elle a donné tout ce qu’elle avait et s’est contentée de demander une bénédiction. Nous avons marché pendant un mille, puis nous nous sommes arrêtés, comme la Loi le prescrit, et nous avons bu l’eau d’un ruisseau. Plus tard, au crépuscule, nous sommes allés à cette maison… Ils nous ont repoussés. Tu vois que nous avions la volonté d’obéir à la Loi.

– Mais vous ne l’avez pas fait. Il n’est pas permis, pendant le sabbat, de faire des travaux manuels et il n’est jamais permis de prendre ce qui appartient à autrui. Mes amis et moi, nous en sommes scandalisés.

– Moi, au contraire, je ne le suis pas, dit Jésus. N’avez-vous jamais lu comment David, à Nob, prit les pains consacrés pour se nourrir, lui et ses compagnons ? Les pains consacrés appartenaient à Dieu, dans sa maison, réservés par un ordre éternel aux prêtres. Il est dit : “ Ils appartiendront à Aaron et à ses fils qui les mangeront en un lieu sacré, car c’est une chose très sainte. ” Néanmoins, David les prit pour lui et ses compagnons parce qu’ils avaient faim. Or si le saint roi entra dans la maison de Dieu et mangea les pains consacrés le jour du sabbat, lui à qui il n’était pas permis de s’en nourrir – pourtant la chose ne lui fut pas comptée comme péché puisque Dieu continua encore après cela de lui garder son amour –, comment peux-tu dire que nous sommes pécheurs si nous cueillons sur le sol de Dieu les épis qui ont poussé et mûri par sa volonté, les épis qui appartiennent aussi aux oiseaux ? et tu refuses que les hommes s’en nourrissent, eux qui sont les enfants du Père ?

– Il avait demandé ces pains. Il ne les avait pas pris sans les demander. Et cela change tout ! Et puis, ce n’est pas vrai que Dieu n’a pas compté à David cet acte comme péché. Dieu l’a frappé durement !

– Mais pas pour cette raison. Pour sa luxure, pour son recensement, pas pour…, rétorque Jude.

– Oh ! Assez ! Ce n’est pas permis, voilà tout. Vous n’avez pas le droit de le faire, et vous ne le ferez pas. 217.4 Allez-vous-en ! Nous ne voulons pas de vous sur nos terres. Nous n’avons pas besoin de vous. Nous ne savons que faire de vous.

– Nous allons partir, dit Jésus en empêchant ses disciples de répliquer.

– Et pour toujours, souviens-t’en. Que jamais plus Jonathas, fils d’Uziel, ne te trouve sur son chemin. Va-t’en !

– Oui, nous partons. Toutefois, nous nous retrouverons. Cette fois, ce sera Jonathas qui voudra me voir pour répéter ma condamnation et délivrer pour toujours le monde de moi. Mais ce sera alors le Ciel qui te dira : “ Il ne t’est pas permis de faire cela ”, et cette parole “ il ne t’est pas permis ” résonnera dans ton cœur comme une sonnerie de trompette pendant toute ta vie et au-delà. De même que, le jour du sabbat, les prêtres violent au Temple le repos sabbatique sans pécher, nous aussi, les serviteurs du Seigneur, nous pouvons recevoir amour et secours du Père très saint sans pour autant commettre de faute, puisque l’homme nous refuse l’amour. Il y a ici quelqu’un de bien plus grand que le Temple et qui peut prendre ce qu’il veut de la création, car Dieu a disposé toutes choses pour servir d’escabeau à la Parole. Et moi, je prends et je donne. Il en est ainsi des épis du Père servis sur l’immense table qu’est la terre, comme de la Parole. Je prends et je donne. Aux bons comme aux mauvais, car je suis la Miséricorde. Mais vous ignorez ce qu’est la miséricorde. Si vous saviez ce que cela signifie, vous comprendriez aussi que je ne veux qu’elle. Si vous saviez ce qu’est la miséricorde, vous n’auriez pas condamné des innocents. Mais vous l’ignorez. Vous ne savez pas non plus que je ne vous condamne pas, vous ne savez pas que je vous pardonnerai et que je demanderai même au Père de vous pardonner. Car c’est la miséricorde que je veux, et non le châtiment. Mais vous, vous ne le savez pas. Vous ne voulez pas le savoir. C’est là un péché plus grand que celui que vous m’imputez, que celui que, selon vous, ces innocents ont commis. Du reste, sachez que le sabbat est fait pour l’homme et non pas l’homme pour le sabbat, et que le Fils de l’homme est le maître même du sabbat. Adieu… »

Il se tourne vers ses disciples :

« Venez, allons chercher un lit dans les sables, qui ne sont plus loin maintenant. Nous aurons toujours les étoiles pour compagnes et la rosée nous rafraîchira. Dieu, qui a envoyé la manne à Israël, pourvoira à nous nourrir nous aussi, qui sommes pauvres et qui lui sommes fidèles. »

Jésus plante là le groupe hargneux et part avec ses disciples alors que la nuit tombe avec les premières ombres violettes…

Ils trouvent finalement une haie de figuiers d’Inde aux sommets desquels, hérissées de piquants, des figues commencent à mûrir. Mais tout est bon pour qui a faim et, en se piquant les doigts, ils cueillent les plus mûres et vont à l’endroit où les champs font place à des dunes de sable. De loin arrive la rumeur de la mer.

« Arrêtons-nous ici. Le sable est fin et chaud. Demain, nous entrerons à Ashqelôn », dit Jésus, et tous tombent de fatigue au pied d’une haute dune.

Détail

Les apôtres ont faim et commencent à cueillir des épis de blé dans les champs lorsqu'ils ne reçoivent pas de nourriture de la part des habitants (EMV 217.1). Jésus rencontre alors un groupe de pharisiens, dont Jonathas ben Ouziel, un sanhédriste. Il lui est hostile et reproche le comportement des disciples au Maître. Simon-Pierre et Jude interviendront légèrement en 217.3.

Annotation

N’avez-vous jamais lu comment David, à Nob, prit les pains consacrés pour se nourrir, lui et ses compagnons ? Les pains consacrés appartenaient à Dieu, dans sa maison, réservés par un ordre éternel aux prêtres. Il est dit : “ Ils appartiendront à Aaron et à ses fils qui les mangeront en un lieu sacré, car c’est une chose très sainte. ” Cf. 1 Samuel 21, 1-4 et Lévitique 24, 9.

Dieu a frappé durement David pour sa luxure et pour son recensement : à propos de sa luxure, voire 2 Samuel 12, 9-14 (voir aussi 94.7). Pour le recensement, voir 2 Samuel 24, 1-17 et 1 Chroniques 21, 1-17.

Aux bons comme aux mauvais, car je suis la Miséricorde. Mais vous ignorez ce qu’est la miséricorde. Si vous saviez ce que cela signifie, vous comprendriez aussi que je ne veux qu’elle. Cf. Osée 6,6 repris aussi dans Matthieu 9,13.

Ils trouvent finalement une haie de figuiers d’Inde aux sommets desquels, hérissées de piquants, des figues commencent à mûrir. Cette mention intrigue : le figuier d’Inde ou figuier de Barbarie est censé avoir été importé du Mexique par Christophe Colomb. S’agit-il d’un anachronisme grossier ou d’une connaissance rare de Maria Valtorta ? Voir le commentaire.

________________________________________________________________________________________________

Livre du Lévitique 24, 9

Lv 24, 9 : Ils appartiendront à Aaron et à ses fils, qui les mangeront en lieu saint ; car c’est pour eux une chose très sainte parmi les offrandes faites par le feu à Yahweh. C’est une loi perpétuelle.

Premier Livre de Samuel, 21, 1-7

1 S 1-7 : David se leva et s’en alla, et Jonathas rentra dans la ville. David se rendit à Nobé, auprès du grand prêtre Achimélech ; et Achimélech accourut effrayé au-devant de David, et lui dit : « Pourquoi es-tu seul et n’y a-t-il personne avec toi ? » David répondit au prêtre Achimélech : « Le roi m’a donné un ordre et m’a dit : Que personne ne sache rien de l’affaire pour laquelle je t’envoie et je t’ai donné un ordre. J’ai assigné à mes gens tel lieu de rendez-vous. Et maintenant qu’as-tu sous la main ? Donne-moi cinq pains dans la main, ou ce qui se trouvera. » Le prêtre répondit à David et dit : « Je n’ai pas sous la main de pain ordinaire, mais il y a du pain consacré ; pourvu que tes gens se soient abstenus de femmes. » David répondit au prêtre et lui dit : « Nous nous sommes abstenus de femmes depuis trois jours que je suis parti, et les vases de mes gens sont chose sainte ; et si le voyage est profane, pourtant il est sanctifié quant au vase ? » Alors le prêtre lui donna du pain consacré, car il n’y avait pas là d’autre pain que le pain de proposition, qu’on avait ôté de devant Yahweh, pour le remplacer par du pain chaud au moment où on l’enlevait.

Deuxième livre de Samuel 12, 9-14

2 S 12, 9-14 : Pourquoi as-tu méprisé la parole de Yahweh, en faisant ce qui est mal à ses yeux ? Tu as frappé par l’épée Urie le Héthéen ; tu as pris sa femme pour en faire ta femme, et tu l’as tué par l’épée des fils d’Ammon. Et maintenant, l’épée ne s’éloignera jamais de ta maison, parce que tu m’as méprisé et que tu as pris la femme d’Urie le Héthéen, pour en faire ta femme. Ainsi parle Yahweh : Voici que je vais faire lever, de ta maison même, le malheur sur toi, et je prendrai sous tes yeux tes femmes pour les donner à ton voisin, et il couchera avec tes femmes à la vue de ce soleil. Car toi, tu as agi en secret ; et moi, je ferai cela en présence de tout Israël et à la face du soleil. »

David dit à Nathan : « J’ai péché contre Yahweh. » Et Nathan dit à David : « Yahweh a pardonné ton péché, tu ne mourras point. Mais, parce que tu as fait, par cette action, mépriser Yahweh par ses ennemis, le fils qui t’est né mourra. »

Deuxième livre de Samuel 24, 1-17

2 S 24, 1-17 : La colère de Yahweh s’enflamma de nouveau contre Israël, et il excita David contre eux, en disant : « Va, fais le dénombrement d’Israël et de Juda. » Le roi dit à Joab, chef de l’armée, qui était avec lui : « Parcours donc toutes les tribus d’Israël, depuis Dan jusqu’à Bersabée ; faites le dénombrement du peuple, afin que je sache le chiffre du peuple. » Joab dit au roi : « Que Yahweh ton Dieu ajoute au peuple cent fois ce qu’il y en a, et que les yeux du roi mon seigneur le voient ! Mais pourquoi le roi mon seigneur met-il son plaisir à faire cela ? » Mais la parole du roi prévalut contre Joab, et sur les chefs de l’armée ; et Joab et les chefs de l’armée partirent de devant le roi pour faire le dénombrement du peuple d’Israël.

Ayant passé le Jourdain, ils campèrent à Aroër, à droite de la ville, qui est au milieu de la vallée de Gad, puis à Jazer. Ils vinrent en Galaad et dans le pays de Thachthim-Hodsi ; puis ils vinrent à Dan-Jaan et aux environs de Sidon. Ils vinrent à la place forte de Tyr et dans toutes les villes des Hévéens et des Chananéens, ils aboutirent au Négeb de Juda, à Bersabée. Lorsqu’ils eurent ainsi parcouru tout le pays, ils revinrent à Jérusalem au bout de neuf mois et vingt jours. Joab remit au roi le rôle du dénombrement du peuple : il y avait en Israël huit cent mille hommes de guerre tirant l’épée, et en Juda cinq cent mille hommes. David sentit battre son cœur après qu’il eut compté le peuple, et David dit à Yahweh : « J’ai commis un grand péché en ce que j’ai fait ! Maintenant, ô Yahweh, ôtez, je vous prie, l’iniquité de votre serviteur, car j’ai tout à fait agi en insensé. »

Le lendemain, quand David se leva, la parole de Yahweh fut adressée à Gad, le prophète, le voyant de David, en ces termes : « Va dire à David : Ainsi parle Yahweh : Je mets devant toi trois choses ; choisis-en une, et je te la ferai. » Gad vint vers David et lui fit connaître la parole de Yahweh, et lui dit : « Une famine de sept années viendra-t-elle dans ton pays, ou bien fuiras-tu trois mois devant tes ennemis qui te poursuivront, ou bien y aura-t-il une peste de trois jours dans ton pays ? Maintenant, sache et vois ce que je dois répondre à celui qui m’envoie. » David répondit à Gad : « Je suis dans une cruelle angoisse. Ah ! Tombons entre les mains de Yahweh, car ses miséricordes sont grandes ; mais que je ne tombe pas entre les mains des hommes ! » Et Yahweh envoya une peste en Israël depuis le matin de ce jour jusqu’au temps fixé ; et il mourut, de Dan à Bersabée, soixante-dix mille hommes parmi le peuple. L’ange étendait la main sur Jérusalem pour la détruire. Et Yahweh se repentit de ce mal, et il dit à l’ange qui faisait périr le peuple : « Assez ! retire maintenant ta main. » L’ange de Yahweh se tenait près de l’aire d’Areuna, le Jébuséen. À la vue de l’ange qui frappait le peuple, David dit à Yahweh : « Voici, c’est moi qui ai péché, c’est moi qui suis coupable ; mais celles-là, ces brebis, qu’ont-elles fait ? Que ta main soit donc sur moi et sur la maison de mon père ! »

Ce jour-là, Gad vint auprès de David et lui dit : « Monte et élève à Yahweh un autel sur l’aire d’Areuna, le Jébuséen. » David monta, selon la parole de Gad, comme Yahweh l’avait ordonné. Areuna, ayant regardé, vit le roi et ses serviteurs qui se dirigeaient vers lui ; Areuna sortit et se prosterna devant le roi, le visage contre terre, en disant : « Pourquoi mon seigneur le roi vient-il vers son serviteur ? » Et David répondit : « Pour acheter de toi cette aire afin de bâtir un autel à Yahweh, pour que la plaie se retire de dessus le peuple. » Areuna dit à David : « Que mon seigneur le roi prenne l’aire et qu’il offre en sacrifice ce qu’il trouvera bon ! Voici les bœufs pour l’holocauste, les traîneaux et les jougs des bœufs pour le bois. Tout cela, ô roi, Areuna le donne au roi. » Et Areuna dit encore au roi : « Que Yahweh ; ton Dieu, te sois favorable ! » Mais le roi dit à Areuna : « Non ! Mais je veux l’acheter de toi à prix d’argent, et je n’offrirai point à Yahweh, mon Dieu, des holocaustes qui ne me coûtent rien. » Et David acheta l’aire et les bœufs pour cinquante sicles d’argent. 25Et David bâtit là un autel à Yahweh et offrit des holocaustes et des sacrifices pacifiques.

Ainsi Yahweh fut apaisé envers le pays, et la plaie se retira d’Israël.

Premier livre des Chroniques 21, 1-17

1 Ch 21, 1-17 : Satan se tint contre Israël, et il excita David à faire le dénombrement d’Israël. Et David dit à Joab et aux chefs du peuple : « Allez, comptez Israël depuis Bersabée jusqu’à Dan, et faites-moi un rapport, afin que je sache leur nombre. » Joab répondit : « Que Yahweh ajoute à son peuple cent fois ce qu’il y en a ! Ô roi, monseigneur, ne sont-ils pas tous esclaves de mon seigneur ? Pourquoi donc mon seigneur demande-t-il cela ? Pourquoi faire venir le péché sur Israël ? » Mais la parole du roi prévalut contre Joab. Joab partit et parcourut tout Israël, et il revint à Jérusalem. Et Joab remit à David le rôle du dénombrement du peuple : il y avait dans tout Israël onze cent mille hommes tirant l’épée, et en Juda quatre cent soixante-dix mille hommes tirant l’épée. Il ne fit pas le dénombrement de Lévi et de Benjamin au milieu d’eux, car l’ordre du roi répugnait à Joab.

Dieu vit de mauvais œil cette affaire, et il frappa Israël. Et David dit à Dieu : « J’ai commis un grand péché en faisant cela. Maintenant, ôtez, je vous prie, l’iniquité de votre serviteur, car j’ai tout à fait agi en insensé. » Yahweh parla à Gad, le voyant de David, en ces termes : « Va et parle à David en ces termes : Ainsi parle Yahweh : Je pose devant toi trois choses ; choisis-en une, et je te la ferai. » Gad vint vers David et lui dit : « Ainsi parle Yahweh : Choisis, ou trois années de famine, ou trois mois durant lesquels tu seras emporté devant tes adversaires et atteint par le glaive de tes ennemis, ou trois jours durant lesquels le glaive de Yahweh et la peste seront dans le pays, et l’ange de Yahweh opérera la destruction dans tout le territoire d’Israël. Maintenant, vois ce que je dois répondre à celui qui m’envoie. » David dit à Gad : « Je suis dans une cruelle angoisse. Ah ! que je tombe entre les mains de Yahweh, car ses miséricordes sont très grandes, et que je ne tombe pas entre les mains des hommes ! »

Et Yahweh envoya une peste en Israël, et il tomba soixante-dix mille hommes en Israël. Et Dieu envoya un ange à Jérusalem pour la détruire ; et pendant qu’il détruisait, Yahweh vit et se repentit de ce mal, et il dit à l’ange qui détruisait : « Assez ! retire maintenant ta main. » L’ange de Yahweh se tenait près de l’aire d’Ornan, le Jébuséen. David, ayant levé les yeux, vit l’ange de Yahweh se tenant entre la terre et le ciel, et ayant à la main son épée nue, tournée contre Jérusalem. Alors David et les anciens, couverts de sacs, tombèrent sur leur visage. Et David dit à Dieu : « N’est-ce pas moi qui ai dit de faire le dénombrement du peuple ? C’est moi qui ai péché et qui ai fait le mal ; mais celles-là, ces brebis, qu’ont-elles fait ? Yahweh, mon Dieu, que votre main soit donc sur moi et sur la maison de mon père, mais non sur votre peuple pour sa ruine. »

Livre d'Osée 6, 6

Os 6, 6 : Elle devint encore enceinte et enfanta une fille. Et le Seigneur dit à Osée : « Donne-lui le nom de Lô-Rouhama (c’est-à-dire “Pas-Aimée”), car je n’aime plus la maison d’Israël et ne veux plus lui pardonner.

Evangile de Matthieu 9, 13

Mt 9, 13 : Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

Evangile de Matthieu 12, 1-8

Mt 12, 1-8 : En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé, ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger. Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres. Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ? Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple. Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

Evangile de Marc 2, 23-28

Mc 2, 23-28 : Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. » Et Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Au temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. » Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. »

Evangile de Luc 6, 1-5

Lc 6, 1-5 : Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains. Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. » Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »